Une nouvelle saison de football universitaire s’approche et Midnight on Campus vous propose un stage de préparation adéquat. Avec l’aide des travaux de Bill Connelly et de Phil Steele, plongez au coeur des principales équipes et conférences grâce à une foule de présentations complètes et précises.

La conférence MAC a construit sa réputation sur l’imprévisibilité de ses événements et les scénarios fous qui parsèment chaque semaine de chaque saison. Mais certaines universités se sont peu à peu imposées comme de véritables institutions en tête de gondole de la MAC, tout en jouant les trouble-fêtes au niveau national lorsque les astres sont alignés. La conférence détonne dans le paysage du football universitaire grâce à des équipes d’une qualité souvent sous-estimée.

Western Michigan s’est retrouvé dans la conversation pour le Nouvel An la saison passée et est passé tout prêt de réaliser un superbe upset lors du Cotton Bowl. Malheureusement, P.J. Fleck a pris son envol au terme d’une année (presque) parfaite et laisse les clés de la MAC à d’autres.

Partez à la découverte des forces, des faiblesses, des points marquants de la conférence MAC en vue de la saison prochaine, classements et pronostics à l’appui.


1. Toledo

On peut s’accorder à dire que Toledo est devenu une référence de la conférence MAC depuis longtemps. Malheureusement, le destin ne veut pas sourire aux Rockets. Difficile d’imaginer qu’une équipe ayant produit quatre saisons à plus de 9 victoires en cinq ans n’a même pas un titre de division à montrer. Il manque toujours un minuscule quelque chose et c’est ainsi que la finale de conférence échappe aux hommes de l’Ohio depuis 2004. Une éternité.

Toledo n’est vraiment pas récompensé à sa juste valeur. Cela fait désormais trois ans que les Rockets s’inclinent face au champion de la MAC West (Western Michigan, Northern Illinois) et gâchent ainsi une opportunité de se rendre à Detroit.

Mais cette année pourrait bien être la bonne. L’équipe n’a jamais paru aussi solide et les adversaires directs connaissent des soucis divers en cette intersaison. Le head coach des Rockets, Jason Candle, a pris la relève de Matt Campbell avec brio l’an passé et, outre le très beau record de 9-4, a démontré que l’animation offensive ne serait en aucun cas un problème sous sa garde. Il a superbement réussi son entrée en matière sur le terrain à ce quoi il combine la meilleure classe de recrutement de la MAC au sein de la promotion 2017.

Tous les espoirs sont permis et bonne nouvelle, les leaders incontestés de l’attaque reviennent une année de plus pour tenter d’attraper ce titre de conférence qui échappe à Toledo depuis plus d’une décennie.

L’animation offensive dans les airs a cliqué instantanément. L’attaque faisait partie des plus dynamiques du pays à l’issue de la saison et cet accomplissement est largement à mettre au crédit de la formidable saison de Logan Woodside (4129 yards à la passe, 45 TDs, 9 INTs). Il s’est révélé comme un des meilleurs quarterbacks passeurs de la dernière saison, portant sur ses épaules de très belle manière un système aussi efficace qu’explosif en dispersant le ballon à toutes les cibles d’une escouade de receveurs alléchante. Cette dernière devra désormais tenir la distance sans une de ses pierres angulaires en Corey Jones (66 réceptions, 817 yards, 5 TDs). Toutefois, la régression ne devrait pas être violente puisque Cody Thompson (64 réceptions, 1269 yards, 11 TDs), un des receveurs les plus sous-côtés du pays et cible préférée de Logan Woodside, accompagnera les Rockets lors de son année senior au côté du très rapide receveur junior, Jon’Vea Johnson (773 yards à la réception, 10 TDs), et du sophomore Diontae Johnson, de retour de blessure.

La seule présence de Cody Thompson devrait suffire à éponger les pertes. En revanche, l’attaque pourrait ralentir si la succession de l’incroyable Kareem Hunt (1475 yards à la course, 403 yards à la réception, 11 TDs cumulés) n’est pas réalisé correctement. Le running back s’est révélé comme un des meilleurs joueurs à son poste du pays et joue désormais en NFL après avoir enregistré de nombreux records de l’université. Remplaçant l’an dernier, Terry Swanson (583 yards à la course, 4 TDs) a toutes les chances de poursuivre le succès du jeu au sol, tout en apportant une aide non-négligeable dans les airs. L’électrique sophomore Art Thompkins (235 yards à la course, 3 TDs) pourrait également se révéler comme une arme dévastatrice.

