Une nouvelle saison de football universitaire s’approche et Midnight on Campus vous propose un stage de préparation adéquat. Avec l’aide des travaux de Bill Connelly et de Phil Steele, plongez au coeur des principales équipes et conférences grâce à une foule de présentations complètes et précises.

La conférence Mountain West monte en puissance depuis quelques années et concourt de manière légitime au niveau national avec certaines des meilleures équipes du Group of Five. Elles titillent chaque année des équipes plus huppées (en apparence) tout en étant en compétition afin d’apparaitre lors d’un Bowl du Nouvel An. Les performances sportives permettent réellement à ces équipes de seconde zone d’exister aux yeux des fans malgré une présence médiatique compliquée depuis la côte Ouest.

Boise State joue les premiers rôles nationaux depuis près d’une décennie, San Diego State s’est imposé comme une véritable force très récemment et d’autres universités ne sont pas en reste non plus à l’instar de Colorado State ou Wyoming. La compétition s’annonce, encore une fois, très rude.

Partez à la découverte des forces, des faiblesses, des points marquants de la conférence MAC en vue de la saison prochaine, classements et pronostics à l’appui.


1. Colorado State

On considère souvent que la troisième saison d’un head coach à la tête d’une nouvelle équipe représente le niveau que cette équipe peut attendre avec le nouvel entraineur. Les joueurs recrutés par celui-ci investissent en majorité l’effectif au moment de leurs années junior et senior, tandis que les nouveaux systèmes de jeu sont bien implantés au même titre que la philosophie développée. Au tour de Mike Bobo de connaitre le verdict de la troisième saison.

L’ancien coordinateur offensif de Georgia a déjà passé deux années complètes avec Colorado State. Ces débuts ont été plutôt encourageants avec un premier bilan de 7-6, malgré un effectif en grande reconstruction, qu’il a confirmé avec un bilan identique l’an passé.

Une équipe à son image prend enfin forme et, cerise sur le gâteau, très peu de départs significatifs sont à signaler des deux côtés du terrain. Mike Bobo peut lâcher les chevaux lors d’une saison qui pourrait être la dernière si les Rams atteignent les plus hautes sphères de la conférence. Certes, Colorado State n’a pas réellement prouver quoi que ce soit depuis le départ de Jim McElwain ; cependant, le mélange d’un head coach exaltant et de l’un des groupes les plus talentueux de la Mountain West provoque logiquement de grandes attentes.

La confirmation d’un tel potentiel tombe sur les épaules de l’attaque. Mike Bobo est un excellent esprit offensif, comme on a pu le remarquer en deuxième partie de saison dernière. L’animation a franchi un palier lors des six derniers matchs en terme de points marqués : 42 (UNLV), 37 (Fresno State), 46 (Air Force), 49 (New Mexico) et surtout 63 (San Diego State), sans jamais passé en-dessous de la barre des 450 yards offensifs cumulés. Ce succès est dû en grande partie au quarterback Nick Stevens (1936 yards à la passe, 19 TDs, 5 INTs). Toutefois, il n’a pas connu une saison junior de tout repos. Abominable contre Colorado, il a été remplacé par Colin Hill et n’a retrouvé sa place de titulaire uniquement grâce à la blessure de son suppléant. Il s’est révélé au côté d’une escouade totalement neuve et dont les deux meilleures cibles, Michael Gallup (1272 yards à la réception, 14 TDs) et Olabisi Johnson (613 yards à la réception, 4 TDs), reviennent et pourront exploser les compteurs.

Mais bien plus que l’animation aérienne, qui possède une très belle force de frappe malgré une profondeur d’escouade en manque d’expérience, le groupe de running backs pourrait se révéler comme la vraie surprise de cette saison des Rams. Les quatre meilleurs coureurs de la saison dernière seront toujours de la partie à la suite d’une saison accomplie. Le senior Dalyn Dawkins (919 yards à la course, 4 TDs) et le junior Izzy Matthews (734 yards à la course, 13 TDs) devraient reproduire une performance identique, surtout derrière une ligne offensive composée uniquement d’upperclassmen.

