Une nouvelle saison de football universitaire s’approche et Midnight on Campus vous propose un stage de préparation adéquat. Avec l’aide des travaux de Bill Connelly et de Phil Steele, plongez au coeur des principales équipes et conférences grâce à une foule de présentations complètes et précises.

Au tour de la Conference-USA de passer sur le grill. Et à l’instar d’un steak un peu trop cuit sur le barbecue, elle se distingue davantage des autres conférences par une image à double-face.

Le sommet de celle-ci excelle et plusieurs équipes comptent parmi les meilleures du Group of Five, à l’instar d’universités telles que Western Kentucky, Louisiana Tech ou Southern Miss. A l’inverse, le fond de la C-USA regroupe régulièrement une flopée d’équipes qui brillent plutôt par leur détresse face à leurs adversaires. Cette bipolarité caractéristique s’avère être un avantage afin que les leaders puissent empiler les victoires et jouer les premiers rôles au niveau national ; mais gare aux erreurs de parcours rédhibitoires.

Partez à la découverte des forces, des faiblesses, des points marquants de la Conference-USA en vue de la saison prochaine, classements et pronostics à l’appui.


1. Western Kentucky

Une piqure de rappel semble nécessaire : Western Kentucky n’évolue au niveau FBS que depuis 10 ans. Cela est assez difficile à croire tant la récente domination des Hilltoppers marque l’image de la Conference-USA et la mémoire de ses adversaires. Les performances sont telles que l’école est régulièrement classée parmi le Top-25, ce qui est rare pour une équipe du Group of Five.

Western Kentucky écrase ses partenaires de la C-USA sans la moindre considération depuis deux ans, deux saisons qui se sont d’ailleurs terminées à chaque fois par un titre de conférence, sans véritable compétition.

Le record des Hilltoppers lors de ces deux saisons parle de lui-même. Seulement cinq défaites et quatre d’entre elles se sont produites face à Indiana, LSU, Alabama et Vanderbilt. Rien d’effroyable, surtout que les rencontres face aux Hoosiers (35-38) et aux Commodores (30-31 OT) auraient facilement pu devenir des succès avec davantage d’expérience. Le seul autre revers depuis 2015 est à mettre à l’actif de Louisiana Tech, l’an passé, avec une victoire serrée au terme d’un shootout. Mais Western Kentucky a pris sa revanche lors de la finale de conférence.

Et maintenant, il faut presque tout recommencer de zéro. Une tâche qui ne devrait certainement pas effrayer le nouveau coaching staff.

Le précédent head coach, Jeff Brohm, s’est envolé pour Purdue et laisse derrière lui une des meilleures attaques du pays à Mike Sanford. Le nouveau sheriff en ville est souvent considéré comme un futur grand entraineur, après des passages réussis en tant qu’assistant à Boise State et Notre Dame. Tout ne sera cependant pas reposant puisqu’il doit composer avec seulement 4 titulaires de retour. Mais l’un d’entre eux est l’excellent quarterback senior Mike White. L’animation offensive subira quelques changements et quelle bonne nouvelle que cela se fasse avec une telle pièce (4363 yards à la passe, 37 TDs et 7 INTs). La mauvaise nouvelle, c’est que le quarterback perd tous ses joujoux favoris de l’an dernier, à commencer par la fabuleuse paire de receveurs, Taywan Taylor et Nicholas Norris, qui ont combiné 175 réceptions, 3,063 yards et 31 TDs en 2016. L’expérience tombe en flèche mais des acteurs tels que Nacarius Fant (407 yards à la réception, 2 TDs) et Lucky Jackson devraient émerger au sommet de la hiérarchie.

