Toutes les informations pour se préparer en vue de l'édition 2017 des College World Series !

Nous y sommes !

Du 17 au 27 juin, se déroulent les College World Series dans la Mecque du baseball universitaire, Omaha (Nebraska). Atteindre ce niveau de la compétition est déjà une réussite mais les huit meilleures formations du pays n’ont plus qu’un seul but : remporter le trophée. Quelles sont les forces en présence ? Qui prendre la relève de Coastal Carolina ?

Après des Regionals riches en upsets, les Super Regionals n’ont pas accouché de la moindre surprise. D’ailleurs, 5 têtes de série sur 8 sont encore présentes à Omaha contre 3 l’an passé. Nous avons donc des favoris qui tiennent leurs rangs jusqu’à présent portées par un épouvantail : #1 Oregon State.

Les Beavers seront accompagnés par #3 Florida, #4 LSU, #6 TCU, #7 Louisville, Texas A&M, Cal State Fullerton et Florida State. Que du lourd !

Ces College World Series regroupent la crème de la crème puisqu’en pré-saison, toutes ces équipes étaient présentes dans le Top-25 de Baseball America dans cet ordre : #1 TCU, #2 Florida, #3 Florida State, #5 LSU, #8 Oregon State, #12 Louisville, #17 Cal State Fullerton et #20 Texas A&M. Le fait que les meilleurs soient présents dans la dernière partie de la saison n’a a priori rien de fantastique sauf qu’en baseball, c’est une chose extrêmement rare. On ne peut que se réjouir de ces College World Series version 2017 qui ne mettront aux prises que des grosses équipes.

Les 8 équipes sont réparties dans deux brackets et les vainqueurs de ces derniers s’affronteront dans une finale au meilleur des 3 matchs. Jetons un coup d’œil à cet alléchant menu.

Oregon State (54-4, 27-3 Pac-12)

Dernière apparition en CWS : 2013 / Titres nationaux remportés : 2

Les Beavers sont inarrêtables et restent sur une série de 21 victoires de suite, tout en survolant le tournoi final de la NCAA pour l’heure. On pouvait leur prédire le pire face à Vanderbilt au moment des Super Regionals mais ils n’ont pas tremblé face à cet adversaire de taille.

Oregon State appuie son succès grâce à un groupe de lanceurs de grand talent, avec en fer de lance un Luke Heimlich (0.84 ERA en 14 starts) absolument intraitable. Quand on possède un pitching staff de cette qualité -le meilleur du pays- et une attaque qui fait le boulot, perdre un match est possible mais deux devient bien plus compliqué. Champions en 2006 et 2007, les Beavers ont toutes les cartes en main pour renouer avec le succès.

Cal State Fullerton (39-22, 15-9 Big West)

Dernière apparition en CWS : 2015 / Titres nationaux remportés : 4

Les californiens se plaisent à Omaha. Pour la deuxième fois en trois ans, ils retrouvent cette terre sur laquelle ils ont été champions par quatre fois. Jadis équipe qui roulait à fond pour l’offensive, leur changement de stratégie a été payant. 23ème meilleur ERA du pays (3.57), Fullerton a eu chaud contre Long Beach State en Super Regionals. Battus dès le premier match, ils se sont sublimés pour l’emporter par deux fois (14-0 et 2-1).

Seulement 112ème en terme de runs marqués cette saison, leurs batteurs souffrent quand ils doivent se frotter aux meilleurs lanceurs. Ce manque d’efficacité offensive leur avait déjà fait perdre les Regionals en 2016 avec 4 runs marqués en 3 matchs… S’ils ont des “flashs” offensifs de temps à autre, notamment grâce à leur leader offensif Scott Hurst (.332 BA, 12 HR), avoir une attaque aussi faible n’est pas le meilleur moyen d’aborder un premier match contre Oregon State.

LSU (47-17, 21-9 SEC)

Dernière apparition en CWS : 2015 / Titres nationaux remportés : 6

L’équipe la plus bouillante du pays derrière Oregon State. Les Tigers restent sur 16 victoires de suite, et ce malgré un premier match très compliqué lors des Super Regionals contre Mississippi State. LSU mené 3-0 dans la dernière manche a su inscrire 4 runs pour l’emporter. Une formation de caractère soudée où les mecs prennent énormément de plaisir à jouer ensemble malgré la pression qui règne autour de ce programme réputé. En 31 ans, les Tigers ont atteint 18 fois les College World Series, dont 5 fois ces 9 dernières années, ce qui est exceptionnel !

Porté par Greg Deichmann (.320 BA, 19 HR), LSU est la 13ème meilleure équipe du pays en terme de runs marqués. Sur la butte, ils ont Alex Lange tout juste sélectionné en 30ème position de la Draft MLB et qui a été impérial cette saison. Après Oregon State, cette équipe même si elle demeure plus fragile, est la favorite pour aller au bout.

