Les buzzer-beaters étaient de sortie cette nuit à la March Madness.

Expliquez-nous quel autre événement sportif dépasse la March Madness, on ne vous croira pas.

Cette première partie du Second Round est montée en puissance au fil des matchs avec en point d’orgue, cette rencontre incroyable entre Houston et Michigan, que les Wolverines remportent sur un improbable buzzer beater.

Retour sur cette nouvelle nuit de grande folie.

Tous les résultats de la première soirée du Second Round, en images :

Michigan réalise le hold-up sur un missile à 3 points contre Houston

Quand on dit que le mois de mars est le plus fou de l’année, ce n’est pas un hasard. La rencontre entre #6 Houston et #3 Michigan en est une preuve vivante.

Sur un lay-up de Moritz Wagner, Michigan parvenait à créer le premier écart (17-11) après 10 minutes de jeu. Houston, évidemment va recoller puis prendre l’avantage à 4 minutes du buzzer. S’en suit un incroyable mano à mano ou chaque panier est compliqué à aller chercher.

La seconde période est d’une incroyable intensité, les deux équipes se rendent coup pour coup.

A 1 minutes du buzzer, Michigan mène d’un point. Houston reprend l’avantage quelques secondes plus tard et se voit même offrir deux occasions de conclure le match sur la ligne de réparation à 25 secondes du buzzer.

Devin Davis, alors à 9/9 aux lancers-francs, ne marque qu’un de ses deux lancers (63-61 pour Houston). Quelques secondes plus tard, il arrache un rebond et la faute pour conclure cette rencontre mais manque ses deux chances de tuer le match. Des échecs qui risquent de le hanter jusqu’à la fin de ses jours.

Michigan, en 4 secondes, remonte le terrain et c’est Jordan Poole sur un improbable tir en cloche qui anéantit les espoirs des Cougars d’avancer dans cette March Madness.

#11 Loyola-Chicago est sur un nuage, très très haut !

Ces Ramblers sont incroyables.

Après avoir surpris tout le monde en éliminant #6 Miami sur un buzzer beater majestueux (64-62), Loyola-Chicago, toujours sur son nuage, a créé un second upset. Exceptionnel.

Les Volunteers de #3 Tennessee ont cette fois-ci fait les frais de la magie de la March Madness. Ces derniers ont assisté, impuissants, à l’ultime coup de boutoir du Joueur de l’Année de la conférence MVC, Clayton Custer. Déjà auteur d’une partie sans bavures, le guard envoie son programme au Sweet 16 sur un quasi buzzer beater (63-62) !

Ces dix dernières secondes surnaturelles résument bien ce qu’est la Grande Danse.

L’équipe de Loyola-Chicago a une bonne étoile qui veille sur elle : le tir de Clayton Custer est plus que aléatoire tandis que Jordan Bone est à deux doigts de renverser le sort du match juste derrière.

Mais n’allez surtout pas interpréter ce succès des Ramblers sur un coup de chance, Loyola-Chicago mérite amplement sa victoire.

Si la première mi-temps voyait les deux équipes prendre chacun son tour la mène, c’est bel et bien les Ramblers qui rentraient au vestiaire avec l’avantage au tableau d’affichage (29-25).

Le deuxième acte permettait même aux hommes de Porter Moser de se détacher d’une dizaine de points (53-44). Les Volunteers profitaient de la fatigue adverse pour remonter peu à peu, mais au mental, Loyola-Chicago arrache son ticket pour le Sweet 16.

Ce collectif en or n’est pas venu se confronter aux Power Five pour faire de la figuration.

#3 Texas Tech s’en sort de justesse contre #6 Florida

Pas de buzzer beater, ni de comeback incroyable, mais une rencontre de haute intensité où Red Raiders et Gators se sont renvoyés la balle pendant 40 minutes. Jamais une équipe n’a réussi à se détacher avant les toutes dernières possessions.

Et c’est lors du money time que Texas Tech a scellé le sort du match.