L’attaque n’a pas été exempte de tout reproche en terme de constance au fil de la saison, mais la défense n’a, au contraire, jamais vraiment décollé. Cela n’empêche pas de posséder des motifs d’espoir puisque, malgré un niveau décevant, Colorado State ne perd que trois titulaires défensifs et se retrouve surtout avec au moins cinq seniors sur le gazon. Le front-seven devrait se révéler aussi solide qu’expérimenté avec les pass-rushers Darnell Thompson (3.5 sacks) et Evan Colorito (2 sacks, 8 TFLs). La véritable force reste le groupe des linebackers, bien le grand leader défensif, Kevin Davis (110 plaquages, 3 sacks, 7.5 TFLs), ne soit plus de la partie. Le junior Josh Watson (90 plaquages, 1.5 sacks, 6 TFLs) reprendra cette place accompagné d’un autre junior en Tre Thomas.

Cela faisait bien longtemps que le front-seven n’avait pas connu autant d’expérience et le secondary en aura bien besoin. Les lignes arrières ont de nouveau été le point faible défensif des Rams. Elles perdent cette année un de leurs leaders avec le cornerback Tyree Simmons, mais la présence des safeties seniors Justin Sweet et Jake Schlager (3.5 TFLs, 8 passes défendues, 2 INTs en cumulé) aideront à remonter quelque peu la pente. Les jeunes joueurs autour des deux anciens ont montré de belles choses, suffisant pour surprendre la Mountain West ?

La quasi-totalité des titulaires rentre dans leur année junior ou senior. Un tel niveau d’expérience augure souvent de grandes performances sportives, d’autant plus que l’attaque possède d’excellentes armes transcendantes aux postes clés. On se dit alors que le destin des Rams devrait revenir au niveau de la défense, mais comme on a pu le vivre l’an dernier, l’attaque tient la clé du succès dans sa constance rencontre après rencontre.

Il faut ajouter à ce timing parfait du point de vue de l’effectif un calendrier plutôt favorable. Colorado State peut achever des upsets face à Oregon State et Colorado (un exploit à oublier sur le terrain d’Alabama). A part ce programme hors-conférence compétitif, rien n’est impossible. Les voyages à Hawaii, Utah State et Wyoming ne seront pas à galvauder mais l’absence de San Diego State est une bonne nouvelle. Enfin, la réception de Boise State pourrait accoucher du champion de la division Mountain.

Tous les astres sont alignés pour que Colorado State puisse viser le sommet de la conférence Mountain West. La construction d’un stade flambant neuf sur le campus de Fort Collins vient également de s’achever ; et s’il s’agissait d’un signe pour une très belle saison à venir ?

2. San Diego State

Pendant de très longues années, San Diego State n’arrivait pas à fendre la conférence Mountain West afin d’accéder aux meilleures places. Et puis le head coach Rocky Long a trouvé le bon bouton qui a permis de franchir cette dernière marche. Les Aztecs ont concrétisé les attentes placées en eux et sont devenus champions de conférence en 2015 et 2016 avec, à chaque reprise, un record de 11 victoires.

Les californiens visent désormais la passe de trois. Ils apparaissent comme les favoris pour remporter une cinquième couronne de division West en six ans, mais San Diego State devra affronter quelques défis pour conserver son titre.

L’armada défensive des Aztecs peut être considérée comme l’une des meilleures du Group of Five, une place qu’elle devrait continuer à occuper en cette nouvelle saison. Et tant que ce côté du ballon performera à un tel niveau d’excellence, San Diego State jouera les premiers rôles en conférence et ailleurs. Les départs majeurs, dont celui du meilleur running back de l’histoire du football universitaire, seront un véritable test afin de pérenniser la domination du programme.

Ce running back, qui a marqué l’histoire du football universitaire avec une ribambelle de records éclatés, laisse un vide immense au milieu de l’animation offensive des Aztecs. Donnel Pumphrey a décollé pour la ligue professionnelle avec une ligne de statistiques exceptionnelle (2133 yards à la course, 17 TDs en 2016 ; 6405 yards à la course en carrière), sans que cela ne veuille dire que le jeu de course glisse vers les abysses. Son remplaçant, Rashaad Penny (1018 yards à la course, 11 TDs), devrait prendre le relais sans grande disparité avec le prometteur sophomore Juwan Washington en second rideau. Le seul souci, et non des moindres, réside au sein de la ligue offensive. Les coureurs ne pourront se balader comme à leur habitude sans elle et cette dernière perd quatre titulaires. Une telle reconstruction peut faire pencher la balance, d’autant plus avec un quarterback se reposant sur l’efficacité pure et l’abstention des erreurs.

