La saison de basketball universitaire débute dans les prochaines heures. Il est temps de sortir de sa réserve et de mettre en pâture les prédictions que tout le monde attend.

Qui remportera le prochain titre national ? Quelle sera l’équipe surprise de la saison ? Quel joueur émergera comme le meilleur joueur de la saison ? Et bien entendu, quel freshman réalisera la meilleure saison ? La rédaction de Midnight on Campus sort l’artillerie lourde et décide de se mouiller pour répondre à chacun de ses questions.

 

Le favori pour le titre national

 

Villanova (Julien)

Honnêtement, qui d’autre que Villanova est favori à sa propre succession cette saison ?

Même si l’effectif a été renouvelé dans sa globalité, la promotion de freshmen qui arrive est tout bonnement exceptionnelle. Jay Wright a recruté les mêmes profils de prospects que sur ces dernières saisons et avec le talent de ce dernier, Villanova est favori. Les matchs de la Big East seront un très bon entraînement en vue du tournoi de conférence et de la March Madness.

 

Virginia (Emmanuel)

Pour le titre, difficile de sortir un nom alors que la saison ne commence que dans plusieurs jours. Mais, il y a un nom qui me vient assez facilement en tête : Virginia.

Les Cavaliers ont un effectif dans lequel les forces sont encore présentes puisque seul Devon Hall n’est plus là (deuxième scoreur des Cavaliers en 2017/2018). Une saison dernière où ils avaient dominé avec un basket et une défense ultra-rodés. Ajoutez à cela l’arrivée de Braxton Key et puis le retour d’un homme : R.J. Hunter. Le sophomore avait manqué la March Madness sur blessure et avait vu le premier upset d’un seed #16 de l’histoire sur son équipe.

Avec un groupe qui se connaît par cœur et un head coach de qualité, je vois Virginia aller jusqu’au bout de la route.

 

Kansas (Bastien)

J’aurais pu citer Villanova, Kentucky ou Gonzaga, mais cette année, Kansas semble bel et bien assez puissante pour aller chercher le titre national.

Bien sûr, la saison est toujours pleine de rebondissements et la March Madness est le théâtre des plus grands exploits que le basketball peut offrir. Cependant, cette équipe semble créée pour s’imposer à la fin de la saison. Cette fois, ce sont les frères Dedric et KJ Lawson qui seront les fers de lance de l’équipe.

A leurs côtés, les choix sont multiples. Au poste de pivot, le massif Udoka Azubuike (2m15, 122 kgs) devrait réaliser un nouveau chantier dans la raquette. Pour le remplacer, les Jayhawks ne perdront pas en taille avec B.J Mack, tout droit sorti d’Oak Hill, et l’athlétique Silvio de Sousa (sophomore) qui avait laissé entrevoir de belles choses l’an passé. D’autant qu’à l’arrière, le talent ne manque pas non plus.

J’attends avec impatience de voir les freshmen stars Quentin Grimes et Devon Dotson faire leurs premiers pas sur le parquet. A leurs côtés, ils profiteront d’un joueur d’expérience en la personne du senior Lagerald Vick (12 points l’an passé) et du redishirt sophomore Charlie Moore (12 points 3 passes  lors de sa saison freshman). 

Bill Self possède sous ses ordres un cocktail explosif mélangeant des joueurs aux physiques surdimensionnés pour la NCAA, des talents bruts et de l’expérience. Tout cela me laisse penser que Kansas peut réaliser une très grosse saison.

 

Kentucky (Hugo)

C’est sans doute l’équipe la plus forte des Wildcats depuis 2012. Tout y est dans ce cru 2018.

Nick Richards, PJ Washington et Quade Green sont de retour. 5 freshmen capable de contribuer dès maintenant sont arrivés et cerise sur le gâteau le senior Reid Travis, l’un des tous meilleurs joueurs de la conférence Pac-12, a rejoint la troupe de John Calipari. Les meilleures équipes de ce dernier ont toujours eu un parfait mélange entre nouveaux talents et joueurs vétérans, et cette équipe s’intègre parfaitement dans ce moule.

