Soutenez Midnight on Campus avec Patreon !
Jordan Duncan California Ole Miss Week 4
(Crédit photo : Jonathan Bachman - Getty Images)

Les 5 conclusions de la Week 4 : California, meilleure équipe de Pac-12 ?

Des tendances se dessinent peu à peu dans la paysage du football universitaire après la Week 4 et il semble approprié de revenir sur les événements majeurs de la semaine, où les coups d’éclat n’ont pas manqué.

Les 5 moments clés de la Week 4 ? C’est maintenant.

California continue de surprendre

Après 4 semaines de compétition, California est toujours invaincu à 4-0 et chaque victoire empochée est positive.

Les Golden Bears ont battu une des meilleures équipes de FCS (UC Davis) en ouverture de saison et une des meilleures équipes du Group of Five (North Texas). Ils sont revenus de Washington avec un succès primordial dans la course au titre de division Pac-12 North. Mais, la plus belle surprise est la dernière en date.

California revient d’un déplacement à Ole Miss avec une victoire (28-20).

Au-delà du voyage interminable jusqu’à Oxford, de l’humidité du Mississippi, du décalage horaire (le kickoff a été donné à 9h00 heure de Californie) et de l’environnement hostile d’un campus de la conférence SEC, largement inconnu pour une équipe de Pac-12, les Golden Bears ont dominé les Rebels sur le terrain.

Certes, la controverse émerge toujours avec les #Pac12Refs et une décision critiquée à la dernière seconde du match, qui aurait pu permettre aux locaux d’égaliser. Mais le mal était déjà fait : le quarterback Chase Garbers a connu son meilleur match en carrière (23/35, 357 yards, 4 TDs, INT) et a mené les siens à une avance de 28-13 dans le 3ème quart-temps avant une sortie sur blessure.

Et, avec cette victoire de marque, le constat est sans équivoque : California demeure la dernière université invaincue en Pac-12. Justin Wilcox réussit (pour l’instant) un pari que peu n’envisageait faisable dès sa 3ème saison à Berkeley.

La confirmation ? Elle devra se passer contre Arizona State, Washington State et USC à la maison et Oregon, Utah et Stanford à l’extérieur. Mais si l’animation offensive tient la route, les Golden Bears peuvent espérer plus d’une surprise supplémentaire.

UCLA-Washington State, le match le plus fou depuis longtemps

Il était évident qu’un duel entre Mike Leach et Chip Kelly, joué tard dans la nuit sur le campus de Pullman, accouche d’un scénario absolument improbable. Washington State menait de 32 points (!) dans le 3ème quart-temps… et UCLA rentre à Los Angeles avec une victoire folle.

7 turnovers combinés.

14 passes de touchdowns.

56 first downs combinés.

99 passes tentées.

78 points combinés en 2ème période.

130 points combinés sur la rencontre.

1377 yards combinés.

Alors que les Bruins étaient toujours sans victoire en 2019 et qu’ils n’avaient pas encore franchi la barre des 14 points lors d’une rencontre, ils ont marqué 50 points (!) lors des 19 dernières minutes (!) et ont lancé leur comeback incroyable avec 21 points en l’espace de 4 minutes de jeu (!).

Les Cougars se sont complètement effondrés en 2ème période : leurs 7 dernières séries compilent 4 fumbles perdus et un punt retourné en touchdown par UCLA.

Le quarterback Anthony Gordon, héroïque jusque-là (41/61, 570 yards, 9 TDs (!), 2 INTs), lâche un ultime fumble alors les Bruins venaient de prendre la tête du match avec 1 minute de jeu restante au chrono.

A l’inverse, le quarterback des Bruins, Dorian Thompson-Robinson, a sorti le match de sa vie avec un total de 564 yards et 7 TDs.

Le plus beau dans cette histoire ? Il était 2 heures du matin sur la Côte Est quand le match a pris fin et que UCLA a complété son comeback improbable. Un vrai #Pac12AfterDark dans les règles de l’art (et même Chip Kelly approuve).

Première défaite de UCF depuis 2016 !