Le système offensif de San Diego State ne force pas le quarterback à prendre des risques, Christian Chapman réalise ce boulot à la perfection. Le junior rentre dans sa troisième saison sur le terrain et il pourrait être poussé à prendre une dimension supérieure du fait des changements offensifs. L’instigateur de big plays, Mikah Holder (581 yards à la réception, 5 TDs), revient pour épauler son quarterback avec le tight end David Wells et le receveur sophomore Quest Truxton. L’animation aérienne aura la lourde tâche de combler la perte de Donnel Pumphrey et ils savent que ce sera très difficile. D’où l’importance vitale des performances défensives.

Rocky Long a développé une défense 3-3-5 particulèrement réussie et possède depuis quelques temps les pièces qu’il veut pour qu’elle tourne à plein régime. Celle-ci dévaste tout sur son terrain en mêlant une agressivité spectaculaire et une forte propension à contrer les jeux majeurs de son adversaire. Malheureusement, d’excellents playmakers se font la malle à tous les niveaux comme le defensive end Alex Barrett (7.5 sacks, 5.5 TFLs), le linebacker Calvin Munson (116 plaquages, 4.5 sacks, 6.5 TFLs) ou le cornerback Damontae Kazee (7 INTs, 8 passes défendues). La ligne défensive ne devrait cependant pas causer des maux de tête, surtout qu’elle ne pèse pas énormément dans le système employé. Deux pièces importantes reviennent avec l’équipe en Noble HallSergio Phillips et Dakota Turner (8 sacks, 6.5 TFLS en cumulé), en plus du reste des remplaçants.

L’escouade de linebackers pèse un peu plus que la ligne et elle retrouve deux des meilleurs playmakers restants sur le campus. Ronley Lakalaka (73 plaquages, 1 sack, 2 INTs) et Parker Baldwin (3 TFLs, 7 passes défendues, 2 INTs) possèdent le talent pour atteindre un niveau encore supérieur. En revanche, le secondary a des raisons d’inquiéter. La pièce maitresse du système des Aztecs devra tout d’abord composer sans ses deux meilleurs éléments. Le duo de cornerbacks entre le sophomore Ron Smith et l’ancien safety Kameron Kelly (5 INTs, 6 passes défendues) pourrait devenir la prochaine marque de fabrique de San Diego State, mais les safeties demeurent dans l’inconnu. Des jeunes joueurs talentueux attendant leur tour et Rocky Long a besoin que plusieurs d’entre eux éclosent dès cette saison.

Le succès de la défense n’est pas assuré, mais jusqu’à preuve du contraire, Rocky Long devrait assurer la relève de son escouade défensive, si constante dans l’excellence depuis des années. L’autre côté du ballon perd sa superstar sans que les Aztecs ne soient totalement démunis, loin de là. En somme, le niveau général de San Diego State ne devrait pas énormément bouger. Les petits détails feront tout de même la différence entre une équipe sacrée et une équipe à 8 victoires.

On saura très rapidement la force de cette équipe. San Diego State commence la saison très fort avec des matchs face à Stanford, Arizona State et Northern Illinois, coupé avec un déplacement très dangereux sur les terres de l’Air Force. Toutefois, les Aztecs n’ont que peu d’adversité au sein de leur division West et les voyages à Hawaii et San José State rendront leur verdict final.

La réception à la mi-octobre de Boise State jouera le rôle de baromètre… avant une hypothétique finale de conférence ? Qui sait. La première moitié de saison sera très intéressante afin de juger la valeur des Aztecs et de préparer les nouvelles pièces afin d’attendre la finale de conférence à 100%.

3. Boise State

Les Broncos sont habitués à représenter le Group of Five au plus haut niveau depuis très longtemps. Les saisons à plus de 10 victoires sont légion et l’année dernière a été une nouvelle fois une représentation de la force de Boise State. Cependant, les performances de l’école laissent comme un petit gout d’inachevé, comme une réalisation qui aurait pu accouché d’accomplissements plus grandioses que ce qui s’est finalement déroulé.

Boise State a de nouveau raté le coche l’an dernier. Pas de titre de conférence, ni de division, malgré un record de 10-3 au compteur final. Deux défaites malvenues en cours de saison ont empêché de récupérer une récompense qui échappe à l’université depuis 2014.

La pression commence à monter sur les épaules de Bryan Harsin. Le head coach des Broncos ne peut être affublé d’une image décevante, puisque le succès au niveau national demeure au rendez-vous, mais les aspirations et les attentes élevées de l’université appellent à des trophées. Cette nouvelle saison revêt ainsi de l’importance pour le futur du programme de football, qui espère asseoir sa domination auprès de ses concurrents directs. Mais une telle tâche ne sera pas de tout repos avec un effectif subissant de grands changements.

