Une nouvelle saison de football universitaire s’approche et Midnight on Campus vous propose un stage de préparation adéquat. Avec l’aide des travaux de Bill Connelly et de Phil Steele, plongez au coeur des principales équipes et conférences grâce à une foule de présentations complètes et précises.

Les favoris au titre de la conférence SEC :

1. Alabama

2. LSU

3. Auburn

Intrinsèquement, Alabama possède une bonne longueur d’avance sur le reste de la conférence (et du pays) et aurait pu désigné unique et grand favori pour remporter la SEC. Toutefois, le fait que LSU et Auburn possèdent d’excellentes équipes et que les trois larrons se rencontrent tous au cours de la saison régulière joue un facteur qui ne peut être négligé. La magie de la division SEC West.

Le Crimson Tide assoit sa domination sur l’ensemble de la ligue année après année. Les hommes de Nick Saban tractent la conférence SEC vers les sommets de la hiérarchie nationale, et notamment le College Football Playoff, tandis que les autres pensionnaires vivent des époques plus compliquées qu’à l’habitude. Cette nouvelle saison est une nouvelle opportunité de montrer la puissance d’un programme de football provoquant l’admiration, que ce soit dans sa structure, son recrutement et surtout en terme de résultats. Alabama a proposé sur le terrain en 2016 une de ses meilleures équipes de la dernière décennie et l’effroi n’est pas prêt de se terminer. Un quarterback avec une saison d’expérience dans le sac revient à son poste pour la première fois depuis 2013, afin de mener le meilleur backfield du pays et une attaque qui inscrivait près de 40 points par match. De plus, la défense remplace d’excellents playmakers partis pour la NFL avec des armes tout aussi prometteuses et talentueuses ; autant dire qu’une baisse de régime défensive n’est pas à l’ordre du jour.

Il faudra se lever de bonne heure pour détrôner le Crimson Tide, ou bien il faut les battre lors des confrontations directes. Les Tigers de Louisiane et de l’Alabama sont les deux équipes avec les meilleures chances de renverser le roi. La concentration de talents se trouve à peu près identique, mais le manque d’homogénéité à propos des performances leur coutent une petite marche de retard. Il ne manque qu’une animation aérienne à LSU pour provoquer des sueurs froides à Nick Saban, et l’arrivée de Matt Canada à la charge de l’attaque pour aider à combler ce retard rapidement. Les mêmes déboires ont grandement heurté les résultats d’Auburn ; toutefois, le transfert du quarterback Jarrett Stidham couplé avec l’arrivée de Chip Lindsey pourrait bien donner un vrai coup de fouet à l’attaque décevante des Tigers.

LSU possède certainement la meilleure équipe des deux côtés du terrain ainsi que le meilleur coaching staff en comparaison avec Auburn. L’équipe d’Ed Orgeron doit cependant affronter un calendrier dantesque à l’extérieur (Alabama, Florida, Tennessee) alors que les hommes de Gus Malzahn accueille Alabama en conclusion de saison régulière. La bataille sera intense pour prendre la place du calife et quoi qu’il en soit, seulement des Tigers peuvent mener la vie dure au Crimson Tide.


Les outsiders : 

4. Florida

5. Georgia

6. Tennessee

Le représentant de la division West a remporté la conférence SEC lors des huit (!) dernières éditions de la finale. Autant dire que la série ne risque pas de s’arrêter cette saison avec la situation de la division East. Certes, elle progresse dans son ensemble par rapport aux dernières années, mais la marge avec la division opposée demeure assez grande.

Une course à trois semble de nouveau être le scénario pour tenter de rivaliser avec la division opposé à Atlanta en décembre prochain. Florida et Georgia apparaissent comme les options les plus plausibles, bien que Tennessee reste dans l’ombre en second plan, loin de la hype qui dessert le programme si souvent. Les Bulldogs devraient logiquement être les favoris pour retrouver la couronne de division East mais la reconstruction forcée initiée par l’administration de l’université avec Kirby Smart est encore un processus actif (et le calendrier est aussi très compliqué à gérer). La situation n’est pas fameuse non plus du côté des Gators. Ces derniers doivent remettre leur très bonne défense d’aplomb après un exode massif et l’attaque demeure une question tant que le poste de quarterback n’est pas ancré avec un joueur efficace. Jim McElwain tient une occasion de monter une équipe à son image et il profite qui plus est d’un calendrier assez clément.

