Une nouvelle saison de football universitaire s’approche et Midnight on Campus vous propose un stage de préparation adéquat. Avec l’aide des travaux de Bill Connelly et de Phil Steele, plongez au coeur des principales équipes et conférences grâce à une foule de présentations complètes et précises.

Les #CFBPreviews sont devenus une tradition estivale comme nulle autre au sein de la rédaction de Midnight on Campus afin de préparer une nouvelle saison de football universitaire, qui s’annonce, comme toujours, haletante. 

La conférence Mountain West gravit les échelons petit à petit et rivalise aujourd’hui avec l’American Athletic Conference pour le titre honorifique de meilleure conférence du Group of Five. Le sommet de la ligue est capable de battre n’importe qui, équipes du Power Five incluses, en proposant un niveau de jeu des plus compétitif.

Ces équipes ? La sélection inclut sans aucun doute Boise State et San Diego State, qui vise le plateau des 10 victoires à chaque saison depuis de très nombreuses années. Fresno State, qui s’est invité dans la course en 2017, et le reste des équipes moyennes de la MWC peuvent régulièrement surgir afin de jouer les premiers rôles et secouer la conférence.

Qu’est-ce que la conférence Mountain West nous offrira en cette saison de football universitaire ?

 


 

Les favoris de la conférence Mountain West :

 

1. Boise State, futur champion ? Tellement logique et envisageable

Si une équipe devait représenter la Mountain West Conference, il devrait s’agir de Boise State. Les Broncos ont remporté le titre de conférence à trois reprises en six ans. Depuis le départ de TCU et Utah en 2012, aucune autre équipe n’a connu autant de succès que Boise State et la powerhouse de la MWC ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin.

Bryan Harsin a maintenu Boise State parmi les meilleures équipes de la conférence au cours d’une époque où la durabilité d’une équipe est remise en cause à chaque intersaison. Et à la suite de deux saisons plus compliquée que prévue en 2015 et 2016, ne se qualifiant pas pour la finale de conférence malgré des saisons à 9 et 10 victoires, respectivement, les Broncos ont retrouvé leur superbe en soulevant le trophée de champion devant une surprenante équipe de Fresno State.

Boise State a remporté le titre de conférence MWC et aligne possiblement une équipe d’autant plus forte en 2018 avec 16 titulaires de retour des deux côtés du terrain. Il faudra se lever de bonne heure pour espérer surprendre des Broncos qui visent clairement la place qualificative du Group of Five pour le Bowl du Nouvel An. 

Le meilleur joueur de la conférence au poste de quarterback, cela aide un peu.

Les Broncos n’ont pas connu un début de saison extrêmement convaincant, mais cela était dû à un manque criant d’expérience, notamment en attaque. Celle-ci a toutefois progressé au fil des semaines en parallèle de la progression de Brett Rypien. Le quarterback et ancienne recrue 4-étoiles a éprouvé du mal lors du premier mois de compétition mais une fois le déclic trouvé, Boise State a retrouvé sa lueur d’antan.

Brett Rypien demeure sur le campus de Boise pour une ultime année de senior et mènera une animation offensive plus compétente que l’an passé. Elle perd son meilleur receveur (Cedrick Wilson), qui a cumulé 139 réceptions, 2,640 yards et 18 TDs en deux saisons, ainsi que ses deux meilleurs tight ends (Jake Roh et Alec Dhaenens), mais cela s’arrête ici. Le groupe de receveurs est blindé d’options viables, tel que le quatuor de cibles composé des seniors A.J. Richardson (494 yards, 2 TDs) et Sean Modster, ainsi que des sophomores Octavius Evans et Cartrell Thomas. 

Lancé dans le grand bain après le départ de Jeremy McNichols, le running back Alexander Mattison a eu du mal à exister en début de saison derrière une ligne offensive totalement neuve. Mais au fil des semaines, chacun a progressé et une alchimie s’est formée. Alexander Mattison revient pour une saison de junior prometteuse (212 portées, 1.086 yards, 12 TDs) et la ligne offensive conserve la majorité de ses troupes en espérant davantage de stabilité.