Il existe des constantes qui défie toute logique et un upset réalisé par Pittsburgh en fait définitivement partie. Il n’aura fallu qu’attendre la Week 4 pour qu’il arrive et, malheureusement, UCF doit en faire les frais.

Les Knights n’avaient pas perdu en saison régulière depuis le mois de novembre 2016, soit une série de 24 victoires consécutives. Celle-ci prend fin dans l’antre des Panthers. Pouvait-il en être autrement ?

Pat Narduzzi est connu pour ses coups d’éclat inattendus (demandez à Clemson en 2016) et on savait que le match prenait une telle tournure lorsque Pitt a pris une avance de 14-0 en tout début de 2ème quart-temps. UCF est revenu dans le match et a repris le leadership ; mais les Panthers n’ont pas abdiqué.

Et l’action de la victoire est à l’image de l’upset : formidable.

Il ne faudrait pas oublier SMU

Il est souvent question de Memphis et Houston en AAC West. Mais, cette saison, il faudrait également considérer SMU dans la course au titre.

Les Mustangs sont toujours invaincus à 4-0 et ils viennent de réaliser un upset contre #25 TCU, sur leurs terres de Fort Worth, afin de ramener à Dallas le célèbre “Iron Skillet”. Sonny Dykes n’était pas une embauche des plus médiatiques, mais, il réalise tout ce qu’il faut faire à SMU.

L’ancien QB de Texas, Shane Buechele, s’épanouit et dirige une attaque capable de rivaliser avec celle de UCF (et avec les meilleures de la ligue). Les Mustangs sont aussi talentueux que le reste de la conférence et la progression rapide de l’effectif peut être attribuée à la nouvelle identité de l’équipe, qui embrasse enfin la ville de Dallas après une longue période de “je t’aime, moi non plus”.

D’ailleurs, SMU débute une saison avec un record de 4-0 pour la première fois depuis 1984, soit à l’apogée du “Pony Express” et des 2 titres nationaux du programme tracté par le légendaire Eric Dickerson.

Appalachian State, bis repetita

Appalachian State a complété un upset face à North Carolina avec un field goal bloqué à l’ultime seconde, pour la première confrontation entre les 2 équipes (de Caroline du Nord) depuis 1940.

Vous souvenez-vous de la dernière victoire des Mountaineers face à une équipe du Power Five grâce à un field goal bloqué ?

Oui, vous ne vous trompez pas, Michigan en 2007.

Mais ne demandez pas à Eli Drinkwitz s’il pense que c’est un upset. Le head coach a toujours envisagé la victoire (malgré les 11 défaites consécutives face à des équipes du niveau “supérieur”) et il ne se voyait pas comme un outsider face aux Tar Heels.

Depuis l’exploit à Ann Arbor, Appalachian State est passé du FCS au FBS et s’est imposé comme un leader incontesté de la conférence Sun Belt. Une nouvelle marche est franchie avec un succès de marque face à un rival majeur.

La prochaine marche ? Une qualification pour un Bowl du Nouvel An ? On regarde déjà vers le voyage à South Carolina en novembre.

Bonus : San José State a battu Arkansas… à Fayetteville

La plus vilaine défaite de la Week 4 est à mettre à l’actif d’Arkansas.

Les Razorbacks accueillaient San José State sur leur campus de Fayetteville afin d’empocher une victoire assurée. Mais les Spartans en ont décidé autrement et embarrassent les pensionnaires de la SEC devant leurs propres fans.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec San José State, l’équipe restait sur un record de 4-23 et sur une série de 25 défaites consécutives face aux équipes du Power Five depuis 2006. Et ce n’est sans compter sur le voyage à accomplir depuis la Baie de San Francisco et sur le fait que Arkansas était considéré comme favori de 19.5 points avant le coup d’envoi.

Ah oui, et les Razorbacks ont remis un chèque de $1.5 millions à San José State pour la rencontre.

Plus de lecture ?
Gavin Newsom Gouverneur Californie Loi SB-206 vs NCAA
La Californie autorise les athlètes en NCAA à profiter de leur image