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(Crédit photo : Mike Ehrmann - Getty Images)

La NCAA se rapproche d’une rémunération pour l’image des athlètes-étudiants

Ce n’est plus qu’une question de temps : selon l’Associated Press, la NCAA devrait bientôt trancher sur une législation qui autoriserait les athlètes-étudiants de Division I à bénéficier de leur image dès la saison prochaine, en 2021.

Un groupe de réflexion composé d’administrateurs universitaires discute de recommendations sur une nouvelle législation qui permettrait aux athlètes-étudiants d’être rémunérés pour leur nom et leur image. Ils enverront, ensuite, la notice au Conseil d’Administration de la NCAA, qui se réunit lundi et mardi (27 et 28 avril) pour voter sur la loi.

Que cela comprendrait-il ?

Les athlètes-étudiants pourraient signer des contrats ou des sponsors avec une multitude d’entreprises, allant de concessionnaires automobiles à des concerts ou des vendeurs de pizzas, selon une personne qui a examiné les recommendations. Un accord contractuel pourrait également être signé avec des boosters de leur propre université, aussi longtemps qu’aucun élément représentant l’école n’est utilisé.

Evidemment, les athlètes-étudiants devront divulguer les termes financiers et les individus impliqués de leur(s) contrat(s) auprès de leur département athlétique. Tout manquement au partage de ces termes pourrait compromettre l’éligibilité des athlètes-étudiants.

La prochaine législation universitaire pourrait se rapprocher d’un modèle d’une économie de marché libérale. Toutefois, la ligue universitaire devrait également mettre en place un mécanisme afin d’évoluer les contrats et de savoir s’il respecte un marché équitable et s’il ne tombe pas dans la corruption.

Les recommandations devraient être la base d’une nouvelle législation que la NCAA veut juger dès le mois de janvier, pour qu’elle soit en vigueur dès 2021.

Au-delà de la possibilité de contracter des sponsors, les recommandations peuvent aussi autoriser les athlètes-étudiants à signer des autographes contre de l’argent, à vendre leurs propres articles (tels que ceux d’une marque vestimentaire, par exemple) ainsi qu’à être rémunéré pour des apparitions publiques ou en tant qu’instructeurs dans leur propre sport.

Trevor Lawrence pourrait monter sa propre académie de passes.

explique la personne qui a examiné les recommandations du groupe de réflexion contacté par l’Associated Press.

La NCAA a été forcé d’évoluer sur la question de la rémunération des athlètes-étudiants depuis que l’Etat de Californie a autorisé les athlètes universitaires à profiter de leur propre image en octobre 2019. Signée par le Gouverneur de l’Etat, Gavin Newsom, cette nouvelle législation n’entrera en vigueur qu’en 2023.

Une telle décision unilatérale a ouvert la brèche au sein de la NCAA, qui avait monté le groupe de réflexion en question à l’heure actuelle dès la fin du mois d’octobre 2019 afin de moderniser les lois et politiques universitaires.

Les recommandations proposées par le groupe de réflexion doivent encore être approuvées, retoquées ou rejetées par la NCAA. Ce n’est pas encore fini.

Une réponse est proche et celle-ci pourrait modifier fondamentalement le paradigme de l’amateurisme dans le monde des sports universitaires. Jusque-là fondé sur un modèle archaïque, l’évolution de l’offre de la G-League a secoué un peu plus les fondations de la NCAA et a rappelé à la ligue que la situation nécessitait une évolution immédiate de sa législation.

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