L’attaque de Boise State a l’habitude de produire d’excellentes armes au fil des années, et ce avec une régularité surprenante. L’année dernière ne déroge pas à la règle avec un quarterback extrêmement talentueux, un running back électrisant et un receveur capable de coups d’éclat réguliers. Deux de ces trois hommes ont quitté le campus de Boise. Le seul joueur à rester auprès des Broncos est le quarterback junior Brett Rypien, qui a confirmé en 2016 son statut de meilleur joueur de la conférence avec une saison de haute volée (3646 yards à la passe, 24 TDs, 8 INTs). Il perd malheureusement trois de ses quatre meilleures cibles aériennes de la saison dernière dont l’excellent Thomas Sperbeck (1272 yards à la réception, 9 TDs). Toutefois, le senior Cedrick Wilson, auteur d’une très belle année (1129 yards, 11 TDs), revient pour exploser au plus haut niveau et devrait neutraliser la perte de son coéquipier avec des armes très prometteuses telles que le receveur junior Sean Modster ou le tight end senior Jake Roh. Quoi qu’il en soit, malgré l’inexpérience, de nouvelles cibles talentueuses ne manquent pas afin de prendre la relève avec succès.

A l’inverse, la situation des running backs inspire à moins de confiance que précédemment. Le superbe coureur Jeremy McNichols s’en est allé pour la ligue professionnelle à la suite d’une saison exceptionnelle (1709 yards à la course, 23 TDs, 474 yards à la réception, 4 TDs) et laisse logiquement un trou béant à couvrir. Très régulièrement à l’origine de jeux majeurs et tracteur de l’animation offensive, il doit aujourd’hui laissé la place à de jeunes joueurs inexpérimentés. Le sophomore Alexander Mattison et le true freshman Drake Beasley apparaissent en première ligne et auront fort à faire pour combler un tel départ. Nul doute que la production baisse, d’autant plus que la ligne offensive perd trois joueurs importants avec un total de 119 titularisations. Attention à ce que l’animation offensive ne s’effondre pas, malgré la présence de Brett Rypien.

La situation de la défense n’inspire pas non plus à une confiance folle en la réussite de cette escouade. Quoi qu’il en soit, la ligne défensive devrait revenir à un niveau de haute performance auquel elle nous a régulièrement habitué. L’excellent defensive end Sam McCaskill (6.5 sacks, 7.5 TFLs, 5 passes défendues) quitte les rangs de l’équipe mais les Broncos possèdent malgré cela le meilleur défenseur de la Mountain West avec le superbe defensive tackle junior David Moa (8.5 sacks, 2 TFLs). Il pourra se révéler aux yeux de tous avec l’aide du defensive end Jabrill Frazier et relancer une excellente défense contre la course.

Mais le reste des forces en présence est l’élément qui pose problème. La progression de la ligne défensive est une bonne nouvelle, mais le back-seven doit subir des changements majeurs avec la perte de playmakers et de machines à plaquer. L’ensemble de l’escouade de linebackers change de visage où le senior Gabe Perez prend le leadership de jeunes joueurs sans véritable expérience. Le secondary retrouve deux bonnes ancres avec le safety senior Cameron Hartsfield ainsi que le cornerback junior Tyler Horton ; cependant, la profondeur des lignes arrières diminue drastiquement et il ne suffit pas d’un grand nombre de pépins physiques pour mettre à sac le dernier rempart défensif.

Il est possible que Boise State ait de nouveau à faire à la frustration de quelques défaites serrées. L’animation offensive devrait se révéler bien plus unidimensionnelle que par le passé tandis que le fond de la défense pourrait être propice à une certaine irrégularité, d’autant plus si la pression de la ligne défensive n’est pas extrêmement efficace.

Le calendrier pourrait également avoir un rôle important dans l’image finale de la saison. Boise State doit jouer une des meilleures équipes de la Sun Belt en Troy avant de s’attaquer à trois équipes du Power Five avec Washington State, Virginia et BYU. En plus de cela, il faut se déplacer à San Diego State, Utah State et Colorado St, des rencontres difficiles entrecoupées avec les réceptions de Wyoming et Nevada. On peut facilement tabler que la moitié des matchs des Broncos se jouera à quelques points.

Boise State doit rebondir au plus vite au sommet de la Mountain West mais un effectif changeant et un calendrier plutôt difficile peuvent mettre à mal les espoirs des Broncos. Et si une saison à 10 victoires ainsi qu’un titre de conférence échappent à l’université, Bryan Harsin pourrait se retrouver en difficulté.


