Tout ce qu'il faut savoir des finales de conférence en football universitaire.

La saison régulière de football universitaire a officiellement pris fin avec les finales de conférence. Huit champions ont été couronné la nuit dernière, après Washington (Pac-12) et Northern Illinois (MAC) la veille. Ces matchs ont donné une dernière touche à la composition du College Football Playoff, révélée ce soir par le comité de sélection, à 19h en France.

Que faut-il retenir des matchs de football universitaire de la soirée et de la nuit ? Quelles sont les performances remarquables et quels sont les faits marquants des finales de conférence ?

Pour la présentation complète, détaillée et en exclusivité de l’ensemble des finales : c’est directement à cette adresse.

 

La liste des finales de la nuit :

 

 

“Focus of the Night”:

#1 Alabama renverse #4 Georgia grâce à un comeback iconique de Jalen Hurts !

 

Pour la seconde saison consécutive, le Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta semblait rendre son verdict en faveur de Georgia.

Mais, pour la seconde saison consécutive, Alabama est revenu du diable vauvert avec l’aide de son quarterback remplaçant, distillant un comeback iconique à accrocher dans le panthéon du football universitaire.

La finale de conférence SEC a offert de sérieux flashbacks du College Football Playoff Championship Game, disputé au même endroit, avec les mêmes équipes, 11 mois auparavant. Les Bulldogs apparaissait maitres de leur destin et Alabama, dans les choux, montrait des failles encore inédites. Et à l’instar de la finale nationale, cette finale de conférence est entrée dans la légende du sport en accouchant d’un nouveau retour tonitruant et inespéré du Crimson Tide.

Mais l’acteur principal est cette fois-ci différent.

Tua Tagovailoa, fabuleux lors de la totalité de la saison régulière mais à côté de la plaque samedi soir, est forcé de quitter le terrain sur une blessure à la cheville, piétinée par inadvertance par son coéquipier Jonah Williams, au cours du quatrième quart-temps. Et comme un coup de pouce du destin, Jalen Hurts, mis sur le banc par Nick Saban en janvier dernier, obtient enfin une chance de résoudre son deuil.

Titulaire et leader de l’attaque d’Alabama en 2017, voué à un rôle d’équipier de luxe en 2018, Jalen Hurts a pris les choses en mains et a fourni un électrochoc nécessaire dès son entrée.

L’attaque du Crimson Tide, qui n’a trouvé aucune opposition à sa valeur de l’ensemble de la saison, n’arrivait pas à avancer sous les ordres d’un Tua Tagovailoa visiblement affecté par une multitude de petites blessures (10/25, 164 yards, TD, 2 INTs). Jalen Hurts rentre sur le terrain et tout bascule : la série inaugurale du quarterback remplaçant, la même où son ami est sorti sur blessure, se conclut en touchdown.

Aussi incroyable soit-il, si l’on se réfère à la physionomie du match, Alabama et Georgia se trouvent à égalité au score (28-28).

Les Bulldogs perdent leurs moyens en attaque, et Kirby Smart, quelques instants plus tard, perd les siens lorsqu’il appelle un “fake punt” sur 4th-and-11, en plein milieu du terrain, où Justin Fields ne parcourt que 2 yards sur une course en plein centre du gazon.

Alabama, en l’espace d’une poignée de minutes, prend l’avantage psychologique et ne le lâchera pas.

Jalen Hurts tient la possibilité d’écrire un bout de légende du football universitaire, dans la même enceinte où, la saison passée, il s’était retrouvé du mauvais côté. Il ne gâche pas cette opportunité et ajoute même un point d’exclamation à cette fabuleuse histoire digne des meilleurs scénarios hollywoodiens.

Une passe complétée vers Irv Smith Jr., puis une seconde vers Jaylen Waddle et le Crimson Tide se trouve déjà à la porte de la red-zone. Et puis, si l’on en croit les dires du coordinateur offensif d’Alabama, Mike Locksley, Jalen Hurts demande lui-même une action où il porterait le ballon.