La poursuite du succès offensif de Toledo passera par le remplacement de certaines playmakers majeurs, mais également par la faculté à composer avec une ligne offensive beaucoup moins expérimentée. Cette dernière pourrait bien retenir l’évolution de l’attaque si elle est trop fragile.

De son côté, la défense n’a pas chaumé mais a coûté certaines défaites lorsqu’elle n’arrivait pas à endiguer les jeux explosifs de ses adversaires. Elle a régulièrement joué sur courant alternatif, ce qu’elle payait en fin de match quand l’attaque au rythme élevé rendait le ballon trop rapidement ou commettait des erreurs. Le front-seven était le principal accusé en défense. Les départs des très bons linemen John Stepec (71 plaquages, 4.5 sacks, 9.5 TFLs) et Treyvon Hester ne devraient pas aider ; mais la dose de chaos peut continuer à exister grâce à Ja’Wuan Woolley (79 plaquages, 3.5 sacks, 9.5 TFLs) et Olasunkanmi Adeniyi. Autre bon point, le groupe des linebackers revient dans sa totalité derrière le junior Tyler Taafe. En gagnant en expérience et en temps de jeu, il est possible que la défense de la course résiste de meilleure manière aux assauts adverses.

Ce pourrait être une excellente nouvelle pour les lignes arrières. En effet, les deux safeties titulaires DeJuan Rogers et Connery Swift (155 plaquages, 3 INTs, 13 passes défendues en cumulé) ont terminé leur cursus universitaire. Le déplacement du nickelback Josh Teachey en tant que strong safety est une bonne chose, mais les déboires de la défense n’iront pas en s’améliorant si la suite n’est pas organisée. Quoi qu’il en soit, les cornerbacks resteront les maitres de la défense avec Trevon Mathis, Ka’Dar Hollman ou encore Aaron Covington. 

L’attaque peut aisément reproduire les mêmes prouesses qu’en 2016 avec Jason Candle et Logan Woodside à la baguette. Mais le sort de Toledo risque fortement de reposer sur la défense. Sa propension à craquer lourdement dans les derniers moments pourrait à nouveau coûter cher, surtout si la ligne défensive et les safeties ne coordonnent pas leurs efforts de substitution correctement.

Sur le plan du talent pur, les Rockets apparaissent comme les favoris de la MAC et le calendrier ne fait que confirmer ces prédictions. Le mois de septembre donnera le ton sur la compétitivité de l’équipe. En effet, il faudra se déplace à Nevada et Miami (FL) tout en recevant une équipe similaire et dangereuse de Tulsa. Plus tard, certains pièges seront à éviter avec les voyages à Central Michigan, Ohio ou encore Bowling Green, sans que cela ne ternisse la domination des hommes de Jason Candle.

Mais les principaux adversaires de Toledo, Western Michigan et Northern Illinois, doivent cette année se déplacer sur le terrain des Rockets en novembre. Il s’agit d’un avantage indéniable qu’il ne faut pas gâcher, un petit quelque chose qui semble-t-il joue en leur faveur cette année. On y croit.


2. Western Michigan

Une nouvelle page de l’histoire de Western Michigan s’ouvre avec cette nouvelle saison. P.J. Fleck, possiblement le meilleur head coach que l’université n’ait jamais connu, a été débauché par Minnesota au terme d’une année exceptionnelle couronnée de 13 victoires, d’un titre de conférence MAC, d’une participation à un Bowl du Nouvel An et d’une présence médiatique incomparable. Il faut maintenant tout recommencer avec Tim Lester.

L’ancien entraineur assistant des quarterbacks de Purdue s’attaque à une tâche impossible à reproduire. Son prédécesseur charismatique est passé en quatre saisons d’un bilan de 1-11 à 13-1 ; toucher le plateau des 10 victoires semble toutefois difficile en cette année de transition.

Les Broncos n’ont perdu aucun match lors de la saison régulière et ont carrément dominé ses adversaires de la conférence Big Ten, surprenant Illinois et Northwestern mais s’inclinant face à Wisconsin (d’un seul touchdown). Cependant, le départ des meilleures pièces offensives laissent un vide important dans l’effectif de Western Michigan, dont le squelette se trouve loin d’être dépeuplé non plus. Une chose est certaine : les champions en titre ne seront pas en reste.

