On y est enfin ! Alors que nous sommes encore dans l’intersaison et que certaines équipes s’affûtent aux quatre coins du monde, c’est l’heure de reprendre les #CBBPreviews en basketball universitaire Comme d’habitude, nous allons vous parler des cadors du championnat, sans oublier de vous faire découvrir des équipes méconnues, le tout à la sauce Midnight On Campus.

 

Aujourd’hui, Villanova, grand favori à sa propre succession, vainqueur de deux titres nationals sur les trois dernières saisons.

 

Villanova Wildcats

  • 86.6 points de moyenne inscrits, 35.9 rebonds captés, 16.4 passes décisives délivrées et 70.2 points encaissés de moyenne ;
  • 37 apparitions en March Madness, 94 lors des tournois d’après-saison pour un record de 58 victoires pour 36 défaites ;
  • #1 en saison régulière dans la conférence Big East, victoire en finale du tournoi de la conférence face à Providence (76-66, OT) ;
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Jalen Brunson avec 18.9 points de moyenne.

 

Retour sur la saison :

36 victoires pour 4 défaites – 14 victoires 4 pour défaites en conférence.

 

Ne se le cachons pas, la saison de Villanova a été plutôt correcte, avec seulement quatre défaites sur la longueur totale de l’exercice et un titre de champion national en marchant littéralement sur la March Madness.

Il s’agit du deuxième titre sur les trois dernières saisons, en produisant un niveau de jeu exceptionnel autour d’un tel collectif et de tels fondamentaux qu’il est facile d’avancer que Jay Wright est le meilleur entraîneur du championnat et que Villanova est l’une des meilleures équipes du pays, tout championnat confondu.

La première partie de saison est splendide avec des succès probants, et le groupe déroule déjà. Trois rencontres, sur le papier, étaient délicates (un grand mot) avec Tennessee, Western Kentucky et surtout, Gonzaga.

Résultat ? +8 face aux Volunteers, +9 face à WKU et +16 face aux Zags. Voilà.

La première défaite de la saison interviendra, comme la saison dernière, sur le parquet de Butler. Vous savez que ce fut un match dantesque et je manque de superlatifs vu le feu d’artifice offensif. D’ailleurs, les quatre revers de la saison se sont produits lors des matchs de la conférence Big East, preuve encore une fois qu’elle est la meilleure conférence du pays et la plus dense en terme de qualité des équipes.

Justement, le mois de février sera délicat pour Villanova.

Trois défaites face à St. John’s (-4), Providence (-5) et Creighton (-6 après OT). Alors que les pseudos spécialistes enterrent le programme, les suiveurs de Villanova savent pertinemment que Jay Wright est déjà en mode « je fais tourner un peu mon effectif, je n’en montre pas trop pour d’arriver au tournoi de conférence à 100% ». Du classique Jay Wright dans le texte, qui réalise ce même turnover depuis maintenant trois saisons à ce stade de l’année.

Villanova termine premier de la conférence à l’issue de la saison régulière et arrive au tournoi de conférence Big East avec le seed #1. Et comme prévu, l’équipe monte en puissance et commence à dérouler.

Deux blowouts face à Marquette puis Butler et voilà le programme en finale, face à l’une des belles surprises de la saison, Providence. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce match marquera un nouveau tournant dans la saison de Villanova. En effet, Providence se bat bien et tire même les Wildcats en prolongation. Mais ce sont bien les hommes de Jay Wright, à l’expérience, qui remportent le match et le titre, non sans mal.

D’ailleurs, Jay Wright, a vanté plusieurs fois le programme de Providence. Il faut dire que ce match a donné un avant-goût de March Madness et je reste persuadé que CE match a permis à Villanova de faire un tel tournoi derrière. 

N’épiloguons pas trente ans, vous savez que Villanova est champion et n’a pas perdu un match lors de la March Madness. Logique. On se contente même de faire un screensht des résultats tant cela suffit pour expliquer la domination totale des Wildcats.

Villanova vient de donner une (nouvelle) leçon aux grosses écuries de basketball universitaire.

Inutile de recruter les meilleurs freshmen à chaque saison, le plus important pour gagner est d’avoir un groupe capable de se sacrifier pour la bonne cause et une cohésion incroyable. Et surtout, posséder des joueurs d’expérience. Bref, une vraie équipe de basketball, quoi.

 

Les nouveaux visages

 

Cinq nouveaux visages sur le campus de Villanova pour la nouvelle saison : quatre freshmen 4-étoiles (er presque 5-étoiles) ainsi que l’un des meilleurs scoreurs du pays qui arrive via transfert.

La tête d’affiche de cette classe de recrutement n’est autre que Jahvon « Jelly » Quinerly.

Je manque de mots quand je dois parler de cette pépite tant le prospect est talentueux. Meneur de jeu très flashy ballon en main, doué offensivement, très à l’aise techniquement, il est déjà prêt pour les exigences du basketball universitaire. Quand on voit la progression de Jalen Brunson au cours de son cursus universitaire, on a déjà hâte de voir Jahvon Quinerly sous les ordres de Jay Wright.

A voir s’il fera un “one-and-done” mais il est, pour moi, le joueur à suivre de cette promotion de freshmen.

 

 

Ensuite, un duo d’arrières.