Florida State (45-21, 14-14 ACC)

Dernière apparition en CWS : 2012 / Titres nationaux remportés : 0

Après une saison tumultueuse où l’accession au tournoi final de la NCAA a été mis en doute, les Seminoles semblent avoir atteint leur pic de forme durant cette après-saison. Seule équipe de ce premier bracket a avoir été battue en Regionals, Florida State a écarté la surprise Sam Houston State en Super Regionals avec notamment une victoire 19-0 (soit la plus grosse raclée de l’histoire à ce stade la compétition).

Malgré cela l’attaque des Seminoles n’a pas été bonne cette année (152ème du pays), leur ERA n’est pas non plus fantastique même si Tyler Holton (ERA à 2.25 en 17 starts) se distingue très nettement. Leur record contre les équipes du Top-50 (19-16) ne devrait pas leur permettre d’aller bien loin dans des College World Series très relevées et Dieu sait pourtant que Florida State mériterait de gagner un titre.

Louisville (52-10, 23-6 ACC) – Dernière apparition en CWS : 2014

Titres nationaux remportés : 0

Brendan McKay, what else ? Le prodige des Cardinals, 4ème choix de la draft 2017 est LE facteur du succès de Louisville cette année. Pour la troisième année de suite il a remporté le trophée du meilleur “two-way player”, pour ses performances au lancer (2.34 ERA et 140 strikeouts) et à la batte (.343 BA, 17 HRs). Il est d’ailleurs l’un des seuls fers de lance d’une attaque moribonde, la clé du succès de Louisville réside dans la qualité de son pitching staff.

Troisième meilleur ERA collectif du pays (2.85), cette arme leur a permis d’écarter la bonne équipe de Kentucky en Super Regionals. Louisville qui a atteint 3 fois les College World Series sur les 5 dernières années a une solide connaissance d’Omaha même si les Cards courent toujours derrière leur premier titre national.

Texas A&M (41-21, 16-14 SEC) – Dernière apparition en CWS : 2011

Titres nationaux remportés : 0

La très belle histoire de cette saison. Solide outsider pour le titre en début d’année, les Aggies ont fait une saison très moyenne et n’ont pu accéder au tournoi que grâce au repêchage du comité. On a d’ailleurs appris que Texas A&M a été l’une des 4 dernières équipes repêchées.

Depuis leur entrée en dans l’après-saison, les Aggies n’ont pas perdu le moindre match même s’ils ont eu un parcours plutôt aisé. Sur le papier, c’est la formation la plus faible, malgré un bon ERA collectif (3.15), leur attaque reste très fragile. Avec un premier affrontement face à Louisville, les Texans vont devoir se sublimer pour prendre le dessus sur une rotation de lanceurs aussi excellente.

Florida (47-18, 21-9 SEC) – Dernière apparition en CWS : 2016

Titres nationaux remportés : 0

Les inévitables Gators sont encore de la partie. Pour la troisième fois de suite et la 6ème en 8 ans, Florida se trouve à Omaha. Toujours en quête de leur premier titre national, les Floridiens ont perdu deux fois durant cette après-saison.

Ils ne sont pas aussi dominants qu’on pouvait l’imaginer malgré leur super lanceur Alex Faedo, choisi à la 18ème place de la Draft MLB. C’est une formation assez complète même s’il manque d’un vrai leader offensif.

TCU (47-16, 16-8 Big 12) – Dernière apparition en CWS : 2016

Titres nationaux remportés : 0

Les grands favoris de la pré-saison ont connu des fortunes diverses cette saison. Même si l’essentiel a été assuré en accédant pour la 4ème fois de suite à Omaha, il est toujours possible d’espérer de décrocher le tout premier titre de leur histoire. Les Horned Frogs n’ont pas perdu le moindre match pendant cette après-saison même s’ils n’ont pas eu à affronter de véritables “gros”.

TCU a toutefois un immense problème : ce sont ses lanceurs, qui, avec un ERA collectif à 4 représentent de loin la pire des formations présentes en College World Series dans ce domaine crucial. 24ème en terme de points inscrits, les Texans restent dangereux sans être des machines même si avoir un joueur comme Evan Skoug (20 HR cette saison) aide considérablement. Leur succès dépendra du niveau de leur lanceur partant vedette Jared Janczak et son ERA à 1.97, lui seul peut porter son équipe vers les sommets mais ça semble un peu trop léger sur la durée.

Notre favori pour le titre 

S’il y a une équipe qui peut faire tomber les Beavers, ce sont bien les Tigers de LSU. Equipe complète et surtout très soudée, les joueurs affichent un excellent état d’esprit et une camaraderie, deux facteurs qui sacrent bien souvent les équipes universitaires.