On attend plusieurs upsets dès ce First Round, un grand classique de la March Madness.

Ce jeudi commence le fameux tournoi de la March Madness avec le First Round.

Après un First Four en guise d’amuse-bouche, les choses sérieuses sont lancées avec une folie outre-atlantique constante pendant une vingtaine de jours. Cette folie se traduit notamment au travers des différents “bracket challenges“.

Apprenez à quelles équipes des mid-majors il faut faire confiance avec une liste des “petites” universités capables de créer des exploits lors de cette nouvelle édition.

#4 Gonzaga Bulldogs (région West)

Impossible de ne pas débuter avec le programme phare des Mid-Majors, qu’on ne présente plus à l’heure actuelle, Gonzaga.

Avec sa petite touche internationale, les Zags sont toujours au rendez-vous lorsqu’il s’agit de représenter fièrement la West Coast Conference. Le premier adversaire du tournoi se nomme UNC Greensboro, une petite surprise chez les Mid-Majors avec une équipe complète mais qui ne devrait pas trop poser de soucis aux Zags.

Avec un tel seed, la route semble dégagée jusqu’au Sweet 16, avant d’affronter possiblement Xavier, seed #1 de la région. Mais les coéquipiers de notre français Killian Tillie possèdent l’effectif pour aller bien plus loin dans cette compétition.

Un possible Final Four est même envisagé !

#7 Rhode Island (région Midwest)

Malgré une saison très bonne, Rhode Island n’a pas réussi à gagner le tournoi de l’Atlantic-10, en perdant en finale face à Davidson. Malgré tout, le fait que les Rams obtiennent un seed aussi bas est une insulte envers le travail de Dan Hurley et de ses hommes.

Rhode Island est, pour moi, l’équipe (avec Gonzaga) taillée pour aller très loin lors de cette March Madness concernant les programmes des Mid-Majors. Un savoureux mélange entre expérience, avec E.C Matthews, Jarvis Garrett et Jared Terrell, et la fougue de la jeunesse, avec “Fatts” RussellCyril Langevine et Jeff Dowtin.

D’ailleurs, cette jeune génération dorée a porté l’équipe lors du tournoi de conférence. Le sophomore Jeff Dowtin a effectué ses meilleurs matchs de la saison, en passant régulièrement la barre des 15 points, alors qu’il n’avait qu’un rôle de remplaçant sur la saison régulière.

“Fatts” Russell joue comme un senior alors qu’il n’est que freshman, et Cyril Langevine sert de relais extraordinaire à l’intérieur en sortie de banc.

Les blessures ont épargné (un peu) le programme cette année et cela donne la machine de guerre que l’on peut voir actuellement. La rencontre du premier tour face à Oklahoma risque de tourner court tant Rhode Island est supérieur dans chaque compartiment de jeu.

“Fatts” Russell va exercer une telle pression sur Trae Young, le tout en alternant entre une défense de zone-press et une défense individuelle. Les individualités offensives des cadres sont fortes, le collectif est bien huilé et les Rams arrivent avec un seul objectif : aller le plus loin possible et à minima au Sweet 16.

Il faudra passer l’obstacle d Duke (si victoire face à Iona) dès le 2ème tour par contre…

#11 Loyola Chicago (région South)

Bon, là, c’est un gros coup tenté.

Loyola-Chicago a impressionné cette saison, depuis mi-janvier pour être plus précis. Le champion de la Missouri Valley Conference new look (c’est-à-dire sans Wichita State) revient à la Grande Danse après 33 ans d’absences. Et croyez moi, le programme n’est pas là pour servir de punching ball à Miami, loin de là.

Miami reste sur 4 défaites lors des 8 derniers matchs, avec une attaque qui patine de plus en plus. Il faut dire que les Hurricanes adorent courir et se projeter vers l’avant, à l’image de son “intérieur” Lonnie Walker. Mais outre cela, c’est assez léger.

Alors qu’à l’inverse, les Ramblers détiennent actuellement la 5ème meilleure défense du pays avec une moyenne de 62.2 points encaissés. De plus, le programme reste sur une série de 10 victoires consécutives, dont 17 succès lors des 18 dernières rencontres.

