Une nouvelle saison de football universitaire s’approche et Midnight on Campus vous propose un stage de préparation adéquat. Avec l’aide des travaux de Bill Connelly et de Phil Steele, plongez au coeur des principales équipes et conférences grâce à une foule de présentations complètes et précises.

Les #CFBPreviews sont devenus une tradition estivale comme nulle autre au sein de la rédaction de Midnight on Campus afin de préparer une nouvelle saison de football universitaire, qui s’annonce, comme toujours, haletante. 

Malgré les départs de Idaho (FCS) et de New Mexico State (Indépendants), la conférence Sun Belt sera découpée pour la première fois de son histoire en deux divisions de cinq équipes : Appalachian State, Coastal Carolina, Georgia Southern, Georgia State, Troy dans la Sun Belt East et Arkansas State, Louisiana, ULM, South Alabama, Texas State dans la Sun Belt West.

Toutefois, la même chanson se répète à nouveau cette saison à propos des protagonistes majeurs pour le titre de conférence. Appalachian State, Arkansas State et Troy devraient jouer les premiers rôles pour la troisième saison consécutive et se battre pour la première finale de conférence de l’histoire.

Qu’est-ce que la conférence Sun Belt nous offrira en cette saison de football universitaire ?

 


 

1. Arkansas State se place en favori pour un (sixième) titre de Sun Belt

Au cours de la dernière décennie, Arkansas State est devenu un des larrons principaux de la conférence avec une stratégie particulièrement volatile mais sacrément efficace. Les Red Wolves ont recruté de grands head coaches entre Hugh Freeze, Gus Malzahn et Brian Harsin, apportant son lot de réussite (un titre de conférence chacun entre 2011 et 2013) mais la continuité n’était pas de mise.

Blake Anderson est arrivé sur le campus de Jonesboro en 2014, et aussi surprenant soit-il, le head coach est toujours en place à la tête des Red Wolves à l’heure où vous lisez cette présentation. Cette continuité a également porté ses fruits avec deux titres de conférence supplémentaires ; aujourd’hui, Arkansas State se positionne pour une sixième titre de conférence Sun Belt.

On pensait l’été dernier que Arkansas State pouvait être dans la lutte pour le titre et un tel scénario s’est déroulé… jusqu’au mois de novembre. Les Red Wolves se trouvaient encore en bonne position mais une défaite surprise sur le campus de South Alabama et surtout un revers rédhibitoire face à Troy lors de l’ultime semaine de compétition a effacé toute chance de troisième titre de conférence consécutif. 

L’équipe était cependant loin d’être mauvaise en 2017 et retourne un total de 12 titulaires en 2018, devenant par la même occasion une des équipes les plus expérimentées de la conférence Sun Belt.

Justice Hansen à la barre d’une attaque explosive

Les titulaires de retour se révèlent par ailleurs être des éléments majeurs de l’équipe, et notamment en attaque. L’ancien quarterback d’Oklahoma, Justice Hansen, porte les Red Wolves sur son dos et sort d’une année prolifique (305/487, 3,976 yards, 37 TDs, 16 INTs). Le senior revient pour une ultime saison et peut légitimement être considéré comme le meilleur joueur intrinsèque de la conférence. 

Justice Hansen est le moteur d’une animation offensive particulièrement explosive ; il faut dire qu’il peut s’appuyer sur une escouade de receveurs impressionnante de par sa hauteur, où aucun joueur ne mesure moins de 1m90. Le senior Justin McInnis (49 réceptions, 800 yards, 4 TDs), Kendrick Edwards et Omar Bayless reviennent pour une nouvelle saison après avoir compilé à eux-trois 119 réceptions, 1,573 yards et 13 TDs. Ils sont, qui plus est, accompagné de transferts intéressants en Kirk Merritt (Texas A&M), Dahu Greene (Oklahoma) et Bubba Ogbebor (Boise State). La hype est légitime pour incendier les backfields adverses. 