Florida semble détenir l’ascendant sur ses adversaires directs pour conserver son titre de division SEC East. Mais attention aux Volunteers. Ils détiennent un effectif très expérimenté et plutôt inchangé par rapport à l’an passé, malgré les lourdes pertes de Josh Dobbs et Derek Barnett. L’optimisme est de mise d’autant plus que les blessures devraient certainement laisser la défense plus tranquille et en affrontant Georgia et Florida avant la fin du mois de septembre, on saura de suite si Tennessee peut jouer un rôle d’outsider au sein de la conférence SEC.


Les poisons : 

7. Texas A&M

8. Arkansas

9. South Carolina

10. Mississippi State

11. Ole Miss

La divison SEC West est souvent mise en valeur de par sa profondeur d’équipes capables de jouer à haut niveau. Texas A&M et Arkansas pourraient facilement jouer les premiers rôles dans la plupart des divisions du pays mais la présence des ogres cités ci-dessus les en empêche. Aggies et Razorbacks possèdent une identité parfaite pour jouer les trouble-fêtes sans pour autant terminer le boulot : des pièces intéressantes malheureusement perdus dans un effectif qui doit désormais composer sans ses meilleurs playmakers. Les deux équipes devraient tout de même se trouver en bordure de Top-25 à la fin de la saison, avec 7 ou 8 victoires au compteur.

La reconstruction était extrêmement importante sur le campus de Mississippi State l’an passé et les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes ; ils les ont surpassé avec une participation à un Bowl et six succès. Les Bulldogs sont qui plus est passés à 14 points inscrits de récupérer 4 victoires supplémentaires et ce n’est sans compter sur la défaite en double prolongation à BYU. Dan Mullen a façonné un programme très solide à Starkville et ses hommes devraient surprendre en rebondissant à un niveau plus que correct pour la conférence SEC dès aujourd’hui. La situation s’annonce quasiment identique à South Carolina, avec une escouade presque inchangée par rapport à la saison dernière et surtout une animation offensive qui possède la continuité afin de retrouver des performances oubliées.

Et puis il existe le cas de Ole Miss. Il est impossible de savoir dans quelle direction cette équipe se dirige. Avec une intersaison désastreuse à cause de l’investigation sur les potentielles violations de recrutement commises par le programme de football, ayant mené à l’éviction de Hugh Freeze au poste de head coach, les Rebels peuvent se rebiffer dans un élan d’orgueil ou bien ils peuvent perdre tout l’élan construit au fil des années par Hugh Freeze. Ils demeurent tout de même dangereux pour cette imprévisibilité ainsi que pour le talent qui n’a pas quitté le campus au cours de ces événements.


Les souffre-douleurs :

12. Kentucky

13. Missouri

14. Vanderbilt

Chacune de ces équipes n’est pas mauvaise, loin de là. Mais au sein d’une conférence SEC très relevée, les moindres aspérités coutent très chères. Kentucky mériterait d’accéder au rang supérieur sur les bases des progrès réalisés l’an dernier, qui ont surpris beaucoup de monde. Les Wildcats peuvent, semble-t-il, rivaliser avec des équipes de leur propre division tel que South Carolina, si ce n’est les trois meilleures, sur un malentendu. Il a seulement fallu faire un choix et l’équipe de Mark Stoops est celle apportant le moins de confiance.

Missouri et Vanderbilt demeurent un ton en dessous des autres équipes de la conférence SEC. Les Tigers ont de grands chances de proposer une attaque des plus dynamiques tandis que les Commodores se reposeront très certainement sur une défense très solide. Malheureusement, chaque équipe ne peut jouer avec d’autres atouts et cela coute cher dans la balance finale.