Keenan Evans pour Zhaire Smith. Tout un symbole.

Cet alley-oop ne vient que conclure l’incroyable partie que les deux joueurs ont signé. Keenan Evans, en patron, a assumé son statut de leader en inscrivant 22 points. Le tout sans forcer une seule fois et avec de la réussite à trois points (3/4).

De son côté, Zhaire Smith a signé sa plus belle prestation de la saison en s’approchant du triple-double : 18 points, 9 rebonds et 7 passes.

Cette capacité à élever son niveau de jeu dans les moments importants semble finalement être la marque de fabrique de Texas Tech, à en croire cette rencontre.

Jalen Hudson (23 points) et les Gators ont eu beau livrer du basketball de bon niveau, les Red Raiders semblaient intouchables lors des ultimes instants.

Et ce genre de capacité est primordial à la March Madness.

#4 Gonzaga s’en sort face à #3 Ohio State

Après une première rencontre compliquée, Gonzaga se devait de montrer un autre visage pour passer l’obstacle de Ohio State. Cela passe pour les coéquipiers de Killian Tillie sur le score de 90 à 84.

Sous l’impulsion de Zach Norvell Jr et de Rai Hachimura, les Zags vont d’ailleurs prendre le meilleur départ et mènent 15 à 0 après un peu plus de 5 minutes de jeu.

La légendaire université de Columbus parvient cependant à refaire son retard grâce à un énorme Keita Bates-Diop (28 points). Elle prend même l’avantage sur un énième tir à 3 points marqué par Kam Williams après 9 minutes de jeu dans la 2e période (56-54).

En danger, les Bulldogs s’en remettent à leur duo du jour, Norvell Jr et Hachimura pour se sortir de ce piège.

Face à un CJ Williams qui alimente la marque en fin de rencontre pour les Buckeyes, le duo de Gonzaga se distingue à 3 points d’abord, pour redonner un peu d’air à leur équipe, puis en défense avec un superbe contre décisif de Rui Hachimura à moins de deux minutes du buzzer. Cette action décisive clôture une rencontre intense qui montre une équipe de Gonzaga qui monte petit à petit en puissance.

La fin de carrière universitaire à Ohio State prend tout de même de belle manière pour Jae’Sean Tate (11 points, 7 rebonds, 4 passes) et Kam Williams (19 points, 3 passes).

Les Jayhawks évitent le piège #8 Seton Hall

Lorsque vous regardez le score final (83-79), vous pouvez vous dire que #1 Kansas a eu chaud face aux Pirates.

Mais en réalité, les Jayhawks n’ont pas eu à forcer leur talent pour l’emporter. Certes, tout n’était pas parfait, mais l’essentiel est là. Ne pas se faire peur, contrôler la rencontre et s’imposer. C’est en suivant ces étapes que Kansas accède au Sweet 16.

Excellent face à #16 Penn, Devonte’ Graham n’a pas réussi à régler la mire (8 points à 1/7). Conscient de ses difficultés aux tirs, il s’est ainsi mué en passeur par la suite pour offrir un paquet d’offrandes à ces coéquipiers (9 passes).

Malik Newman en a ainsi profité pleinement avec 28 points au compteur et des actions décisives pour repousser les éventuels retours adverses.

En effet, les Pirates ont bien tenté de revenir, notamment en fin de match (vidéo ci-dessus), mais le duo magnifique formé d’Angel Delgado, auteur de 24 points et 23 rebonds (!!!), et de Khadeen Carrington (28 points) était bien trop seul.

Kansas assume totalement son seed #1 en ce début de tournoi. A voir si les Jayhawks seront si sereins lors de la prochaine échéance.

#5 Kentucky surclasse #13 Buffalo

Cela semblait évident, #13 Buffalo n’avait pas digéré son succès impressionnant sur #4 Arizona (89-68). Comme on pouvait le craindre, le retour de bâton fut violent.

Il n’y a pas eu match en réalité pas. Les Wildcats de Kentucky étaient bien trop supérieurs aux Bulls, de par leur talent pur et leur gestion des grands moments.