Le jeu de course n’était pas prédominant, toutefois, il perd une pièce vitale au fonctionnement de l’attaque en la personne de Anthony Wales (1621 yards à la course, 27 TDs). Les anciens titulaires Leon Allen et D’Andre Ferby, tous deux blessés en 2016 (et depuis 2015 pour Allen, qui a obtenu une sixième année d’éligibilité), essaieront de combler le vide si leur santé le leur permet. De toute manière, le sophomore Quinton Baker a montré des dispositions solides lors de sa première année universitaire et pourrait jouer un rôle plus important qu’espéré. Malheureusement, tout dépendra de la ligne offensive qui perd trois excellentes pièces.

Il est compliqué de savoir si Clayton White, ancien entraineur du secondary à NC State, rencontrera autant de succès que son prédécesseur avec la défense de Western Kentucky. Celle-ci s’est révélée presque aussi implacable que l’attaque et la majorité des pièces sur le terrain en 2016 revient pour une nouvelle saison. Formidable contre la course, tenant même en respect le backfield d’Alabama, le front-seven perd quelques pièces importantes à l’instar des linemen Nick Dawson-Brents et Omarius Bryant ainsi que des linebackers Keith Brown et T.J. McCollum, qui ont combiné 37.5 TFLs, 16 sacks, 2 INTs et 19 passes défendues. De nouveaux playmakers devraient tout de même se révéler. Les seniors Derik Overstreet et Chris Johnson (4 sacks, 8.5 TFLs) continueront à propulser une ligne défensive agressive, avec l’aide du super-athlétique linebacker Joel Iyiegbuniwe.

Des pertes, des retours prometteurs. Si le front-seven garde un niveau sensiblement identique, voire même à peine en deçà des performances de l’an passé, les lignes arrières ne devraient pas en souffrir. Les Hilltoppers perdent leur meilleur safety en Branden Leston, et c’est tout. Sept des huit contributeurs restent sur le campus et Western Kentucky devrait s’appuyer sur cinq titulaires seniors, dont une très bonne escouade de cornerbacks composée de Joe Brown, Leverick Johnson et De’Andre Simmons (4 INTs, 26 passes défendues en cumulé).

Le départ de Jeff Brohm est un véritable coup dur pour l’animation offensive, qui s’est distinguée à plus d’une reprise sous l’égide du précédent head coach. Mike Sanford a du pain sur la planche afin de poursuivre une telle dynamique, d’autant plus que les meilleures pièces offensives se retrouvent aujourd’hui en NFL. Le nouvel head coach, malgré ses 35 ans, possède déjà une réputation de gourou de quarterbacks et l’excellent Mike White est la seule arme offensive de retour avec les Hilltoppers.

L’espoir d’une troisième saison à plus de 10 victoires n’est pas une utopie, loin de là, surtout avec une défense extrêmement expérimentée à portée de main. L’attaque ne sera pas nécessairement dominante d’entrée de jeu mais Western Kentucky a plus d’un tour dans son sac afin de poursuivre son règne sur la Conference-USA.

Il ne faudra tout de même pas se tourner les pouces. Un déplacement à Illinois puis la réception de Louisiana Tech sont prévus dès la mi-septembre. Il faudra également négocier une série de voyages à Old Dominion, Vanderbilt et Marshall en l’espace d’un mois entre octobre et novembre. La saison se jouera lors de ces dates.

Nombre sont les challenges pour Mike Sanford, mais jusqu’à preuve du contraire, Western Kentucky demeure le favori pour empocher la division East (au même titre que la Conference-USA).


2. Louisiana Tech

Le superbe travail de Skip Holtz avec Louisiana Tech n’est pas assez apprécié à sa juste valeur. Malgré un effectif en évolution constante, les Bulldogs ont empoché une deuxième couronne de division C-USA West depuis 2014 grâce à une troisième saison à 9 victoires de suite.

Mais aucun titre de conférence ne s’est encore présenté, échouant cette fois-ci en finale contre une exceptionnelle équipe de Western Kentucky. Ce pourrait changer cette année avec davantage de continuité que par le passé et une C-USA en légère reconstruction. Pour cela, il serait bon que les deux côtés du ballon arrivent à proposer leur meilleur niveau au même moment. Excellente il y a trois saisons, la défense n’a cessé de plonger tandis qu’en parallèle, l’attaque a progressé jusqu’à atteindre un niveau stratosphérique l’an dernier.

