Une nouvelle saison de football universitaire s’approche et Midnight on Campus vous propose un stage de préparation adéquat. Avec l’aide des travaux de Bill Connelly et de Phil Steele, plongez au cœur des principales équipes et conférences grâce à une foule de présentations complètes et précises.

Considérée comme la meilleure conférence du Groupe of Five, l’American Athletic Conference (ou AAC pour les intimes) a une nouvelle fois accueilli de sacrés programmes en son sein en 2017.

Après une bataille féroce et une finale de conférence magistrale qui restera l’un des plus matchs de l’année entre UCF et Memphis, trois universités provenant de l’AAC figurent dans le Top-25 final : #6 UCF, #21 South Florida et #25 Memphis.

Evidemment, on retiendra l’incroyable performance des Golden Knights qui ont permis de soutenir la cause du Group of Five grâce à une saison historique conclue sans aucune défaite et une victoire au Peach Bowl, qui lui a permis de s’auto-proclamer champions nationaux.

Ils devraient encore se disputer la tête de la conférence cette saison avec les Tigers de Memphis tandis que South Florida devrait quelque peu rentrer dans le rang. De leur côté, les Cougars de Houston comptent bel et bien faire parler d’eux, conscients qu’ils ont largement le potentiel d’être champions de conférence.

Ne vous méprenez pas, l’AAC est de retour encore plus forte que la saison passée. Les programmes du Power Five peuvent trembler !


 

Les favoris de la conférence AAC :

 

1. UCF pour le back-to-back sans Scott Frost ?

Ce genre de saison ne se réalise que très rarement au sein d’un programme, voire jamais. C’est vous dire l’exploit qu’ont réalisé les Golden Knights en 2017 (13-0). Ils furent les coqueluches du monde du football universitaire durant les quatre mois de compétition, où tout le monde a regardé avec attention leurs ultimes rencontres se demandant s’ils allaient réellement conclure la saison sans défaite.

Mais encore une fois, la folie du sport universitaire a frappé. UCF a terminé la saison invaincue : 13 succès pour 0 défaite. Fort, très fort.

Derrière cette improbable réussite s’est caché un homme, Scott Frost. Pour sa deuxième saison, l’ancien coordinateur offensif d’Oregon a réussi à transformer un programme qui avait terminé sans victoire en 2015 en un programme invaincu en 2017 !

Son succès chez les Golden Knights a évidemment attiré les convoitises et il a rejoint Nebraska durant l’intersaison. Josh Heupel aura la lourde tâche de lui succèder, mais il pourra compter sur un groupe toujours aussi impressionnant malgré quelques pertes clés.

Une attaque de feu portée par McKenzie Milton

Sortant d’une saison exceptionnelle de tout point de vue, de son efficacité à la passe (67.1%, 5e) à son incroyable production (10.2 yards de moyenne et 37 touchdowns) en passant par son efficacité à la course (613 yards et 8 TD), McKenzie Milton fait partie des meilleurs quarterbacks du pays à revenir sur son campus.

Sous les ordres de Scott Frost, il formait un sacré duo. Il sera intéressant de voir comment évolue le jeu du quarterback avec Josh Heupel sur la ligne de touche. L’ancien coordinateur de l’explosive attaque de Missouri pourrait peut-être lui demander de jouer davantage en profondeur alors qu’il a été habitué à lâcher rapidement le ballon dans sa poche.

Si l’attaque de UCF fut si difficile à arrêter pour chaque adversaire, c’est sûrement car elle ne s’appuyait pas sur un seul ou deux joueurs. Ce devrait être encore le cas cette saison avec le retour de quatre running backs avec au moins 45 portées en 2017. Le leader statistique Adrian Killins (6.5 yards par course) sera là tout comme la star montante Otis Anderson, capable de courir (494 yards) comme réceptionner (351), Taj McGowan et Cordarrian Richardson.

