Une soirée définie par les comebacks et les runs décisifs.

Le premier week-end de compétition se termine comme il avait commencé, avec des résultats aussi surprenants que le déroulé de matchs eux-même. Un comeback de 22 points pour la victoire ou bien un nouveau seed #1 à terre. Il ne manque que la belle histoire d’une Cendrillon, en somme.

Retour sur l’ensemble des résultats de la nuit grâce à une montagne de détails.

Tous les résultats de cette dernière soirée du Second Round, en image :

#7 Nevada revient de l’enfer pour défaire #2 Cincinnati

La folie de la March Madness a de nouveau frappé. Cette fois, dans le rôle du héros, Nevada.

Le Wolfpack est parvenu à combler un retard de 22 points pour l’emporter de deux petits points (75-73), au terme d’un run de 32-8 sur les 10 dernières minutes.

Tout se déroulait parfaitement pourtant pour la faculté de l’Ohio. Les Bearcats menaient en effet de 22 points à 11min30 du buzzer final et avaient la main mise sur le match. Mais sous l’impulsion des frères Martin notamment, le Wolfpack réalise un run tout simplement incroyable pour prendre l’avantage pour la première fois du match à 9 secondes de la fin.

Josh Hall (14 points, 6 rebonds) s’arrache pour récupérer un rebond offensif et déclenche un tir qui foudroie littéralement Cincinnati.

Les Bearcats sont tout simplement aphones offensivement, incapables de marquer le moindre panier dans les 5 dernières minutes de la rencontre. Et après un énième cafouillage en attaque, les hommes de Mick Cronin s’inclinent sur le fil, dans une désillusion la plus totale.

Sans Jaron Cumberland, sorti pour 5 fautes en deuxième période, les Bearcats ont déchanté à vitesse grand V. Jacob Evans ajoute 19 points à la marque, Gary Clark y va de son double-double (11 points, 10 rebonds) et Kyle Washington (10 points, 11 rebonds) a réalisé son match face à ses anciens coéquipiers de NC State, les frères Martin.

En vain.

Seulement 6 joueurs sont rentrés en jeu pour Nevada… mais tous ont scoré plus de 10 points, portés par Cody Martin (25 points, 6 rebonds, 7 passes). Le Sweet 16 face à Loyola-Chicago est assurément une rencontre que l’on n’attendait pas du tout.

#7 Texas A&M étrille #2 North Carolina

Pourtant l’un des favoris pour le titre national, North Carolina n’a pas fait le poids face à Texas A&M.

Si le départ était bel et bien à l’avantage des Tar Heels, les Aggies parviennent à réaliser un run de 19-2 aux hommes de Roy Williams afin de prendre 10 points d’avance (32-22). UNC ne reverra jamais jamais la tête de la rencontre.

D.J. Hogg et Tyler Davis se rappellent à leurs bons souvenirs du côté de Piano West High School (Texas) et s’en donnent à cœur joie. Ils terminent respectivement la rencontre avec 14 points, 8 rebonds, 4 passes et 18 points, 9 rebonds et 3 contres. A leur côté, le freshman T.J. Starks ajoute 21 points et 5 passes.

En face, Luke Maye (13 points, 11 rebonds) et Joel Berry (21 points) ont tout tenté mais en vain.

North Carolina encaisse la plus lourde défaite d’un champion en titre depuis Arizona en 1998 et Roy Williams subit la première défaite de plus de 20 points à la March Madness de son épopée à la tête des Tar Heels.

#2 Purdue ne tremble pas face à #10 Butler

Purdue, seed #2 à l’entame de cette March Madness, doit désormais composer sans son leader, le pivot Isaac Haas, écarté des terrains pour de longues semaines suite à une blessure au coude. Cette absence de poids inquiétait évidemment à l’aube de cette rencontre face à la très solide équipes de Butler.

Porté par un collectif très bien huilé, les Boilemakers se débarrassent d’une équipe de Butler très accrocheuse porté par l’inévitable Kelan Martin (29 points, 5 rebonds). Pourtant, les Bulldogs réalisent la meilleure entame de cette rencontre.