Mike Locksley exécute et le résultat est celui escompté : Jalen Hurts tranche la défense des Bulldogs et inscrit le touchdown de la victoire à la suite d’une course de 15 yards aussi tonitruante que marquante (35-28).

“Je lui ai glissé ‘C’est ton heure’, et il a certainement profité de ce moment,”‘ avoue Nick Saban après la rencontre. “Je n’ai probablement jamais été aussi fier d’un joueur comme je le suis pour Jalen [Hurts].

C’est sans précédents d’avoir un gars qui a gagné autant de matchs, je crois 26 ou quelque chose comme cela, sur une période de deux ans, d’être titulaire en tant que freshman, de perdre seulement 2-3 matchs durant cette période, et puis, d’un coup, il n’est plus le quarterback. Comment est-ce que tu maitrises cela ? Cela demande un sacré caractère et une sacrée classe pour placer l’équipe en premier, en sachant que la situation n’est pas ce qu’elle était auparavant. Et pour un homme si compétiteur, ce n’est pas facile”

Georgia a succombé une nouvelle fois à la fureur, si ce n’est même au destin, d’Alabama. Et pourtant, pour la deuxième année consécutive, les hommes de Kirby Smart ont dominé la première période de la tête et des épaules.

Jake Fromm n’a pas laissé la place aux doutes et accomplit 30 premières minutes d’une classe internationale (25/39, 301 yards, 3 TDs), rappelant à tout de monde qu’il n’est pas qu’un décor dans le système offensif des Bulldogs.

Avec 21 points inscrits en première période, dont deux touchons lancés par le quarterback, Georgia semblait en position d’accomplir ce que personne ne pensait faisable jusque-là : battre Alabama. Même le jeu au sol commençait à s’installer par l’intermédiaire de D’Andre Swift (16 portées, 75 yards, TD), ce qui est généralement un très bon signe pour les Bulldogs.

Mais le Crimson Tide est également resté à distance de son adversaire, malgré les circonstances et la domination flagrante de son adversaire de la conférence SEC. 7 points de retard à la pause, 14 points au maximum.

Et l’on savait que l’éclair de génie apporté par Jaylen Waddle (4 portées, 113 yards, TD) lors du troisième quart-temps, sur un touchdown de 51 yards, pour le premier jeu marquant du match de Tua Tagovailoa, était un signe qu’il ne faut jamais dépecer le Crimson Tide avant de l’avoir complètement tué.

Jalen Hurts est entré à rescousse d’Alabama et le reste n’est plus qu’histoire.

Jalen Hurts est entré sur le terrain et a complété la première partie d’une rédemption qu’il attendait depuis des mois en ne choisissant pas d’opérer un transfert malgré la perte du poste de quarterback titulaire.

Mais il ne faut pas oublier que ce n’était que la finale de conférence SEC et que le plus gros morceau est encore à venir : le College Football Playoff. Avec Tua Tagovailoa ou Jalen Hurts à la barre du navire de Nick Saban ?

 

Les autres finales de conférence :

 

#5 Oklahoma prend sa revanche face à #14 Texas

Le revanche du “Red River Showdown a tenu toutes ses promesses. Mais à la fin, Oklahoma s’adjuge un quatrième titre de conférence Big 12 consécutif et une place sérieuse dans la conversation pour le College Football Playoff.

Bien que la rencontre entre les deux rivaux historiques ne se disputent pas au Cotton Bowl de Dallas, la physionomie du match était digne de la rivalité jouée une fois par an lors de la Foire de l’Etat du Texas. Le momentum a balancé en faveur de chaque équipe au cours de la rencontre ; mais le dernier swing était destiné pour les Sooners.

