Souvent critiqués, parfois moqués, les Longhorns tentent encore de redonner du prestige à Texas.

Vainqueur de TCU le week-end dernier, Texas est sur la bonne voie. Mais le légendaire programme d’Austin est-il réellement de retour ?

Une semaine après avoir dominé les Trojans d’USC (37-14), les Longhorns ont cette fois dû s’employer face à TCU. Si le score est sans appel, il n’est pas totalement révélateur de la rencontre, les hommes de Tom Herman ayant surtout fait la différence dans le deuxième acte pour l’emporter (31-16).

Une défense agressive et un bon match du quarterback sophomore Sam Ehlinger ont été fatals aux Horned Frogs.

 

 

« Texas is back » est une phrase devenue un véritable meme sur les réseaux sociaux ces dernières années.

Sur le chemin de la rédemption, les Longhorns ont mis fin à une série de 4 défaites consécutives face au rival texan de TCU. Mieux, pour la première fois depuis 2014, Texas a enchainé 3 victoires consécutives dont deux succès convaincants contre des équipes du Top-25.

S’il est clair que Texas n’est pas encore au niveau des grandes équipes qui ont fait son histoire, les Longhorns sont tout de même sur la bonne voie.

 

Une attaque au rendez-vous : l’effet Tom Herman ?

 

Dans sa deuxième saison, Tom Herman a fait naître de nouveaux espoirs après la saison dernière conclue par un premier Bowl depuis 2014. L’ex-entraineur de Houston a rendu à Texas une défense convenable, le chantier était donc clairement porté sur l’attaque pour cette saison.

Si l’échantillon destiné à l’analyse n’est que très restreint, les Longhorns marquent en moyenne 31,25 points sur les 4 premières rencontres. Une amélioration significative symbolisée par les progrès du quarterback titulaire, Sam Ehlinger.

True freshman l’an passé, Sam Ehlinger montre des signes de progression notable cette saison : 978 yards à la passe pour 8 touchdowns et 2 interceptions. Le quarterback se mue peu à peu en un véritable playmaker, sa faculté à marquer au sol aidant, et donne une autre dimension à une attaque bien trop stérile l’an passé.

Sam Ehlinger, sophomore, montre de nets signes de progression. Suffisant pour porter l’attaque Texane sur la durée ?

Autre point d’amélioration importante : le jeu au sol.

S’il a été en difficulté face à TCU, l’impact de Tre Watson, transfuge de California, est réel et Texas retrouve là un coureur puissant, ce qui manquait cruellement au programme depuis le départ de D’Onta Foreman pour la NFL.

L’excellent freshman Keontay Ingram jouant également un rôle important dans le comité mis en place par Herman. Avec 2 touchdowns, il est pour l’instant le coureur le plus prolifique des Longhorns.

Comme dans toute bonne équipe de football américain qui se respecte, il est vital de posséder des joueurs capables de changer du tout au tout le cours d’un match.

Texas possède en son sein, l’un des tous meilleurs receveurs du pays : Collin Johnson.

Véritable cauchemar pour les adversaires, il est un matchup à lui seul permettant aux autres de briller. Parmi eux, Lil’ Jordan Humphrey tire son épingle du jeu. Excellent dans le slot, le receveur junior a marqué un touchdown lors des trois dernières rencontres des Longhorns et forme avec Collin Johnson l’un des meilleurs tandems du pays.

 

Une défense qui tient la route

 

C’était attendu, la défense devait ramener Texas au premier plan. Bien qu’en difficulté face à Maryland lors de la première semaine, celle-ci s’est reprise au point d’être la meilleure défense des Longhorns depuis 2014 d’un point de vue statistique. Ainsi, selon Pro Football Focus, la défense de Texas accorde son plus faible passer rating adverse sur la période.

Pas mal pour une équipe ayant perdu des éléments majeurs, Malik Jefferson en tête.

Auteur de deux intercepions face à TCU, Caden Sterns, s’impose comme le futur leader de la défense des Longhorns

Le front-seven permet à Texas de limiter les gains implorants de ces adversaires à la course. Texas encaisse en moyenne 3,5 yards par portée et Tom Herman tient en possession un joyau, en la personne du physique linebacker Gary Johnson, élu joueur de la semaine passée pour sa performance XXL face à USC.

Surtout, l’éclosion du safety true freshman Caden Sterns laisse augurer de très beaux jours pour Texas. Auteur de deux interceptions contre TCU, il a éclaboussé le match par son talent. Tom Herman tient là un futur grand sur lequel il faudra s’appuyer pour refaire de Texas un programme qui compte.

Suffisant pour être un réel concurrent en Big 12 ?

 

Si tous les voyants sont au vert pour les Longhorns, il ne faudra pas tomber d’emblée dans les conclusions hâtives.

Après tout, n’oublions pas que le cru 2014 des Longhorns, dernier à avoir enchainé 3 victoires consécutives, avait fini la saison avec un bilan de 6 victoires pour 7 défaites. Si l’on souhaite meilleure réussite à Tom Herman et ses hommes cette saison, seul le temps pourra donner une réponse à cette question.

Sur sa route vers les sommets, Texas trouvera un gros morceau dans deux semaines en la personne d’Oklahoma.

Loin d’être favoris, les Longhorns tenteront de prouver que cette série de victoires n’est pas un hasard et que le programme est bien sur le chemin de la rédemption … avant d’enchaîner avec un deuxième Bowl consécutif en fin de saison ?