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Clay Helton USC Hot Seat
(Crédit photo : Daily Trojan)

#CFBPreview : les 10 head coaches sur la “hot seat” en 2019

Avec la Week 0 dans notre rétroviseur, on peut (enfin) se dire qu’une nouvelle saison de football universitaire est en route. Et, à cette occasion, Midnight on Campus propose une mini-série pour assimiler les principales informations de l’intersaison à l’aube de la Week 1.

Aujourd’hui, deuxième épisode : les 10 head coaches sur la sellette à l’aube de cette nouvelle saison (et qui pourraient bien perdre leur poste).

Prochains épisodes :

10. Gus Malzahn (Auburn)

Il est impossible de débuter une liste de head coaches sur la “hot seat” sans parler de l’entraîneur en poste à Auburn. Les attentes du département athlétique sont aussi démesurées que leur patience est faible ; et il faut dire que Gus Malzahn est loin d’avoir accompli ce qu’on attend de lui.

Il a accédé au BCS Championship Game (R.I.P.) dès sa première saison avec les Tigers (en plus de 12 victoires cette saison-là en 2013) et a remporté le titre de division SEC West, récemment, en 2017. Ces points lui accordent une assurance à court terme.

Mais, en dehors de ces deux saisons, Gus Malzahn a conclu 4 années en-deçà des attentes d’Auburn : jamais plus que 8 victoires par saison et des attaques poussives, alors que cet aspect est censé être son point fort. Bonus : il s’est incliné à chaque Bowl du Nouvel An auquel Auburn a participé.

Il a survécu à des premières rumeurs de renvoi en 2018. Malheureusement pour lui, la marge d’erreur est faible et une nouvelle saison décevante devrait avoir raison de son sort. Faut-il encore qu’il puisse redorer le valeur offensive des Tigers, qui patauge dans la semoule depuis bien trop longtemps.

9. Bob Davie (New Mexico)

New Mexico semblait retrouver un peu de vigueur en 2016 avec un titre de division MWC West et un total de 9 victoires (ce qui n’est arrivé que 2 fois depuis 1982). La recette de Bob Davie fonctionnait ; et puis, tout est parti de travers.

Deux saisons consécutives à 3-9. Seulement 2 victoires en MWC durant cette période. Et un scandale de comportements abusifs envers les joueurs du programme de football qui a valu à Bob Davie une courte suspension en 2018.

Autant dire que les résultats doivent se manifester s’il veut conserver son poste. Bob Davie entre dans une 8ème saison à la tête des Lobos et la “hot seat” pourrait finalement lui être fatale après une confiance étonnamment longue.

8. Steve Addazio (Boston College)

La situation de Steve Addazio est plutôt unique à Boston College. Il coche presque toutes les cases (une identité sur et hors du terrain, une empreinte médiatique, des joueurs talentueux qui s’en vont pour la NFL)… sauf celles des victoires.

On attend encore la saison où les Eagles franchiront le cap des 7 succès : pour x ou y raison, ils se sont arrêtés à un record de 7-6 ou 7-5 à la fin de 5 saisons sur 6. De plus, malgré une certaine forme, ils ne sont jamais vraiment entrés dans la bagarre pour le titre de division ACC Atlantic.

Steve Addazio Boston College Hot Seat
(Crédit photo : Woody Marshall – AP)

Le temps pourrait devenir long pour le département athlétique et celui-ci pourrait envisager d’amener un coup de fouet sans attendre une saison supplémentaire. Steve Addazio doit passer la vitesse supérieure et cela inclut, évidemment, de surpasser la marque des 7 victoires.

7. Philip Montgomery (Tulsa)

Rares sont les head coaches capables d’apporter un succès stable à Tulsa. Todd Graham est le seul à y être arrivé. Philip Montgomery semblait apte à ramener le Golden Hurricane sur le devant de la scène avec un record de 10-3 dès sa 2ème saison en 2016… mais il a enchainé avec un record de 5-19 en 2 ans.

Tulsa est retombé dans les bas fonds de la conférence AAC et l’équipe a perdu de sa splendeur offensive, qui était monté jusqu’à 527 yards par match de moyenne en 2016. Aujourd’hui, comptez plus sur une moyenne de 327 yards.

Si Philip Montgomery veut éviter de rester trop longtemps sur la “hot seat“, il doit trouver une solution pour réparer l’attaque du Golden Hurricane. C’est la seule solution pour faire jeu égal avec Memphis, Houston ou même SMU en AAC West.

6. Mike Bobo (Colorado State)

L’ancien coordinateur offensif de Georgia était arrivé à Colorado State avec une hype solide. Il devait réaliser des prouesses à Fort Collins avant de trouver un poste de head coach en “Power Five”. Mais Mike Bobo est toujours avec les Rams et son avenir commence à s’assombrir.

Le constat est simple : on attend toujours une percée depuis son arrivée en 2015.

Colorado State affichait un niveau médiocre en MWC et l’équipe a enchaîné 3 records de 7-6 lors des 3 premières saisons de Mike Bobo. Et puis, le drame. Les Rams sont retombés à 3-9 en 2018 et on se demande s’il est l’homme de la situation.

5. Tony Sanchez (UNLV)

Outre le manque de résultats à UNLV, Tony Sanchez reçoit aussi une autre forme de pression du département athlétique : il serait bon que les Rebels trouvent le succès avant d’emménager dans le stade des Raiders (NFL) à Las Vegas en 2020.