Le premier se nomme Brandon Slater, pur gaucher, qui est un joueur grand pour son poste. Il peut tout faire offensivement, que ce soit marquer à longue distance, à mi-distance ou encore dans le trafic. Sa marge de progression reste grande et il se présente comme une belle option en sortie de banc pour les Wildcats.

 

Le second se prénomme Saddiq Bey est c’est un peu un ovni. Longiligne, grand, il est à l’origine un arrière mais il risque d’évoluer au poste d’ailier en basketball universitaire. Là encore, il intègre le même moule que les extérieurs de Villanova : fort scoreur et doué techniquement. C’est un joueur qui peut prendre des minutes assez rapidement cette saison puisqu’il défend plutôt bien et est un joueur complet.

 

 

En parlant d’ailier, Cole Swider arrive sur le campus.

Vous tenez là le scoreur le plus sous-côté de la promotion de freshman. C’est simple, il peut marquer de n’importe quelle position sur le parquet, avec une réelle facilité. Rien de plus à dire sur son sujet, une option viable en sortie de banc pour planter quelques banderilles à trois points quand il le faudra.

 

 

Le joueur à suivre de très près :

Joe Cremo (senior) : 17.8 points, 4.1 rebonds et 3.8 passes de moyenne.

 

C’était l’un des dossiers brûlants de cette intersaison. L’un des meilleurs scoreurs du pays, Joe Cremo, a décidé de quitter le campus d’Albany pour une dernière saison et un dernier challenge. De nombreuses équipes du Power Six se sont positionnées mais rapidement, Jay Wright avait fait une priorité du prospect. Quelques semaines plus tard, le jouer annonce son arrivée chez les Wildcats.

Joe Cremo propose d’abord une efficacité offensive comme on en voit rarement en basketball universitaire : 45% de réussite à trois points la saison dernière (28ème meilleur pourcentage) et un offensive rating de 120, l’un des meilleurs du championnat. Mais il s’est réellement fait un nom en janvier, où il a commencé à prendre feu, terminant même la saison avec plus de 60% de réussite à longue distance !

Mais limiter Joe Cremo à un simple shooteur sera lui faire tache. En effet, il excelle dans le pick-and-kick et il est aussi un excellent passeur. Dans un système de Villanova qui privilégie le jeu collectif, il s’impose comme un joueur idéal.

 

 

Cependant, comme la plupart des joueurs de son profil, il reste une cible prioritaire pour l’adversaire tant sa défense laisse à désirer. Cela pose surtout un problème sur les situations de pick-and-roll, où le senior hésite et prend le mauvais choix quand il faut changer ou non. Sachant que Jay Wright demande de switcher sur chaque écran, cela risque de poser problème. Mais voilà, les échos qui ressortent de son intégration sont plutôt positifs.

Sous la houlette de Jay Wright, je ne me fais aucun souci. Le joueur sera prêt pour la deuxième partie de saison, celle qui compte vraiment. Il aura en tout cas deux mois pour travailler en situation de match avant le début des matchs de conférence Big East.

 

Le cinq majeur possible :

 

Jahvon Quinerly (freshman) : D.N.P, High School ;

Joe Cremo (senior) : 17.8 points, 4.1 rebonds et 3.8 passes de moyenne la saison dernière (Albany).

Phil Booth (senior) : 10 points, 3.2 rebonds et 2.9 passes de moyenne la saison dernière ;

Eric Paschall (senior) : 10.6 points, 5.3 rebonds et 2.2 passes de moyenne la saison dernière ;

Dhamir Cosby-Roundtree (sophomore) : 3.1 points et 2.4 rebonds de moyenne la saison dernière.

 

Présentation de la saison

 

Villanova est-il le favori à sa propre succession ? Oui.

La classe de freshmen apporte de la profondeur sur les postes extérieurs et les premières années obtiendront des responsabilités en cette saison. Jahvon Quinerly à la mène peut s’imposer comme un Jalen Brunson 2.0, tandis que Joe Cremo ressemble à un Donte DiVicienzo 2.0.

Jay Wright n’a pas remplacé numériquement ses départs, il a trouvé des joueurs avec le même profil pour prendre la place des dernières stars de Villanova. C’est assez incroyable.

Le secteur intérieur reste la grande interrogation. Des joueurs de devoir, du pick-and-roll en perspective mais il en faudra un peu plus, surtout au niveau du scoring.

Pour le scoring, aucune inquiétude au niveau des extérieurs, chaque joueur dans le groupe peut apporter sa contribution. On pense aussi à Collin Gillespie, qui sera le remplaçant de Jahvon Quinerly au poste de meneur de jeu. Collin Gillespie est une belle histoire, lui qui n’a eu aucune offre de bourse hormis celle de Villanova. C’est un joueur qui apportera une certaine stabilité en sortie de banc.

Le mot de la fin concernant Villanova :

La Big East proposera, une nouvelle fois, des matchs de conférence haletants, qui se révéleront être une préparation idéale pour les échéances de mars.

Tout le monde parle de Duke, Kentucky, Arizona ou Kansas mais tout le monde oublie ouvertement Villanova. Ne soyez pas surpris si les Wildcats remportent (encore) le titre national cette saison.

Ce serait même une surprise que les Wildcats ne gagnent pas le titre, mais cela n’est que mon avis.