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Glossaire

L’emploi régulier des termes techniques et des statistiques lorsque l’on parle de baseball sont inévitables. Pour ne pas vous perdre dans tout ce jargon qui peut parfois virer au charabia, Midnight on Campus propose un glossaire pour vous permettre de déchiffrer tout cela.

Pour comprendre à quoi les SS, OF et autres 1B correspondent 

Ce sont tout simplement les positions des joueurs en phases défensives, sur ce graphique en écriture complète et abrégée. Si leurs positions n’ont aucun intérêt lorsqu’ils sont à la batte, on définit toujours les baseballeurs avec la place qu’ils occupent pour mieux les situer. En baseball universitaire, il existe aussi le DH, qui est un poste à part. Le DH ou Designated Hitter, ne prend pas part aux phases défensives de son équipe, il prend donc numériquement la place du lanceur quand l’équipe est à l’attaque. Le frappeur désigné est souvent un joueur puissant, parfois un peu trop enveloppé pour être efficace dans les tâches défensives.

La moyenne au bâton et l’ERA  

Moyenne au bâton ou AVG : La moyenne au bâton permet d’estimer le nombre de fois qu’un batteur a atteint au moins le premier but grâce à un coup-sur. Elle exclut de fait les buts sur balles (walks), les hit-by-pitch. Une moyenne au bâton comprise entre .250 à .300 est la normale et une moyenne supérieure à .300 est considérée comme excellente.

ERA (Earned Run Average) : La statistique la plus utilisée pour évaluer la qualité d’un lanceur. Elle permet de savoir combien de runs mérités (earned runs) concède en moyenne un lanceur sur une base de 9 manches. Ainsi, si un lanceur concède 3 ER (ou point mérités) en 6 manches son ERA sera de 3/6 x 9 soit 4.5. Un run n’est pas à la charge du lanceur dans la mesure où il n’aurait pu être inscrit sans une erreur de la défense. Exemple : Un batteur atteint la première base à cause d’une erreur du 1st baseman et le frappeur suivant envoie un home-run. Le lanceur encaisse bien deux points, sauf que pour les statistiques le second est mérité et le premier ne l’est pas.

Les walks, singles, doubles, triples et strikeouts 

Avant d’aborder ces notions, intéressons-nous à la zone de strike. Cette dernière est l’élément fondamental sur lequel repose ce sport. Elle définit, si une balle lancée par le pitcher est un strike ou une balle. C’est un zone rectangulaire imaginaire, comprise entre les genou et les épaules du batteur et dont la largeur équivaut à celle du marbre. Bien sûr, le degré d’interprétation des arbitres et leurs conceptions personnelles de la strike zone est à prendre en compte. Si le batteur ne swingue, toute balle qui atterrit hors de la zone de strike devient une balle et tout celle qui atterrisse dans cette zone est un strike.  Au bout de quatre balles c’est un walk et donc le batteur aura le droit d’avancer jusqu’à la première base, en revanche trois strikes résultent en un strikeout, le batteur sera donc retiré.

Tout swing de la part du batteur, même si la balle termine très loin de la zone de strike résulte en un strike automatique.

Walk (BB) ou buts sur balles : Un walk est une donnée commune aux lanceurs et aux batteurs. Si un lanceur commet beaucoup de buts sur balles, cela signifie qu’il manque de contrôle sur ses lancers, c’est donc un élément négatif. En revanche, un batteur qui enregistre beaucoup de walks est soit extrêmement craint pour les pitchers, soit particulièrement patient et a une bonne vision des lancers qu’on lui adresse. C’est donc un facteur positif.

Strikeouts ou Ks : C’est l’inverse du walk ! Un lanceur qui cumule beaucoup de strikeouts signifie qu’il est performant avec des lancers secondaires (breaking ball, curveball) qui parviennent à flouer les batteurs. Un batteur qui encaisse quantité de Ks n’a pas une très bonne vision de la balle et a tendance à swinguer plus que de raison.

Single : Un coup-sûr qui permet au batteur d’atteindre directement la première base.

Double : Un coup-sûr qui permet au batteur d’atteindre directement la deuxième base.

Triple : Un coup sûr qui permet au batteur d’atteindre directement la troisième base. Il faut être à la fois bon à la batte mais aussi rapide pour réaliser un bon nombre de triples.

Bullpen, closer et saves

Dans chaque équipe de baseball, on trouve des batteurs, des lanceurs partants mais aussi des releveurs. Ces lanceurs de relève viennent suppléer les “starters” quand ceux-ci sont fatigués ou peu performants. Dans le premier cas, ils interviennent quand les lanceurs partants atteignent les 90 lancers environ. Les releveurs se succèdent et lancent en moyenne une ou deux manches jusqu’à la fin de la partie. Parmi, ces lanceurs de relève on retrouve les closers, eux ont une tâche particulière : Sécuriser la victoire de leurs équipes. Ils rentrent -sauf exception- à la 9ème et dernière manche quand leurs formations mènent au score pour fermer la boutique. C’est un rôle absolument crucial qui nécessite à la fois un fort mental et des lancers efficaces. S’il rentre dans la dernière manche, alors que son équipe mène de trois points au maximum et que son équipe l’emporte, il est crédité d’une save. Les saves et ERA sont les deux critères principaux pour évaluer de la qualité d’un closer.

Les différents types de lancers

Il existe environ une vingtaine de lancers différents,

La fastball : C’est le lancer le plus commun. Comme son nom l’indique c’est une balle rapide, qui avoisine les 150 km/h en moyenne chez les bons pitchers. Le record dans la catégorie reste les 168 km/h du closer Aroldis Chapman.

https://www.youtube.com/watch?v=ngubly4hpHw

Le change-up :  Un change-up est une balle qui ressemble à la balle rapide, à l’exception que sa vélocité est bien moindre. Le lanceur adoptera la même mécanique de pitch que pour une fastball afin de troubler le batteur qui s’attendra à une balle rapide et aura tendance à swinger trop rapidement. Un change-up est lancé environ à 15 km/h de moins qu’une fastball.

La curve-ball : Balle plus lente qu’une fastball qui plonge aux abords de la zone de strike. Sa trajectoire courbée est particulièrement piégeuse pour les batteurs. Pour mieux vous familiariser avec cette notion, voici une sélection d’excellentes curveballs made in MLB.

Le slider : Le slider est assez proche de la curveball, à la différence près que l’ouverture du bras du lanceur est généralement plus importante. En conséquence, la balle va avoir une trajectoire latérale, basse qui a aussi une tendance à s’effondrer aux abords de la zone de strike.

La knuckle-ball : Ce type de lancer n’est plus trop à la bonne mais son côté spectaculaire est à souligner. Celle qu’on appelle la balle papillon en français peut-être lancée grâce à une position particulière des doigts du lanceur. Délivrée sans aucun effet, le mouvement de la balle ne repose que sur les courants d’air naturels. La knuckle-ball est lente, flottante et très imprévisible même pour le receveur. Vous le verrez ici avec un spécialiste de ce lancer, Steven Wright.

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