9-5 puis 9-4 et 9-5. Louisiana Tech pour la passe de quatre ? Ou bien est-ce que la domination des Bulldogs franchira-t-elle un cap en 2017 ?

De toute manière, afin de franchir cette nouvelle marche et le plateau des 10 victoires, Louisiana Tech se trouve dans la nécessité de garder relativement le même niveau offensif. Ce ne sera certainement pas chose facile. Les départs du très bon quarterback, Ryan Higgins (4617 yards à la passe, 41 TDs, 8 INTs), et des deux receveurs superstars de l’équipe, Trent Taylor et Carlos Henderson (219 réceptions, 3354 yards et 31 TDs en cumulé), ne devraient pas être remplacer à valeur identique. Toutefois, l’effectif des Bulldogs ne manque pas d’armes intéressantes. Le quarterback sophomore J’Mar Smith apporte une présence très prometteuse. Il pourra d’ailleurs se reposer sur une solide escouade de receveurs composée du transfert junior de Tulane, Teddy Veal (88 réceptions, 1025 yards à la réception, 7 TDs) ainsi que de jeunes cibles émergentes entre Alfred Smith, Rhashid Bonnette ou Kam McKnight.

J’Mar Smith aura également l’occasion de travailler avec un très solide jeu au sol avec une paire de running backs seniors, et par-dessus tout, complémentaires. Jarred Craft (1074 yards à la course, 9 TDs) porte la plus grande partie du boulot sur son dos grâce à une efficacité relative, suppléé par l’électrique Boston Scott (515 yards à la course, 6 TDs). La ligne offensive ne bouge pas énormément et cela pourrait aider le jeu de course à compenser en partie le recul de l’attaque aérienne.

La défense devrait elle-aussi participer à la compensation d’une animation offensive sur la pente descendante. Exécrable l’an passé et notamment au niveau de la défense aérienne, les Bulldogs doivent logiquement rebondir… et quoi de mieux qu’une ligne défensive absolument terrifiante. Le defensive end junior Jaylon Ferguson (14.5 sacks, 4 fumbles) pourrait bien prendre le chemin de la NFL à la fin d’une seconde superbe saison consécutive. Il devrait mener une ligne qui possède plus d’une pièce intéressante avec, à ses côtés, des joueurs comme Deldrick Canty ou Jordan Bradford. Les linebackers auraient l’opportunité de profiter d’une telle présence pour renforcer la partie déjà dominante de la défense.

Le secondary a régressé profondément en 2016 en faisant le choix de l’agressivité, plutôt que de la prévention de jeux explosifs. Des playmakers sont logiquement sortis du lot, tels que les safeties seniors Secdrick Cooper (73 plaquages, 1.5 sacks, 5 TFLs, 7 passes défendues) et DaMarion King. Régulièrement blessé, le sophomore Ephraim Kitchen pourrait se révéler comme une force au poste de cornerback et possiblement re-dynamiser les lignes arrières de cette défense en chute libre.

Louisiana Tech connait ses forces et ses faiblesses à l’entrée d’une nouvelle saison. J’Mar Smith tient sans doute le futur des Bulldogs entre ses mains. Ceci dit, Skip Holtz est un excellent modeleur de quarterbacks, les armes offensives ne manquent pas et la défense possède tous les éléments pour retrouver (un peu) de sa superbe.

La valeur fondamentale de l’effectif maintient Louisiana Tech dans les hautes sphères de la hiérarchie de la C-USA. Southern Miss, Florida Atlantic et UTSA, les trois protagonistes principaux au sein de la division West, doivent qui plus est se déplacer sur le campus de Ruston, où les Bulldogs n’ont perdu qu’à deux reprises en trois saisons.