Malgré des pertes significatives dans les airs, l’animation offensive de Boise State n’a aucune raison de baisser de niveau en 2018. Le jeu au sol et surtout Brett Rypien devraient ancrer cette attaque comme une des toutes meilleures de la conférence, et son niveau de performance a toutes les chances de déterminer si les Broncos peuvent conquérir un nouveau titre de conférence.

 

 

Et si cette défense intégrait carrément le Top-10 national ?

Boise State a tout simplement produit une des meilleures défenses du Group of Five en 2017 avec seulement 4 titulaires présents de l’année précédente et une flopée d’underclassmen à des positions importantes. Andy Avalos s’inscrit comme un des futurs grands coordinateurs défensifs de la ligue avec une telle prestation… et cette nouvelle saison s’annonce encore plus spectaculaire.

Mauvaise nouvelle : Leighton Vander Esch (141 plaquages, 4 sacks, 4.5 TFLs, 3 INTs) s’est révélé comme le leader naturel de la défense des Broncos et il s’est logiquement envolé pour la NFL à la suite d’une saison historique. Bonne nouvelle : il est réellement le seul titulaire à avoir quitté cette escouade défensive.

L’équipe défensive de Boise State est parvenu à formidablement bien limiter les big plays tout en étant très agressif sur le ballon, une combinaison très difficile à accomplir surtout avec de jeunes joueurs inexpérimentés. Le pass rush reste intact et devient immédiatement terrifiant avec le sophomore Curtis Weaver (11 sacks sur 26.5 plaquages en tant que freshman) en tête de gondole accompagné des seniors Jabril Frazier et Durrant Miles (8 sacks, 4,5 TFLs, 5 passes défendues en cumulé). 

La meilleure ligne défensive de la conférence est qui plus supporté par un superbe secondary. Les cornerbacks Avery Williams et Tyler Horton ont combiné 19 passes défendues et 4 interceptions tandis que le safety junior Kekoa Nawahine (108 plaquages, 4.5 TFLs, 4 passes défendues et 3 INTs) et le nickelback sophomore Kekaula Kaniho (5.5 TFLs, 5 passes défendues) ont dominé le centre du terrain. Le quatuor devrait continuer ses ravages si le front-seven ne recule pas trop avec la perte de Leighton Vander Esch. 

Mais avec 10 titulaires de retour et de jeunes talents désormais expérimentés, tout porte à croire que Boise State est capable de proposer la meilleure défense du Group of Five, si ce n’est une des meilleures défenses du pays, tout simplement. 

Un mois de septembre si important pour les espoirs de Boise State

Si Boise State vise une place pour un Bowl du Nouvel An, il lui faut inscrire des résultats marquants à son palmarès. Les déplacements sur les campus de Troy, en ouverture de saison, et tout particulièrement sur le campus d’Oklahoma State, deux semaines plus tard, seront extrêmement importants. Des succès permettront de soutenir leur cas en vue d’acquérir une place dans le Top-25.

Trébucher dans la conférence Mountain West n’est bien entendu pas permis, puisque le représentant du Group of Five au Nouvel An doit être champion de conférence. Et la situation est plus clémente de ce côté-ci. Les rencontres face à San Diego State et Fresno State se dérouleront sur le fameux « Blue Turf » de Boise, bien que la réception des Aztecs peut s’avérer piégeuse, en sandwich entre des déplacements à Wyoming et Nevada.

Les Broncos ont le potentiel suffisant et la situation adéquate afin d’obtenir 10 ou 11 victoires au cours de la saison régulière. Une place en finale de conférence semble évidente, avec Utah State, Wyoming ou Colorado State en tant qu’adversaires sérieux dans la division Mountain. Les espoirs finaux de Boise State devraient ainsi se décanter début décembre, lors de la finale de conférence. Pour une belle ou une très belle saison ?

 

2. Tout ne sera pas facile pour San Diego State

Dès son arrivée au poste de head coach en 2011, Rocky Long a tiré le programme de San Diego State vers les sommets après de très longues décennies d’indigence. Les Aztecs n’ont pas manqué un seul Bowl depuis lors et mieux encore, ils ont empoché trois titres de conférence Mountain West, dont deux consécutifs en 2015 et 2016, avec 11 victoires en poche à chaque reprise.