Le quarterback Kyler Murray ajoute une nouvelle ligne considérable à son CV pour le Heisman Trophy () et il aimerait bien savoir s’il lui reste une ou deux parties à jouer lors de sa carrière en football universitaire, avant de rejoindre le monde du baseball professionnel. Quoi qu’il en soit, il prend sa revanche sur les Longhorns et crucifie l’ennemi juré à 2 minutes de la fin, grâce à une superbe passe envoyée en direction de Grant Calcaterra, complétée d’une réception d’autant plus magnifique pour inscrire le touchdown de la victoire (39-27).

“Cette réception restera dans l’histoire d’Oklahoma,” ajoute le head coach des Sooners, Lincoln Riley. “Je veux dire, quelle action !”

Texas n’a pourtant pas démérité et a longtemps laissé plané le doute d’un second upset face à Oklahoma. La défense est rentrée tambours battants dans la partie et a limité les Sooners à seulement deux field goals lors des 25 premières minutes.

Et puis, après trois touchdowns inscrits de suite par l’équipe de Lincoln Riley, Sam Ehlinger a répondu avec autorité avec deux passes de touchdowns vers Collin Johnson (8 réceptions, 177 yards, TD) puis Lil’Jordan Humphrey, afin d’égaliser la rencontre à 27 partout.

Malheureusement, les performances de Sam Ehlinger (23/36, 349 yards, 2 TDs, INT ; 15 portées, 42 yards, 2 TDs) n’ont pas été suffisantes pour annuler l’indiscipline défensive criante de sa défense, qui a commis un total de 13 pénalités pour 128 yards, et tout simplement, des erreurs de son équipe. L’égalisation n’aurait jamais dû avoir lieu, mais plutôt, Texas aurait dû prendre l’avantage : Cameron Dicker, qui a offert le “Red River Showdown” sur un field goal victorieux, manque la transformation.

Cela n’est pas rentré en ligne de compte. Toutefois, cela montre bien que les Longhorns ne peuvent s’en vouloir qu’à eux-même.

 

Troisième titre de conférence Sun Belt consécutif pour Appalachian State

Il est probable que Scott Satterfield ait entrainé Appalachian State pour la dernière fois de sa carrière. Le head coach des Mountaineers a apporté une troisième titre consécutif de conférence Sun Belt à l’université et il pourrait bien être débauché dans les jours, ou les semaines, à venir.

La victoire face à Louisiana (30-19) a été construite sur l’ensemble des phases de jeu : Darrynton Evans ouvre le score pour les champions sur un retour de kickoff de 97 yards conclu en touchdown, Tae Hayes intercepte le quarterback des Ragin’ Cajuns avant que le quarterback d’Appalachian State, Zac Thomas, enterre les espoirs de Louisiana avec un touchdown à la course de 35 yards pour donner une avance de deux possessions.

 

UAB marque l’histoire en battant Middle Tennessee pour le titre de C-USA

UAB a réalisé l’impensable : les Blazers sont champions de conférence C-USA !

Disparu en 2014 à la suite d’une bataille politique sanglante, le programme de football de UAB atteint enfin la lumière avec une première saison à 10 victoires et un titre de conférence moins de deux ans après la ré-ouverture officielle des activités de football. Bill Clark a réalisé un boulot monstrueux avec cette équipe et mérite une reconnaissance nationale.

Malgré une récente défaite à Murfeesboro, sur le terrain de Middle Tennessee, UAB ne s’est pas laissé impressionné et remporte le titre au même endroit cette semaine, grâce à un field goal salvateur de Nick Vogel à 3 minutes du coup de sifflet final. UAB crée la différence dans le second quart-temps, où Spencer Brown (31 portées, 156 yards, TD) inscrit le premier touchdown des Blazers avant que le quarterback Tyler Johnston III (9/15, 140 yards, TD, INT : 17 portées, 56 yards, TD) réalise un doublé : il envoie tout d’abord Andre Wilson dans l’en-but avant de porter le ballon lui-même pour donner une avance de 24-13 aux siens.

