Iowa remporte le Cy-Hawk Trophy face à leurs ennemis au terme d’un comeback conclu en prolongation.

Après l’humiliation reçue l’année dernière (42-3), Iowa State se devait de prendre sa revanche face à leur voisin de la Big Ten. C’était quasiment chose faite… avant que Iowa revienne de nulle part pour arracher la victoire. Après une rencontre remplie de surprises et un quatrième quart-temps dingue, ce sont en effet les Hawkeyes qui sont sortis vainqueurs d’une des plus intenses rivalités du pays sur le score de 44 à 41.

Le duel proposait des matchups à première vue très déséquilibrés entre deux programmes aux forces et faiblesses opposées. D’un côté, Iowa comptait sur une grosse défense portée par le front seven et un jeu de course très dangereux. En face, tout le contraire, un jeu aérien performant et un backfield défensif plus que correct.

Les différentes séries se sont appuyées sur les points forts, les attaques ont impressionné mais ce sont finalement les plus forts sur le papier, ls Hawkeyes, qui se sont imposés. Les Cyclones ont plus que résisté mais le backfield a porté l’attaque des hommes de Kirk Ferentz, profitant des brèches créées par la ligne offensive pour le seul duo du pays composé de deux joueurs à plus de 1000 yards en 2016, Akrum Wadley et James Butler (145 yards et un touchdown en cumulé), qui a une nouvelle fois répondu présent.

La flamme est cependant venu du quarterback Nathan Stanley. Même avec le lourd héritage de C.J. Beathard sur les épaules, il s’st révélé parfait du début à la fin, totalisant 333 yards (27/41) et cinq touchdowns lancés ! Le jeu aérien n’a pas été en berne non plus pour les Cyclones, au contraire. Jacob Park (347 yards, 4 TDs et INT) a su trouver ses deux principales cibles dans un secondary d’Iowa complètement déboussolé par les changements de direction de Hakeem Butler (128 yards, 2 TDs) et la terrible efficacité de Allen Lazard (23 yards, 2 TDs).

Si au final le score est fleuve, la première mi-temps a proposé une sacré bataille entre deux belles défenses en place. Celles-ci se rendent effectivement coup pour coup et proposent une très belle intensité. Les deux équipes se neutralisent et inscrivent un touchdown chacun leur tour (7-7).

Très attentif et propre en attaque (aucune perte de balle au final), Iowa commence à prendre le dessus lors du second quart-temps. Ils profitent d’une baisse de régime des locaux pour prendre les commandes de la rencontre juste avant la mi-temps par l’intermédiaire de Matt VandeBerg (14-10).

Au retour des vestiaires, les organismes sont très tôt touchés de par l’agressivité et les durs contacts échangés. Après un premier acte plutôt équilibré, le front seven des Hawkeyes laissent de plus en plus d’espace au joueur surprise de cette soirée : David Montgomery. S’il n’inscrit son seul touchdown que lors du dernier quart-temps, son travail de sape (112 yards au sol et 53 yards à la réception) a essoufflé la défense adverse.

Cela a ensuite permis au jeu de passe de trouver plus d’espace sur le terrain et de prendre les devants à 15 minutes du terme (24-21).

Puis, la folie. Ce dernier quart d’heure est synonyme de football universitaire : scénario inimaginable, surprises en pagaille et final de rêve. Tout d’abord, le touchdown de Montgomery à la suite de quatre plaquages cassés donne un bel avantage aux Cyclones (31-21).

Il reste alors sept petites minutes lorsque les Hawkeyes convertissent leur dernière occasion de revenir à moins d’une possession grâce à un lancer parfait de Nathan Stanley, interceptent Iowa State dans leurs 20 yards et égalisent sur un field goal (31-31).

Cependant, les Cyclones ne tergiversent pas et Hakeem Butler s’en va seul vers la end-zone pour un touchdown de 74 yards face à une défense porte ouverte. Iowa n’a pas dit son dernier mot et arrache une prolongation inespérée sur une chevauchée fantastique de Akrum Wadley dont les défenseurs n’arrivent pas à stopper. Egalité (38-38), direction la prolongation.

Lors de cette dernière, le momentum a clairement changé de côté. Si les Cyclones inscrivent un field goal sur la première série, Iowa est beaucoup plus tranchant et obtient la victoire par l’intermédiaire d’un réception de Ihmir Smith-Marsette (44-41) !