Virginia Tech est venu à bout de Duke : résultat sans lendemain ou réel changement de hiérarchie en ACC ? 

Il est coutume de dire que vous n’aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression. J’ai eu la chance d’écrire sur cette équipe de Duke lors de la première semaine.

Surpris, je voyais déjà ces Blue Devils version 2018 en vrai outsider capable de jouer les trouble-fêtes au sein de la conférence ACC. Les hommes de David Cutcliffe qui affichaient un visage séduisant face à l’Army, ont cette fois déjoué, la faute à une coriace équipe de Virginia Tech.

C’est un cruel retour sur terre pour Duke qui restait sur une série de 4 succès consécutifs, trônant ainsi au sommet de la conférence ACC. Surtout, cette défaite intervient après la présence dans le Top-25, une première depuis 2015.

A l’inverse, Virginia Tech reprend sa marche en avant, une semaine seulement après une défaite surprise face à Old Dominion, les hommes de Justin Fuente se replacent ainsi parmi les meilleures équipes de la conférence.

 

Duke ou le coup de la panne

 

Il est toujours difficile de remporter un match sans dominer en attaque, Duke n’y a pas échappé, ne parvenant pas à scorer plus de 14 points.

Les Blue Devils enregistraient pourtant le retour de leur quarterback titulaire Daniel Jones (23/35 à la passe, 226 yards pour 1 touchdown et 1 interception), contraint de rester éloigné des terrains suite à une fracture de la clavicule.

Pas dans le rythme, il a manqué de précision ; la faute également à un très bon pass-rush adverse qui l’a rapidement mis en difficulté, l’empêchant ainsi de mener son équipe jusqu’au succès. David Cutcliffe a même envoyé le junior Quentin Harris, titulaire lors des deux matchs précédents, sur le terrain pour terminer la rencontre.

(Crédit photo : Gerry Broome-AP)

Il faut dire que le jeu au sol, vital pour ôter de la pression sur le quarterback, a été inexistant. 71 yards au total, un total famélique. Le sophomore, Brittain Brown, excellent jusque-là, n’est pas parvenu à faire la différence.

La défense n’a pas non plus tenu son rang à l’exception des seuls Joe Giles-Harris et Dylan Singleton, encore une fois excellents. 31 points encaissés, beaucoup trop pour une équipe qui a fait de la défense son fond de commerce sur la série de victoire écoulée.

Principal point faible : le secondary.

Incapable de limiter les big plays adverses à la passe, la secondary de Duke a vécu un match cauchemar. L’absence du meilleur cornerback Mark Gilbert joue et les Blue Devils ont concédé 332 yards à la passe, avec une bien vilaine moyenne de 11,9 yards par passe.

Une bien pâle copie qu’il faudra corriger pour repartir de l’avant.

 

Un rebond salvateur pour Virginia Tech

 

Au sortir d’une défaite embarrassante la semaine passée, les hommes de Justin Fuente avaient à coeur de devenir les premiers tombeurs de Duke cette saison. Une mission devenu encore un peu plus compliquée avec l’absence du quarterback Josh Jackson, insdisponible pour une durée indéterminée à la suite d’une fracture du tibia.

C’est avec Ryan Willis, transfert de Kansas titulaire pour la première fois, que Virginia Tech se présentait sur le campus de Durham. 332 yards et trois touchdowns plus tard, la mission était accomplie pour les Hokies.

(Crédit photo : Gerry Broome-AP)

Surtout, il ne ressemblait en rien à un remplaçant avec un match propre et convertissant plusieurs “3rd & long”. Privé de Josh Jackson, Virginia Tech a retrouvé espoir grâce à la belle histoire de Ryan Willis.

Aussi, la défense aux abonnés absents face à Old Dominion avec 7 touchdowns encaissés et 631 yards au total (soit le pire bilan enregistré par le coordinateur défensif Bud Foster en 25 ans), est de retour en force. Ils ont tenu Duke à près de la moitié (327 yards). Une belle prestation qu’il faudra confirmer pour des Hokies talentueux mais inexpérimentés.

Le talent ne sera pas de trop pour une équipe de Virginia Tech qui affrontera la redoutable équipe de Notre Dame la semaine prochaine dans un match qui sent déjà la poudre, au Lane Stadium de Blacksburg.