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(Crédit photo : AP Photo - Paul Sancya)

Michigan a trouvé la solution contre ses rivaux et Michigan State en a subi les frais

Depuis son arrivée à Michigan en 2015, Jim Harbaugh a réalisé 3 saisons à 10 victoires et il a ramené les Wolverines sur le devant de la scène nationale (que ce soit au niveau sportif ou sur le plan médiatique). Impossible à critiquer ?

Et bien, pourtant, une poignée de résultats décevants a eu le don de crisper les fans aux attentes et demandes surdimensionnées.

Michigan, sous l’égide de leur head coach actuel, échouait face à ses rivaux historiques.

Entre 2015 et 2018, les Wolverines proposaient un record très médiocre de 2-7 face à Michigan State, Ohio State et Notre Dame. Ils ont connu des défaites dévastatrices face aux Buckeyes, les retrouvailles face au Fighting Irish n’ont pas été couronnés de succès et ils ont également subi des revers déchirants face aux Spartans (même quand la partie semblait être dans la poche).

Il manquait un petit quelque chose à Jim Harbaugh pour conquérir le dernier bout de coeur des fans. Et, cette année, il a trouvé la solution.

45-14 contre Notre Dame.

44-10 contre Michigan State.

Si vous tenez les comptes, Michigan a battu, excusez-moi, écrasé ses deux premiers rivaux de la saison sur un score combiné de 99-24. Et ils n’ont pas pris le dos de la cuillère pour conclure avec la victoire.

Avec un touchdown à la fin d’une série de 98 yards et une interception au début de la 2ème période, les Wolverines ont fini de planter le clou dans la poitrine des Spartans avec une terrible séquence. En signe de preuve de leur domination totale et d’une haine profonde (bien que saine) envers leurs “petits frères” de East Lansing.

Alors que Michigan State était déjà mené de 17 points, Mark Dantonio garde son attaque pour tenter un 4th-and-1 dans son propre camp. Les Spartans commettent un faux-départ et ils sont forcés de taper un punt.

Michigan bloque le punt.

Shea Patterson envoie Nico Collins dans l’en-but pour un touchdown de 22 yards sur l’action suivante.

34-10 Wolverines. Bonne soirée et au revoir.

Michigan n’a jamais vraiment trouvé la solution en attaque face à ses rivaux. Mark Dantonio a toujours contenu les offensives ennemies. Et puis, le déclic s’est produit la week-end dernier.

Grâce à la meilleure performance de Shea Patterson en jaune et bleu (384 yards, 4 TDs, 0 INT), les Wolverines ont enchainé 8 séries consécutives avec des points, qui ont totalisé près de 432 yards. Le jeu au sol n’a pas réellement brillé, au contraire du jeu aérien, qui faisait ce qu’il voulait des défenseurs adverses.

Ronnie Bell s’est amusé (9 réceptions, 150 yards) dès que le terrain était ouvert, ce qui était le cas lors de la plupart des tentatives.

Donovan Peoples-Jones a explosé pour un touchdown dès le retour des vestiaires, mettant au supplice la défense des Spartans (et profitant du moment pour mimer la pose de Paul Bunyan Trophy en guise de célébration).

Tout était trop facile pour les Wolverines et c’est vraiment l’image marquante de la rivalité.

(Crédit photo : AP Photo – Tony Ding)

L’escouade de Jim Harbaugh met (enfin) à profit son avantage en terme de talent, de rapidité et d’explosivité. Et elle a également gagné en confiance alors que rien ne prêtait à un tel renversement de situation.

En effet, malgré la débâcle face à Wisconsin et la courte défaite face à Penn State, Michigan s’est re-mobilisé et joue à son meilleur niveau à l’aube des échéances de fin de saison.

Il faut pointer l’excellent travail de gestion de vestiaire de Jim Harbaugh. Alors que les Wolverines auraient pu perdre le petit reste de confiance après l’humiliation contre les Badgers (et la performance très moyenne face à Iowa), ils sont revenus avec le couteau entre les dents sur le terrain de Penn State.

Et, le premier des rendez-vous cruciaux de fin de saison n’est autre que face à Ohio State.

Il ne sera pas simple de contenir la magnifique animation offensive des Buckeyes. Contourner leur pass-rush démoniaque, mené par Chase Young, ainsi qu’éviter les bras d’un des meilleurs secondaries de la ligue devrait être une tâche encore plus compliquée. Et, pourtant, Michigan tourne à plein régime en novembre.

Ce qui marque, avant tout, c’est la vigueur avec laquelle les Wolverines veulent enfoncer plus bas que terre leurs rivaux.

Face aux Spartans, certes, les locaux possédaient un avantage dans tous les compartiments du jeu. Une meilleure attaque aérienne et un meilleur jeu au sol. Une défense plus efficace, expérimentée et talentueuse. Une profondeur d’effectif supérieure, une rapidité remarquable et un delta de playmakers conséquent.

Cela n’a pas empêché Jim Harbaugh d’enfoncer son pied dans la gorge de ses rivaux.

A 37-10, il a renvoyé l’ensemble de ses titulaires en attaque et a mené une série jusqu’au touchdown. Et la formation de la victoire dans les dernières secondes ? La même chose. Shea Patterson derrière le centre pour mettre le genou à terre une dernière fois.

Comme s’il avait un message à communiquer.

Je leur disais de retourner chez eux. C’était l’heure de partir. Ils ne méritaient pas de jouer dans notre stade.

a commenté le defensive back senior, Josh Metellus, à la fin de la rencontre.

Et un tel message était important aussi bien pour les fans que pour les joueurs eux-mêmes. Cette victoire est la première rivalité remportée sous l’ère de Jim Harbaugh à la “Big House”. La prochaine partie jouée à Ann Arbor ? La réception de Ohio State.

Il faudra assurément montrer la même vaillance face aux Buckeyes que celle démontrée au cours du run de 44-3 accomplie après le touchdown d’ouverture marquée par les Spartans.

[Une rivalité] ne doit pas être serrée.

ajoutait Josh Metellus après le succès du week-end.
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