On y est enfin ! Alors que nous sommes encore dans l’intersaison et que certaines équipes s’affûtent aux quatre coins du monde, c’est l’heure de reprendre les #CBBPreviews en basketball universitaire Comme d’habitude, nous allons vous parler des cadors du championnat, sans oublier de vous faire découvrir des équipes méconnues, le tout à la sauce Midnight On Campus.

 

Aujourd’hui, Nebraska, où le programme de basketball voit enfin le bout du tunnel… avec la March Madness en ligne de mire ?

 

Nebraska Cornhuskers

 

  • 72.3 points de moyenne inscrits, 36.1 rebonds captés, 13.5 passes décisives délivrées et 68.6 points encaissés de moyenne ;
  • 7 apparitions en March Madness, 27 lors des tournois d’après-saison pour un bilan de 15 victoires pour 12 défaites ;
  • #8 en saison régulière dans la conférence Big Ten, défaite en quart de finale du tournoi de la conférence face à Michigan (77-58) ;
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : James Palmer Jr. avec 17.2 points de moyenne la saison dernière.

 

Retour sur la saison :

22 victoires pour 11 défaites – 13 victoires pour 5 défaites en conférence

 

Pour la première fois en six ans sous Tim Miles à la tête du programme de basketball, Nebraska a terminé sa saison avec plus de 20 victoires au compteur.

Il faut dire que c’était un peu la saison où jamais pour le coaching staff, avec une grande partie de la fanbase qui espérait du changement suite aux déceptions des saisons précédentes. Ce dernier exercice a convaincu les fans et l’engouement est toujours présent.

La première partie de saison a été convaincante. Cinq revers, assez logique, face à Kansas (-1), Creighton (-10), Michigan State (-29), UCF (-9) et Saint John’s (-23). Pas de quoi s’inquiéter et le match face à Kansas, dans une ambiance dingue et avec un scénario de folie, reste une référence pour le programme.

Il faut dire que les autres rencontres ont été abordables mais relève un point essentiel sur l’équipe des Cornhuskers : cela ne défend pas beaucoup… et on sait que dans une conférence Big Ten réputée défensive, cela fait tache.

Fort heureusement, l’équipe joue chaque match comme un « match couperet » dès le début des matchs de conférence. Avec déjà deux rencontres lors de la première partie de saison (victoire face à Minnesota et défaite contre Michigan State), Nebraska commençait avec un bilan d’une victoire pour une défaite. Trois déplacements sur les quatre « premiers » matchs de conférence, on promettait l’enfer pour les Cornhuskers.

Les craintes se sont confirmées avec une défaite à Purdue (74-62) et plus étonnante à ce stade de la saison, sur le parquet de Penn State, après prolongation (76-74).

Le premier déclic de la saison intervient le 18 janvier, à domicile, avec une victoire face à Michigan et avec la manière (72-52), ce qui a permis à Nebraska d’obtenir une légitimité sur le plan national et au sein de la Big Ten. D’ailleurs, le programme ne connaîtra que deux défaites suite à cette brillante victoire.

Oui, Nebraska revient dans le haut du tableau et termine avec un bilan de 13 victoires pour 5 défaites sur les matchs de conférence, avec un statut de possible outsider dans le tournoi de conférence.

Michigan est au rendez-vous en quarts de finale. Le blowout infligé par Nebraska au mois de janvier reste dans tous les esprits. Deux équipes en forme, un match qui sentait bon la revanche et… Il n’y a pas eu match, malheureusement. Michigan a produit du Michigan, une équipe impossible à battre dès le mois de mars. Les Wolverines s’imposent sur le score de 77 à 58.

Pas de March Madness pour Nebraska alors qu’il y avait une (toute) petite fenêtre pour espérer.

Ce sera finalement le NIT, avec un seed 5 et l’armada offensive de Mississippi State au programme. Lors de cette rencontre, les deux programmes apparaissaient un peu amorphe, comme bien souvent quand une équipe est snobée par le comité de sélection. Nebraska s’incline sur le score de 66 à 59 et termine sa saison sur deux revers, qui ne reflète pas l’ensemble de la saison des Cornhuskers.