Pour faire court, tout autre résultat qu’un Final Four sera une déception pour les Wildcats. Rappelons toutefois que lors de la March Madness, la meilleure équipe ne gagne pas toujours, mais Kentucky semble détenir tous les éléments pour réaliser une grande saison.

 

Villanova (Jean)

Jay Wright est en train de construire une dynastie à Villanova.

L’effectif est renouvelé et des cadres importants sont partis, mais les Wildcats gardent toujours cette ossature collective qui fait leur force. Contrairement à Kansas ou Duke par exemple, il y aura de l’expérience avec Joe Cremo et Eric Paschall. Rajoutez à cela un meneur true freshman prêt à exploser sous les ordres de Jay Wright en Jahvon Quinerly et un banc de qualité, cela vous donne une équipe largement capable d’aller une nouvelle fois au bout.

La March Madness récompense les programmes réguliers au plus haut niveau et Villanova en fait partie. 

 

L’équipe surprise de la saison

 

Nevada (Julien)

Que dire de Nevada… Le trio composé de Jordan Caroline, Caleb Martin et Cody Martin est de retour. Jordan Brown, classé #19 de la promotion de freshmen, arrive et avec une multitude de transferts (ce qui est la marque de fabrique du programme depuis maintenant quelques saisons), l’effectif est étoffé et prêt à faire parler de lui lors de la March Madness.

De plus, le calendrier hors-conférence est dantesque avec BYU, Loyola-Chicago, USC ou encore Arizona State, idéal pour se préparer aux exigences de mars. La saison dernière, Nevada n’avait pas de profondeur de banc, ce qui a été préjudiciable ; cette saison, c’est tout le contraire avec les postes clés doublés par des joueurs d’expérience.

Et si finalement Nevada était la meilleure équipe des Mid-Majors ?

 

Florida (Emmanuel)

Moribonds depuis plusieurs saisons, j’ai envie de dire “attention aux Gators” cette année.

Mike White entame sa quatrième saison sur le banc de Florida, le groupe est soudé et vient d’intégrer trois freshmen de qualité : Andrew Nembhard, Keyontae Johnson et Noah Locke ; le tout chapeauté par le senior Jalen Hudson qui sort d’une saison à 15.5 points de moyenne. Tout est réuni pour surprendre.

Florida ne jouera certainement pas la gagne en avril prochain mais je dis tout de même, attention.

 

Western Kentucky (Bastien)

J’ai longuement hésité entre South Dakota State et Western Kentucky pour cette catégorie. Mais South Dakota, de par son palmarès et son joueur vedette (Mike Daum), n’est plus vraiment de surprise.

Après l’échec de Mitchell Robinson qui n’est finalement jamais venu, un certain Charles Bassey a fait son arrivée à Western Kentucky. Ce pivot, recrue 5-étoiles, devrait écraser la Conference-USA et porter son équipe sur ses épaules pour l’emmener au tournoi final. Pour mener l’équipe au scoring, Taveion Hollingsworth (13 points par matchs l’an passé) devra se montrer régulier. Son comportement devra également être exemplaire, lui qui vient d’être suspendu un match par son coaching staff, pour ne pas avoir respecté les règles de l’équipe.

Aux côtés de Bassey, Desean Murray, A.K.A the little Charles Barkley, (10 points, 6 rebonds) aura l’occasion de briller pour sa dernière saison universitaire. Derrière l’énorme talent de Charles Bassey, il y a donc quelques bons joueurs, ce qui devrait donner un joli résultat à la fin de la saison.

 

Marquette (Hugo)

Oui, Marquette n’a participé qu’à un une seule March Madness en quatre saisons et la pression pèse sur Steve Wojciechowski qui souhaite faire de Marquette un participant régulier à la March Madness, comme ses prédécesseurs Tom Crean et Buzz Williams.

Steve Wojciechowski a reçu la lourde tâche de reconstruire le programme et croyez-moi, cette année Marquette partcipera à la March Madness. Et pourquoi pas mieux ?

Dans sa cinquième année il a assemblé un effectif qui combine expérience, talent et profondeur derrière son leader Markus Howard qui entame sa saison de junior parmi les meilleurs scoreurs du pays. 

 

LSU (Jean)

Absent de la March Madness depuis 2015, LSU pourrait bien devenir le poil à gratter de certains favoris en mars.