Après 12 minutes de jeu, les athlètes de l’Indiana menaient de 9 points (24-15) ; mais cette avance s’avère être trop faible pour résister à la puissance collective de Purdue.

Sous l’impulsion de Vincent Edwards, les Boilemakers remontent leur retard et reprennent même l’avantage à la mi-temps (36-40).

Pas franchement inquiet, Butler reste dans le match et parvient même à reprendre l’avantage sur un dunk de Tyler Wideman (43-42) après 2min30 de jeu dans la deuxième période. A l’expérience, Purdue appuie à nouveau sur l’accélérateur, notamment avec l’aide de sa défense et entame les 10 dernières minutes de la rencontre avec 10 points d’avance malgré la résistance de Kelan Martin.

De nouveau, les Bulldogs poussent pour rester au contact et sur un lay-up de Sean McDermott, ils reviennent même à 2 points (71-73). Insuffisant, toutefois, pour vaincre l’excellent collectif de Purdue.

Vincent Edwards a scoré 20 points et pris 6 rebonds alors que Carsen Edwards scorait 13 points au terme d’une rencontre assez pâle. A leurs côtés, P.J. Thompson ajoute 14 points et Dakota Mathias, 11 points.

L’ensemble de l’équipe a elle tiré à 50 % de réussite dont 45 % à 3 points, bien trop pour Butler qui a dû céder dans les dernières secondes.

3 passes décisives en 60 minutes… mais une victoire honteuse pour #11 Syracuse contre #3 Michigan State

Qualifié sur le fil à la March Madness, Syracuse et la légendaire défense de zone de Jim Boheim continuent de faire tomber des têtes. Cette fois-ci, Michigan State et Miles Bridges ont été pris au piège.

Une statistique pour résumer la qualité de la rencontre : 25%, soit la réussite aux tirs de Michigan State. C’est à peine mieux du côté des Orangemen avec un faible 35%. Cela donne une idée du visage de la rencontre.

Empêtré dans la défense adverse, les hommes de Tom Izzo ont complètement perdu leurs moyens, s’en remettant à leur shoot à 3 points sans faire mouche (8/37 soit 21,6% de réussite).

Romeo Langford termine ainsi la rencontre à 1/12, Cassius Winston, 4/12 et Miles Bridges, 4/18 auquel s’ajoute un 0/2 aux lancers-francs qui coûte cher à la vue du score final (55-53).

Sur la bataille des lancers en fin de rencontre justement, Syrause n’a pas tremblé, terminant d’ailleurs avec un bon 24/31.

Tyus Battle conclut en tant que meilleur marqueur des Orangemen avec 17 points, bien secondé par les gros matchs d’Oshea Brissett (15 points et 9 rebonds) et de Frank Howard (15 points à 5/10 aux tirs). Dominés dans de nombreux secteurs statistiques (3 petites passes décisives, 30 rebonds contre 51 pour les Spartans), Syracuse apparait comm un miraculé.

Seule la victoire compte, doivent se dire les fans de Syracuse.

Miles Bridges est bien passé à côté de sa très probable dernière rencontre universitaire en carrière. L’ailier s’est enlisé dans la défense adverse, terminant avec une petite feuille de 11 points et 6 rebonds.

Syracuse tentera d’effectuer un nouvel exploit face à Duke au Sweet 16, dans un duel de défenses de zone qui devait une nouvelle fois être un calvaire pour nos yeux.

#5 Clemson atomise #4 Auburn

Clemson a fait déjouer les pronostics cette nuit pour détruire, littéralement, Auburn.

En quelques minutes, l’affaire était déjà presque pliée et Clemson menait 43 à 19. Complètement à côté de la plaque, les Tigers d’Auburn ne sont à aucun moment rentrés dans ce match, ratant notamment 18 tirs d’affilé en 10 minutes en première période.

Cette petite balade de santé en pleine March Madness a même permis à Clemson d’envoyer deux walk-on sur le parquet pour les derniers instants du match.