Ils gardent de ce fait leur statut de favori afin de remporter la division et se qualifier pour la finale de conférence. Mais les rencontres en septembre face à Mississippi State et South Carolina, Western Kentucky en sandwich au milieu, dicteront l’issue de la saison (et de la dynastie laissée par Skip Holtz).


3. Middle Tennessee

Tout allait pour le mieux jusqu’en octobre dernier. Middle Tennessee avait battu Louisiana Tech et Missouri, tout en ne s’inclinant que face à Vanderbilt et en double prolongations contre Western Kentucky. Et puis, la pièce maitresse de l’équipe est tombée sur blessure.

Le quarterback Brent Stockstill, qui réalisait une magnifique saison sophomore jusque là, devait regarder ses coéquipiers depuis le bord de touche perdre à deux reprises. Middle Tennessee termine avec un record correct de 8-5 et un arrière-gout de déception. Qu’aurait-pu être l’image de cette saison sans cette blessure et les deux revers qui ont suivi ? 10 victoires et des statistiques d’autant plus gonflées offriraient certainement une hype plus importante aux Blue Raiders.

Et ils méritent cette hype. Rick Stockstill, head coach et père de Brent, vise un sixième Bowl consécutif grâce à une attaque qui produit des vagues depuis quelques années. Mais il a toujours manqué un petit quelque chose pour attaquer les sommets les plus hauts.

La pierre angulaire du système offensif de Middle Tennessee s’appelle Brent Stockstill (3233 yards à la passe, 31 TDs, 7 INTs). Le quarterback revient de blessure et est attendu au tournant pour son année junior. Il a profité d’une animation offensive portée sur un enchaînement de passes rapides pour composer des statistiques incroyables lorsqu’il était sur le terrain. Et il a réalisé ceci avec un receveur sophomore et un autre receveur freshman en tête de gondole ; mais attention, ces deux joueurs sont dotés d’un talent particulier et reviennent sur le devant de la scène en 2017. L’exceptionnel Richie James (1625 yards à la réception, 12 TDs), une des révélations de la saison, et le freshman Ty Lee (699 yards à la réception, 9 TDs) forment avec leur quarterback un des meilleurs trios aériens du Group of Five et devraient continuer à affoler les compteurs . La ligne offensive subit une série de changements, bien que cela n’impacte relativement peu la production aérienne du fait de son organisation en passes rapides.

En revanche, l’évolution de ligne offensive a toutes les chances de mettre à mal le jeu au sol des Blue Raiders. I’Tavius Mathers (1561 yards à la course, 17 TDs) a réalisé de belles choses malgré le peu d’opportunités, mais il laisse désormais sa place à son remplaçant. Aucun joueur ne se détache vraiment, hors le running back en provenance du JUCO, Maurice Gordon, ou bien le backup de l’an dernier, Terrelle West. La continuité semble compliquée, mais il est difficile d’envisager une chute libre de la course à côté d’un jeu aérien si dominant.

Le revers de la médaille d’une telle animation offensive force généralement la défense à peiner à la longue. Les Blue Raiders ont fait de leur mieux pour limiter la casse, notamment au niveau des lignes arrières. Celles-ci pourraient d’ailleurs être une bonne surprise de la C-USA cette saison. Le secondary conserve cinq de ses six meilleures armes dont le safety Jovante Moffatt (76 plaquages, 3 passes défendues) ou encore le cornerback Michael Minter (10 passes défendues, 2 INTs), entre autres. A cela faut-il ajouter le retour au complet du groupe de linebackers, qui a montré de très bonnes dispositions avec Chris Melton (102 plaquages, 2.5 sacks, 4 TFLs) et D.J. Sanders (2 sacks, 2.5 TFLs, 9 passes défendues, 2 INTs).