Le jeu de course ne s’est pas révélé exceptionnel l’an passé, mais celui-ci peut compter sur les retours du running back senior Warren Wand (138 portées, 722 yards, 6 TDs) et surtout de quatre linemen offensifs. Plus de stabilité et d’efficacité au sol pourraient faire entrer cette animation offensive dans une nouvelle dimension. 

Des départs… mais toujours du potentiel pour cette défense

L’agressivité et la prise de risques est le maitre mot de Blake Anderson à Arkansas State et cela se traduit particulièrement du côté de la défense. Cette dernière joue tous les coups à fond, quitte à se mettre en danger. Quand le pass-rush perturbateur ne trouve pas sa cible et les defensive backs manquent les turnovers, la défense casse.

La ligne défensive a réalisé de gros dégâts grâce à Ja’Von Rolland-Jones (13 sacks, 6 TFLs), Caleb Caston et Dee Liner… et ces trois joueurs ne porteront plus les couleurs des Red Wolves à la rentrée. Ces pertes sont lourdes, surtout si l’on ajoute à cela le départ du productif cornerback Blaise Taylor (2 INTs, 14 PDs, 5 TFLs). 

La ligne défensive peut toujours se reposer sur le defensive end senior Ronheen Bingham, qui a apporté 5 sacks en tant que remplaçant en 2017 et détient un potentiel proche de celui de Ja’Von Rolland-Jones. Par contre, la situation se corse au sein des lignes arrières. Trois contributeurs majeurs quittent le campus, et seulement le linebacker Justin Clifton (63 plaquages, 14 PDs, 4,5 TFLs) glisse au poste de nickelback. Des brèches supplémentaires peuvent s’ouvrir et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle si la pression de la ligne défensive diminue.

Une seule équipe du « Big Three » de la Sun Belt au calendrier… et à la maison

Arkansas State se trouve en excellente position pour jouer le titre de conférence Sun Belt grâce à un calendrier plutôt clément. Des équipes majeures, les Red Wolves n’affrontent que Appalachian State, et sur son campus de Jonesboro, qui plus est. Cet unique aspect place les hommes de Blake Anderson en position favorable pour le titre. 

Le calendrier est par ailleurs plutôt unique : Arkansas State débute le calendrier de conférence avec 4 matchs de suite à la maison avant de se déplacer à 4 reprises à l’extérieur pour conclure la saison régulière. Du côté positif, cela permet de forger l’équipe rapidement et solidement pour le mois de novembre, mais du côté négatif, cela inclut de nombreux pièges lors des dernières semaines, et notamment un déplacement à Georgia Southern.

Arkansas State possède l’équipe pour briller (surtout en attaque) et le calendrier ne semble pas mettre des bâtons dans les roues, en évitant l’équipe de Troy au passage. Le mois de septembre peut se terminer avec trois défaites (@ Alabama, @ Tulsa, vs UNLV) sans que cela n’empêche les Red Wolves de remporter la conférence Sun Belt. 

 

2. Troy peut-il réaliser une troisième saison consécutive à plus de 10 victoires ?

Ce que réalise Neal Brown à la tête des Trojans depuis deux saisons relève tout simplement du génie. Et ce qui est encore plus fort est le fait que le head coach demeure une saison supplémentaire sur le campus de Troy malgré deux superbes saisons à plus de 10 victoires. Tout le monde voyait Neal Brown prendre la direction d’une équipe du Power Five, que nenni.

Cette situation est d’autant plus surprenante que Troy a remporté le titre de conférence Sun Belt après une saison formidablement réussie. 11 victoires pour deux défaites, sur le terrain de Boise State en ouverture de saison (compréhensible) et à la maison face à South Alabama (seul ombre au tableau)… au lendemain d’un succès retentissant sur le terrain de #25 LSU ! Et Troy est devenu la première équipe non-affiliée à la conférence SEC depuis 2000 à terrasser les Tigers dans la « Death Valley » !

