Poursuivez la conversation avec notre communauté sur Discord !
Joe Burrow Sack LSU vs Auburn 2019
(Crédit photo : Chuck Cook - USA TODAY Sports)

Pourquoi LSU va-t-il perdre le Championship Game ?

Parce qu’il est toujours plus simple de présenter les forces d’une équipe, Midnight on Campus propose une présentation inversée pour le College Football Playoff Championship Game. Deuxième partie : les raisons qui mèneront les Tigers de LSU à perdre leur titre ce lundi soir à New Orleans.

Les Tigers ont entamé le College Football Playoff avec le statut de meilleure équipe du pays et ont donné une vraie leçon de football à Oklahoma au Peach Bowl. Et pourtant, LSU se présente avec un squelette plus fragile qu’il n’y parait.

Pourquoi ?

1. Le faux-pas plane sur les épaules de Joe Burrow

Joe Burrow a remporté le Heisman Trophy et aucun autre homme ne pouvait rivaliser avec lui au cours de la saison. Ce n’est pas surprenant qu’il soulève la récompense ultime avec une marge record sur son dauphin (1.846 points d’avance).

La campagne du quarterback est exceptionnelle, sans l’ombre d’un doute.

Il avait lancé pour 4.715 yards (2ème meilleur total du pays) à 77.9% de réussite de passes, 48 TDs (record historique en SEC) et 6 INTs avant la demi-finale du College Football Playoff face à Oklahoma. Et, lors du Peach Bowl, Joe Burrow a justifié l’obtention du trophée avec une performance stupéfiante.

29/39, 493 yards et 7 TDs à la passe.

Le quarterback a plié la demi-finale au cours d’une première mi-temps aussi improbable qu’historique, où les Tigers étrennaient une avance de 49-14 au moment de rentrer aux vestiaires.

Alors, comment peut-on douter de Joe Burrow à l’aube de la rencontre la plus importante de la saison ? Il n’a pas encore connu de faux-pas.

Les déséquilibres arrivent à n’importe quel joueur, même aux meilleurs. Toutefois, les plus grands joueurs se distinguent des autres pour leurs facultés à remonter la pente. Joe Burrow n’a jamais trébuché de la saison et les chances qu’il trébuche n’ont jamais été aussi fortes que pour le Championship Game.

LSU a rencontré une foule de très bonnes équipes en 2019, mais, aucune équipe ne peut se positionner au niveau de Clemson.

Texas ? La 3ème meilleure équipe de Big 12. Florida et Auburn ? Une belle compétition qui manque de talents pour rivaliser au plus haut niveau. Alabama ? La moins bonne équipe de Nick Saban depuis 2014. Georgia ? Aussi puissant que fade.

Joe Burrow s’est révélé être un modèle de constance incroyable et le quarterback a aligné des performances complètes comme des perles.

Le souci principal de ces performances est la dépendance majeure de LSU sur les efforts de Joe Burrow.

Les Tigers d’Ed Orgeron mettent près de 100 yards à la passe, par match, dans la vue aux Tigers de Dabo Swinney. Mais, en revanche, ils sont largement en retard en terme de yards empochés à la course (167 yards contre 246) et la défense autorise beaucoup plus de yards (340 yards contre 264) ; soit deux mesures vitales pour un succès au Championship Game.

Tout ralentissement de Joe Burrow devient problématique pour l’efficacité de LSU dans son ensemble. Et Clemson, qu’on le veuille ou non, est l’une des équipes les mieux préparées pour ralentir un quarterback (demandez à Justin Fields).

Le quarterback est plus qu’attendu au tournant après avoir touché (?) aux limites de son talent. Et, à une telle pression, doit s’ajouter la pression de l’événement et l’attention médiatique décuplée lors des 16 jours de patience depuis le Peach Bowl.

Oui, LSU va trébucher contre Clemson avec la baisse de régime quasi-attendue de Joe Burrow.