L’escouade de receveurs pourra également compter sur des joueurs talentueux malgré les pertes de Tre’Quan Smith et du tight end Jordan Akins, partis vers la NFL. Dredrick Snelson devrait selon toute vraisemblance être la cible numéro une de McKenzie Milton tandis que Gabriel Davis, Marlon Williams et le tight end Michael Colubiale viendront apporter leur pièce à l’édifice, pour ne citer que eux.

La ligne offensive avec le centre Jordan Johnson en tête d’affiche devrait toujours être autant solide grâce à son expérience notamment, que ce soit dans la protection de son quarterback ou dans l’ouverture de brèches pour le jeu de course.

Des changements problématiques en défense ?

Non seulement des départs de titulaires sont à prévoir, mais c’est également un nouveau coordinateur défensif qui fait son apparition du côté de Orlando. En effet, Randy Shannon arrive en provenance de Florida et devrait changer le système défensif, passant d’une ligne défensive à trois au système 4-3.

Le leader de ce nouveau front à quatre joueurs sera Trysten Hill, impressionnant de facilité lors du Peach Bowl. A ses côtés, Joey Connors et Brendon Hayes sont attendus à être titulaires mais l’ultime poste disponible n’est pas encore réglé.

Sur le second rideau, UCF a également perdu ses deux meilleurs linebackers avec Shaquem Griffin et Chequan Burkett. En leur absence, deux nouveaux patrons se démarquent avec les seniors Pat Jasinski (104 plaquages) et Titus Davis (64 plaquages). Mais à l’image de la ligne défensive, aucun joueur ne s’est réellement illustré pour pouvoir prétendre au troisième poste de titulaire.

Alors très jeune en 2017, le secondary sera cette fois-ci l’atout numéro un de la défense grâce à son expérience. Le duo de safeties seniors composé de Kyle Gibson (4 INTs) et Tre Neal (3 INTs et 68 plaquages) devrait faire des étincelles tandis que Nevelle Clarke et Brandon Moore seront des valeurs sûres chez les cornerbacks. La profondeur de banc permettra également de compter sur une belle rotation.

Un calendrier plus délicat mais rien d’insurmontable

Critiqué l’année dernière pour son manque d’affrontements dignes de ce nom, le calendrier des Golden Knights sera plus relevé cette saison, notamment du côté des rencontres hors-conférence.

Le déplacement à North Carolina et la réception de Pittsburgh offrent deux adversaires du Power Five, mais aucun des deux programmes n’a joué un Bowl la saison passée. Finalement, le match face à Florida Atlantic pourrait s’avérer être le plus gros adversaire de la saison. Lors des matchs de conférence, le déplacement à Memphis sera à ne surtout pas manquer tandis que la réception de Navy s’annonce piégeuse.

Malgré un changement de coaching staff, UCF est le favori logique de la conférence AAC grâce à des joueurs performants de retour sur le campus, à l’image de McKenzie Milton. La stabilité n’est peut-être pas présente sur le bord du terrain, mais elle l’est sur celui-ci.

2. Memphis, pas si dépouillé que cela

Il y a encore quelques année, Memphis était le pire programme évoluant au niveau FBS. Mais, sous l’impulsion de deux head coaches successifs, les Tigers ont gravi les échelons pour devenir un des programmes les plus respectés du Group of Five.

Tout d’abord, Justin Fuente a mis en place des bases solides à l’intérieur même du programme avec des changements en profondeur qui ont débouché sur deux belles saisons en 2014 (10 victoires) et 2015 (neuf). Puis, Mike Norvell est arrivé d’Arizona State pour combler le départ de Justin Fuente vers Virginia Tech.

De manière très intelligente, Mike Norvell a repris le flambeau dans la continuité du travail entamé. Après une saison 2016 respectable (8-5), la saison dernière s’est soldée par une finale de conférence et un bilan de 10 succès pour 3 défaites. Le programme est en constante évolution et débute sa saison 2018 avec des attentes hautes.

