Alors que nous sommes encore dans l’intersaison et que certaines équipes s’affûtent aux quatre coins du monde, c’est l’heure de reprendre les bonnes habitudes avec les CBB Preview. Présentation des cadors du championnat, sans oublier de vous faire découvrir des mid-majors méconnues, le tout 100% à la sauce Midnight On Campus. Aujourd’hui, Kentucky, qui aura fort à faire cette saison avec ses jeunes pousses ultra-talentueuses ?

Kentucky Wildcats

  • 84.9 points de moyenne inscrits, 39.8 rebonds captés, 15.4 passes décisives délivrées et 71.5 points encaissés de moyenne ;
  • 56 apparitions en March Madness, 2 lors des tournois d’après-saison pour un record de 123 victoires pour 50 défaites ;
  • #1 en saison régulière dans la conférence SEC, victoire en finale du tournoi de la conférence face à Arkansas (82-65) :
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Malik Monk avec 19.8 points de moyenne.

Retour sur la saison

32 victoires pour 6 défaites – 16 victoires pour 2 défaites en conférence.

La saison des Wildcats s’annonçait difficile notamment à cause d’un manque de shooting dans l’effectif. Que nenni, le freshman Malik Malik a rapidement rétabli le problème, à lui tout seul. Lors du troisième match de la saison, face à #13 Michigan State, le natif de l’Arkansas prend totalement feu et avec un 7/11 à trois points permet à Kentucky de l’emporter aisément face à des Spartans absents (69-48).

Les hommes de John Calipari se trouvent alors avec un bilan de 3-0. La série de victoires se stoppera à sept suite à la défaite à domicile face à #11 UCLA de Lonzo Ball (92-97). Les Wildcats attaquaient alors la partie difficile de leur calendrier et après UCLA, #7 North Carolina et #10 Louisville viennent en ville pour s’opposer à eux, juste avant les confrontations de conférence SEC. Après la victoire 103-100 face aux Tar Heels et la défaite face aux Cardinals (70-73), les Wildcats commencent 2017 avec un bilan de onze victoires pour deux petites défaites.

Les matchs de conférence se déroulent sans trop d’accrocs puisqu’il faut attendre fin janvier pour voir les Wildcats perdre à nouveau. A la surprise générale, c’est face à Tennessee (80-82) qu’intervient cette défaite… qui en appelle une autre puisque lors du match suivant, Kentucky ne parvient pas a venir à bout de Kansas, alors seconde équipe du pays.

Après un nouveau revers face à #24 Florida quelques jours plus tard (66-88), les Wildcats terminent la saison sur 11 victoires consécutives et raflent dans le même temps le titre au tournoi de conférence SEC face à Arkansas (82-65). Ils sont prêts pour attaquer la March Madness.

Le tournoi final commence bien pour l’équipe de John Calipari. Après une victoire dans la douleur lors du premier tour face à Northern Kentucky (79-70), les Wildcats enchaînent au tour suivant en battant Wichita State, une nouvelle fois dans la douleur (65-62). Puis les retrouvailles face à UCLA et Lonzo Ball se terminent avec une vengeance. Kentucky se trouve en effet en mission et De’Aaron Fox le fait savoir. Le meneur de jeu termine avec 39 points mais envoie surtout un message aux scouts en défendant à la perfection sur Lonzo Ball laissant ce dernier avec 10 petits points à la fin du match. Une victoire 86-75 envoie les pensionnaires de la conférence SEC à l’Elite 8 face à une autre outsider au titre final, North Carolina.

Cette fois-ci, cela ne passe pas. Après un énième match disputé, Kentucky ne parvient pas à stopper les Tar Heels bien qu’en terminant la rencontre sur une série de 16-9 ; un run que met fin Luke Maye en renvoyant les Wildcats chez eux suite au tir gagnant à 0.3 seconde du buzzer. La saison est terminée.


Les nouveaux visages

Le staff de John Calipari n’a une nouvelle fois pas chaumé durant la période de recrutement. En cette nouvelle saison, Kentucky se retrouvent avec sept nouveaux visages, si ce n’est huit si on considère Hamidou Diallo, arrivé en janvier dernier.

Outre l’arrière cité précédemment, Kevin Knox, Jarred Vanderbilt, P.J. Washington, Nick Richards, Quade Green, tous prospect 5-étoiles (aussi incroyable soit-il), Shai Gilgeous-Alexander et Jamari Baker arriveront sur le campus de Lexington pour composer un effectif flambant neuf. 