Les Trojans ont obtenu une année de sursis avant un départ semble-t-il inévitable de Neal Brown pour une équipe de plus haut standing. Les attentes sont élevées, mais les départs importants au sein de l’équipe pourrait mettre à mal les plans pour un second titre de conférence Sun Belt consécutif. 

Une attaque à reconstruire sans Brandon Silvers et Jordan Chunn

Troy ne s’est pas créé une réputation d’équipe offensive, mais bien plus important encore, les Trojans ont réussi tout ce qu’il réalisait avec une réelle solidité. Un jeu de course qui ne met pas en danger le reste de l’équipe, un quarterback qui réalise les actions nécessaires au bon moment, des jeux négatifs très largement limités par une des meilleures lignes offensives de la conférence. 

Mais une telle efficacité devrait être de l’histoire ancienne plus tôt que prévu. Le quarterback titulaire depuis 4 ans, Brandon Silvers (283/443, 3.290 yards, 17 TDs, 7 INTs), et le running back vedette de l’équipe, Jordan Chunn (154 portées, 774 yards, 10 TDs), ne sont plus de la partie en 2018. Leur remplacement sera indéniablement la clé de la réussite. 

Le groupe de receveurs apporte tout de même des bases solides à cette animation offensive, puisque les seniors Deondre Douglas et Damion Willis (1.248 yards, 7 TDs combinés), producteurs de la majorité des gains significatifs dans les airs, restent dans l’Alabama pour une ultime saison. La question est de savoir, maintenant, quel est le quarterback capable de les trouver sur le terrain. Le junior Kaleb Barker et le redshirt sophomore Sawyer Smith se disputent le poste de titulaire.

Malgré un changement de quarterback, la plus grande question demeure au poste de running back. Jordan Chunn, aussi bien polyvalent qu’omniprésent, est parti avec son remplaçant, Josh Anderson, dans ses valises. Le prochain homme en position, Jamarius Henderson, est une option explosive (7,9 yards par portée et 4 TDs en 45 portées) et peut devenir la cheval de trait de Troy en attaque.

Est-ce que la défense peut rester dominante ?

La défense a marqué la saison, non pas seulement au sein de la conférence Sun Belt (3 résultats au-delà des 20 points encaissés), mais également de la ligue entière. Demandez ce que pense Ed Orgeron et les Tigers de LSU de la défense de Troy. Il était presque impossible de produire des actions explosives face aux Trojans, et leur efficacité dans l’ensemble des domaines a causé bien des soucis.

Le coordinateur défensif Vic Koenning a écumé les défenses du football universitaire depuis près de deux décennies, et l’équipe de l’an dernier est possiblement la meilleure qu’il ait affiché de sa carrière. La ligne défensive a réalisé de très belles performances avec trois linemen, mais trois contributeurs majeurs sont partis avec Seth Calloway, Baron Poole et Jamal Stadom (13 sacks, 9.5 TFLs combinés). Le nose guard Trevon Sanders ancrera cette ligne pour une année supplémentaire, avec le junior Marcus Webb pour jouer le rôle de perturbateur.

Le groupe des linebackers se trouve dans une position similaire avec le départ de joueurs importants. Le meilleur pass-rusher des Trojans, Hunter Reese (6.5 sacks, 7.5 TFLs) reste dans le groupe pour une année de senior avec le meilleur plaqueur de l’équipe, Tron Folsom. Ils sont d’ailleurs accompagnés par un transfert important en provenance d’Oklahoma, l’ancienne recrue 4-étoiles Will Sunderland. Les deux meilleures éléments des lignes arrières, le cornerback Blace Brown (5 INTs, 6 passes défendues) et le safety Cedarius Rookard. 

La défense conserve la quasi-totalité de ses meilleurs éléments et ne devrait pas se trouver très loin de son niveau de l’an pass. Toutefois, la perte de profondeur peut handicaper l’efficacité des Trojans sur la durée. 