Malgré de grosses pertes, l’effectif déborde de talents, car le coaching staff a mis en place un gros travail en amont ces dernières saisons grâce à des classes de recrutement bien remplies.

Qui pour remplacer Riley Ferguson ?

C’est sans aucun doute un défi relevé qui se dresse devant Mike Norvell. Lui qui s’appuie sur une attaque aérienne explosive, la perte de Riley Fergusson, parti vers la NFL, est un gros coup dur.

Pour le remplacer, le transfert Brady White et le sophomore David Moore sont en concurrence. Le premier est une ancienne recrue 4-étoiles d’Arizona State quand Mike Norvell était en poste chez les Sun Devils. Le second n’a jamais réellement eu de temps, mais il connaît déjà le système en place.

A première vue, l’escouade de receveurs semble également décimée par les départs de l’exceptionnel Anthony Miller et de Phil Mayhue, mais la jeunesse est prête à prendre le relais. Ce n’est pas moins de cinq receveurs qui devraient se partager les responsabilités tant il y a de la profondeur.

Domante Coxie (21 réceptions), John Williams (12), Mechane Slade (9) et Kedarian Jones (8) sont notamment des cibles à fort potentiel. De leur côté, Joey Magnifico et Sean Dykes (36 réceptions à eux deux) apporteront également au poste de tigth end.

De plus, les running backs, de par leur polyvalence, sont capables de se muer en cible de premier choix à l’image de Tony Pollard (36 réceptions). Concernant la course pure et dure, 90% de la production de 2017 est de retour dont Darrell Henderson (1154 yards et 9 TDs) et Patrick Taylor Jr. (866 yards et 13 TDs).

Des joueurs clés sont partis, mais les fans de Memphis peuvent se rassurer, la relève est présente. L’attaque sera toujours productive avec une ligne offensive robuste qui voit quatre de ses cinq titulaires revenir en 2018.

Une défense enfin expérimentée

Avec une défense jeune, Memphis a eu du mal à être régulier la saison passée. Cela ne devrait plus être le cas si le groupe arrive à passer à la vitesse supérieure. Le coordinateur défensif Chris Ball a en tout cas les clés en main.

Sur la ligne défensive, la quasi-totalité des titulaires sont de retour dont le surprenant centre O’Bryan Goodson qui sera seulement sophomore cette saison à l’image de John Tate (27 plaquages) et Joseph Dorceus (16). Ce groupe devrait progresser énormément par rapport à la saison passée.

Chez les linebackers, ce sont Curtis Akins (88 plaquages) et Austin Hall (84) qui seront à surveiller avec un rôle respectif décuplé à cause de la lourde perte de Genard Avery.

Enfin, le secondary sera également expérimenté. Celui qui comptait huit joueurs avec au moins une interception en 2017 voit trois de ses quatre titulaires de retour dont le leader T.J. Carter. Le poste de safety laissé vacant sera comblé par le cornerback de formation La’Andre Thomas.

Un calendrier gérable

Au vu de son effectif de qualité et de son calendrier, Memphis a largement les moyens de remporter au moins neuf succès. Si cela n’est pas le cas, ce serait une déception pour le programme.

Le calendrier hors-conférence est à leur portée avec des rencontres face à Georgia State, South Alabama et Missouri. En fait, c’est surtout les chocs face à UCF, Houston et Navy qui seront les plus délicats à gérer.

 

3. Houston à pleine vitesse

Houston veut retrouver son heure de gloire. Après la régression de la saison passée (7-5), le programme souhaite renouer avec le succès le plus rapidement possible pour redevenir le programme aux 12 apparitions à un Bowl depuis 2003.

Avec un momentum et le développement de nouvelles infrastructures, Houston voulait rejoindre la Big 12 en 2016, mais cela ne s’est pas concrétisé. Additionné au départ de Tom Herman vers Texas, les Cougars ont eu du mal à digérer cette passe.