Le back-seven possède les playmakers qu’il faut afin de contenir les assauts adverses, mais sans ligne défensive, jouer à un niveau respectable n’est pas une tâche aisée. Malheureusement, la situation de celle-ci s’avère pour le moins périlleuse. Elle ne performait pas réellement à haut niveau l’an dernier et perd aujourd’hui l’ensemble de ses titulaires. Le defensive end junior Walter Brady, transfert de Missouri après une saison freshman prometteuse (7 sacks, 5.5 TFLs), peut être une révélation mais il jouera bien esseulé, entouré de jeunes joueurs inexpérimentés.

La situation sur les deux lignes porte des interrogations sur la performance générale de Middle Tennessee. Autant la reconstruction de la ligne offensive ne devrait pas porter préjudice, le changement complet de la ligne défensive affaiblit ce qui était déjà un point faible. Elle pourrait bien jouer des tours à certains moments cruciaux de la saison, malgré l’armée de playmakers derrière elle.

Ce serait vraiment dommage que la ligne défensive coute à Middle Tennessee des upsets réalisables face à Vanderbilt, Syracuse et Minnesota dès l’ouverture de la saison. Et puis il ne faudra pas non plus se relâcher contre Bowling Green et à Florida Atlantic dans la foulée, pour ne pas subir de surprises, justement.

Toutefois, la saison se jouera lors du dernier mois de compétition. Les Blue Raiders peuvent faire une croix sur la victoire en déplacement à Western Kentucky mais les réceptions de Marshall et de Old Dominion, deux concurrents directs de la C-USA East, décideront de la marque laissée par Middle Tennessee.


Le ventre “dur” de la conférence :

4. UTSA

5. Southern Miss

6. Marshall

7. Old Dominion

S’il fallait choisir un adversaire à Louisiana Tech au sein de la division C-USA West, UTSA serait le choix le plus compétitif de tous en 2017. Le nouvel head coach des Roadrunners, Frank Wilson, a réalisé une première saison formidable sur le terrain suivi de la troisième meilleure classe de recrutement de la conférence. 14 titulaires reviennent parmi l’effectif afin de composer un groupe expérimenté, et notamment une défense plus que solide. Le defensive end Marcus Davenport mène une escouade qui s’est révélée agressive à tous les niveaux et avec succès. On attend maintenant une progression grâce à la rétention de la grande majorité des playmakers. De son côté, l’animation offensive n’a pas toujours été un succès. Le quarterback Dalton Sturm revient pour une dernière saison à UTSA avec quasiment les mêmes armes autour de lui, ce qui devrait logiquement engendrer une légère amélioration. Tous les signaux sont au vert pour les Roadrunners et l’ultime semaine de la saison régulière se tiendra face à… Louisiana Tech.

UTSA devra tout de même compter sur une valeur sure de la C-USA West, Southern Miss. Il est difficile d’omettre les Golden Eagles de la course à la finale de conférence du fait de leur récent succès. Cependant, la route sera loin d’être aisée. Le running back star Ito Smith compose toujours l’attaque, au même titre que le très bon receveur Allenzae Staggers, mais la perte du quarterback titulaire de longue date, Nick Mullens, pèsera (très) lourd dans la balance. A cela faut-il encore ajouter le départ du head coach Todd Monken pour la NFL. On ne peut pas prédire de quoi sera fait le futur de Southern Miss sans assurance au poste de quarterback, et le cas s’aggrave d’autant plus avec la défense. Le front-seven demeure relativement intacte et apportera toujours autant de chaos. En revanche, un secondary totalement inexpérimenté tentera de colmater les brèches ; l’inverse de la recette du succès. Les Golden Eagles sont aussi talentueux que bancals cette année. Nul doute qu’ils apporteront leur dose de fun au sein de la conférence.