Une équipe qui n’a rien à perdre, qui se base sur une défense solide, c’est souvent le profil d’un potentiel upset à la March Madness !

#13 Buffalo (région South)

Bon, je vois déjà les “ouais, tu choisis l’adversaire d’Arizona, t’es un hater toussa toussa”.

Oui. Mais pas que.

Je ne porte pas Arizona dans mon cœur, ce n’est pas nouveau. Mais surtout, outre Deandre Ayton qui est au-dessus du soleil cette saison et Allonzo Trier (enfin, quand il est pas suspendu par la NCAA), c’est tout pour les Wildcats.

Mais la statistique intéressante : sur un terrain neutre, et bien Arizona a la fâcheuse tendance à perdre. On se remémore le magnifique tournoi aux Bahamas, avec trois défaites face à des programmes assez abordables (SMU, Purdue et NC State).

Buffalo possède un bon petit effectif, très porté sur l’attaque (7ème attaque du pays, en frôlant les 85 points inscrits de moyenne) et surtout possède une adresse à trois points très fiable, match après match.

Le plan de jeu de Buffalo sera simple : artiller à trois points dans un premier temps puis on voit où cela nous mène.

N’oublions pas que la défense n’est pas la grande force de Arizona, surtout quand DeAndre Ayton doit défendre une situation de pick-and-rolls.

#UpsetAlert !

#12 Davidson (région South)

Décidément, cette région South risque d’être pleine de surprises.

Si l’on m’avait montré cette rencontre juste avant le tournoi de la SEC, j’aurais mis Davidson vainqueur sans hésiter tant Kentucky était pitoyable à voir jouer.

Mais force est de constater que les Wildcats ont été très propres lors du tournoi avec une belle maîtrise, du jamais-vu cette saison. Mais il reste toujours ce petit point d’interrogation quand il s’agit de Kentucky…

Surtout qu’en face, les autres Wildcats viennent de sortir le tournoi de l’année, en battant St. Bonaventure puis Rhode Island lors du tournoi de l’Atlantic-10.

Emmené par l’un des meilleurs scoreurs du pays, Peyton Aldridge, Davidson n’est plus trop cette équipe très offensive, qui ne faisait pas les efforts en défense. Changement de mentalité : cela défend dur maintenant, le jeu plus construit sur demi-terrain et surtout, le ballon vit (12ème équipe du championnat au niveau des passes décisives).

Reste à voir si Kentucky mettra moins de 25 minutes avant de défendre en zone… ou pas. Ce sera la clé de cette rencontre.

#12 New Mexico State (région Midwest)

Petit cocorico concernant New Mexico State, avec nos deux frenchies qui évoluent là-bas : Johnathon Wilkins (senior) et Sidy N’Dir (junior). Les Aggies n’ont pas connu de grande difficulté au sen de leur conférence, avec une victoire en finale face à nos poulains de Grand Canyon.

Ils défendent dur, prennent une multitude de rebonds surtout offensifs, et on sait que ce n’est pas la force principale de leur adversaire du premier tour, Clemson. L’upset est clairement une option dans ce match-up.

Une chose est sûre : ce sera une véritable guerre des tranchées entre les deux équipes !

#14 Bucknell (région Midwest)

On termine avec Bucknell, qui est pour moi, l’équipe la plus sous-estimée au sein des Mid-Majors.

Les Bisons ont dominé allègrement la Patriot League, sans véritablement trouver un adversaire à leur taille (deux défaites sur la deuxième partie de saison).

Le programme peut dire merci à l’intérieur Zach Thomas, qui va avoir du répondant avec Michigan State au menu. Cette équipe joue ensemble depuis un moment maintenant. Aucun changement n’est a répertorié par rapport à la saison dernière (participation à la March Madness) et leur profondeur de banc peut en faire saliver plus d’un programme chez les équipes du Power Six.

Michigan State est en “repos” depuis presque deux semaines ; attention au manque de rythme, d’autant plus face à une équipe de Bucknell bien chaude.