Elijah Thomas termine avec 18 points et 11 rebonds et 3 contres, soutenu par Gabe Devoe (22 points, 5 rebonds, 5 passes) et par Marcquise Reed (16 points, 6 rebonds, 6 passes). Horace Spencer se distingue pour Auburn avec 10 points et 9 rebonds dans la gabegie offensive de son équipe (25,8% de réussite aux tirs).

C’est la quatrième fois de son histoire et surtout la première fois depuis 1997 que Clemson atteint le Sweet 16.

Pas d’exploit pour #16 UMBC face à #9 Kansas State

Après avoir réalisé un upset historique face à #1 Virginia au premier tour, les Retrievers de UMBC rêvaient d’un nouvel exploit face à Kansas State.

Héroïques en défense, ils sont tout de même parvenus à provoquer 18 pertes de balles adverses… mais UMBC n’est jamais parvenu à renverser le cours du match en 2e mi-temps, manquant toujours leurs occasions de prendre la tête.

Ils ne sont pas parvenus à combler, leur retard notamment du fait de leur réussite aux lancers-francs, dont ils n’ont marqué que 9 de leurs 18 tentatives. Il n’en reste que cette équipe de UMBC a réalisé le plus grand exploit de l’histoire de la March Madness au premier tour, et n’est finalement pas passé loin d’atteindre le Sweet 16.

K.J. Maura, héros du premier tour, a terminé avec 10 points mais 6 pertes de balles, tandis que Jairus Lyles, ajoute 12 points, 6 rebonds et 4 passes pour son dernier match universitaire.

Pour Kansas State, Makol Mawien termine avec 11 points et 6 rebonds, en soutient des 18 points de Barry Brown.

#9 Florida State renverse #1 Xavier

Nouvel échec pour une tête de série #1. Xavier sombre tombe face aux Seminoles.

En tête de 12 points à 10 minutes du terme, les Musketeers ont perdu pied malgré leur expérience (4 joueurs étaient déjà présents lors de la défaite l’an passé, face à Gonzaga lors de l’Elite 8) et ne peuvent répondre au run de derrière minute accompli par Florida State.

Et sur un 3 points en transition de P.J. Savoy, les Seminoles prennent enfin la tête du match à 1 minute du buzzer final (71-70) pour ne jamais la rendre.

Florida State a profité d’un banc très performant (46 des 75 points), notamment porté par le trio de Trent Forrest, P.J. Savoy et Terrance Mann, auteur respectivement de 14, 11 et 10 points. Le trio a parfaitement soutenu le colombien Braian Angola, auteur de 13 points, 6 rebonds, 3 passes, un contre et deux interceptions.

Malheureusement, c’est la fin de l’aventure pour J.P. Macura qui produit tout de même un très bon match (17 points, 5 rebonds). A ses côtés, Kerem Kanter, frère de l’actuel joueur des New York Knicks (NBA), Enes Kanter, a produit une nouvelle belle performance avec 15 points et 6 rebonds.

#5 West Virginia, sans soucis face à #13 Marshall

Après un très bon départ (9-2), Marshall s’est écroulé petit à petit face à la pression défensive de West Virginia. Les Mountaineers passe un 19-0 au Thundering Herd pour mettre à distance le seed #13 de la région East, et vont même jusqu’à prendre une avance de 31 points (54-85 à la 14’ de la deuxième période).

Autant dire que ce fut une promenade de santé pour Jevon Carter (28 points, 4 rebonds, 5 passes, 5 interceptions) & co. Au côté du senior, il faut noter la très bonne performance de Lamont West (18 points, 10 rebonds) mais c’est bien toute l’équipe qui a performé (50% de réussite aux tirs, 48% à 3 point, 19 passes décisives).

En face, Ajdin Penava surnage avec 18 points, 6 rebonds et 6 passes à 7/9 aux tirs. Cependant, les cinq titulaires devraient tous être de retour l’an prochain. Quelque chose nous dit que nous n’avons pas fini d’entendre parler de Marshall.

West Virginia affrontera un très gros morceau avec Villanova pour le Sweet 16, une rencontre à ne manquer sous aucun prétexte.