Le ventre “dur” de la conférence :

4. Wyoming

5. Air Force

6. Hawaii

A la surprise (presque) générale, Wyoming a surgi pour remporter la division Mountain au nez et à la barbe de Boise State et n’est vraiment pas passé loin de s’imposer face à San Diego State lors de la finale de conférence. Le travail de l’ancien head coach historique de North Dakota State (FCS), Craig Bohl, a payé l’an dernier avec un record final de 8-6. Il peut remercier ce succès grâce à la révélation du quarterback Josh Allen (3203 yards à la passe, 28 TDs, 15 INTs ; 523 yards à la course, 7 TDs) et aux performances fabuleuses du running back Brian Hill (1860 yards à la course, 22 TDs). Malheureusement, ce dernier a débuté sa carrière professionnelle et laisse Josh Allen tout seul. Le quarterback rentre dans sa saison junior avec une très bonne ligne offensive mais en plus de Brian Hill, les trois meilleures cibles aériennes de l’an dernier ont disparu et notamment Tanner Gentry (1326 yards à la réception, 14 TDs). L’attaque devrait caler en 2017 à cause de cette large vague de départ, malgré la présence de Josh Allen, futur quarterback NFL. A l’inverse, la défense ne perd quasiment personne et retrouve l’ensemble de ces playmakers décisifs. Très jeune la saison passée, elle gagne surtout en expérience et ce sera un élément potentiellement crucial pour tenter d’endiguer une mauvaise habitude de craquages majeurs, notamment face à la course.

Les Cowboys seront difficiles à contourner et joueront certainement des tours à de nombreux adversaires. Cependant, il devrait manquer la conclusion à ces belles passes d’armes. La fragilité défensive ne pourra pas être sauver par l’attaque cette fois-ci, d’autant plus que Wyoming doit se déplacer à Iowa, Utah State, Boise State et Air Force. Sans coup(s) d’éclat, il sera impossible de conserver son titre face à Colorado State et Boise State.

Le Commander in Chief’s Trophy, petit tournoi annuel disputé entre les trois académies militaires des Etats-Unis, est revenu à l’Air Force et couronne une très belle année des Falcons, qui terminent avec un bilan de 10-3 pour la seconde fois en trois ans. En une décennie au poste de head coach du programme de football, Troy Calhoun s’est construit une réputation d’excellent entraineur en partie grâce à une attaque option dévastatrice. Le backfield composé du quarterback Arion Worthman (674 yards à la course, 16 TDs ; 546 yards à la passe, 4 TDs, 2 INTs) et du halfback Tim McVey (708 yards à la course, 10 TDs) continuera d’offrir des cauchemars à ses adversaires. Il faut remplacer les fullbacks de l’équipe, ainsi que l’excellent receveur Jalen Robinette, mais rien n’indique une quelconque baisse de régime offensive. En revanche, la défense subit un turnover de forces complètement fou. L’Air Force ne compte qu’un seul titulaire de retour et perd six des sept linemen, quatre des cinq linebackers et six des seps defensive backs ! Tout porterait à croire à une baisse massive de performance défensive mais ce ne serait pas connaitre les Falcons. Les académies militaires jouent presque uniquement avec des upperclassmen et sont habitués aux vastes changements de joueurs. Certes, remplacer une défense complète devrait mener à un régression du fait de l’inexpérience, sans qu’elle soit si importante que cela.

L’Air Force ne devrait sans toute vraisemblance pas jouer le titre de division Mountain. En plus d’un effectif en reconstruction partielle, la calendrier ne fait pas de cadeaux aux Falcons non plus. Des déplacements à Michigan, New Mexico, Navy, Colorado State et Boise State seront très difficile à jouer et San Diego State sort malheureusement du chapeau de la division opposée. Cette année sera une année de transition.

Nick Rolovich n’a eu besoin que d’une saison pour remettre le programme de football de Hawaii sur les bons rails. Au sein d’une division West plutôt ouverte, les Rainbow Warriors apparaissent (déjà) comme un concurrent capable de souffler la seconde place derrière San Diego State. Le quarterback Dru Brown a réalisé une très belle saison freshman () au coté du running back Diocemy Saint Juste (). Il perd sa meilleure cible aérienne mais l’escouade de receveurs n’est pas en reste avec le retour du reste des contributeurs. L’attaque ne sera pas un souci en cette nouvelle saison. Toutefois, le bilan final dépendra des performances défensives. Les excellents Jahlani Tavai (129 plaquages, 7 sacks, 12.5 TFLs) Trayvon Henderson (8.5 TFLs, 7 passes défendues, 3 INTs), respectivement au poste de linebacker et de safety, mènent toujours la défense. La ligne défensive et le secondary perdent tout de même quelques pièces importantes. Ce pourrait devenir assez encombrant au niveau des cornerbacks, déjà le point faible de la défense en 2016.