Jusque-là, UNLV grimpait doucement les échelons (de 3 à 4 et 5 victoires entre 2015 et 2017) avant que l’équipe ne régresse l’an dernier, à cause de la blessure du quarterback Armani Rodgers. Mais, il est difficile d’en vouloir à Tony Sanchez : les Rebels manquent d’une vraie identité et les recrues locales, en général talentueuses, préfèrent s’expatrier hors de l’Etat du Nevada.

Tony Sanchez UNLV Hot Seat
(Crédit photo : David Zalubowski – AP)

Ceci dit, Tony Sanchez doit arriver à puiser dans les ressources locales et il faut absolument que les Rebels puissent rivaliser avec les Raiders avant même que ces derniers posent pied à terre ville. On en arrive quasiment à une mission de survie.

UNLV doit attirer du monde et la meilleure manière de le faire est de gagner des matchs. De préférence au-delà des 6 victoires pour accéder à un Bowl. Dans le cas contraire, l’administration devrait changer de fusil d’épaule et embaucher un nouvel entraineur.

4. Lovie Smith (Illinois)

L’administration de Illinois a surpris son monde en 2016 avec l’arrivée de Lovie Smith, qui sortait de 11 saisons en tant que head coach en NFL. Les Fighting Illini avaient investi lourdement dans cette embauche ; et, à ce jour, le retour sur investissement est nul.

9 victoires en 3 ans (et seulement 4 succès en Big Ten) dans une division Big Ten West qui est toujours aussi ouverte, ce n’est pas imaginable. Toutes les équipes de division progressent, sauf Illinois, la patience du département athlétique pourrait s’amenuiser à vue d’oeil si on n’entrevoit aucune progression.

Mais la tendance est au vert : l’effectif a progressé sur le terrain depuis 3 ans et arrive à maturité, avec l’aide de Brandon Peters au poste de quarterback, qui arrive de Michigan sur transfert. Une surprise à Champaign ? Il serait temps.

3. Randy Edsall (UConn)

Le programme de football de UConn vit une crise, jouant à cloche pied entre la conférence AAC et le statut d’indépendant depuis le départ de l’université pour la Big East. Cela se ressent sur le terrain et Randy Edsall ne peut rien faire.

Après le succès rencontré de 2004 à 2010 (5 saisons à 8 ou 9 victoires), Randy Edsall vit un calvaire pour son deuxième round sur le campus de Storrs : les Huskies possèdent peut-être la plus mauvaise équipe en FBS et alignent la plus mauvaise défense de tous les temps. En 2018, ils ont battu les “records” du plus grand nombre de yards (617.4) et de points (50.4) alloués en moyenne.

Mais aussi incroyable soit-il, il possède une certaine sécurité pour conserver son poste au-delà de cette saison : UConn ne peut pas se permettre de payer le buyout de Randy Edsall avec le transfert pour la Big East.

2. Chris Ash (Rutgers)

L’ancien coordinateur défensif de Ohio State a pris position en terre brulée à Rutgers en 2016 et on savait que le chemin serait compliquée. Aujourd’hui, le chemin parcouru par Chris Ash apparait plutôt comme une marche en arrière.

Les Scarlet Knights ont régressé violemment en 2018, lors de la 3ème saison de Chris Ash. Un pitoyable record de 1-11 et une attaque en berne (euphémisme), qui n’a jamais dépassé les 17 points marqués lors de toutes ces défaites. Ce n’est pas digne d’une équipe de conférence Big Ten et l’ombre des attentes fixées par Greg Schiano lors des années 2000 hante toujours les couloirs de l’école.

Chris Ash Rutgers Hot Seat
(Crédit photo : Noah K. Murray – USA TODAY Sports)

Faut-il un nouvel head coach à Rutgers pour envisager un record positif ? Les Scarlet Knights arriveront-ils un jour à jouer un rôle en Big Ten ? Qui sait. Mais Chris Ash semble plutôt tirer l’équipe vers le bas que le haut.

Et puis, sans un recrutement plus agressif afin de garder les meilleurs talents du New Jersey à la maison (Saquon Barkley et Jonathan Taylor ont tous les deux envisagé les Scarlet Knights), Rutgers n’aura aucune chance de rivaliser avec la Big Ten East.

1. Clay Helton (USC)

La relation entre les entraineurs, l’administration et les fans à USC n’a jamais été un long fleuve tranquille : Pete Carroll a quitté les Trojans comme un cheveu sur la soupe, Lane Kiffin a été abandonné sur un aéroport et USC a utilisé l’alcoolisme de Steve Sarkisian pour se séparer de son head coach.

Clay Helton pourrait bien connaitre le même sort malgré une victoire au Rose Bowl en 2016 et le premier titre de Pac-12 de l’université en 2017. La patience à Los Angeles est inexistante et n’importe quel impair peut mener au départ.

Les 21 victoires et les 2 Top-10 finaux à l’AP Top 25 ont été effacé avec une mauvaise saison ; la première terminée avec un record négatif depuis l’arrivée de Pete Carroll. Mais cette chute a été causée, en grande partie, par un effectif dénuée d’expérience du terrain. Il est fort à parier que 2018 soit l’exception qui confirme la règle.

Clay Helton a remis les clés de l’attaque à Graham Harrell, brillant entraineur offensif, au sein de laquelle le quarterback J.T. Daniels devrait énormément progresser. Malgré le houleux épisode avec Kliff Kingsbury, tous les feux sont au vert afin d’assister à un retour en forme.

USC doit absolument retrouver le sommet de la conférence Pac-12 cette saison ; dans le cas contraire, tout faux-pas est un prétexte pour changer de leadership (que ce soit rationnel ou non).

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