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(Crédit photo : Stephen R. Sylvanie, USA TODAY Sports)

Flashback et perspectives pour les équipes qualifiées de la conférence Pac-12

Devenu tradition annuelle, le tournoi de conférence Pac-12 à Las Vegas a l’habitude de réserver des surprises comme seule “Sin City” peut le faire. Cependant, l’édition de cette année s’est finalement révélée plutôt normale avec la présence des trois meilleurs équipes de la conférence, Arizona, Oregon et UCLA, au sein du dernier carré. California, au bord de la “bubble” à l’entame du tournoi, accompagnait ces trois larrons et cherchait à se faire une place à la grande danse. Malheureusement, en vain.

Les Golden Bears se sont sortis de Utah lors des dernières secondes en quarts de finale, mais cela n’aura pas suffit puisque Oregon a mangé les californiens tout cru lors du tour suivant. Une énorme surprise aurait pu se produire en quarts de finale, justement : USC a échoué de très peu face à son rival de Los Angeles, UCLA, échouant à deux petits points (74-76). Les Bruins n’ont pas tenu bien plus longtemps par la suite. Arizona a tracé son chemin jusqu’en finale de conférence en battant UCLA plutôt facilement, avant de s’attaquer à Oregon.

La finale de conférence Pac-12 entre Oregon et Arizona regroupait possiblement les deux meilleures équipes de la saison, si ce n’est les deux équipes les plus en verve de la conférence. Allonzo Trier sort une grande rencontre pour les Wildcats (23 points) avant d’enfiler les lancer-francs de la gagne dans les ultimes secondes du match. Les hommes de Sean Miller prennent la revanche d’une défaite de près de 30 points plus tôt dans la saison en obtenant le titre du tournoi de conférence à la barbe des Ducks.

Arizona Wildcats (seed #2, West)

30 victoires pour 4 défaites, 16 victoires pour 2 défaites en conférence Pac-12 (2e place). 76.3 points marqués (108e), 65.4 points encaissés (37e).

Flashback de la saison : Arizona a eu du mal à lancer sa saison, avec des défaites face à Butler et Gonzaga fin novembre. Les victoires n’ont pas été très convaincantes à côté et l’arrivée du calendrier de conférence devait montrer dans quel bois était construit les Wildcats. Le test a été réussi. Ils se sont propulsés aux devants de la Pac-12 avec une série de 15 victoires consécutives, même sans un de leurs éléments clés, Allonzo Trier, suspendu depuis le début de la saison avant d’opérer son retour face à UCLA le 21 janvier dernier (hasard du calendrier, dirons-nous). Et puis, la claque à Oregon. Arizona a subi une correction monstrueuse sur le terrain des Ducks (58-85) et a réveillé des soucis latents depuis l’automne : une défense relativement poreuse face aux gros poissons et une efficacité offensive douteuse lorsqu’aucun joueur ne peut prendre le match à son compte.

Ces deux points ont tout de même été corrigé par la suite. La montée en puissance d’Allonzo Trier et la révélation du freshman Lauri Markkanen ont certainement été des éléments déclencheurs d’une fin de saison solide, couronnée par la victoire finale au tournoi de conférence la semaine dernière.

Perspective pour la March Madness : North Dakota se présente au First Round et ne devrait pas poser de souci aux Wildcats. Cependant, la suite est bien plus corsée dans la partie “West” du bracket. VCU ou St Mary’s peuvent rencontrer la route d’Arizona dès le Second Round avant qu’une équipe très talentueuse de Florida State soit l’adversaire potentiel au Sweet 16. Et ce n’est sans préciser que Gonzaga ou West Virginia se trouve également dans cette partie du bracket. En résumé : Arizona n’a pas le droit de connaitre un jour sans (comme l’an passé) ou la sentence sera irrévocable.

Oregon Ducks (seed #3, Midwest)

29 victoires pour 5 défaites, 16 victoires pour 2 défaites en conférence Pac-12 (1e place). 79.1 points marqués (49e), 65.0 points encaissés (33e).

Flashback de la saison : La saison d’Oregon a débuté de la pire des manières avec deux mauvaises défaites lors des quatre premiers matchs (Baylor, Georgetown), avant de se sortir des griffes de Tennessee en prolongations. Mais ce n’est aujourd’hui qu’un mauvais souvenir. Les Ducks ont remis les pendules à l’heure à partir de ces moments difficiles en opérant une série impressionnante de 17 victoires consécutives. Dès le premier week-end de conférence, ils ont battu à la maison les deux équipes de Los Angeles, classées parmi le Top 25 à ce moment de la saison. Ils ont continué leur parcours sans accroc jusqu’à la fin du mois de novembre.

Oregon a en effet connu un petit trou d’air, avec une défaite surprise à Colorado et un upset évité de peu face à Arizona State. Mais l’équipe de Dana Altman a repris le droit chemin dès le lendemain en détruisant Arizona. Les Ducks étaient bien partis pour renverser UCLA dans leur Pauley Pavilion mais une seconde mi-temps complètement folle des locaux a empêché le coup de force des futurs champions de la saison régulière de la Pac-12.

