Une fois n’est pas coutume, les Panthers de Pittsburgh ont une nouvelle fois disposé d’un adversaire classé dans le Top-3 national.

Rappelez-vous l’année dernière, #3 Clemson faisait les frais de l’escouade mené par Nathan Peterman et James Conner. Cette année, #2 Miami trèbuche à l’extérieur contre le freshman Kenny Pickett sur le score de 24 à 14.

Cependant, ces deux upsets ne sont pas des cas isolés. La série de victoire contre des adversaires classés dans le Top-3 alors que les Panthers ne le sont pas, remonte à 2002 lorsqu’en neuvième semaine, Pittsburgh remporte une victoire 28-21 face à Virginia Tech  alors #2. La deuxième fois que cela arrive : en 2007, l’année de la folie, lorsque les Panthers battent West Virginia, également #2, 13-9 en douxième semaine.

Avec Clemson en 2016 et Miami cette année, ce ne sont pas moins de 4 équipes du Top-3 qui sont plus ou moins récemment tombés face aux Panthers.

Miami espérait consolider sa place pour le College Football Playoff en restant invaincu en saison régulière. Pat Narduzzi avait une autre idée en tête. Alors que Pittsburgh mêne de trois points à la mi-temps, il annonce fièrement que son équipe va réaliser un upset sur Miami de manière spectaculaire. Il n’a pas menti. La défense des Panthers montre les dents et limite Malik Rozier à 187 yards et le jeu de course des Hurricanes à seulement 45 yards.

On sait que Pat Narduzzi possède un esprit défensif (c’est là dessus qu’il a fondé toute sa réputation lors de ses années à Michigan State) mais limiter Miami à seulement 232 yards d’attaque montre la ténacité et l’implication du coaching staff de Pittsburgh. Et ce n’est sans compter les 4 sacks, les 6 plaquages pour perte et le fumble recouvert.

Un autre fait impressionant de cette rencontre est la facilité, du moins défensive, avec laquelle Pittsburgh a tenu tête à Miami. En plus de limiter Miami à 45 yards à la course, c’est sans efforts que la défense contre la course limite l’opposition à seulement 4 conversions sur troisième down pour 15 tentatives, laissant les efforts poussifs de Malik Rosier infructueux.

Sans chercher à amoindrir la performance de Pittsburgh, la défaite de Miami est en partie lié à la propre défiance des Hurricanes. Tout en installant leur domination sur la division ACC Coastal, puis en écrasant Notre Dame, ils se sont à plusieurs reprises retrouvés dans des positions plus que précaires.

Le 7 octobre, Miami gagne de seulement 4 points face à une équipe de Florida State en déroute. La semaine suivante, les Hurricanes gagnent de seulement 1 point face au poil à gratter qu’est Georgia Tech, une victoire empochée de justesse avec un field goal à 4 secondes de la fin, alors qu’ils ont été menés tout le long du match. Pas vraiment un exemple de domination. À la fin du mois d’octobre, Miami est mis en difficulté par le petit poucet de la conférence, les Tar Heels de North Carolina, et finissent par remporter la partie de seulement 5 points.

Miami s’est retrouvé dans une situation où leurs performances en dents de scie n’inspirent pas vraiment la confiance et ne suggère pas que Miami soit vraiment en position de concourir pour le College Football Playoff. La semaine dernière, les Hurricanes étaient positionnés en numéro 2 du AP Top 25 et du classement délivré par le comité du College Football Playoff.

Ce dimanche, à la lumière de cette défaite embarassante, l’Associated Press a fait descendre Miami au 7ème rang.

Miami sort de la saison régulière en tête de la division ACC Coastal. Cela permet aux Hurricanes de disputer la finale de conférence ACC face au champion national en titre, Clemson. En cas de victoire face au Tigers, Miami pourraient à nouveau être pris en considération pour la course au titre.