L’écart s’est dans un premier temps créé défensivement où les Wildcats ont étouffé les Bulls en encaissant que 7 points lors des six premières minutes. En attaque, et ce malgré des systèmes peu innovants, Kentucky a déroulé son basket.

Cela a permis notamment à Shai Gilgeous-Alexander de se montrer au grand public (27 points, 6 rebonds et 6 passes) et à Hamidou Diallo d’engranger de la confiance (22 unités et 8 rebonds), lui qui n’avait plus atteint la barre des 20 points depuis le 16 décembre.

Du côté de Buffalo, on retiendra bien évidemment l’upset sur Arizona, mais également le beau geste du coach, Nate Oats. Ce dernier a fait rentrer l’intégralité des joueurs de son banc pour que chacun puisse profiter au moins une fois de la March Madness.

#1 Villanova étrille #10 Alabama et Collin Sexton

Vainqueur d’une des plus folles finales de l’histoire de la March Madness en 2016, Villanova est en ordre de marche pour tenter de réitérer cet exploit. Face à Alabama, les Wildcats ont fait étalage de tout ce qui fait saleurforce : un jeu collectif léché et une défense de fer.

La première mi-temps était pourtant équilibrée. Sous l’impulsion de Collin Sexton (9 points en première période), le Crimson Tide provoque de nombreuses fautes, obligeant Jay Wright à bencher son meneur Jalen Brunson notamment. Face à cette agressivité, Villanova s’en remet à son tir à 3 points, (7/20, 47% de ses tirs tentés), et à son arrière Donte DiVincenzo (18 points à 5/9 à 3 points) qui conclut ce premier acte par un tir très longue distance pour tenir Alabama à 5 longueurs (27-32)

Un écart infime qui explose en 2e période.

Mikal Bridges, complètement aphone durant les 20 premières minutes, montre la voie en enquillant les 3 points pour marquer 16 points en 5 minutes 30 (23 au total). A ses côtés, c’est toute l’équipe des Wildcats enchaîne.

Complètement asphyxiée par une défense qui la tient par la gorge, Alabama déjoue et se voit, en l’espace de quelques minutes, reléguée à 20 longueurs. Après 9min30 de jeu, Alabama, avec 37 points au compteur, avait moins marqué que le duo DiVincenzo-Bridges (38 points à ce moment du match sur les 59 de Villanova).

C’est terminé pour Alabama, dont le meneur star, Collin Sexton sort à 4 minutes du terme après avoir été sanctionné d’une faute technique.

Jalen Brunson ajoute 12 points, alors que personne ne parvient à dépasser la barre des 10 points marqués, hormis Collin Sexton.

#2 Duke sans problème face à #7 Rhode Island

Rhode Island arrivait plein de confiance après une belle victoire contre #10 Oklahoma. Malheureusement pour eux, les hommes de Dan Hurley sont tombés sur plus fort qu’eux et s’inclinent 62-87.

Sous l’impulsion de ses arrières, Duke prend rapidement la main du match (14-26) après 12 minutes de jeu. Clairement en mission, les Blue Devils sont appliqués et récitent bien leur basket face à une équipe de Rhode Island qui souffre de son manque de taille et n’arrive pas à percer la zone mise en place par Coach K.

A la pause, Duke mène déjà 45-28, bien porté par une grosse adresse à 3 points (6/13).

Les coéquipiers de Grayson Allen ne lèvent pas le pied après la pause et continuent de faire travailler la défense de Rhode Island. Cette fois, ce sont les intérieurs qui sont sollicités avec les 8 premiers points marqués dans la raquette. Marvin Bagley, 22 points et 9 rebonds, se promène tout comme l’ensemble de son équipe qui shoote à plus de 56% de réussite aux tirs.

En face, tout est compliqué, à l’image de Fatts Russell qui sort pour 5 fautes en 12 minutes de jeu. Seul E.C Matthews surnage avec 23 points pour les Rams.