Loyola-Chicago qualifié ? Un tour de plus à la March Madness pur Sister Jean.

Il est clair que cette March Madness est placée sous le signe du chaos.

Des quatre matchs qui se sont déroulées la nuit dernière, trois ont accouché d’upsets et aucune de ces équipes n’est classée avec un seed supérieur à #9, ni plus ni moins. La définition parfaite de ce que la folie du mois de mars représente.

Retour sur une nouvelle nuit à couper le souffle.

Tous les résultats de la première nuit du Sweet 16, en image : 

Loyola-Chicago, bienvenue dans le monde de Cendrillon !

La March Madness est bien souvent représentée par la course insolite et complètement inattendue de une, si ce n’est plusieurs, université de petite envergure vers les plus hauts sommets de la compétition majeure de basketball universitaire.

On les référence communément avec le surnom de Cendrillon.

Un surnom pour définir un outsider (très) peu coté écrasant une concurrence que la majorité voyait comme (très) supérieure, le tout avec une belle histoire pour envelopper l’exploit à la sauce américaine.

George Mason en 2006. Davidson en 2010. Butler et VCU en 2011. Florida Gulf Coast en 2013. Dayton en 2014.

Pensez à ajouter Loyola-Chicago, désormais.

Les Ramblers, lauréats de la modeste conférence America East plus tôt ce mois-ci, se qualifient aujourd’hui pour le Elite 8 avec un seed #11 attaché à leur nom. Ils renversent cette fois-ci une vaillante équipe de #7 Nevada sur le score de 69 à 68, pour avancer à la finale de la région South.

Et leur succès est bien loin d’être un coup de chance ; ils méritent d’en arriver là.

Loyola-Chicago a renversé #6 Miami (FL), équipe certes peu en forme mais tout de même issue de l’excellente conférence ACC, au First Round avant de s’attaquer à #3 Tennessee, récent finaliste de la conférence SEC, et de continuer son bout de chemin face à #7 Nevada, une des meilleures équipes en provenance des mid-majors.

Ces trois succès ont tous un point commun : Loyola-Chicago s’est imposé comme un concurrent très sérieux à chaque rencontre.

Les Ramblers ne réalisent jamais un comeback fou en seconde période, ni ne profitent d’une crise de l’adversaire. Ils jouent simplement les yeux dans les yeux avec celui-ci et tuent la confrontation dans les dernières secondes.

Face au Wolfpack la nuit dernière, Marques Townes enfile un tir primé à 6 secondes de la fin afin d’obtenir une avance de quatre points, fermant définitivement la valise de la victoire.

C’était un guerrier,” décrit Porter Moser, head coach de Loyola-Chicago.

Je vais probablement me souvenir de cela jusqu’à la fin de ma vie,” poursuit l’homme en question, Marques Townes. “Ce sera difficile de faire mieux que cela.”

L’histoire de la course folle de Loyola-Chicago a été marqué par trois bonhommes, pour le moment.

Clayton Custer a illuminé le tour précédent en éliminant les Volunteers avec un lay-up de dernière minute, prenant le relais de Donte Ingram, crucifiant les espoirs des Hurricanes au buzzer pour ouvrir la compétition.

Il était tout simplement au tour de Marques Townes de briller, sous les lumières du Sweet 16.

Le jeune joueur était quelque peu passé au travers du premier week-end de compétition, avec 15 points au total lors des deux rencontres. Il en inscrit 18 face à Nevada, et notamment le trois-points de la victoire dans le money-time pour contrer un énième comeback du Wolfpack (12-2 pour égaliser à 59-59 dans les 4 dernières minutes).

Les jumeaux Martin n’ont rien pu faire. Les 21 points de Caleb Martin et les 16 points de Cody Martin ne sont pas suffisants contre la furie collective des Ramblers.

Une illustration ? 32 passes décisives pour l’ensemble de l’équipe. Impressionnant.

Marques Townes termine la rencontre avec 18 points à 6/10, 5 passes décisives et 4 rebonds, Clayton Custer ajoute 15 points à 7/9 et 4 passes décisives tandis que Aundre Jackson aide ses copains en sortant du banc avec 15 points à 6/11.

Loyola-Chicago s’apprête à affronter #9 Kansas State au Elite 8, tombeurs (là encore) surprise de #5 Kentucky la nuit dernière alors que tout le monde considérait comme une si ce n’est la plus mauvaise équipe encore présente à la March Madness.

Pas de qualités offensives particulières, mais une défense exceptionnelle pour faire tomber la jeunesse dorée des Wildcats du Kentucky.

Ah oui, d’ailleurs, si vous l’avez remarqué, la finale de la région South opposera un seed #9 à un seed #11, deux équipes auxquelles peu ne prêtaient attention.

Ce n’était encore jamais arrivé dans l’histoire de la March Madness avant aujourd’hui.

Le collectif insoupçonnée de la Cendrillon de l’année contre la défense acérée d’un second couteau de la conférence Big 12 pour une place au Final Four. Comme ce que tout le monde avait imaginé.