2. Le coeur de la défense de LSU est trop tendre

Le productivité et l’efficacité offensive de LSU ne sont plus à démontrer. L’attaque ultra-dynamique de Steve Ensminger et Joe Brady a balayé tous les soupçons laissés par Les Miles. Ceci dit, elle possède la force de cacher les lacunes.

La majeure lacune des Tigers étant la faiblesse presque logique de la défense.

Avec une animation offensive aussi explosive, l’escouade défensive se retrouve plus souvent sur le terrain, se fatigue plus rapidement et joue à un jeu plus dangereux pour récupérer un turnover. Ohio State a employé une recette à peu près identique lors du Fiesta Bowl et l’on voit le résultat à l’heure actuelle.

Clemson est prêt à contrer une telle stratégie.

Le secondary défensif de LSU est l’un des meilleurs du pays, avec des playmakers fantastiques tels que Kristian Fulton, Derek Stingley Grant Delpit et Steven JaCoby. Mais, à l’inverse des années précédentes, le front-seven est relativement tendre et n’est plus aussi efficace face à la course.

Ce n’est pas surprenant que savoir que les Tigers ne se présentent qu’au 20ème rang national en terme de défense contre la course.

Les linebackers sont plutôt des spécialistes du pass-rush, à l’image de K’Lavon Chaisson et Patrick Queen, et Jacob Phillips se retrouve bien esseulé au centre du terrain pour défendre les running backs. Et la ligne défensive n’est pas aussi terrifiante que par le passé, avec des pièces solides en Glen Logan et Tyler Shelvin.

Malheureusement, “solide” n’est pas suffisant pour contenir Travis Etienne.

Clemson n’est jamais aussi performant que lorsque la foudre du running back est relâché sur le terrain. L’animation offensive des Tigers prend une dimension encore meilleure quand la vitesse et l’agilité de Travis Etienne transperce les lignes adverses, accompagnant et enlevant de la pression des épaules de Trevor Lawrence.

On se focalise énormément sur les qualités du secondary ; mais, l’importance du front-seven est d’autant plus cruciale dans une lutte pour le titre national.

Clemson possède tous les atouts pour dominer LSU dans les tranchées avec le ballon en main. Et il ne vaut mieux pas donner une opportunité à Trevor Lawrence de remporter un match face à une défense “solide” et fatiguée.

3. LSU manque d’expérience lors des grands rendez-vous

Clemson connait aujourd’hui une 4ème aventure au College Football Playoff consécutive et participe à une 3ème finale nationale.

LSU connait le College Football Playoff pour la première fois.

Cela n’a pas freiné les Tigers d’Ed Orgeron pour offrir une leçon à Oklahoma au Peach Bowl. Ils possèdent le dernier vainqueur du Heisman Trophy et le meilleur assistant du pays, qui a révolutionné l’attaque de l’équipe. Mais, tous ces éléments peuvent devenir futiles sans une préparation adéquate à la taille de l’événement.

L’expérience d’une finale nationale penche définitivement en faveur de Clemson. Aucun débat n’existe là-dessus.

Le fait que le Championship Game se dispute à New Orleans, à 1 heure d’autoroute du campus de Baton Rouge, est un avantage indéniable pour LSU. Les fans seront présents et ils seront (presque) à la maison.

Cela n’a pas empêché LSU de perdre le BCS Championship Game en 2012 face à Alabama, également disputé au Mercedes-Benz Superdome.

LSU a clairement réalisé la saison la plus impressionnante d’entre toutes les équipes. Toutefois, Clemson a été adoubé comme la dynastie la plus puissante de la ligue au nez et à la barbe d’Alabama et reste sur une série de 29 victoires consécutives. Ils ne viennent pas de nulle part et ne s’en iront pas très facilement.

Chers Tigers de LSU, le cercle (très) fermé des champions nationaux est difficile à atteindre et Clemson n’est pas prêt de laisser sa courroie à un inconnu.

Plus de lecture ?
Manny Diaz Head Coach Miami (FL) Hurricanes ACC 2019
“CFB Preview” : à Miami (FL), Manny Diaz joue-t-il déjà sa tête ?