Les Hurricanes ont finalement battu Florida State et les fans peuvent remercier leur head coach.

La rivalité entre Miami (FL) et Florida State a mené les beaux jours du football universitaire durant des décennies. De la montée en puissance de “The U” lors des années 1980 à la période faste des deux équipes lors des années 2000.

Il ne se passait pas une année sans que cet affrontement ne fasse parler de lui aux quatre coins du pays. En plus de produire une foule d’actions rentrées dans la légende du sport, cette rencontre représentait une étape nécessaire de chaque saison ; et puis Randy Shannon et Al Golden sont passés par le campus de Coral Gables.

Les Seminoles, de 2009 à 2016, ont enchainé sept victoires consécutives face aux deux derniers entraineurs des Hurricanes. Ces derniers n’étaient que l’ombre d’eux-même, incapables de rivaliser face à leux rivaux du nord de l’Etat.

Jimbo Fisher était devenu le nouveau shérif du “State of the U”. Il n’avait jamais perdu face à Miami (FL) depuis sa prise en charge de Florida State. Mais cet accomplissement a pris fin abruptement ce week-end.

Les Hurricanes sont enfin parvenus à vaincre le signe indien en 2017. Et les supporters peuvent remercier leur head coach, Mark Richt.

Une première mi-temps dominée par les défenses (et les erreurs en pagaille des quarterbacks) a peu à peu laissé place, après la pause, à une rencontre débridée aux coups de force sensiblement plus importants au fil que le chronomètre mangeait les secondes. Les deux animations offensives prenaient davantage d’influence sur l’adversaire et Florida State semblait avoir créer une différence.

Le quarterback des Seminoles, James Blackman, était bringuebalé dans tous les sens par la défense adverse mais sur une série au cours des dernières minutes, il se connectait avec Auden Tate pour un touchdown possiblement salvateur, profitant d’une erreur de couverture des lignes arrières de Miami (FL).

Avec 1min24 à l’horloge, on se dirigeait à nouveau vers une histoire de coup de pied. Cette rivalité a construit une grande partie de sa légende grâce aux coups de pieds ; notamment lorsque ceux-ci étaient manqués (comme en 1991, 1992, 2000, 2002, 2004, 2005 et enfin, 2016).

Malik Rosier remontait les siens petit à petit, se connectant pour des gains cruciaux avec Braxton Berrios et glissant le ballon dans les mains du running back Travis Homer, et les Hurricanes refaisaient surface dans la partie de terrain de leurs ennemis, distancés de trois petits points (17-20).

Miami (FL) pouvait facilement tirer un field goal égalisateur lors des toutes ultimes secondes, envoyant logiquement la rencontre en prolongations. Tout le monde s’attendait à un tel choix et cela se serait classé dans la longue histoire de cette rivalité.

Mais Mark Richt en a décidé autrement.

Le head coach des Hurricanes a joué en tant que quarterback par le passé et comprend parfaitement cette position. Il a répété à de nombreuses reprises sa confiance en Malik Rosier. Cette ultime série contre les Seminoles est possiblement le testament le plus fort qu’il ait affiché envers son quarterback.

Avec un temps-fort restant au fond de sa poche, il aurait pu appeler une course sur la droite afin de recentrer le kicker, tout en consommant le reste de l’horloge. Cela aurait été la solution de facilité. Mais Mark Richt ne voulait aucunement de la facilité.

Malik Rosier envoie une passe de 23 yards millimétrée dans les bras de Darrell Langham, le long de la ligne de touche opposée. Une lancer clutch, une réception d’autant plus clutch avec le défenseur sur le dos ; le tout pour un touchdown à la portée hallucinante avec six minuscules secondes restants à l’horloge.

Ce jeu incroyablement osé et magnifiquement réussi permet à Miami (FL) de demeurer invaincu à l’orée du mois d’octobre, un signe de la résurgence des Hurricanes depuis l’arrivée de Mark Richt à l’été 2016, et aide surtout à enfoncer Florida State dans un début de saison catastrophique.

Mark Richt a relancé un recrutement audacieux à Coral Gables, a reconstruit une défense terrifiante avec l’aide du coordinateur défensif Manny Diaz et s’est attaqué au chantier de l’attaque avec succès.

Avec Brad Kaaya sur le chemin de la NFL, le poste de quarterback apparaissait comme un point faible majeur pour les Hurricanes. Malik Rosier continue, semaine après semaine, de justifier que ce doute n’était pas fondé et il peut compter sur une escouade de receveurs recomposée par le head coach. La vedette, le sophomore Ahmmon Richards, est une recrue de Mark Richt tandis que la véritable sensation de ce début de saison, le senior Braxton Berrios, explose au grand jour sous l’influence de son entraineur.

Tous ont été acteurs samedi face à Florida State. Mais le coup de grâce a été porté par Mark Richt. L’ancien athlète-étudiant de Miami (FL) semblait vouloir effacer la série de victoires des Seminoles tout autant que les joueurs. Il n’aurait pas appelé cette passe, sinon, alors qu’une course était une décision presque automatique.

Le head coach a permis aux Hurricanes de rompre une malédiction qui pesait énormément sur cette rivalité.

Aujourd’hui, tout est remis à plat. Et le succès récent des Seminoles à l’échelle nationale peut même être inversé en faveur de Miami (FL), qui frappe à la porte du top-10 de l’AP Top 25 avec une réelle possibilité de conclure avec plus de 10 victoires.

Il est certainement trop tôt pour le clamer haut et fort mais une question taraude l’esprit de n’importe quel observateur : Mark Richt a-t-il déjà ramené “The U” à la vie ?