Le mois de novembre sera un test grandeur nature

Avec Boise State puis un déplacement à Nebraska au cours du calendrier hors-conférence, Troy devrait débuter le calendrier de conférence Sun Belt avec deux défaites. Mais il n’est pas certain que les Trojans s’inclinent une nouvelle fois par la suite. 

Les meilleures équipes de la conférence seront au programme du mois du novembre, et à l’extérieur, qui plus est. Le voyage sur les terres du co-champion de la saison passée, Appalachian State, devrait décider du sort de Troy par rapport à un second titre de conférence de suite. Mais il ne faut pas sous-estimer le potentiel d’upsets sur les gazons de Georgia Southern, South Alabama et Louisiana-Monroe.

Neal Brown n’a pas obtenu de job au sein d’une équipe du Power Five et revient à Troy une saison supplémentaire. Un cycle s’est terminé en 2017 et il n’est pas certain que les Trojans réalisent à nouveau une saison à 11 victoires. Mais s’ils s’en rapprochent, ce qui est une réelle possibilité, le head coach entrainera pour la dernière saison cette équipe de l’Alabama.

 

3. Beaucoup de boulot pour Appalachian State… mais impossible de les oublier

Appalachian State s’est rapidement imposé comme une valeur sure du Group of Five à la suite de sa montée du championnat FCS en 2014. L’an passé, les Mountaineers auraient pu terminer avec une troisième saison à plus de 10 victoires consécutives, mais la chance ne leur a pas vraiment souri. 

Malgré trois défaites à moins d’une possession d’écart (dont deux revers de suite face à UMass et Louisiana-Monroe), les hommes de Scott Satterfield ont conclu avec 9 succès et surtout un partage du titre de conférence Sun Belt avec Troy. Il s’agit du deuxième titre consécutif au terme d’une saison où, faut-il l’avouer, tout le monde les attendait au tournant pour finir dans les premières positions de la conférence. 

Ceci dit, le succès passé n’indique pas forcément un succès futur. Appalachian State subit un turnover de ses forces très important en 2018, des deux côtés du terrain mais aussi sur le banc des coordinateurs, qui plus est. Scott Satterfield pourrait d’ailleurs voler vers d’autres cieux à la fin de la saison si celle-ci est réussie, tant la cote de popularité grandit au fil des années et des succès en masse.

Apprendre à vivre sans un quarterback de talent

Là non plus, Appalachian State ne s’est pas démarqué par son animation offensive sans que cela n’indique une production en berne. Les Mountaineers possédaient une attaque très complète avec un jeu de course efficace et un quarterback qui sait lancer le ballon quand il le faut et courir quand l’équipe a besoin de chercher une nouvelle série. 

Malheureusement, cette stratégie prend du plomb dans l’aile puisque le quarterback titulaire depuis 4 ans, Taylor Lamb, a terminé son cursus universitaire. Il était une pièce intégrale de l’animation offensive (2.737 yards, 27 TDs, 6 INTs à la passe ; 584 yards et 5 TDs à la course) et devrait laisser un grand vide. Pour le remplacer, le coaching staff semble se diriger vers un quarterback au profil plutôt similaire avec le sophomore Zac Thomas. Mais sans grande expérience, un tel changement de quarterback devrait ralentir la progression de l’attaque.

Ceci dit, le jeu au sol ne devrait subir aucune latence entre les deux saisons. Le meilleur running back de la conférence Sun Belt, Jalin Moore (1.037 yards, 12 TDs), termine son cursus à Appalachian State et peut compter sur une ligne offensive qui subit de très légers changements. Malgré le départ du leader Ike Lewis, l’escouade de receveurs est également très intéressante avec les retours de Thomas Hennigan et Jalen Virgil, ainsi que les arrivées sur transfert en provenance de Kansas State de Corey Sutton et Dominique Heath. 