Perspective pour la March Madness : Il est facilement envisageable que Oregon soit une des équipes favorites pour la grande danse, mais le classement avec un seed #3 est révélateur de la dynamique actuelle. Les Ducks ont perdu Chris Boucher pour le reste de la saison et la perte de son empreinte majeure a été ressentie immédiatement, avec une fin de saison peu spectaculaire et une défaite en finale contre Arizona. Iona peut devenir un poison tout de suite, au même titre que Creighton ou Rhode Island par la suite. Si Dana Altman arrive à pallier à cette absence, il ne devrait pas y avoir de problèmes majeurs. Toutefois, ce pourrait être une autre chanson avec Michigan ou Louisville dès le Sweet 16.

UCLA Bruins (seed #3, South)

29 victoires pour 4 défaites, 15 victoires pour 3 défaites en conférence Pac-12 (3e place). 90.4 points marqués (1e), 75.3 points encaissés (258e).

Flashback de la saison : UCLA est devenue une des sensations de la saison dès les premières semaines. Peu attendus à l’aube de la saison, les Bruins se sont imposés d’emblée comme une des meilleures forces du pays grâce à une attaque complètement folle (barre des 100 points marqués franchie à 9 reprises en 2016-17, meilleure attaque du pays à ce jour). Ils sont allés battre Kentucky à la Rupp Arena de superbe manière avant de s’imposer face à Michigan 7 jours plus tard. Les hommes de Steve Alford entrent alors dans le calendrier de conférence avec un record invaincu, mais celui-ci ne tiendra pas longtemps avec une défaite d’entrée sur le terrain d’Oregon. Ils reprennent leur marche en avant tout de suite avec de connaitre un petit trou d’air fin janvier, avec deux revers face à Arizona et USC.

Cela ne semble guère préjudiciable puisque UCLA a par la suite pris sa revanche sur les Ducks et les Wildcats lors du mois de février, en route pour un tournoi de conférence Pac-12 avec la statut de favori. Malheureusement, il ne fera pas long feu avec un upset évité de peu contre les Trojans et une nouvelle défaite face à Oregon.

Perspective pour la March Madness : A l’instar d’Oregon, le futur de UCLA est relativement peu ancré dans le marbre. Les Bruins ont subi les blessures de T.J. Leaf et surtout Lonzo Ball, ses deux freshmen stars sur le parquet. Le premier, à l’intérieur, est le meilleur marqueur de l’équipe tandis que le second, à la mène, est le métronome du jeu offensif hautement efficace et productif. Rien de très grave, mais s’ils ne sont pas à 100% pour la March Madness, ce pourrait devenir un vrai souci.

Toutefois, le réel souci de UCLA reste sa défense. Elle n’est pas vraiment bonne et si les paniers ne veulent pas rentrer à un jour du tournoi final, les Bruins se trouveront en très mauvaise posture. D’autant plus que Cincinnati, une équipe très costaud, devrait être au programme au Second Round au même titre que Kentucky dès le Sweet 16. Le jour sans est interdit.

USC Trojans (seed #11, East)

24 victoires pour 9 défaites, 10 victoires pour 8 défaites en conférence Pac-12 (5e place). 78.5 points marqués (55e), 73.2 points encaissés (211e).

Flashback de la saison : La saison de USC est faite de hauts et bas, mais le plus important a été acquis au dernier moment : les Trojans participeront à la March Madness. Ce n’est que le First Four pour l’instant, bien que cette qualification vienne couronner une belle saison. Elle a débutée avec une série de 14 victoires consécutives et une courte présence dans le Top 25 de l’AP Poll à la fin du calendrier hors-conférence. La donne s’est tout de même un peu compliquée avec le début des rencontres de Pac-12, avec 4 revers en 6 matchs. Les Trojans se sont bien repris avec 5 victoires de suite, avant de retomber de plus belle dans un trou et 4 défaites de suite face à Oregon, UCLA et les universités de l’Etat d’Arizona.

Le tournoi de conférence aurait pu réserver un meilleur sort à USC, surtout à la suite d’une très belle saison réalisée par Andy Enfield à la tête de l’équipe. Tout n’est pas parfait, certes, loin de là, mais il ne faut pas enterrer les Trojans trop tôt. Il ne faut pas dévaluer leur performance à cause d’une fin de saison manquée. Benny Boatwright, Chimezie Metu et Jordan McLaughlin composent un cinq majeur dangereux, au milieu d’une rotation assez profonde.

Perspective pour la March Madness : USC débute par le First Four face à Providence avec un sur de revanche. En effet, les pensionnaires de la Big East ont éliminé les Trojans au First Four de la dernière March Madness sur le buzzer. Cette nouvelle rencontre promet d’être tendue et si succès il y a, SMU se profilera au First Round… pour un upset potentiel ?

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