Découvrez les quatre protagonistes composant le Final Four du NIT.

Alors que le dernier week-end de la March Madness approche à grand pas avec le Final Four, le NIT ouvre le bal avec son Final Four au programme dès ce mardi.

Du 27 au 29 mars, les quatre derniers finalistes s’affronteront au Madison Square Garden pour déterminer le champion du tournoi.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a eu des surprises. Nombre de cadors ne sont pas au rendez-vous : pas de Saint Mary’s, pas de Middle Tennessee ou encore pas d’Oklahoma State.

Présentation des quatre équipes restantes.

Western Kentucky Hilltoppers (27 victoires pour 10 défaites)

Parcours au NIT : #5 Boston College (+17) – #1 USC (+4, 2OT) – #2 Oklahoma State (+8)

Crédit photo : pilotonline.com

Quel plaisir de voir Western Kentucky dans le dernier carré du NIT. Le favori de la C-USA a l’été est passé par tous les stades : le recrutement du meilleur intérieur, sur le papier, de la promotion (Mitchell Robinson), qui a donné de manière légitime le titre de favori à WKU… et rapidement, peu avant la saison, la déception avec le prospect qui annonce son départ du campus, soulevant énormément de questions qui n’ont aucune réponse à l’heure actuelle.

Mais voilà, contrairement à d’autres programmes qui ont misé sur une excellente recrue, Western Kentucky avait construit un effectif très solide pour entourer la jeune pépite.

Un mélange d’expérience et de jeunesse, qui a été productif dès le début de saison. On se souvient des victoires face à #18 Purdue ou bien la défaite de peu face à #5 Villanova. Mais la deuxième partie de saison s’est révélée délicate, avec une troisième place à l’issue de la saison régulière et un défaite tellement rageante en finale face à Marshall pour l’obtention du ticket pour la March Madness.

Sur le papier, Western Kentucky possède un effectif tellement cohérent, taillé pour ce genre de tournoi éreintant.

De l’expérience avec le quatuor composé de Justin Johnson, Darius Thomson (ex-Virginia et j’en passe), Lamonte Bearden (ancien leader de Buffalo) et Dwight Coleby (ancien joueur de Kansas).

De la fougue avec la jeunesse du freshman Taveion Hollingworth en tête d’affiche, qui explose tout sur son passage. Même s’il a connu un non-match face au seed #1, USC, il reste sur une performance à 18 points et 30 points pour éliminer Oklahoma State lors du dernier tour !

Quand tu avez ton intérieur, Dwight Coleby, qui tourne en double-double sur le tournoi, en ajoutant 2-3 contres de moyenne, difficile de contourner Western Kentucky, clairement.

Oui, Western Kentucky reste le favori du tournoi et on veut une finale face à Mississippi State. Vous saurez pourquoi après le petit pavé sur les Bulldogs.

Penn State Nittany Lions (24 victoires pour 13 défaites)

Parcours au NIT : #5 Temple (+6) – #1 Notre Dame (+10) – #2 Marquette (+5)

Crédit photo : Roar Lions Roar

Penn State est une petite attraction cette saison grâce à son duo de sophomores, Tony Carr et Lamar Stevens.

Les deux joueurs ont porté le programme à bout de bras sur l’intégralité de la saison, mais sur ce NIT, ils ont trouvé un relais avec les seniors, qui élèvent enfin leur niveau de jeu.

Du coup, c’est un autre duo qui fait la une, en la personne de Shep Garner et Julian Moore. Éliminé prématurément dans son tournoi de la Big Ten, le leader du vestiaire, Julian Moore, a annoncé la couleur dans les vestiaires juste après l’élimination.

“On va faire le NIT, on ira à New-York pour le Final Four, et on se battra à fond pour décrocher ce titre. C’est tout ce que je veux maintenant. On doit convertir cette belle année avec un moins un Final Four”.

Le message est passé.

Sur les trois matchs de ce NIT, Penn State a montré un visage assez séduisant offensivement, avec un partage du ballon qui fait la force de l’équipe. Défensivement c’est encore un peu léger mais pour la défense du programme, quand on affronte Notre Dame, Temple et Marquette, on va encaisser des points… Beaucoup de points même !