Hawaii n’a toujours pas touché le sommet de ses performances et ce n’est pas certain que celui-ci soit atteint dès cette saison. Les déplacements sont toujours compliqués depuis Hawaii. Les Rainbow Warriors devront se déplacer dans la Massachusetts pour ouvrir la saison avant de revenir sur son campus au milieu du Pacifique et de s’envoler pour UCLA la semaine suivante. Ce ne sera pas simple d’autant plus qu’il faudra voyager à Wyoming puis jouer Colorado State à la maison. Un petit coup est tout de même jouable en fin de saison avec la réception de San Diego State et une série de matchs face à UNLV, Fresno State et Utah State. Une immense surprise est-elle possible avec un upset retentissant sur les Aztecs ?


Attention, poils à gratter :

7. Utah State

8. New Mexico

9. UNLV

L’équipe d’Utah State faisait partie des institutions de la conférence Mountain West il y a quelques années mais récemment, elle est peu à peu rentrée dans le rang. Les Aggies se reposent généralement sur une défense intrépide et la ligne défensive doit aujourd’hui changer quelque unes de ces pièces. Le secondary devrait rester formidable mais ce ne semble pas suffisant pour compenser une attaque en relative difficulté, qui revient tout de même avec ses meilleures armes. Comme à son habitude, Utah State ne devrait pas rendre la tâche aisée à ses adversaires et pourrait poser un ou deux upsets au cours de la saison, surtout sur son campus où il n’est pas facile de gagner.

Les Lobos de New Mexico se trouvent en revanche dans une dynamique opposée. Ils progressent à chaque saison depuis l’arrivée de Bob Davie à leur charge et notamment au niveau de l’attaque. Cette dernière possède toujours un groupe de running backs très excitant et performant, malgré le départ de Teriyon Gipson. L’attaque option des Lobos fait peur à l’ensemble des équipes de la conférence mais ce n’est vraiment pas le cas de la défense. Une des plus mauvaises escouades défensives du pays perd qui plus est la quasi-totalité de la production de l’an passé. Ce n’est pas de bonne augure s’ils désiraient progresser une nouvelle fois.

La prochaine sensation de la conférence Mountain West pourrait bien être UNLV. Les victoires ne sont pas encore au rendez-vous et la progression n’est que minime. Quoi qu’il en soit, l’attaque se rapproche d’une belle compétitivité grâce aux running backs Charles Williams et Lexington Thomas. Il ne faut plus “que” trouver un quarterback compétent pour mener l’animation offensive. Si tel est le cas, des upsets pourraient suivre rapidement. Mais il faudra tout d’abord composer avec une mauvaise défense qui doit trouver des solutions de remplacement à ses meilleurs playmakers. Il faudra encore attendre un peu pour essayer de rivaliser avec les équipes de tête de la conférence.


Il y a encore du boulot :

10. Nevada

11. San José State

12. Fresno State

Le mois dernier, on aurait pu placer Nevada dans la catégorie supérieure de ce classement. C’était en effet avant le départ surprise du running back James Butler en transfert vers Iowa. Il portait littéralement l’ensemble de l’attaque du Wolfpack sur ses épaules l’an dernier et celle-ci se retrouve aujourd’hui sans véritable jouer transcendant. La défense se trouve dans l’obligation de rehausser son niveau de jeu pour combler cette perte massive et le retour de neuf titulaires peut laisser augurer d’une légère progression. Un nouvel head coach se présente sur le campus de Reno en la personne de Jay Norvell, mais ce dernier possède une grande expérience du côté offensif. A voir si le Wolfpack put évite de sombrer dans le fin fond de la conférence.

San José State et Fresno State ont eux-aussi changé de head coach à l’intersaison. Les deux équipes possèdent des armes intéressantes, notamment en attaque, mais elles sont bien trop isolées pour avoir un quelconque impact. Les changements apportés par le nouveau coaching staff se feront sentir dans, au moins, une saison puisque les deux calendriers se révèlent être terribles.


Pronostics de performance :

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