#9 Oklahoma State dispose de Pittsburgh grâce à la performance monstrueuse de son quarterback Mason Rudolph.

Les Cowboys d’Oklahoma State affrontaient ce samedi les Panthers de l’université de Pittsburgh. Ce premier test pour ls “Pokes” contre une équipe de Power Five devait nous donner un aperçu un peu plus détaillé de ce que le quarterback Mason Rudolph était vraiment capable.

Un premier test plutôt facile, étant donné que la défense de Pittsburgh est en reconstruction. Elle a déjà concédé 54 points en deux matchs et 368 yards de moyenne après deux semaines de compétition. Ce n’est pas la pire défense du Power Five, mais ce n’est pas non plus la meilleure. La clé pour elle était de contenir Mason Rudolph tant bien que mal tout en gardant un oeil sur le running back Justice Hill et le reste du jeu de course des Cowboys.

Ce plan est tombé à l’eau pour les Panthers. Oklahoma State remporte la rencontre 59 à 21 grâce à une démonstration offensive de la part des hommes de Mike Gundy, puisque l’attaque finit la rencontre avec 676 yards et 7 touchdowns. Et l’architecte principal de cet exploit n’est autre que Mason Rudolph bien sûr. Il ajoute une page importante à son dossier de candidature au Heisman Trophy avec une telle performance.

Mason Rudolph impressionne sans forcer

La première mi-temps était pourrait s’intituler le « Mason Rudolph Show ».

Dans les trente première minutes du match, le quarterback mène les Cowboys d’une main de maître. Il laisse Justice Hill prendre le premier touchdown avant de lâcher les chiens de l’Enfer sur la pauvre défense de Pittsburgh qui peine à suivre. Dans ces deux quart-temps, il passe pour respectivement 172 puis 252 yards, marque 5 touchdowns et complète 20 passes sur 28 tentées. Il poste une ligne de statistiques que la plupart des quarterbacks posteraient en l’espace d’un match entier (13/15, 252 yards, 3 TDs) dans le deuxième quart temps à lui seul.

Mais en dehors des chiffres, ce qui frappe, c’est la facilité déconcertante avec laquelle il trouve ses cibles. Le temps dans la poche que sa ligne offensive lui accorde est un facteur clé. Cela lui laisse le temps de scanner le terrain à la recherche d’un receveur bien démarqué. L’autre élément c’est la qualité exceptionnelle de ses trois cibles principales : James Washington, Jalen McCleskey et Marcell Ateman. Tous les trois upperclasemen, ils possèdent autant d’expérience que d’explosivité. Les matchups contre les defensive backs de Pittsburgh leur ont profité et ils ont tous le trois pu se démarquer facilement tout au long du match pour offrir des cibles parfaites à Mason Rudolph.

Et la performance exceptionnelle du redshirt freshman Dillon Stoner donne des beaux espoirs pour le futur du programme. Ces quatre receveurs comptaient déjà 100 yards à la réception à la mi-temps. Et c’est la première fois en FBS depuis Texas Tech en 2004 que 4 receveurs différents totalisent plus de 100 yards chacun à la pause.

Cette passe pour son deuxième touchdown, lors de la deuxième série des Cowboys, est symptomatique de la facilité de Mason Rudolph.

Alors que les “Pokes” font face à un 3rd & 11, la ligne offensive s’effondre et Rashad Weaver est sur le point de sacker Mason Rudolph. Ce dernier est alors en mesure de garder les yeux rivés sur le terrain et réussit à éviter les défenseurs en se retournant totalement avant de se connecter avec Marcell Ateman pour un touchdown de 69 yards. Preuve d’une grande concentration et d’une patience hors du commun.

C’est une amélioration pour Mason Rudolph qui faisait preuve de difficultés avec la présence d’adversaire dans son backfield par le passé. Le head coach d’Oklahoma State Mike Gundy avoue avoir fait l’emphase avec son quarterback lors de ces situations de jeu pour qu’il s’améliore. Et cela a payé a priori.

Mason Rudolph affiche 497 yards au total, son deuxième plus grand nombre de yards après ses 540 yards face aux mêmes Panthers de Pittsburgh l’année dernière. Et alors qu’il est retiré du match au milieu du troisième quart-temps, le résumé de sa performance ne laisse pas deviner qu’il n’a joué que 40 minutes. C’est à nouveau une très forte impression faite auprès du comité du Heisman Trophy.

Mason Rudolph n’est pas seul

Le succès des Cowboys incombe-t-il uniquement à Mason Rudolph et au jeu de passe ?

Non, bien sûr.

Justice Hill et J.D. King apportent une dimension supplémentaire à cette attaque, même si le jeu de course était anecdotique face à Pittsburgh. Tout simplement parce qu’il n’était pas nécessaire à la victoire. Celui-ci se révélera essentiel lors des rencontres face à des défenses plus présentes face à la passe.

En plus de cela, la défense d’Oklahoma State n’est pas en reste et se dirige vers le statut de « secrètement décente ». Les Cowboys ont concédés seulement 5 touchdowns offensifs depuis le début de la compétition et ils pointent à 332 yards concédés de moyenne, ce qui fait d’eux la quatrième meilleure défense de la Big 12. De plus, lors de la rencontre de samedi, la défense aérienne s’est accordée deux interceptions dont un pick-six, pour enfoncer un peu plus la tête de Pittsburgh sous l’eau.

Un autre élément clé de la victoire des Cowboys revient à leur efficacité en attaque ainsi qu’à l’hyper-tempo avec lequel Oklahoma State joue. La défense de Pittsburgh s’est retrouvé complètement désorganisée avant que l’endurance ne lâche très rapidement (dès la première série) et qu’elle ne s’écroule totalement. Le résultat : les Cowboys ont marqué systématiquement un touchdown sur chaque série où Mason Rudolph était aux commandes. Cette tactique sera probablement la clé qui leur permettra de vaincre les Sooners un peu plus tard dans la saison.

Le match contre TCU la semaine prochaine sera un nouvel indicateur important des capacités de Mason Rudolph contre la toute meilleure défense de la Big 12. Les Horned Frogs ne concèdent que 166 yards de moyenne depuis le début de la saison dont seulement 89 à la passe.

Il est assez difficile de voir qui que ce soit sortir en leader de la conférence autre que Oklahoma State et Oklahoma. Si tel est le cas, nous pourrions assister à deux rencontres entre ses géants (la Bedlam Series puis la finale de conférence hypothétiquement). Personne dans la Big 12 ne semble être en mesure de faire trébucher les Cowboys à ce stade de la saison.

TCU semble avoir des atouts pour poser des problèmes au jeu de passe d’Oklahoma State, mais une victoire à l’extérieur pour les Horned Frogs est improbable. West Virginia et Kansas State en deuxième moitié de compétition sont aussi des adversaires à ne pas sous-estimé. De là à faire tomber les Cowboys ?