Peu de départs en défense, mais ils font mal

Le groupe défensif des Mountaineers fait clairement partie de la crème au sein de la conférence Sun Belt et elle a de nouveau excellé l’an passé. Cependant, la continuité n’est pas nécessairement de mise en cette nouvelle saison puisque le coordinateur défensif, Nate Woody, s’est envolé pour le même poste à Georgia Tech. Bryan Brown et Dale Jones prennent la relève tout en connaissant très bien la maison, ce qui est un plus.

Le front-seven d’Appalachian State subit un coup sévère avec la perte des deux defensive ends titulaires et de trois linebackers titulaires. Remplacer les linemen Antonious Sims et Caleb Fuller (12.5 sacks, 7.5 TFLs combinés) ainsi que le linebacker et leader défensif Eric Boggs (102 plaquages, 9 TFLs, 6 passes défendues) ne sera pas tâche facile, bien que les petits nouveaux aient déjà obtenu une expérience relative du terrain.

La situation est plus positive au niveau des lignes arrières avec le meilleur tandem de cornerbacks de la conférence Sun Belt avec la présence du junior Clifton Duck (6 INTs, 6 passes défendues) et du senior Tae Hayes (4 INTs, 12 passes défendues). Avec un turnover des lignes avants, il est toujours un avantage de pouvoir se reposer sur des cornerbacks expérimentés et efficaces afin de colmater les brèches et éviter les craquages. 

Malgré les départs importants, la défense d’Appalachian State peut se reposer sur des commodités plutôt solides et devraient subir qu’une faible diminution des performances. Mais en combinant cela avec un turnover offensif, les Mountaineers ont de bonnes chances de régresser suffisamment pour se classer derrière Arkansas State et Troy. 

Deux semaines cruciales pour décider du sort des Mountaineers

A l’instar de l’an passé à Georgia, Appalachian State a organisé un déplacement de haute volée en ouverture de saison sur le terrain de Penn State. Le clash avec Southern Miss à la mi-septembre peut être sympathique mais la véritable compétition débute quelques semaines plus tard avec le calendrier de conférence Sun Belt.

Le sort des Mountaineers sera très certainement scellé à la suite des deux rencontres consécutives contre Troy puis Arkansas State à l’extérieur. L’enchainement est compliqué mais le reste du calendrier n’a rien d’insurmontable. Et si l’on fait les comptes, Appalachian State ne devrait pas se trouver très loin des 10 victoires, à nouveau, en conclusion de saison. 


 

Les outsiders de la conférence :

 

4. Louisiana-Monroe

A la recherche d’une équipe qui enfile les points comme des perles mais qui ne connait que très peu le concept d’une défense ? Louisiana-Monroe est le représentant parfait de cette tendance au sein de la conférence Sun Belt. 

Les Warhawks possèdent (littéralement) une des meilleures escouades offensives du pays, empilant les yards et inscrivant des points en pagaille. Ils ont dépassé la barre des 50 points à quatre reprises en 2017 avec l’aide du quarterback dual-threat Caleb Evans (2.868 yards, 17 TDs, 6 INTs à la passe ; 579 yards et 13 TDs à la course). Il retrouve qui plus est ces meilleurs éléments au sol et dans les airs, avec le running back Derrick Gore ainsi que les receveurs Marcus Greene et R.J. Turner.

L’attaque n’a aucune raison de perdre de sa superbe. Mieux encore ? La défense, véritable trou noir la saison dernière, demeure à peu de choses près intacte pour la troisième saison d’un groupe qui progresse ensemble, bien qu’il manque de talent intrinsèque. Les signaux sont au vert pour une progression défensive.

Quoi qu’il en soit, les Warhawks seront compliqués à manœuvrer et devraient causer bien des soucis dans une conférence Sun Belt où le ventre mou évolue à un niveau presque identique.

 

5. South Alabama

South Alabama est d’une frustration incroyable. Les Jaguars sont capables du meilleur (battre Troy à l’extérieur puis Arkansas State) comme du pire (perdre sur le score de 0-52 face à une équipe de Georgia Southern sans victoire) d’une semaine à l’autre. Le potentiel est bien présent mais ils ne semblent jamais capable de confirmer.