San Diego State est devenu un des standards de la MWC et joue la couronne suprême à chaque saison. Une preuve de cette nouvelle aura ? 2017 est considérée comme une saison décevante malgré un total de 10 victoires, qui plus est avec des victoires de (grande) marque sur le terrain d’Arizona State et à la maison, face à Stanford. Pourquoi ? Deux défaites de suite face à Boise State et Fresno State ont eu raison des espoirs de titre de conférence, et les Aztecs se sont inclinés lors du Armed Forces Bowl contre l’Army.

Avec 14 titulaires de retour en cette nouvelle saison, San Diego State peut espérer se qualifier à nouveau pour la finale de conférence mais les embuches ne manquent pas, entre la perte de leur running back vedette et leader intrinsèque ainsi qu’un calendrier plutôt relevé. Les Aztecs seront comme à leur habitude très dangereux, mais la réussite de leur saison dépendra de quelques détails.

Juwan Washington peut devenir le troisième running back différent à plus de 2.000 yards

On ne savait pas si San Diego State pouvait continuer à performer à haut niveau en perdant Donnell Pumphrey en 2016 (2.133 yards, 16 TDs). Son remplaçant, Rashaad Penny, est arrivé et a repris la torche exactement où son prédécesseur l’avait laissé (2.248 yards, 23 TDs). Aujourd’hui, le junior Juwan Washington se retrouve dans la même position que Penny et devient titulaire dans des circonstances similaires, à la suite d’une saison prometteuse en second rideau (759 yards, 7 TDs).

Juwan Washington a prouvé qu’il pouvait être une solution explosive, à lui de montrer qu’il peut être efficace sur la durée d’un match avec plus de 20 portées. Il évoluera au sein d’une animation offensive old school qui se repose essentiellement sur une multitude de courses en plein centre de la défense. Quoi qu’il en soit, la ligne offensive conserve tous ces éléments et peut devenir la meilleure ligne de la conférence.

Cette ligne protège également un des éléments cruciaux des Aztecs, Christian Chapman (1.873 yards, 13 TDs, 4 INTs. Le quarterback senior n’est certainement pas le meilleur du pays à son poste, mais il réalise plutôt bien ce qu’on lui demande : ne pas perdre le ballon et envoyer des bombes dans le mains de ses receveurs quand la défense adverse est recroquevillée sur elle-même après les vagues au sol. 

Malheureusement, l’escouade de receveurs subit un coup avec le départ de son leader, Mikah Holder, et d’autres contributeurs. Le très explosif receveur senior Fred Trevillion reste dans l’équipe mais les Aztecs devront trouver de nouvelles cibles si l’attaque veut continuer à être compétitive. 

Une défense atypique pour d’excellents résultats 

San Diego State se repose avant tout sur une défense agressive, rapide et physique pour mener le jeu de l’équipe. Le système atypique en 3-3-5 de Rocky Long fonctionne à merveille depuis de nombreuses années, mais il va subir un test majeur avec le départ du très bon coordinateur défensif Danny Gonzales vers Arizona State (bien que remplacé par Zach Arnett, assistant de longue date avec les Aztecs).

(Crédit photo : Kirby Lee-USA TODAY Sports)

Les armes sur le terrain ne vivent, de leur côté, que très peu de changements et conserveront un continuité très intéressante. Trois seniors composeront la ligne défensive en 2018, avec Noble Hall et Chibu Onyeukwu en tant que leader (8 sacks, 5.5 TFLs combinés). Le groupe de linebackers demeure lui-aussi très solide avec le retour des seniors Ronley Lakalaka (82 plaquages, 3 sacks, 2.5 TFLs) et Parker Baldwin (75 plaquages, 3 passes défenses), les deux meilleures plaqueurs de l’équipe en 2017, pour dominer le centre du terrain.

Le front-seven est très expérimenté et devrait dominer la ligne de scrimmage, une spécialité de chaque équipe entraînée par Rocky Long. Toutefois, le secondary, pièce maitresse de la défense de San Diego State, a besoin d’un petit coup de pouce pour retrouver domination et agressivité. Le cornerback junior Ron Smith (16 passes défendues, 2 INTs) et le safety sophomore Tariq Thompson (4 passes défendues, 5 INTs) sont toujours présents, ce qui n’est plus le cas de Trey Lomax et Kameron Kelly (11 passes défendues, 5 INTs combinées), deux éléments majeurs. De nouveaux joueurs sont attendues pour compléter un secondary plein de promesses.