Utah Utes (22 victoires pour 11 défaites)

Parcours au NIT : #7 UC Davis (+10) – #3 LSU (+24) – #1 Saint Mary’s (+9)

Crédit photo : Pac-12

Utah est clairement l’invité surprise de ce Final Four. Mais attention, le programme mérite amplement sa qualification, avec un NIT tellement solide.

Après une mise en route délicate face à UC Davis, les Utes ont détruit Tremont Waters et LSU (avec 14 tirs primés sur le match) pour s’offrir une affiche de choix face au grand favori du tournoi, Saint Mary’s.

Un match de fou, avec deux équipes qui ne se lâchent pas sur les deux premiers quarts-temps (oui, le NIT se joue sur 4 quart-temps). Mais le retour des vestiaires fut un peu plus délicat pour Utah… qui compense avec un comeback dans les dernières minutes.

Résultat, direction la prolongation et un retour de l’adresse à trois points. 4 tirs primés, des joueurs euphoriques, et voilà comment on sort le favori du tournoi.

Utah est une équipe assez dépendante de son adresse à trois points et qui possède un secteur intérieur assez friable. C’est d’ailleurs pour cela que le programme n’a pas été jusqu’au bout lors du tournoi de la Pac-12, avec une défaite en demi-finale face à USC.

Mais sur un match, Utah peut battre n’importe qui grâce à son adresse, mais aussi grâce à sa défense, qui est une tradition depuis maintenant quelques saisons au sein du programme.

Certains connaissent le Madison Square Garden au sein du groupe. Les deux séniors Gabe Bealer et Jake Connor faisaient partie de l’équipe qui a battu Duke après prolongation lors d’un match de saison régulière en 2015.

“C’est incroyable de jouer sur ce parquet. C’est le rêve de chaque joueur de basketball, pouvoir jouer avec sa bande d’ami au Madison Square Garden. Il se passe toujours quelque chose, comme notre victoire face à Duke il y a trois ans. C’était un truc de fou. Je suis content pour les gars qui méritent une telle récompense.” Gabe Bealer après la qualification de son équipe.

Utah est la grosse cote de ce Final Four. Je mettrais bien une petite pièce sur les Utes.

Mississippi State Bulldogs (25 victoires pour 11 défaites)

Parcours au NIT : #5 Nebraska (+7) – #1 Baylor (+1) – #2 Louisville (+23)

Crédit photo : Mississippi State Athletics.

Alors oui, j’adore Mississippi State depuis la saison dernière et ma découverte de Quinndary Weatherspoon. A tel point que le programme était dans mes présentations d’avant-saison, c’est pour dire à quel point je croyais à une qualification pour la March Madness.

Mais voilà, dans une SEC indécise au plus haut point cette saison, les défaites ont coûté chères. Malgré tout, c’est une qualification pour le NIT, ce qui n’est pas non plus à jeter.

Le partie du bracket était l’une des plus dures mais à chaque fois, Mississippi State s’impose au forceps. Le match face à Baylor a été incroyable, celui face à Louisville avec le blowout a été renversant.

Sur le papier, Mississippi State possède la base extérieure la plus sexy du championnat. En plus d’être jeune, c’est flashy et complémentaire. Lamar Peters est un métronome, qui s’efface trop souvent au profit de ses coéquipiers alors qu’il peut marquer 15 points quand il le souhaite. Quinnadary Weatherspoon est le leader de cette équipe, fort scoreur, il devient rapidement innaretable quand il est en rythme. Et puis, nous avons son frère, Nick, freshman, qui réalise une saison très honorable avec 11 points de moyenne, soit le deuxième meilleur scoreur de son équipe.

Si l’on rajoute l’intérieur junior Aric Holman, cela donne une base vraiment solide. mais ce qui fait la force des Bulldogs, c’est la profondeur de banc.

Dix joueurs sont au-dessus des 2 points de moyenne, soit un panier grosso-modo et 7 tournent à 7 points ou plus.

Mais ce qui frappe chez Mississippi State, c’est que cela défend enfin ! Alors quand l’attaque trouve son rythme de croisière, l’adversaire trouve la fin de match très éprouvante.

Pour moi, Mississippi State est le favori de ce tournoi. On espère vraiment une finale face à Western Kentucky, mais il va falloir passer l’obstacle Penn State juste avant.