Mais pour demeurer compétitif, Western Michigan devra obligatoirement répondre à de lourdes questions en attaque. La plus cruciale de toutes est le remplacement du quarterback. L’excellent Zach Terrell (3522 yards à la passe, 33 TDs, 4 INTs) a barré le navire des Broncos depuis une éternité et s’est distingué pour son efficacité et sa propreté. L’heure de la relève a sonné. Une compétition à trois s’est ouverte entre le junior Tom Flacco, le sophomore Jon Wassink et le transfert d’Illinois, Alex Mussat. La transition sera assurément difficile lorsque l’on passe d’un quarterback ayant réalisé une quatrième saison phénoménale de titulaire à une escouade qui mélange 13 tentatives de passe en carrière. Mais ce n’est pas tout. Tim Lester doit aussi compter sur un groupe de receveurs totalement vert et sans la superstar Corey Davis (97 réceptions, 1500 yards, 19 TDs). Son départ crée un vide immense, d’autant plus que les deux autres meilleurs cibles aériennes de l’équipe, Michael Henry et Harrington Thompson, ont terminé leur cursus.

Un tel mélange d’inexpérience dans le domaine aérien n’est jamais bon. Toutefois, les Broncos possèdent à l’heure actuelle le meilleur jeu de course de la conférence MAC en Jarvion Franklin (1353 yards à la course, 12 TDs) et Jamauri Bogan (923 yards à la course, 8 TDs). La présence de tels playmakers devrait permettre à l’attaque de survivre, bien que cet aspect unidimensionnel jouera des tours à Western Michigan quoi qu’il en soit. Reconstruire l’animation offensive dans sa totalité sera la tâche principale de Tim Lester en cette première année sur le campus de Kalamazoo.

La défense se trouve de son côté dans un état bien plus solide. Intraitable l’an dernier, une escouade très agressive et talentueuse ne perd pas grand monde et devrait rester au sommet de la hiérarchie de la conférence. Malheureusement, elle perd son meilleur joueur en la personne du defensive end Keion Adams (7.5 sacks, 10.5 TFLs). Le front-seven, coeur de l’agressivité défensive, conserve quand même deux titulaires intéressants sur la ligne défensive, dont Eric Assoua (3.5 sacks, 3 TFLs), ainsi qu’un trio de linebackers fabuleux entre l’excellent Robert Spillane (111 plaquages, 3 sacks, 7.5 TFLs, 3 INTs), Asantay Brown et Caleb Bailey. Ils reviennent tous pour leur saison senior et sont capables d’appliquer une pression caractéristique à cette défense.

Le très bon secondary pourrait bénéficier d’autant plus d’une réussite des lignes avant. La productivité était déjà présente grâce aux exploits de Darius Phillips (4 INTs, 9 passes défendues) ; celle-ci pourrait encore progresser avec l’expérience engrangée par le cornerback junior Sam Beal et surtout le safety sophomore Justin Tranquill. Si le pass rush peut émerger rapidement, il faudra compter sur une excellente défense des Broncos capable d’aider l’attaque à sauver les meubles.

Les qualités de l’effectif de Western Michigan sont indéniables. Mais l’expérience majeure de la défense, avec le retour de sept titulaires, ne pourra pas rivaliser avec certains trous massifs en attaque. Reconstruire un jeu aérien ne sera pas chose facile ; comme on le sait, Rome ne s’est pas construite en un jour.

Les Broncos ne quitteront pas le giron des favoris de la MAC du jour au lendemain. Certes, la domination ne sera plus effective mais ils n’en seront pas moins de sérieux prétendants à un second titre consécutif. Après deux déplacements corsés à USC et Michigan State, Western Michigan a la véritable possibilité de remporter les huit matchs suivants et de se placer en haut de la MAC West.

Les voyages sur les campus de Northern Illinois et de Toledo pour conclure la saison régulière ne penchent pas en faveur de Western Michigan, mais il ne faut pas oublier qu’une saison à 8 victoires serait une belle réussite pour un nouvel head coach.


3. Miami (OH)

Qu’on le veuille ou non, l’année passé de Miami (OH) était historique. Les RedHawks ont en effet les premiers de l’histoire du football universitaire à débuter la saison avec six défaites avant d’enchaîner avec six victoires. La dynamique est aussi positive qu’encourageante pour l’escouade dirigée par Chuck Martin, qui a enregistré plus de succès en deux mois qu’en trois ans auparavant (5), sans que la réussite ne soit assurée en vue de 2017.

En parlant de réussite, la reconstruction de l’effectif de Miami (OH) en est véritablement une. Chuck Martin a mis en place un stratégie très osée mais celle-ci a payé : d’un zéro pointé à une qualification pour un Bowl.

