Une nouvelle saison de football universitaire s’approche et Midnight on Campus vous propose un stage de préparation adéquat. Avec l’aide des travaux de Bill Connelly et de Phil Steele, plongez au coeur des principales équipes et conférences grâce à une foule de présentations complètes et précises.

Les favoris au titre de la conférence Big Ten :

1. Ohio State

2. Penn State

3. Michigan

La bataille pour le titre de conférence Big Ten passera certainement par la course au titre de la division East, à l’instar de ce qu’il se passe à chaque année ces derniers temps. Les deux divisions ne sont pas réellement équilibrées et les quatre dernières finales de conférence ont été remportées par Michigan State, Ohio State et Penn State, tous issus de la division East. Il semble compliqué d’éviter un tel scénario en cette nouvelle saison tellement les trois équipes de tête dominent leurs pairs à tous les niveaux.

Champion en titre, Penn State essaiera de conserver son trophée et ce ne sont pas les atouts qui manquent aux Nittany Lions. Ils peuvent détenir la meilleure attaque de la conférence autour de deux candidats au Heisman Trophy, le quarterback Trace McSorley et le running back Saquon Barkley. Mettre en difficulté ses adversaires directes avec leur puissance offensive ne sera pas un souci ; la conclusion de ces estocades ne pourra être aboutie que si la défense ne laisse pas trop de marge. Celle-ci revient avec beaucoup d’expérience et un effectif en bien meilleur état physique, mais la perte des playmakers majeurs de l’an dernier laisse planer un doute sur la continuité de l’excellent niveau affiché en fin de saison dernière. Ce pourrait laisser juste ce qu’il faut de différences pour ouvrir la porte aux rivaux pour le titre de division Big Ten East.

Il semble que le (léger) favori pour accéder à la finale de conférence soit Ohio State. Pourquoi ? Ils ont justifié leurs valeurs en se qualifiant pour le College Football Playoff sans aucun trophée et surtout en maintenant un niveau d’excellence à travers les années sous Urban Meyer. L’attaque a montré ses limites lors des grandes rencontres, sans que cela ne veuille dire qu’elle était mauvaise, loin de là. Elle a très bien fonctionné tout au long de l’année et retrouve ses meilleurs joueurs, tout du moins au sein du backfield. A cela, il faut ajouter que le front-seven défensif pourrait se révéler comme un des meilleurs du pays ; par contre, le petit bémol demeure l’instabilité au sein du secondary, puisque les excellentes animations aériennes de la Big Ten, et notamment celle de Penn State, ont de bonnes chances de prendre les Buckeyes à revers. Rien n’est joué, loin de là.

Toutefois, le troisième larron, Michigan, est probablement l’équipe qui démarre avec le plus grand retard par rapport à ses deux concurrents directs. Les Wolverines entrent en effet dans une sorte de transition : le jeu de course ne devrait pas être un souci, le poste de quarterback non plus avec Wilton Speight, mais l’escouade de receveurs totalement verte devrait sans doute devenir un boulet à un moment ou à un autre. Seulement se reposer sur le jeu au sol ne sera absolument pas suffisant face aux meilleures équipes de la conférence et on n’a aucune idée de ce que peut produire l’animation aérienne à ce jour. La défense devrait rester dans l’élite nationale, bien que les départs importants peuvent creuser un peu la domination totale de ce groupe. Michigan sera dans la conversation pour le titre jusqu’aux confrontations directes ; ceci dit, attention, le potentiel optimal de cette équipe sera atteint en 2018.


Les outsiders :

4. Wisconsin

La seule université capable de rivaliser avec les trois mastodontes de la Big Ten est, sans aucun doute, Wisconsin. Les Badgers devraient se qualifier pour une cinquième finale de conférence en sept ans, tellement l’écart de performance entre eux et le reste de la division West est importante en cette nouvelle saison. Une attaque en progression et une défense tout autant dominante ; il existe d’ailleurs une chance que les hommes de Paul Chryst termine la saison régulière avec un record vierge de défaites. Il ne manquerait plus qu’une surprise ait lieu à Indianapolis en décembre et le College Football Playoff serait ainsi à portée de tir. Enfin, à la vue de l’effectif des Badgers, ce ne serait une véritable surprise.