La défense a quelque peu régressé en 2017 avec l’apparition d’une flopée de jeunes pièces, mais avec plus d’expérience, les Aztecs peuvent espérer le retour d’une excellente défense, une des meilleures du Group of Five, en 2018. 

Une quatrième saison à plus de 10 victoires ?

Avec une équipe talentueuse et plutôt expérimentée, San Diego State peut clairement viser le plateau des 10 victoires pour la quatrième saison consécutive ainsi qu’une place en finale de conférence. Mais tous les espoirs pour éviter une seconde saison « décevante » s’amenuisent dès lors que l’on observe le calendrier. 

Un nouvel upset face à Stanford s’annonce compliqué du fait d’un déplacement à Palo Alto ; cependant, un second upset en deux ans est possible face à Arizona State, avec la rencontre se déroulant à San Diego. Mais les choses se compliquent au cours du calendrier de conférence Mountain West. Il faudra se déplacer à Boise State et Fresno State, d’autant plus que ce deuxième match devrait décider du champion de division West, et ainsi, du représentant en finale de conférence. 

9 victoires ? Facile. Au-delà (et cela inclut la réussite au sommet de la conférence MWC), il faudra absolument que Juwan Washington continue dans les pas de ses prédécesseurs et se rapproche des 2.000 yards avec une touche d’explosivité dévastatrice. Tous les autres éléments sont en place pour viser une nouvelle couronne de champion. 

 

3. Fresno State est apparu de nulle part et pourrait bien rester au sommet

Avec le quarterback Derek Carr aux manettes en 2012 et 2013, Fresno State comptait parmi les meilleures équipes du Group of Five et ont respectivement remporté 9 et 11 victoires. Et puis l’équipe entrainé par Tim de Ruyter s’est rapidement effondrée par la suite, tombant à 8, 9 puis 11 défaites en 2016. Un changement était nécessaire et les Bulldogs ont surpris leur monde en embauchant Jeff Tedford de nulle part.

Jeff Tedford a quitté California en 2012 avec dix saisons au succès relatif. Il a écumé les bancs de la NFL et de la CFL par la suite, avant de rebondir en football universitaire à Fresno State. On n’attendait pas grand chose des Bulldogs et ces derniers sont passés de 11 défaites à 10 victoires et un titre de division West en l’espace d’un an, devenant seulement la deuxième équipe de l’histoire à réaliser tel fait. Le head coach entame une seconde saison à Fresno et la tâche s’annonce aussi claire que ardue : maintenir l’équipe à haut niveau.

Une progression aussi spectaculaire est presque toujours suivi d’une régression, aussi relative soit-elle. Fresno State ne devrait pas y échapper mais les armes présentes des deux côtés du terrain devrait certainement aider à empêcher une chute trop importante. Suffisant pour retrouver la finale de conférence pour une seconde année de suite ?

Tous les éléments majeurs sont de retour en attaque

L’animation offensive de Fresno State était simple mais terriblement efficace au cours de leur progression surprenante. Le jeu de course, complètement amorphe la saison précédente, a généré des gains moyens mais constants, tout en se reposant sur un quarterback qui maniait très bien l’art de lancer des passes courtes et des gros gains avec l’aide de ses jambes. 

Le quarterback senior et ancien transfert en provenance d’Oregon State, Marcus McMaryion (2.726 yards, 14 TDs, 5 INTs à la passe ; 302 yards, 4 TDs à la course), peut encore progresser et devrait mener les Bulldogs à la baguette grâce au retour de l’ensemble de ces partenaires offensifs. Le meilleur receveur, KeeSean Johnson (1.013 yards, 8 TDs), revient pour une saison senior où il peut se révéler comme une des meilleures cibles aériennes du Group of Five. Il sera qui plus est suppléé par une flopée de bons seconds couteaux, tels que le receveur Jamire Jordan, le tight end Jared Rice ou le talentueux transfert en provenance d’Oklahoma, Michiah Quick. 