C’est un groupe assoiffé de vengeance qui l’on retrouve en cette saison 2018. Le head coach Major Applewhite n’à qu’une obsession en tête : “Je me sens très confiant avec ce staff. Nous recrutons mieux. Je veux juste performer dorénavant”.

Des challenges à relever en attaque

La motivation a beau être présente sur le campus, tout n’est pas rose à l’approche du coup d’envoi de la saison.

Le poste de quarterback devrait être occupé par le petit D’Eriq King même si l’ajout du transfert Quinten Dormady lui apportera de la compétition. Receveur de formation, D’Eriq King est devenu quarterback à temps plein la saison dernière en montrant de belles aptitudes à ce poste (1260 yards).

Mais voilà, le changement de poste de ce dernier ainsi que les départs de Steven Dunbar et Linell Bonner laissent des trous béants dans l’escouade de receveurs. De nombreux joueurs pourrait apporter à la réception, mais aucun d’eux ne semble pouvoir élever son niveau de jeu pour devenir une cible préférentielle.

Le départ de Duke Catalon laisse également un vide important à la course. Mais cette fois-ci, Mulbah Carr et le transfert de Baylor Terence Williams sont des coureurs prometteurs. Reste à espérer que la ligne offensive soit davantage dominatrice.

Qui en support de Ed Oliver ?

Ed Oliver est évidemment la pièce centrale en défense. Le junior a tout pour lui et devrait vraisemblablement devenir la première sélection générale de la prochaine NFL Draft. Avec 73 plaquages, 16.5 TFLs et 5.5 sacks, il s’est littéralement amusé dans le système 3-4 de Houston.

Bonne nouvelle pour les Cougars, il ne sera pas esseulé avec Jerard Carter, Payton Turner et Zach Vaughan sur la ligne défensive.

Le corps de linebackers perd deux pièces importantes mais Emeke Egbule (62 plaquages) et Leroy Godfrey (33) sont des valeurs sûres tandis que le secondary a tout pour être un groupe fort. Le safety Deontay Anderson en provenance de Ole Miss sera une des têtes à mémoriser tout comme Garrett Davis et Khari Dotson.

Il faudra confirmer ce potentiel

Sur le papier, Houston propose une défense alléchante et une attaque capable d’élever son niveau de jeu malgré les départs. Reste maintenant à repondre aux attentes sur le terrain.

Le calendrier hors-conférence pourrait permettre de s’imposer face à deux programmes de Power Five : Arizona et Texas Tech. Concernant les rencontres de conférence, les Cougars seront favoris dans la plupart d’entre elles. Le face-à-face contre Memphis devrait couronner le vainqueur de la division West.

La saison dernière, Houston avait gâché son avance de 17-0 à la mi-temps lors de cette rencontre, ce qui avait privé les Cougars de la finale de conférence. Il ne faudra pas manquer la revanche.

 


 

Les outsiders de la conférence : 

 

4. Temple 

Derrière ce trio de favoris, Temple espère tirer son épingle du jeu dans la divison East et sera la principal concurrent de UCF. Portés par une fin de saison dernière remarquable (4-1), les Owls arrivent en pleine confiance et sûrs de leurs forces.

Le jeu aérien sera un atout majeur avec le quarterback Frank Nutile qui pourra s’appuyer sur des receveurs de qualité et expérimentés. Côté défense, des pertes notables ne sont pas à négliger, mais ce jeune groupe a le plus gros potentiel de la conférence.

S’il parvient à exploser rapidement, Temple pourrait surprendre un paquet de personnes.

 

5. South Florida 

Il sera bien évidemment difficile, voire impossible, d’atteindre les 10 victoires comme la saison passée pour les hommes de Charlie Strong. Le head coach a perdu des cadres indispensables à l’image du Quinton Flowers. Cependant, grâce aux belles classes de recrutement des saisons passées, les Bulls seront talentueux sans aucun doute. Tyre McCants et Darnell Salomon sont prêts à porter l’attaque à la réception si un quarterback titulaire indiscutable arrive à s’imposer.