Le head coach a envoyé une immense majorité de freshmen au casse-pipe dès son arrivée en 2014. Les résultats ne se sont pas révélés tout de suite mais ce travail de longue haleine a commencé à payé l’an dernier. Aujourd’hui, l’effectif des RedHawks est composé en grande partie d’upperclassemen dotés d’une belle expérience acquise sur le tas. Miami (OH) se trouve qui plus est dans une division MAC East ne proposant aucun véritable favori, en atteste le record en conférence de 6-2 accompli la saison passée. Un coup est possible.

Et les RedHawks disposent de pièces offensives porteuses d’espoir. Neuf titulaires en attaque reviennent pour leur saison junior et senior : les trois meilleurs running backs, cinq des six meilleurs receveurs, quatre linemen et par-dessus tout, le quarterback titulaire. Ce dernier se nomme Gus Ragland (1537 yards à la passe, 17 TDs, 1 INT) et est réellement la meilleure arme offensive de Miami (OH). Blessé en début de saison, il a récupéré son poste de titulaire et les RedHawks ont passé la surmultipliée. Le quarterback dispose d’un beau groupe de receveurs à ses côtés avec des hommes comme Jared MurphyJames Gardner (750 yards à la réception, 6 TDs) et un armée de jeunes joueurs talentueux en second rideau. L’animation aérien ne sera pas un souci, et si la progression ne s’arrête pas en si bon chemin, on peut espérer qu’un running back atteigne la barre des 1000 yards parcourus. Alonzo Smith (709 yards à la course, 3 TDs) pourrait être cet homme, bien que le jeu de course ne soit pas une spécialité des RedHawks.

De son côté, une défense adepte des préceptes du “bend-don’t-break” s’améliore graduellement et pourrait désormais passer un cap supérieure. Afin de mettre en place une telle animation défensive, une condition sine qua non est un pass rush efficace. Ce dernier point pourrait être le seul point noir de Miami (OH) puisque les deux meilleurs defensive ends de l’équipe, J.T. Jones et Austin Gearing (10.5 sacks, 8 TFLs).

Le back-seven retrouve tout de même six titulaires de l’an dernier dont un excellent trio de linebackers juniors, entre Junior McMullen, De’Andre Montgomery et Brad Koenig (228 plaquages, 4 sacks, 16.5 TFLs, 13 passes défendues, 5 INTs). Mais ils ne sont pas seuls à dominer les lignes arrières de la défense. Le cornerback senior Heath Harding est le véritable playmaker défensif (6.5 TFLs, 11 passes défendues, 4 INTs) au côté du safety Tony Reid. Il est difficile de nommer un meilleur back-seven que celui-ci au sein de la MAC, mais les performances de l’an dernier ne pourront être atteintes si le pass rush ne tient pas un tant soit peu la route.

Un tel retour d’expérience présage la poursuite de la progression de Miami (OH), d’autant plus que le talent ne manque pas aux bonnes positions sur le terrain. La chance des RedHawks est également d’évoluer au sein de la MAC East, où il est plus facile de manœuvrer.

Ohio reste le plus grand adversaire pour accéder à la finale de la conférence ; le déplacement sur les campus des Bobcats lors de la soirée d’Halloween a de grands chants d’accoucher du lauréat de la division. De plus, Miami (OH) évite le trio infernal de la division opposée et peut, sur un malentendu, réaliser des upsets face à Marshall ou Cincinnati lors du calendrier hors-conférence.

En adoptant un point de vue prudent, la quasi-totalité des rencontres devrait se jouer à moins d’un touchdown d’écart pour les RedHawks. Cela veut dire que Gus Ragland devra jouer avec un taux d’efficacité identique à l’an passé et un leadership affirmé. Et c’est loin d’être impossible.


Le ventre “dur” de la conférence :

4. Northern Illinois

5. Ohio

6. Central Michigan

La saison dernière a mis fin à la fabuleuse série de cinq titres consécutifs de division MAC West (ornés de trois titres de conférence) de Northern Illinois. Et que la chute a été brutale. La première partie d’année s’est soldée avec un bilan d’une seule victoire pour six défaites. Les Huskies se sont inclinés après triple prolongation face à Wyoming et Central Michigan, tout en perdant face à une équipe FCS (Western Illinois). L’explication est facile à trouver : les blessures se sont enchainées chez les quarterbacks, qui ont été quatre (!) à jouer en 2016. Peu probable que cela se reproduise et un rebond est logiquement attendu au tournant. La présence d’un quarterback en vie, sans doute le junior Ryan Graham, et d’un excellent running back en Jordan Huff devrait être suffisant pour remonter la pente en attaque. De l’autre côté, la défense dispose d’un secondary excitant mais la reconstruction majeure du front-seven pourrait entraver le retour au sommet des Huskies. Il faut davantage pour titiller Toledo et Western Michigan dans la MAC West.