Il va falloir l’intégrer tout ce petit monde à l’effectif actuel. Et vite, car ils auront tous, ou presque, un rôle à jouer dès cette année pour Kentucky. Quade Green mènera l’attaque de Kentucky, Kevin Knox et Hamidou Diallo auront, eux, l’étiquette de scoreur. Sous le panier, on devrait retrouver le duo Jarred Vanderbilt et Nick Richards.

Enfin, quant à P.J. Washington, Jamari Baker et Shai Gilgeous-Alexander, un rôle en sortie de banc devrait les attendre.


Le joueur à suivre de très près

Hamidou Diallo (redshirt freshman) : situation compliquée

Entré dans l’équipe en janvier dernier, Hamidou Diallo n’a cependant pas encore joué une seule minute avec les Wildcats. Durant ces premiers mois à l’université, le jeune arrière new-yorkais s’est contenté de s’entraîner avec ses coéquipiers. Après un été passé avec John Calipari et Team USA en Egypte pour le championnat du monde u19, Hamidou Diallo n’a pas forcément fait bonne figure lors du tournoi. A part quelques dunks en contre attaque face à des adversaires faible, tout reste à prouver pour lui.

Il pourra montrer tout son potentiel lors de cette saison au sein de la conférence SEC. Avec les Wildcats, Hamidou Diallo devrait être l’option numéro une de l’attaque de John Calipari durant cette année. Avec cette responsabilité, l’attente est donc grande autour de l’arrière. Surtout qu’autour de lui, l’expérience n’est pas forcément au rendez-vous. En plus d’être le scorer numéro un, il devra aussi être un leader pour ses jeunes coéquipiers.

Arrivera-t-il a être ce double leader lors de cette saison ? Aujourd’hui, il est trop tôt pour le dire mais il sera intéressant d’avoir un oeil sur Hamidou Diallo en saison régulière.


Le cinq majeur possible

  • Quade Green (freshman) : DNP (High School) ;
  • Hamidou Diallo (redshirt freshman) : DNP (High School) ;
  • Kevin Knox (freshman) : DNP (High School) ;
  • Jarred Vanderbilt (freshman) : DNP (High School) ;
  • Nick Richards (freshman) : DNP (High School).

Présentation de la saison

Avec un effectif qui est composé de huit freshmen, on ne va pas se mentir : la saison de Kentucky risque d’être difficile. L’effectif est complété par quatre sophomores et deux juniors, qui ont très peu d’expérience et auront un tout petit rôle cette saison. Sur le papier, c’est limite, voire même très limite pour une équipe qui se prétend comme prétendante au titre.

En plus, cet effectif en manque d’expérience au niveau universitaire n’aura pas forcément le temps d’apprendre sur les mois de compétition puisque le calendrier hors-conférence qui attend des Wildcats est truffé de match face à de belles équipes. Ces jeunes pouces de John Calipari auront quelques jolis testes à passer avant les matchs de conférence SEC. Le premier arrivera rapidement dans la saison puisque dès le troisième match de la saison, le 14 novembre, Kentucky sera opposé à Kansas pour le Champions Classic. Le second arrivera un peu plus tard, le 2 décembre, face à Harvard. Puis entre Noël et le Nouvel An, les Wildacts devront se coltiner UCLA et Louisville.

Les confrontations de conférence auront énormément d’importance pour la suite de la saison et une qualification pour la March Madness. Là aussi des matchs pièges se présenteront notamment face à Florida, l’ennemi de toujours (sur le plan du basketball), mais aussi Texas A&M qui pourra compter sur Robert Williams et Mississippi State qui sera emmené par les frères Weatherspoon.

Néanmoins, cette équipe de Kentucky devrait normalement goûté à un tournoi d’après-saison. Il reste à savoir lequel, car le manque d’expérience pourrait jouer en la défaveur de John Calipari et son équipe.

Une saison où les Wildcats auront pour leader offensif Hamidou Diallo, un joueur qui n’a aucune minute de présence sur les parquets universitaires ? Aie. Ce sera tout de même à lui de montrer la voix à ses camarades qui, comme lui, découvriront un niveau de basketball qui n’a rien à voir avec le High School.

Alors, March Madness ou NIT ? Faites vos jeux.