Middle Tennessee ne s’avoue pas vaincu et répond à la résurgence des Blazers par l’intermédiaire du quarterback Brent Stockstill (29/45, 362 yards, 2 TDs, 2 INTs) et du kicker Crews Holt, qui avec deux field goals, donne même un avantage aux Blue Raiders dans la dernière période. Mais, finalement, UAB a obtenu le dernier mot.

 

#8 UCF remporte un second titre de AAC avec un record invaincu

Memphis a longtemps cru à l’exploit, mais comme il semble de coutume face à UCF, les Tigers se sont écroulés et ont laissé la porte ouverte à un retour majestueux des Knights. Ceux-ci remportent un second titre consécutif de conférence AAC avec, une nouvelle fois, un record vierge de défaite.

Bien qu’ayant été mené 21-38 à la mi-temps, #8 UCF était en mission pour McKenzie Milton, gravement blessé la semaine dernière. Les hommes de Josh Heupel ont émergé en seconde période avec 35 points inscrits, alors que le quarterback remplaçant Darriel Mack Jr. oubliait ses turnovers de début de match pour inscrire 4 touchdowns au sol (19/27, 348 yards, 2 TDs ; 18 portées, 59 yards, 4 TDs), et notamment les trois derniers pour prendre la tête et tuer le match.

Darriel Mack Jr. a peut-être perdu deux humbles lors du premier quart-temps, mais le reste de la rencontre s’est achevé sur une révélation. Malgré les doutes et les critiques, UCF poursuit une course folle et empoche une 25ème victoire de suite avec l’aide d’un joueur qui sortait pour la première fois de l’ombre de la superstar de l’équipe.

Memphis apparaissait cependant en contrôle total de la partie avant la mi-temps. Les Tigers ont inscrit un touchdown sur 4 de leurs 5 premières possessions, notamment avec l’aide du running back Darrell Henderson, littéralement inarrêtable avec trois touchdowns dont deux pour 62 et 82 yards (6 portées, 210 yards, 3 TDs). Un autre coureur, Patrick Taylor Jr., était également en vue (15 portées, 118 yards, TD) mais tout a changé dès lors que la défense de UCF, à la rue depuis de longues semaines, est arrivé à stopper les charges des deux running backs.

A partir de ce moment-là, le quarterback Brady White ne trouvait plus de solutions dans les airs à la suite d’un début de partie plus que solide (17/29, 178 yards, INT).

Le running back des Knights, Greg McRae (24 portées, 206 yards, TD), participe lui-aussi à la fête et UCF garde en vie une série de 13 victoires consécutives contre Memphis.

 

Opportuniste, #25 Fresno State renverse #22 Boise State

La neige de l’Idaho n’a pas arrêté les Californiens, bien au contraire. Deux ans après que Fresno State termine avec un record pitoyable de 1-11, Jeff Tedford a accompli deux saisons à plus de 10 victoires et remporte le troisième titre de conférence Mountain West dans l’histoire du programme.

Le running back Ronnie Rivers n’a pas connu une soirée facile (), jusqu’en prolongations, où il a trouvé les ressources nécessaires pour inscrire le touchdown de la victoire. Il répond à Boise State, forcé à un field goal lors de la série inaugurale du temps additionnel, et donne ainsi une victoire presque inespérée.

Inespérée, pourquoi ? Marcus McMaryion ouvre le score en se connectant avec Michiah Quick, à la suite d’un fumble perdu par Brett Rypien. Le quarterback des Broncos répond de cette bévue avec un touchdown en direction de Sean Modster, pour égaliser la partie. Mais dans des conditions difficiles et face à une excellente défense, il n’a pas montré beaucoup plus du reste de la rencontre. Le running back Alexander Mattison s’est chargé de porter les siens lors du reste de la partie (40 portées, 200 yards, TD).

Le kicker de Fresno State, Asa Fuller, a tout de même donné une avance de 6 points par le biais de deux réalisations ; mais celles-ci ne pouvaient tenir face au touchdown de 34 yards réalisé par Alexander Mattison, à 8 minutes de la fin du match. Toutefois, Boise State commet une nouvelle erreur : la transformation de Haden Hoggarth est bloquée et le score reste à égalité.