(Crédit photo : Otto Greule Jr-Getty Images)

Les cibles aériennes ne manqueront pas et peuvent composer le meilleur groupe de la conférence dans les airs, mais l’escouade de running backs n’est pas à ignorer non plus. Elle a apporté une présence solide et constante bien que les trois contributeurs majeurs étaient des freshmen. Ces trois larrons, Jordan Mims, Ronnie Rivers et Josh Hokit (1.690 yards, 18 TDs cumulés à trois), reviennent avec l’occasion de progresser et d’offrir une contribution allant au-delà de 3 ou 4 yards par portée. 

L’attaque avançait avec une constance remarquable mais elle manquait d’explosivité. Avec une continuité massive du groupe, Fresno State peut espérer une animation offensive d’autant plus dangereuse et productive. Cette progression devrait aider à maintenir les Bulldogs au sommet de la hiérarchie de la conférence Mountain West.

Le sort de la ligne défensive devrait décider du niveau général de l’équipe

La progression générale de l’équipe est suffisamment surprenante pour faire oublier que la défense a progressé d’autant plus rapidement et fortement. Abyssale en 2016, celle-ci n’a autorisé que trois adversaires au-delà des 25 points inscrits (dont Alabama et Washington). Orlondo Steinauer, en provenance de la ligue professionnelle canadienne, a excellé pour une première année en NCAA et est déjà retourné au nord de la frontière. 

Fresno State protégeait à merveille ses arrières, contrait très bien les offensives à la course et stoppait ses adversaires à des moments cruciaux. Le système défensif d’Orlondo Steinauer se reposait largement sur une très bonne ligne défensive ; malheureusement, celle-ci est à reconstruire dans sa totalité. Le trio de linemen composé de Robert Stanley, Tobenna Okeke et Malik Forrester (16 sacks, 16 TFLs, 5 passes défendues en cumulé) est parti et les remplaçants devront émerger rapidement pour tenir un niveau plus ou moins identique. 

Bien que la situation de la ligne défensive est inquiétante, tous les titulaires au poste de linebackers et du secondary demeurent en place. Les sept meilleures plaqueurs de l’équipe sont de retour, dont le leader défensif, le linebacker junior Jeffrey Allison (126 plaquages, 2 sacks, 3.5 TFLs). Et la situation est encore meilleure au niveau des lignes arrières, avec le retour des titulaires et des remplaçants. Le quatuor composé des expérimentés Jaron Bryant, Anthoula Kelly, Juju Hughes et Mike Bell (7 INTs, 19 passes défendues combinés à quatre) est juste excellent.

La défense peut continuer sa progression spectaculaire, mais la reconstruction massive attendue au niveau de la ligne défensive peut contrer ces plans. Et le changement de coordinateur défensif peut également se révéler être un point négatif du point de vue du système employé.

Rendez-vous en novembre pour obtenir les réponses

Est-ce que les déplacements à Minnesota et UCLA peuvent se terminer en victoires au mois de septembre ? Si oui, elles se révéraient comme des exploits dans la droite lignée de ceux de l’an passé. Mais objectivement, ils ont peu de chances de se produire et ils ne décideront que très peu de la continuité du programme de Fresno State.

La vérité sur le futur des Bulldogs et la poursuite des succès inattendus de 2017 se joueront au sein de la conférence Mountain West. Fresno State jouera sa peau en novembre avec un déplacement très compliqué à Boise State et une réception cruciale de San Diego State, qui devrait probablement accoucher du champion de division West. 

On n’attend pas Fresno State en tant que concurrent pour une place à un Bowl du Nouvel An malgré la progression fulgurante lors de la première saison de Jeff Tedford. Les Bulldogs doivent se positionner en tant que concurrent pérenne de la conférence Mountain West et cela passe par des performances solides face à ses adversaires directs. 

 


 

Les outsiders de la conférence :

 

4. Wyoming

Josh Allen a quitté le programme de football de Wyoming pour être sélectionné dans le Top-10 de la dernière NFL Draft. Perdre un quarterback d’un tel talent est souvent rédhibitoire pour n’importe quel programme du Group of Five. Mais la situation est particulière pour les Cowboys puisque l’attaque était (honnêtement) mauvaise, au contraire de la défense, qui était l’une des toutes meilleures du pays.

