Plusieurs universités, dont East Carolina, ont beaucoup à perdre à cause de ce manque d'avions.

Le titre peut prêter à sourire mais la situation de certaines universités ne l’est pas.

D’après un rapport de Bloomberg, l’Université de East Carolina se trouve dans une impasse concernant ses déplacements futurs à l’extérieur. Comme la plupart des grandes universités et des franchises professionnelles, les Pirates utilisent des vols affrétés par des compagnies aériennes pour couvrir les déplacements de ces programmes de football et de basketball.

Mais une tendance se détache nettement ces dernières années : les compagnies aériennes suppriment de plus en plus ces vols affrétés, qui leur rapportent moins d’argent que les vols commerciaux classiques, et l’offre ne convient plus à la demande actuelle.

De ce fait, les déplacements hors campus en bus (re)deviennent une alternative qu’il ne faut pas prendre à la légère.

Jennifer Bulla, en charge ds déplacements sportifs de l’Université de Ohio State, révèle avoir passé “une semaine sans sommeil” après que United Airlines soit revenu son accord pour les saisons 2017 et 2018.

La compagnie aérienne serait apparemment revenue sur cette décision mais tous n’ont pas cette chance. Le transporteur de East Carolina, JetBlue, a communiqué à l’université que ses avions ne seraient plus disponible dès la rentrée prochaine, laissant les Pirates dans le flou le plus total :

“Nous ne sommes pas inquiets concernant l’argent [East Carolina a trouvé un accord pour 2017 avec Allegiant Air au prix de $430 000 ; ndlr], mais plutôt de la disponibilité,” déclare le responsable des déplacements, Terrell Smith. “Je suis beaucoup plus inquiet aujourd’hui par rapport à l’année prochaine.”

Déplacer l’ensemble d’une équipe de football n’est pas chose aisée. Outre le matériel et les bagages, près de 150 personnes sont comprises dans le contingent de joueurs, d’entraîneurs et du staff. En plus de cela, il faut aussi prendre en compte que les équipes quittent leurs bases le vendredi et reviennent le dimanche, tout en demandant au avion de rester en stand-by entre l’arrivée et le départ.

East Carolina a intégré la conférence American il y a trois ans en sachant que l’université basé à Greenville, en Caroline du Nord, avait des déplacements vers Boston ou Dallas à prévoir. En 2017, les quatre déplacements de l’équipe de football seront à Central Florida (650 miles), UConn (650 miles), Memphis (850 miles) et Houston (1300 miles).

Si East Carolina n’avait pas le choix de rejoindre Houston autrement qu’en bus, les athlètes-étudiants perdraient un journée de classes à cause du voyage de 18 heures. Et ce n’est sans compter la fatigue accumulée durant l’aller et le retour.

Certaines universités ont déjà pris le chemin des bus. Par exemple, l’équipe de football d’Illinois prendra le bus pour un voyage de 4 heures en direction de l’Université d’Iowa plutôt que le vol affrété habituel de 26 minutes.

Les universités pourraient trouver un accord avec Southwest Airlines, la seule compagnie aérienne à ajouter des vols affrétés à son business. Mais il faut savoir qu’elle ne propose pas de sièges en première classe ni de repas chauds, des aspects très souvent rédhibitoires pour les équipes sportives.

“En fin de compte, [les compagnies aériennes] n’ont juste plus besoin de nous,” déclare le responsable des déplacements de l’Université d’Illinois, Tim Know.