Le coup de balai à UTEP s'est révélé rapide et brutal avec le nouveau directeur athlétique.

Décidément, il n’existe jamais de nuit calme en basketball universitaire.

Après une nouvelle défaite de son équipe hier soir face à Lamar, sur le score de 66 à 52, l’emblématique entraîneur de UTEP Tim Floyd a révélé, en conférence de presse, qu’il prenait sa retraite avec effet immédiat !

Cette annonce intervient le jour même où l’Université a annoncé le nom de son nouveau directeur athlétique, Jim Sender, un ancien de The Citadel.

“C’est le bon moment pour moi d’annoncer ma retraite à partir de ce soir.”

Âgé de 63 ans, Tim Floyd avait réalisé un passage par la NBA, avec notamment un passage aux Bulls de Chicago au côté du légendaire Michael Jordan (lors de son deuxième retour de retraite). Mais il n’avait pas pu faire des miracles, ne remportant que 17 matchs avec l’équipe.

Plus tard, il est passé une saison à la tête des Hornets de New Orleans pour un bilan de 41 victoires pour 41 défaites.

Après ces deux échecs, Tim Floyd arrive sur le campus de UTEP en qualité d’assistant. Pendant plus de 10 ans (dans les années 70 et 80), il était sur le banc avant de faire un petit break. Puis, il a effectué un passage à USC qui ne restera pas dans les annales, du moins en positif. Il a été cité dans une affaire d’investigation de la NCAA pour avoir reçu des petits cadeaux, qu’il a ensuite transmis à O.J. Mayo à l’époque. Cela a valu un interdiction de participation à toute compétition d’après-saison pour les Trojans et la fin de l’aventure de Floyd sous le soleil californien.

Tim Floyd n’a pas perdu de temps et quelques semaines plus tard, il revenait à UTEP, mais cette fois-ci avec la casquette d’entraîneur en chef. Son bilan depuis son intronisation est de 136 victoires pour 86 défaites. Mais ce début de saison catastrophique, avec une seule victoire au compteur (face à un programme de Division III) a eu raison de son poste chez les Miners.

Une page se tourne au sein du programme de basketball de UTEP et le nouveau directeur athlétique a d’ores et déjà du travail pour redorer le blason de son nouveau bébé, quitte à sacrifier cette saison pour repartir sur des bases neuves et plus “jeunes” dès le prochain exercice.