La suite est désormais connue et Fresno State s’impose en prolongations.

 

#2 Clemson s’adjuge la conférence ACC sans difficultés face à Pittsburgh

Ce qui devait arriver, arriva. #2 Clemson n’a laissé presque aucun espoir à Pittsburgh en finale de conférence ACC et remporte un quatrième titre consécutif, ce qu’aucune autre équipe de la conférence n’avait réalisé jusque-là dans l’histoire.

Le running back vedette des Tigers, Travis Etienne, donne le ton d’entrée et inscrit un touchdown de 75 yards sur l’action inaugurale. Il double la mise sur la série suivante (12 portées, 156 yards, 2 TDs) et Pittsburgh ne reverra plus la lumière. Par l’intermédiaire de Qadree Ollison, les Panthers se sont rapprochés à 10-14 de leurs adversaires lors du deuxième quart-temps, mais Clemson s’envole de plus belle dans la foulée avec deux passes de touchdown entre Trevor Lawrence et Tee Higgins avant la pause (28-10).

Les Tigers ont lancé un excellent jeu de course dans des conditions peu agréables, accumulant un total de 301 yards au sol sur la totalité de la partie. Les remplaçants Adam Choice et Lyn-J Dixon participent même à la fête avec un touchdown en fin de match chacun pour conclure avec 32 points d’avance (42-10).

Trevor Lawrence n’a pas connu une performance de haut vol, limité à 118 yards à la passe, mais le reste de l’équipe a suffit pour se défaire de Pittsburgh, vainqueur surprise de la division ACC Coastal. Le quarterback des Panthers, Kenny Pickett, a lui-aussi été rendu aphone par le pass-rush des Tigers et termine la rencontre avec seulement 8 minuscules yards à la passe.

Direction le College Football Playoff pour Clemson, qui n’a finalement pas connu d’embûches depuis le mois d’octobre et la fameuse victoire au cordeau contre Syracuse.

 

#21 Northwestern a joué le jeu, mais #6 Ohio State était plus fort et remporte la finale de conférence Big Ten.

Si une certitude planait sur la finale de conférence Big Ten, c’est que #21 Northwestern serait prêt pour la bataille et ne lâcherait pas son os avant le coup de sifflet final. Un tel scénario s’est évidemment produit face à #6 Ohio State, avec un score bloqué avec une petite possession d’écart pour la majeure partie du troisième quart-temps.

Mais les Buckeyes, plus talentueux que leurs adversaires, ne se sont pas laissés décontenancés par le comeback des Wildcats, qui réussissent 2 touchdowns par le biais de Clayton Thorson (22/44, 276, TD, 2 INTs), un à la course puis un autre à la passe. Le quarterback Dwayne Haskins sort une nouvelle rencontre fabuleuse (34/41, 499 yards, 5 TDs, INT) et envoie 5 passes de touchdowns, dont trois pour enlever le titre de conférence vers Chris Olave, Johnnie Dixon et J.K. Dobbins (45-24).

Ohio State a trouvé son rythme en attaque, avec 107 points marqués lors des deux derniers matchs, et Dwayne Haskins joue en ce moment comme un véritable prétendant au Heisman Trophy, portant les Buckeyes sur son dos pour contrer les lacunes défenses toujours criantes, comme en atteste le touchdown de 77 yards de John Motten IV pour Northwestern en début de rencontre.

Que peut-on espérer désormais pour Ohio State ? Les Buckeyes ont démarré la finale de conférence pied au plancher et ont conclu la rencontre avec une domination flagrante.

Suffisant pour une qualification au College Football Playoff ? La victoire d’Oklahoma et la courte défaite de Georgia mettent du plomb dans l’aile aux espoirs de l’équipe de Urban Meyer ; d’autant plus que le milieu de rencontre contre Northwestern montre que cette équipe possède des failles criantes.