Joey Jones, qui dirigeait le programme de football depuis sa création, il y a 9 ans, a démissionné à la suite de cette terrible défaite face à Georgia Southern et l’université l’a remplacé par Steve Campbell, en provenance de Central Arkansas. Le nouvel head coach des Jaguars prend position avec une situation relativement positive, et notamment avec le retour de 13 titulaires au total entre l’attaque et la défense. 

La défense, fer de lance de cette équipe de South Alabama, ne perd aucun élément hormis son leader, Jeremy Reaves. Elle devrait continuer à mener les débats pour les Jaguars, mais la véritable question est de savoir si l’attaque peut (enfin) trouver son rythme de croisière. Kenny Edenfield arrive de Troy pour prendre le poste de coordinateur offensif et relancer la machine offensive.

Les pièces demeurent les mêmes sur le terrain, voyons cette année si la mayonnaise peut prendre.

 

6. Georgia Southern

Le chemin de Georgia Southern au sein de la Sun Belt est peut-être un des plus atypiques que l’on puisse connaitre. En provenance du championnat FCS en 2014 et avec l’arrivée de Willie Fritz à bord, les Eagles ont surpris l’ensemble des équipes et ont remporté le titre de conférence dès leur première saison dans l’élite.

Le head coach a maintenu la barre pour une seconde année consécutive à 9 victoires derrière une attaque triple-option dévastatrice. L’université voulait du changement avec davantage de passes et s’est séparé de Willie Fritz malgré le succès pour le remplacer avec Tyson Summers. Les nouveaux concepts offensifs n’ont jamais pris et le head coach a été renvoyé au cours de sa seconde saison avec les Eagles, qui ont terminé avec un record pitoyable de 2-10 en 2017.

Aujourd’hui, aucune équipe du championnat FBS retrouve autant de contributeurs de l’an passé que Georgia Southern et les Eagles retrouvent la triple-option qui leur a amené tant de succès par le passé par l’intermédiaire d’un nouveau coordinateur offensif, Bob DeBesse. Il ne manque plus qu’à retrouver les bons rails, dorénavant.


 

Attention, les poils à gratter de la conférence : 

 

7. Louisiana 

Louisiana doit produire de lourds efforts pour améliorer une des pires défenses du pays. Les progrès ne se feront pas sentir immédiatement puisque les Ragin’ Cajuns ont embauché un nouvel head coach en la personne de Billy Napier, précédemment en charge de l’attaque d’Arizona State. Le futur semble assuré pour Louisiana, mais pas dans l’immédiat.

 

8. Georgia State

Un nouvel head coach qui a réussi sa première année avec 7 victoires, un tout nouveau stade en plein centre d’Atlanta et une équipe qui progresse à vue d’oeil. La situation de Georgia State est plus que positive et cela n’ira qu’en s’améliorant. Cependant, malgré tous ces bons points, le calendrier des Panthers est bien trop compliqué pour espérer plus qu’une qualification pour un Bowl. 

 

9. Coastal Carolina

Les Chanticleers poursuivent leur intégration au sein du championnat FBS et peuvent espérer un niveau de jeu plus proche des standards de la conférence Sun Belt en 2018. L’attaque devrait malgré tout poser des soucis à nombre de défenses et ce n’est pas impossible que Coastal Carolina puisse « voler » 2-3 rencontres à une possession d’écart si la chance leur sourit. 

 

10. Texas State

Ce qui était le cas l’an passé l’est encore aujourd’hui. L’équipe de Texas State demeure extrêmement jeune et bien qu’elle retrouve une grande majorité des contributeurs de la saison dernière, il reste du boulot pour concevoir que les Bobcats puissent se qualifier pour un Bowl. Ils n’ont remporté que quatre matchs en deux ans, après tout.