La défense a mené Wyoming à une seconde saison à 8 victoires et celle-ci retrouve la quasi-totalité de ses contributeurs. Le terrifiant front-seven revient au complet avec les 6 meilleurs plaqueurs et les meilleurs pass-rushers. Les lignes arrières doivent compléter un si ce n’est deux postes, mais avec des lignes avants si fortes, cela devrait se faire sans régression notable. 

A l’inverse, les attaquants doivent régler la mire pour espérer jouer les premiers rôles dans la conférence Mountain West. Les running backs, ineptes la saison passé, et les receveurs, moyennement bien servis par leur quarterback, ne changeront pas en cette nouvelle année. La ligne offensive reste également identique. Autant dire que tout repose sur les performances du nouveau quarterback et d’un système offensif qui se repose bien trop lourdement sur un jeu au sol incapable d’avancer. 

Et quel quarterback sur le terrain ? Pas de décision entre les redshirt freshmen Nick Smith et Tyler Vander Waal, mais il sera difficile de faire bien pire que la saison passée.

 

5. Utah State

Les Aggies sont tombés dans la médiocrité depuis trois saisons après 30 victoires en trois saisons, et pourtant, ils sont loin d’être mauvais. Utah State connait une chance affreuse dès lors qu’ils affrontent des équipes d’un niveau plus ou moins égal, perdant d’une possession avec une fréquence élevée. 

La chance de cette équipe ? 18 titulaires restent sur le campus de Logan pour une nouvelle saison afin de composer une des équipes les plus expérimentées de la conférence Mountain West. Le quarterback Jordan Love devient sophomore à la suite d’une saison freshman plutôt solide (1.631 yards, 8 TDs, 6 INTs) et peut compter sur une bande de receveurs avec de la bouteille. Le jeu de course doit se renforcer à cause des départs, mais les Aggies devraient à nouveau se reposer sur une animation offensive physique et relativement efficace.

Utah State propose une très bonne, si ce n’est excellente, défense à chaque saison depuis 2012. Cette dernière est quelque peu rentrée dans le rang récemment, la faute aux changements de coaching staff et de joueurs, encore jeunes l’année dernière. Tout le monde reste en place et les Aggies peuvent prétendre à retrouver leur aura passée. Le front-seven, en difficulté face à la course, ne perd aucun élément ; à l’inverse, le secondary, qui a joué à très haut niveau, perd son meilleur joueur en la personne du cornerback Jalen Davis (15 passes défendues, 5 INTs).

En plus d’une équipe expérimentée et certainement plus performante, Utah State a tiré un calendrier assez clément. Bien que les déplacements à Michigan State en ouverture puis Boise State en fermeture de saison devraient accoucher de défaites, le reste des matchs sont plus qu’abordables et les Aggies ne joueront pas San Diego State et Fresno State. S’ils arrivent à conclure positivement leur match, gardez un oeil ouvert.

 


 

Attention, poils à gratter :

 

6. Colorado State

Le hype était présente autour de cette équipe de Colorado State à l’aube de la saison passée, et nous faisions même partie des passagers de ce train. Mais une fin de saison en queue de poisson (4 défaites lors des 5 derniers matchs, Bowl inclus) a forcé les Rams de se contenter d’un troisième record de 7-6 consécutif, décevant celui-ci.

Après un tel goût d’inachevé, l’équipe de Mike Bobo pleine de talents doit subir les pertes de son quarterback vedette Nick Stevens, de son running back vedette Dalyn Dawkins, de son receveur vedette Michael Gallup, et surtout de la moitié de l’attaque. Cette dernière était clairement le tracteur de Colorado State et aujourd’hui, une reconstruction presque totale doit avoir lieu. La présence de Mike Bobo au poste de head coach assure une certaine valeur à l’animation offensive, cependant, des temps plus difficiles doivent approcher.

Une qualification pour un Bowl serait, cette fois-ci, un joli exploit compte tenu des circonstances.