Central Michigan a souvent a la vie dure au sein de la MAC West, jouant avec la lame du rasoir et les six victoires qualificatives pour un Bowl. Le même scénario devrait se présenter cette saison. L’attaque est composée d’une flopée d’armes revenant pour leur année senior, notamment chez les receveurs avec Corey Willis, mais le quarterback historique des Chippewas, Cooper Rush, a terminé son cursus. Shane Morris arrive en transfert de Michigan pour prendre le flambeau : très bien entouré, son intégration sera la clé de la réussite de Central Michigan. Les playmakers défensifs ne quittent pas l’équipe non plus, qui devrait garder un niveau sensiblement équivalent en défense. Ses performances feront la différence entre des upsets et des défaites, une caractéristique qui pourrait mettre la division à sac.

Miami (OH) apparait comme un sérieux prétendant pour empocher la division MAC East, mais il ne faut surtout pas sous-estimer l’équipe d’Ohio. Les Bobcats ont la capacité d’accéder à nouveau à la finale de conférence avec une victoire lors de la réception des RedHawks. L’équipe dirigée par Frank Solich est rarement éloignée de la course au titre grâce à une solidité chronique des deux côtés du ballon. Bien que l’escouade de receveurs perde de nombreux éléments, les running backs demeurent solides et le changement de quarterback titulaire ne devrait pas être perceptible. Et malgré cela, la véritable identité des Bobcats demeure un front-seven défensif intraitable. Le seul souci est que ce dernier perd la quasi-totalité de ses meilleurs éléments. Le superbe linebacker Quentin Poling apparait tel un survivant puisqu la ligne défensive est totalement décimée. Cela pourrait porter préjudice à Ohio lors des matchs cruciaux.


Attention, poils à gratter :

7. Eastern Michigan

8. Bowling Green

9. Akron

Jamais depuis les années 1980 l’équipe d’Eastern Michigan n’avait été aussi compétitive, terminant avec 7 victoires ainsi qu’une participation à un Bowl très encourageante. On pourrait penser que les Eagles régressent, du fait de leur histoire, mais l’inverse pourrait bien se produire. La majorité des pièces ne quittent pas le programme : la défense reste intacte tandis que l’attaque n’a pas de grands changements à produire. Cette dernière conserve surtout son leader, le quarterback Brogan Roback, ce qui laisse espérer une deuxième qualification de suite à un Bowl. Eastern Michigan ne sera pas à prendre à la légère, quoi qu’il en soit.

Le head coach Mike Jinks a entrepris une reconstruction totale du programme de Bowling Green en prenant la place de Dino Babers. Les Falcons ont (presque) logiquement sombré l’an dernier et ne peuvent que reprendre le chemin d’un succès relatif. L’animation offensive devrait se rapprocher davantage de son lustre d’antan ; en revanche, les déboires défensifs pourraient s’accentuer. Bowling Green a encore des progrès à faire pour retrouver sa place au sommet de la conférence.

Akron a également vécu une saison de transition l’an dernier, plutôt forcée par les blessures. La défense pourrait tout de même se rapprocher de son niveau historique rencontré en 2015, mais il ne faut pas s’attendre à des miracles. Des espoirs plus conséquents peuvent être nourris du côté de l’attaque avec un retour massif de pièces intéressantes. Par contre, l’animation offensive n’a jamais été très forte chez les Zips et ce n’est pas forcément un motif de confiance.


Il y a encore du boulot :

10. Ball State

11. Buffalo

12. Kent State

Ball State n’a pas vraiment de chance de se retrouver au sein d’une division MAC West absolument injouable pour un programme de ce niveau. L’attaque des Cardinals n’est pas mauvaise, et même plutôt bonne au niveau des running backs. Cependant, la situation défensive est absolument terrifiante et empêche tout espoir d’accession à un Bowl (si ce n’est de compétitivité au sein de la conférence).

Qui de Buffalo ou de Kent State terminera au fin fond de la MAC East ? La bataille sera rude pour déterminer un “vainqueur”. Les deux équipes connaissent des périodes de reconstruction plus ou moins importantes. Les Bulls ont la capacité de sortir quelques performances offensives tandis que les Flashes devraient, comme d’habitude, se reposer sur une défense solide. La question pour chacun est de savoir si l’autre côté du ballon peut sortir de sa torpeur.


Pronostics de performance :

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