Les poisons :

5. Nebraska

6. Indiana

7. Iowa

8. Northwestern

9. Michigan State

10. Minnesota

11. Maryland

Le ventre mou de la conférence Big Ten est incroyablement profond. Toutes les équipes citées ci-dessus peuvent prétendre à une qualification pour un Bowl et ne sont séparés que de très peu en terme de niveau sur le terrain. La hiérarchie pourrait être totalement inversée à la fin de la saison sans que cela ne soit très surprenant.

Nebraska entame une petite période de reconstruction à un moment plutôt malvenu pour le maintien de Mike Riley à la tête des Cornhuskers. Grâce à une solidité des bases et d’une continuité dans les effectifs, les équipes d’Iowa et de Northwestern sont relativement proches de Nebraska et les confrontations entre ces trois équipes devraient mettre de l’ordre dans la hiérarchie derrière Wisconsin au sein de la division Big Ten West. Minnesota a recruté l’énergisant et un peu fou P.J. Fleck au poste de head coach, ce qui est un véritable plus sur le long terme ; mais si la construction des Golden Gophers se fait comme à Western Michigan, il faudra davantage qu’une saison pour rivaliser avec avec le sommet de la division.

Le sort de la division Big Ten East est déjà scellé. Cependant, il n’est vraiment pas impossible que Indiana cause un ou plusieurs upsets au cours de la saison. Les Hoosiers ont certes perdu leur head coach Kevin Wilson, qu’ils ont remplacé avec le précédent coordinateur défensif, Tom Allen, auteur de très belles améliorations en peu de temps. La défense devrait se révéler (très) bonne tandis que l’attaque subit un turnover important ; tout l’inverse de ce que Indiana a montré dans l’histoire récente. Maryland devrait jouer un rôle similaire de poison pour les gros poissons de la division. Les Terrapins possèdent un excellent jeu de course, mais de nombreux trous subsistent des deux côtés du terrain, notamment en défense. Est-ce que les très bonnes classes de recrutement peuvent émerger plus rapidement que prévu pour rivaliser un peu plus dangereusement ?

Michigan State entame pour sa part une période de reconstruction d’autant plus sérieuse. Tombés dans un trou du jour au lendemain en 2016, les Spartans se retrouvent aujourd’hui avec une défense certainement plus instable que l’an passé et ce n’est pas vraiment pas certain que l’attaque puisse compenser. Rendez-vous en 2018 pour connaitre le futur de Michigan State, tout du moins si Mark Dantonio se trouve toujours à la charge du programme d’ici là.


Les souffre-douleurs :

12. Purdue

13. Rutgers

14. Illinois

Avec l’arrivée de Jeff Brohm sur le campus, Purdue devrait connaitre un boost immédiat au niveau des performances sportives. Il apporte aux Boilermakers une nouvelle animation offensive qui a déjà fait ses preuves avec succès du côté de Western Kentucky. Malheureusement, l’ensemble de l’équipe demeure plutôt faible et celle-ci a besoin de plusieurs saisons pour atteindre un niveau décent, même si la mayonnaise prend correctement.

Rutgers a touché le fond l’an dernier et il n’existe aucune autre possibilité que de progresser pour la seconde saison de Chris Ash sur le campus. Les Scarlet Knights peuvent avancer sur le terrain une défense plutôt solide, mais comme ces derniers années, l’attaque se trouve dans le flou total. Illinois a embauché Lovie Smith lors de la dernière intersaison. Pourtant, les résultats n’ont pas été convaincants pour le moment et rien n’indique une amélioration en cette nouvelle année. La bataille avec Rutgers pour la dernière place de la conférence Big Ten sera compliquée à départager.