Un plan agressif et très dangereux, Liberty tente une entrée forcée au niveau FBS.

L’Université de Liberty, qui s’apprête à rejoindre les rangs de la Football Bowl Subdivision (FBS) en 2018 et de manière définitive en 2019, doit se constituer un calendrier correspondant à ses ambitions. Les Flames ont annoncé leur programme en vue de la saison 2018 et les surprises ne manquent pas.

Le journal local The Virginian-Pilot révèle que Liberty paiera l’Université d’Old Dominion la somme mirobolante de $1.32 millions afin que les Monarchs se rendent à Lynchburg pour participer à la rencontre d’ouverture de la saison 2018 des Flames.

Le directeur athlétique de Liberty, Ian McCaw, anciennement au même poste à Baylor lors du scandale d’agressions sexuelles, justifie que la majorité de cette somme provient en premier lieu d’un contrat avec un adversaire du Power Five, sans qu’il ne révèle l’identité de la généreuse équipe.

Il s’agirait d’Auburn ou Virginia. Les deux universités sont prévues au calendrier de Liberty, au même titre que Army, Massachusetts, Norfolk State, North Texas, Troy et Idaho State.

Afin de mettre en perspective la somme perçue par Old Dominion, Western Kentucky a obtenu environ $1.3 millions pour se déplacer à Tuscaloosa et affronter le champion national, Alabama, en 2016. Middle Tennessee, une des meilleures équipes du Group of Five, percevra près de $1.7 millions de la part de Georgia en 2018.

Old Dominion n’est pas la seule université à percevoir de l’argent de la part de Liberty. Le programme de football des Flames a payé $300,000 pour que Norfolk State (FCS) se déplace à Lynchburg.

New Mexico State, North Texas et Troy doivent aussi jouer les Flames en déplacement, mais il n’y a aucune information à l’heure actuelle quant à un éventuel paiement de la part de Liberty.

New Mexico State et Liberty, deux programmes de football qui évolueront en tant qu’indépendant au niveau FBS, ont toutefois trouvé un accord pour deux séries de matchs aller-retour en pleine saison, en 2018 et 2019.

On apprend également que Liberty s’est dégoté de futurs adversaires en vue de 2019 et plus tard : une université de la conférence SEC, Ole Miss, deux universités de la conférence ACC, Virginia Tech et Wake Forest, une université de la conférence Big Ten, Rutgers, ainsi que BYU et Buffalo.

Liberty, plus grande université privée des Etats-Unis avec près de 50 000 étudiants, entreprend un projet ambitieux mais aussi très dangereux en terme de succès. L’école évangélique chrétienne, une des plus conservatrices du pays sur le plan moral et politique, doit percer dans un Etat de Virginie bouché par deux universités majeures, Virginia et Virginia Tech.

Il faut aussi prendre en compte un programme de football d’Old Dominion qui progresse rapidement, une équipe de James Madison qui domine parmi les rangs du niveau FCS, ainsi qu’une foule de supporters de football professionnel.

Liberty, souhaitant monter au niveau FBS en tant qu’indépendant, ne peut pas non plus se reposer sur un passé historique et sur une base de fans majeure à l’image de BYU et Notre Dame.

La Virginie est tout de même une zone productive sur le plan du recrutement. Liberty possède un stade de près de 20 000 places et la santé financière de l’université n’est vraiment pas un souci avec une dotation de plus d’un milliard de dollars.

Ah oui, d’ailleurs, le calendrier de Liberty a en partie été révélé lors de la cérémonie de remise des diplômes par un certain Donald Trump, le Président des Etats-Unis d’Amérique étant un ami du Président de l’Université, Jerry Falwell.