Bonne ou mauvaise solution, la G-League propose une alternative et lance les hostilités contre la NCAA.

On en parle rarement sur Midnight on Campus mais parfois, on y est obligé : la NBA.

Le but ultime de tout joueur de basket qui se respecte. Et ces derniers temps, la ligue professionnelle a pris de plus en plus de place dans le paysage universitaire, notamment avec la fameuse règle du “one-and-done”. Hier, ESPN en a rajouté une couche.

A partir de l’été prochain, les joueurs lycéens auront une nouvelle porte de sortie une fois leur diplôme en poche. Selon les informations de Jonathan Givony, le journaliste d’ESPN a rapporté que les équipes de G-League, l’antichambre de la NBA, seraient prêtes à offrir des contrats de $125.000 sur une année à certains des meilleurs prospects évoluant en High School ainsi que les joueurs dans leur 18ème année, qui ne sont pas encore éligibles pour s’inscrire à la Draft NBA.

Selon ESPN, les équipes de G-League cibleraient des joueurs en leur proposant un salaire à six chiffres ainsi qu’un accès aux infrastructures d’une équipe NBA pendant une saison.

On peut se dire que les joueurs à la sortie du lycée se jetterons sur cette nouvelle opportunité, sur le papier. Fini les cours, pas d’université, possibilité d’avoir un agent qui gère ses affaires, une année uniquement à faire du basket et ce fameux salaire de $125 000.

Le rêve ? Oui, mais non.

 

1. L’université est une chose importante d’une vie pour les américains, tel un rite de passage ou un accomplissement pour les familles défavorisées, qui va les suivre à jamais. Ce n’est pas toujours par esprit de camaraderie que de nombreux anciens étudiants paradent sur les sidelines des terrains de football les samedis après midi ou lors des rencontres de basketball. Leurs universités, ils y sont attachés.

 

2. Ne nous voilons pas la face, tous ces ‘tops prospects’ ne recherchent qu’une seule chose : atteindre la NBA la plus rapidement possible. Pour cela, ils ont besoin de visibilité et beaucoup de visibilité. Avez-vous déjà réussi (ou voulu) voir une rencontre de G-League ? Personnellement, non. Au contraire, les confrontations de basketball universitaires sont retransmises sur les plus grandes chaines de télévisions américaines et l’aura de la March Madness est inégalable dans le paysage sportif américain. Au final, le risque serait trop grand pour le joueur de jour

C’est ce qu’explique Evan Daniels avec l’exemple récent de Darius Bazley. Le jeune joueur avait dans un premier temps décidé de rejoindre les rangs de Syracuse avant de revenir sur son choix préférant, quelques mois plus tard, rejoindre les rangs d’une équipe de G-League. Un roster dans lequel il ne restera que quelques semaines.

 

3. Et puis il faut encore prendre en compte la concurrence. Obtenir une place dans un roster de G-League n’est pas chose facile. Les joueurs qui y évoluent ne sont pas là pour rigoler mais ils y jouent leur carrière si ce n’est leur vie. Au contraire, ces ‘tops prospects’ sont couvés à l’université et sont considérés comme de véritables stars qui obtiennent quasiment tout ce qu’ils veulent : une éducation offerte, des vêtements gratuits, l’accès à des infrastructures non loin de ce que propose une équipe NBA.

 

L’argent est et restera le nerf de la guerre. On le voit actuellement avec le procès pour corruption organisée en NCAA, à la suite à l’enquête que mène le FBI.

La G-League souhaite concurrencer le basket universitaire mais le combat sera difficile tant le pouvoir d’attraction de ce dernier reste surpuissant. Et ce n’est même pas certain que les $125.000 proposés par l’antichambre de la NBA suffise à drainer les meilleurs joueurs lycéens hors de l’université.

La NBA propose une alternative insuffisante, certes, mais celle-ci lance les hostilités pour rivaliser avec la toute-puissante NCAA. Seulement, à l’heure actuelle, les joueurs continueront de jouer à l’université.