Les Tigers ont réussi à mettre la main sur deux true freshmen 5-étoiles avec Naz Reid et Emmitt Williams. Un duo à fort potentiel qui renforcera une raquette en difficulté et qui épaulera un des meilleurs joueurs du pays : Tremont Waters (156 points et 6 passes). Le meneur de jeu est un joueur excitant à voir évoluer sur le terrain. Pour son année sophomore, il risque bien d’exploser.

Dans une conférence SEC avec 10 candidats légitimes à la Grande Danse, LSU pourrait bien tirer son épingle du jeu et créer la surprise à la March Madness pour atteindre un Final Four. Soyons fous !

                            

Le meilleur joueur de la saison

 

R.J. Barrett (Julien)

Là aussi, à ce stade de l’année, il ne souffre d’aucune contestation que le prospect canadien est le meilleur joueur du championnat.

Mais on sait bien que la vérité du parquet est bien souvent contraire à l’image que l’on se fait d’un prospect. Il y a du monde à Duke cette saison et la hype est bien présente. Même si R.J. Barrett sera le leader, j’ai peur que d’autres prospects essayent de lui voler la vedette. C’est surtout mon plus gros point d’interrogation concernant le joueur.

Sur le plan personnel, c’est un joueur complet, capable de tout faire sur un parquet et qui est déjà prêt pour la grande ligue.

 

DeAndre Hunter (Emmanuel)

Un retour gagnant pour DeAndre Hunter : le sophomore sort d’une saison terminée en eau de boudin avec une blessure au poignet qui l’a privée de March Madness.

L’an passé, le Cavalier affichait des statistiques qui ne font peut-être pas rougir grand monde (9.2 points, 3.5 rebonds, 1.1 passe) mais il avait une importance non-négligeable sur le parquet pour Virginia. Meilleur défenseur de l’ACC en 2018, il avait également un rôle important en attaque.

Cette année, préparons-nous à voir le natif Philadelphie être omniprésent dans le jeu de Tony Bennett avec des statistiques en hausse dans tous les compartiments du jeu. Je mets une pièce sur un 16 points de moyenne (51% de réussite, 42% à trois points), 5 rebonds et 3 passes.

 

Luke Maye (Bastien)

Je n’ai pas de forte conviction pour se trophée, mais je pense que Luke Maye (North Carolina) va remporter ce titre pour sa dernière saison universitaire.

Avec 17 points et 10 rebonds de moyenne l’an passé, il s’affirmait déjà comme un des meilleurs joueurs de la NCAA. L’addition du freshman Nassir Little ne devrait pas l’empêcher de continuer à performer à chaque rencontre. Capable de tout faire sur un terrain, Luke Maye est le prototype du joueur universitaire ultime. Il peut shooter à 2 comme à 3 points, jouer dos au panier, et finir près du cercle même fasse aux défenses les plus dures de la ligue. 

Son seul point faible reste le lancer-franc (62% de réussite). S’il a corrigé ce défaut durant l’été, Luke Maye peut être tout simplement indéfendable. D’autant plus qu’il est difficile de douter de la réussite collective des Tar Heels tant qu’ils seront entrainés par Roy Williams. 

 

Carsen Edwards (Hugo)

Préparez-vous pour le show Carsen Edwards à Purdue.

La saison dernière, la combo guard a réalisé une bonne saison avec 18,5 points par match. Il aurait pu répondre favorablement aux appels de la NBA, mais après plusieurs workouts, Carsen Edwards a choisi de revenir à Purdue. Vainqueur du trophée de meilleur joueur de la présaison, il ne serait pas surprenant de le voir récidiver à l’issue de la saison.

Grâce à sa vitesse, ses qualités de playmaker et à sa mentalité de tueur, Carsen Edwards peut prendre en main un match et les départs de plusieurs cadres pourraient lui permettre d’assumer un rôle de leader, ce qui est toujours apprécié le scrutin venu.

 

Shamorie Ponds (Jean)

Dans une équipe de St John’s qui s’est renforcée fortement avec Mustapha Heron, Shamorie Ponds occupera le rôle de leader. Marqueur naturel, le junior arrive à maturité après une saison sophomore conclut avec 21.6 points, 5 rebonds et 4.7 passes.

