Une nouvelle saison de football universitaire s’approche et Midnight on Campus vous propose un stage de préparation adéquat. Avec l’aide des travaux de Bill Connelly et de Phil Steele, plongez au coeur des principales équipes et conférences grâce à une foule de présentations complètes et précises.

Les favoris au titre de la conférence Big 12 :

1. Oklahoma

2. Oklahoma State

3. Texas

La triplette gagnante de la conférence Big 12 se détache plutôt clairement du reste des équipes. Les Sooners d’Oklahoma sont double-champions en titre et malgré un changement de head coach surprise à l’intersaison, ils restent les hommes à battre de cette clique. Malgré les départs des trois meilleurs éléments offensifs de ces derniers années, il reste un certain Baker Mayfield au sommet de l’attaque avec de sérieuses chances de se retrouver à nouveau à New York en fin de saison pour la cérémonie de remise du Heisman Trophy. Une telle présence, au côté d’un effectif demeurant talentueux et expérimenté, conserve obligatoirement l’équipe de Lincoln Riley au sommet de la hiérarchie… pour le moment.

Les rivaux historiques des Sooners, les Cowboys d’Oklahoma State, devraient se révéler comme les adversaires les plus sérieux pour changer le visage du champion de conférence. L’animation offensive menée par Mason Rudolph et James Washington a les moyens de franchir le palier de l’élite lors de cette nouvelle saison, prenant même les devants de leurs ennemis de toujours. Malheureusement, les performances de la défense ralentiront les espoirs des “Pokes” ; tout dépend de la force de celle-ci. Ce sera sans aucun doute le différentiel entre une saison titrée et une saison de nouveau dans l’ombre d’Oklahoma. Le verdict ? Lors du Bedlam Game le 4 novembre. La situation se clarifiera et une des deux équipes sera éliminée de la course au titre.

Le troisième larron capable de mettre une joyeuse pagaille au sommet de la conférence Big 12 est, bien entendu, Texas. La hype grandit à vue d’oeil depuis l’arrivée de Tom Herman à la charge des Longhorns et difficile de ne pas la comprendre. De grandes questions offensives et défensives règnent ; cependant, ils retournent une quantité de production très élevée de l’équipe de l’an passé et peuvent se reposer sur des talents de retour sur le campus d’Austin. Qui plus est, l’association entre le nouvel head coach et le coordinateur défensif, Todd Orlando, pourrait payer dès les premières semaines. A l’instar de leur époque commune à Houston, très récemment. Le 14 octobre, date du fameux Red River Showdown, indiquera si les Longhorns sont enfin de retour parmi l’élite de la conférence ou si la différence avec Oklahoma demeure toujours.


Les outsiders :

4. TCU

5. Baylor

Les deux universités texanes peuvent jouer les trouble-fêtes si elles répondent positivement aux questions qui leur sont posées. Et Dieu sait qu’elles sont différentes.

Les Horned Frogs de TCU sortent d’une saison décevante notamment du côté offensif, où Kenny Hill n’arrive toujours pas à justifier les attentes placées en lui. L’équipe de Gary Patterson n’a plus le droit à l’erreur puisque l’effectif est reconduit dans une vaste majorité pour une ultime saison universitaire. La continuité se révèle être un atout majeur, mais faudrait-il encore que les pièces à disposition atteigne leur véritable valeur.

Il est fort possible que l’on mette la barre un peu haute d’entrée de jeu pour Baylor. Les Bears sortent tout juste d’une période noire pour le programme de football à cause du scandale sexuel d’envergure ayant gangrené l’école. Art Briles viré manu militari au même titre que le reste de ses assistants, l’ancien head coach de Temple, Matt Rhule, reprend la charge d’un effectif en manque d’identité. Il excelle dans ce domaine et si la nouvelle animation offensive clique tout de suite, alors que la défense performe au-delà des attentes, Baylor pourrait faire tomber plus d’une équipe dominante de la conférence Big 12.


Les poisons :

6. Kansas State

7. West Virginia

8. Texas Tech

Le magicien Bill Snyder peut-il frapper une nouvelle fois ? Cela fait plus de trois décennies qu’il provoque des remous au sein de la conférence Big 12 et l’équipe actuelle de Kansas State a retrouvé un niveau plus que décent. On pourrait même dire plutôt bon. L’effectif jouera avec une très belle expérience, un atout indéniable à considérer de par l’influence de Bill Snyder, tandis qu’elle sera portée par une défense tout du moins aussi solide que celle de TCU ou d’Oklahoma. Les performances offensives dicteront le classement des Wildcats : soit en milieu de conférence, soit proche du sommet et à distance dangereuse des mastodontes.

Un cran en-dessous, on peut regrouper les équipes de West Virginia et de Texas Tech pour des raisons différentes. Les Mountaineers vivent une saison de transition avec les départs d’une foule de titulaires des deux côtés du ballon, alors que le reste de la conférence progresse. En revanche, ils pourront jouer des surprises si le talentueux quarterback Will Grier, arrivé de Florida sur transfert, est capable de diriger une attaque relativement efficace. C’est une possibilité avec Dana Holgorsen en tant que head coach. Les Red Raiders, de leur côté, se retrouvent dans une situation plus ou moins identique à ces dernières saisons. L’attaque Air Raid dispensée par Kliff Kingsbury sera comme toujours déstabilisante (malgré le départ de Patrick Mahomes) ; mais les résultats dépendront encore une fois de la force défensive. On la suppose en progression, sauf que cette chanson est jouée chaque année. On attend de voir les résultats sur le terrain.


Les souffre-douleurs :

9. Iowa State

10. Kansas

Matt Campbell continue la reconstruction de l’équipe d’Iowa State, et ils se retrouveront à nouveau en position de réaliser quelques upsets. La progression de l’équipe laisse penser qu’une ou deux surprises sont à portée de main. Malheureusement, ils demeurent en retrait par rapport aux autres équipes de la conférence Big 12. Kansas se présente également dans une situation de cet acabit. Les Jayhawks s’améliorent petit à petit sous David Beaty, surtout du point de vue défensif, mais la faiblesse de l’effectif dans sa totalité ne laisse pas de grandes chances de succès. Quoi qu’il en soit, il faudra surveiller ces équipes dans les années à venir si elles confirment leur dynamique positive.