Le choc de la saison dans la C-USA était sans aucun doute la descente aux enfers de Marshall. La powerhouse historique de la conférence s’est complètement écroulée en un instant, empochant seulement 3 victoires après trois saisons à 33 victoires cumulées. La défense devrait à nouveau se révéler intraitable, potentiellement la meilleure de la conférence grâce à une grande expérience et un talent digne de l’université. Mais la situation est plus compliquée en attaque. Le quarterback Chase Litton peut être la seule pièce intéressante, avec cinq des six meilleures cibles aériennes sur le départ et un jeu de course proche de l’abyssal demeurant intact. Quoi qu’il en soit, le Thundering Herd sera une équipe difficile à négocier et devrait sans aucun doute rebondir dans la C-USA East.

A l’inverse, Old Dominion s’est révélé être la bonne surprise de la saison au sein de la C-USA East. Pour leur troisième saison dans la conférence, les Monarchs ont atteint le plateau des 10 victoires pour la première fois en s’imposant face à Marshall, Southern Miss et Florida Atlantic. Ils tenteront de reproduire un effort identique, malgré quelques difficultés. Certes, ils devront remplacer leur quarterback titulaire, mais ce dernier pourra compter sur le meilleur backfield de la conférence entre Ray Lawry et Jeremy Cox. Il y a de quoi nuancer un tel changement. De plus, la défense devrait également être redoutable avec le retour de 6 titulaires, dont un pass-rush qui joue de férocité. Dépasser les 10 victoires n’est pas au programme, mais causer des remous (comme Marshall) dans la C-USA East est une véritable possibilité.


Attention, poils à gratter :

8. Florida Atlantic

9. North Texas

10. FIU

Lane Kiffin a retrouvé un poste de head coach à Florida Atlantic et il existe une vraie possibilité qu’il redresse les Owls très rapidement. Mais la véritable question est de savoir à quel moment la mayonnaise prendra sur le campus de Boca Raton. Entre son expertise et l’arrivée de Kendal Briles au poste de coordinateur offensif, une excellente attaque ne devrait pas régresser (bien au contraire). Le running back vedette Devin Singletary jouera les premiers rôles et FAU peut compter sur une très bonne classe de recrutement pour récupérer des surprises. L’attention sera tout de même portée sur la progression de la défense, une des plus mauvaises du pays l’année dernière. L’expérience devrait déjà aider à remonter la pente dans l’immédiat. Les Owls se trouvent en bonne position pour retrouver le succès mais une année de transition est certainement à prévoir.

Un autre grand nom du football universitaire a rejoint les rangs de la C-USA en Floride : Butch Davis à FIU. Le head coach vétéran se retrouve avec une équipe très expérimentée des deux côtés du ballon. Ces deux unités relativement performantes ont tout pour progresser mais le succès reposera sur l’efficacité du coaching stade. Et au même titre que Florida Atlantic, les Panthers devraient vivre une première année de transition avec leur nouvel entraineur.

North Texas a de belles chances de franchir une marche cette saison, lors de la seconde saison de Sean Littrell à la tête du Mean Green. Le prometteur head coach a appliqué un changement de philosophie l’an dernier et celle-ci, portée sur un dynamisme aérien, pourrait porter ses fruits si les bonnes pièces s’inscrivent correctement dans le système. D’ailleurs, une petite amélioration défensive ouvrirait la porte à quelques upsets, si tout va bien.


Il y a encore du boulot :

11. Rice

12. UTEP

13. Charlotte

14. UAB

Rice n’est pas en grande forme mais une équipe qui gagne en expérience pourrait créer quelques surprises au tournant d’un virage (les Owls auraient pu intégrer la catégorie supérieure). En revanche, UTEP a régressé l’an dernier avec un effectif qui aurait du progressé. Cela n’indique pas une dynamique positive, surtout sans véritables playmakers. Charlotte et UAB, de leur côté, devraient certainement occuper la dernière de leur division respective. Chaque programme doit réaliser un boulot monstre pour respecter le niveau FBS, et notamment les Blazers, qui ré-ouvrent officiellement leur programme de football en 2017.

Pronostics de performance :

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