La ligne défensive est quant à elle décimée par les départs, mais le linebacker Greg Reaves et le secondary seront des points forts certains. Si le groupe arrive à trouver des automatismes après les départs importants, il est possible que USF devienne redoutable.

 

6. Navy

Malgré un calendrier redoutable en 2017, Navy s’en est bien sorti et pourrait faire mieux en 2018.

Le jeu de course sera sans aucune surprise avec une triple-option performante qui comporte différents playmakers tels que le quarterback Malcolm Perry. Ce dernier pourrait être appeler à utiliser davantage son jeu de passe même si il manque de cibles.

Défensivement, le manque de leaders pourrait poser des problèmes sur le long-terme, mais c’est surtout sur les pénalités et les turnovers que les Midshipmen doivent s’améliorer. Cela été un poids durant toute la saison en 2017. Les joueurs doivent jouer plus proprement.

 

7. SMU

Chad Morris étant parti, Sonny Dykes prend le relais au poste de head coach et devrait mettre en place un jeu dans la lignée de ce qu’a réalisé son prédécesseur.

Pour ce faire, les deux nouveaux coordinateurs Rhett Lashlee en attaque et Kevin Kane en défense constituent un coaching staff très excitant qui pourrait faire de SMU un redoutable concurrent dans l’AAC… en 2019.

Effectivement, le groupe semble encore trop juste pour véritablement se frotter aux cadors de la conférence cette saison même si le quarterback Ben Hicks sera encore le chef d’orchestre de l’attaque et la défense compte quelques pépites prêtes à exploser au grand jour.

 


 

Le ventre mou de la conférence :

 

8. Tulane 

A l’image de SMU, le Green Wave ne manque pas de potentiel mais 2018 s’annonce plus être une année préparatoire afin de développer une équipe capable de rivaliser en 2019. Le point fort du programme sera la ligne défensive qui retourne tous ses titulaires tandis que le secondary sera expérimenté avec Donnie Lewis Jr. notamment.

Offensivement, le transfert Corey Dauphine pourrait s’avérer être le titulaire qu’il faut à Tulane sur le poste de quarterback même si Jonathan Banks n’a pas dit son dernier mot. Quoi qu’il en soit, la ligne offensive sera prête à protéger l’un des deux.

 

9. Tulsa 

Depuis maintenant plusieurs années, Tulsa échoue à construire un programme stable. Les saisons ne ressemblent pas et le programme est capable d’atteindre les 10 victoires comme les 10 défaites.

Cette saison, le Golden Hurricane ne devrait pas avoir les armes pour dépasser les 5 victoires. L’attaque est bien trop limitée malgré la présence du running back Shamari Brooks et la défense n’est pas assez consistante.

 

10. Cincinnati 

La reconstruction du côté de Cincinnati est bel et bien en cours. Après plusieurs classes de recrutements prometteuses, le programme devrait améliorer son bilan cette saison.

Le retour de Hayden Moore au poste de quarterback apportera de la stabilité à une équipe en manque d’automatismes. Défensivement, il y a encore beaucoup de boulot concernant la défense contre la passe, mais la défense contre la course est solidement portée par le groupe de linebackers.

 


 

Il y a encore du travail :

 

11. Connecticut

La reconstruction va prendre du temps du côté des Huskies. Randy Edsall, qui avait connu un bilan de 74-70 à la tête du programme entre 1999 et 2010, entame une deuxième saison sur le bord de la touche après son retour la saison passée.

 

12. Eastern Carolina

Le head coach Scottie Montgomery étant sur la sellette, il jouera son va-tout cette saison en espérant un miracle. Si vous souhaitez suivre un jour chez les Pirates, gardez un œil sur Trevon Brown. Ce receveur est très sous-estimé et possède de très bonnes mains.