Des statistiques déjà impressionnantes qui le sont encore plus lorsque l’on s’aperçoit que Shamorie Ponds a shooté à 25.3% à 3-pts. Selon plusieurs insiders, le joueur aurait travaillé énormément son tir extérieur durant l’inter-saison et une réussite supérieure à 35% est imaginable. A partir de là, Shamorie Ponds n’aurait aucune limite. 

 

Le meilleur freshman de la saison

 

Jahvon Quinerley (Julien)

Aucune surprise car Jahvon « Jelly » Quinerley est mon chouchou depuis deux ans et qu’il est, pour moi, le prospect le plus underrated de la classe de freshmen.

Meneur élégant ballon en main, on entrevoit du Kyrie Irving sur certaines séquences. C’est un joueur complet, qui possède encore une telle marge de progression et cela tombe bien, il sera sous les ordres de Jay Wright, celui qui a propulsé Jalen Brunson en NBA (et au début ce n’était pas gagné).

Cette association promet énormément et nul doute que le prospect va rapidement se faire un nom au sein du paysage universitaire (il n’est pas dans la prochaine mock draft de NBADraft par exemple…). Attention, pépite.

 

R.J. Barrett (Emmanuel)

Je pense qu’il y aura un consensus autour du freshman de Duke. Nul doute qu’il sera le joueur clé du jeu, le go-to-guy des Blus Devils sur l’année.

Sur sa lancée de son été avec ses deux rencontres avec la sélection A canadienne, R.J. Barrett sera sûrement au-dessus des autres cette saison. Peut-être le prospect le plus attendu depuis Anthony Davis en 2012. A cette époque, Kentucky était allé au bout et avait soulevé le trophée de champion national.

Le Canadien offrira-t-il le sixième titre à Duke ? Rendez-vous en avril.

 

R.J. Barrett (Bastien)

Y a-t-il encore besoin de présenter le freshman star de Duke ? Il n’aura pas forcément la liberté de montrer tout son talent au sein d’une équipe sur-armée.

Romeo Langford (Indiana) ou Darius Garland (Vanderbilt) auront plus de chance de briller au sein d’équipes plus faibles. Mais le talent du jeune ailier, sa capacité à contrôler et à prendre possession d’un match sont sans pareil dans sa catégorie d’âge. R.J. Barrett sera un vrai métronome pour cette jeune équipe de Duke et, il est très probable qu’il s’affirme comme le meilleur joueur des Blue Devils. Si ces derniers parviennent à maitriser leur sujet dans la jungle de l’ACC, il est fort probable que cela soit grâce au potentiel futur n°1 de la Draft NBA.

Nous aurons déjà un premier élément de réponse dès la rencontre d’ouverture de Coach K et sa bande, dans la nuit de mardi à mercredi contre Kentucky. Mais pour moi, peu de doutes : R.J. Barrett va tout exploser sur son chemin.

 

Nassir Little (Hugo)

Nassir Little a rapidement grimpé dans le classement des meilleurs lycéens jusqu’à atteindre la 3ème place grâce à son excellent cursus à la Orlando Christian Prep. Il a notamment remporté le titre de MVP du McDonald’s All-American et du Jordan Brand Classic.

S’il ne possède pas la hype de R.J. Barrett ou de Zion Williamson, Nassir Little est un ailier athlétique qui ne devrait pas s’éterniser à North Carolina, tant il semble prêt pour la NBA.

Evidemment, le choix le plus évident est R.J. Barrett, l’extraterrestre canadien de Duke, mais devant l’abondance de freshmen talentueux à Durham, Nassir Little pourrait bien tirer son épingle du jeu. 

 

R.J. Barrett (Jean)

Que cela soit en High School ou sur la scène internationale en jeune, R.J. Barrett a déjà fait ses preuves avec brio.

Comme dit précédemment par mes collègues, on n’imagine pas le Canadien faire de la figuration en NCAA. Prospect le plus armé à mes yeux, il domine sur les deux côtés du terrain. De manière légitime, certains l’ont choisi pour être le joueur de l’année et cela se comprend.

R.J. Barrett pourrait devenir le troisième freshman à remporter cette distinction après Anthony Davis et Kevin Durant.