 

7. UNLV

Les Rebels n’ont cessé de progresser depuis l’arrivée de Tony Sanchez à la tête de l’équipe. 3, 4 puis 5 victoires en 2017, à un cheveu de participer au second Bowl de l’histoire de UNLV. Tout ne s’est pas produit comme prévu, certes, en large partie à cause d’une défense qui ne parvient toujours à trouver un semblant de solidité pour empêcher ses adversaires de marquer plus de 30 points.

La défense est clairement le point faible des Rebels, et une progression ne peut être qu’envisagé. Toutefois, une très belle attaque se trouve déjà en place et UNLV peut compter sur un des meilleurs jeux de courses du Group of Five. Le prometteur Charles Williams, blessé dès l’ouverture de saison, revient dans l’équipe après avoir laissé sa place à Lexington Thomas (1.336 yards, 17 TDs), qui s’est lui-même révélé. Le duo de running backs est également supporté par un très bon quarterback dual-threat sophomore, Armani Rogers (1.471 yards, 6 TDs, 5 INTs à la passe ; 780 yards, 8 TDs à la course). 

L’attaque sera au rendez-vous quoi qu’il en soit, la résurgence de UNLV passera par la progression de la défense et une participation à un Bowl serait somme toute mérité et logique.

 

8. Nevada

Jay Norvell a pris les rennes de Nevada l’an passé et les premiers résultats n’ont pas été fameux. Avec seulement trois victoires, les débuts du head coach ont été difficiles mais il peut se rassurer avec la formation d’une attaque plutôt intéressante. Un quarterback et une escouade de receveurs ont émergé au sein d’un système Air Raid nouvellement instauré sur le campus de Reno, au même titre qu’un joli groupe de running backs.

L’attaque sera très efficace, soyez-en certains, et les points devraient fuser semaine après semaine. Mais la plus grande question avec le Wolfpack est de savoir combien de points l’équipe encaissera, puisque la défense aérienne demeure encore et toujours un véritable souci. Le coaching staff défensif ne manque pas de boulot mais une chose est certaine : Nevada sera fun à regarder.

 

9. Air Force

L’académie militaire de l’Air Force sous Troy Calhoun a franchi un cap et aligne les saisons à plus de 8 victoires depuis 2007, ne manquant une qualification pour un Bowl qu’en 2013… avant 2017. La saison passée ne s’est pas passée comme les précédentes, notamment avec une défense en reconstruction complète. Malheureusement, la continuité n’est toujours pas de mise à Colorado Springs.

Le quarterback dual-threat Arion Worthman, leader d’une version allégée de la triple-option (1.115 yards, 10 TDs, 4 INTs à la passe ; 831 yards, 13 TDs à la course), conserve sa place avec les Falcons mais il doit vivre aujourd’hui avec une ligne offensive tout neuve. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle, tout comme la perte de la moitié des contributeurs défensifs. L’Air Force a déjà réalisé de nombreux comebacks et il ne serait pas surprenant de voir les Falcons de retour à un Bowl, mais difficile de voir au-delà de cet accomplissement.

 


 

Il y a encore du boulot :

 

10. New Mexico

Bob Davie demeure head coach à New Mexico malgré une investigation rendue publique visant des maltraitantes contre ses joueurs. Les Lobos se sont effondrés en perdant les sept derniers matchs de la saison, et malgré un groupe relativement identique pour une nouvelle saison, il est compliqué de voir une progression notable des performances avec de telles dissensions au sein de l’effectif.

 

11. Hawaii

Les débuts de Nick Rolovich à Hawaii ont été couronnés de succès avec sept victoires pour ses débuts. La seconde saison s’est révélée beaucoup plus compliquée à cause des blessures, des conjectures et d’un manque de profondeur d’effectif. Et aujourd’hui les Rainbow Warriors doivent composer avec les départs de ses deux meilleurs joueurs, le quarterback Dru Brown et le running back Diocemy Saint Juste. Une énième reconstruction est prévue au milieu de l’Océan Pacifique.

 

12. San José State

Deux petites victoires en 2017 et cette nouvelle saison ne s’annonce pas follement meilleure. L’attaque n’était pas bonne, la défense non plus, et le boulot à fournir reste énorme pour Brent Brennan afin de construire une équipe convenable à San José State.