 

Les nouveaux visages

 

Trois départs sur le campus de Nebraska pour cette intersaison, mais cinq nouveaux visages pour compléter l’effectif : quatre freshmen, dont un redshirt l’an passé, ainsi qu’un joueur en provenance du Junior College.

Karrington Davis, ailier de Montverde et classé 3-étoiles, est la tête d’affiche de cette cuvée pour Nebraska. Mais on n’aura pas l’occasion de le voir en action puisque le prospect s’est blessé en début de mois au tendon d’Achille et manquera une grosse partie (voire l’intégralité) de la saison.

 

 

Amir Harris, meneur de jeu 2-étoiles, est un prospect atypique, longiligne, fort défenseur et attiré par le cercle. Il sera le remplaçant de Glynn Watson Jr, avec des minutes à la clé assez rapidement. Il partagera son temps de jeu en sortie de banc avec Justin Costello, redshirt la saison dernière.

Pur produit du Nebraska, le natif d’Omaha est un meneur à l’aise avec le ballon en main et capable de créer du jeu pour ses coéquipiers.

 

 

Enfin, le dernier freshman vient de Brooklyn (vous connaissez le vivier important d’intérieur à Brooklyn), Brady Heiman.

Doué au poste, il a profité de sa grande taille au lycée pour dominer ses adversaires directs. Ce ne sera pas le même chose en NCAA mais il sera une option viable pour, possiblement, le poste de titulaire au poste 5.

Dedoch Chan arrive de Junior College après seulement une année dans l’antichambre universitaire. Après un cursus High School excellent, avec des gros coups de chaud au niveau du scoring, il n’a eu aucune offre de programme de Division I, la faute à un lycée qui ne possède pas la médiatisation suffisante pour mettre en lumière ses prospects. Le joueur est parti en JUCO pour se montrer et cela s’est concrétisé de la plus belle des façons avec plus de 17 points de moyenne à MGCC.

Une multitude d’offres à la clé mais Nebraska a eu le dernier mot. Il aura des minutes au poste d’ailier fort tant les Cornhuskers n’ont pas de densité aux postes intérieurs.

 

Le joueur à suivre de très près : 

James Palmer Jr. (senior) : 17.2 points, 4.4 rebonds et 3 passes de moyenne.

 

Le leader de Nebraska est de retour pour sa saison senior, ne cédant pas aux sirènes de la NBA. Il aura un rôle de mentor, pour mener à bien la mission de son équipe pour cette saison : revenir à la March Madness.

Joueur grand pour son poste, rapide, il est juste difficile de défendre en homme à homme sur lui. Il sait tout faire sur un parquet, que ce soit offensivement ou défensivement, et il peut punir dans n’importe quelle position… sauf à trois points.

Il affiche une moyenne de 30.9% dans ce domaine et il manque surtout de constance au niveau de la réussite. Il peut inscrire trois paniers à trois points sur un match et connaître une panne sèche sur les matchs suivants. S’il arrive à trouver de la régularité sur cet aspect de son jeu, nul doute qu’il sera en lice pour le titre de meilleur joueur de la conférence, sans l’ombre d’un doute.

En tout cas, il aura la lourde responsabilité une nouvelle fois de porter à bout de bras son équipe, même s’il sera plus entouré cette saison que la précédente (et heureusement pour Nebraska).

 

 

Le cinq majeur possible :

 

Glynn Watson Jr (senior) : 17.2 points, 4.4 rebonds et 3 passes de moyenne la saison dernière ;

James Palmer Jr (senior) : 10.5 points, 3.3 passes et 3.2 rebonds de moyenne la saison dernière ;

Isaiah Roby (junior) : 8.7 points, 6.3 rebonds et 1.7 passes de moyenne la saison dernière ;

Isaac Copeland (senior) : 12.9 points et 6.1 rebonds de moyenne la saison dernière ;

Brady Heiman (freshman) : D.N.P, High School.

 

Présentation de la saison

 

Les espérances sont grandes pour le programme de Nebraska cette saison.

Il s’agit de la dernière année du trio à succès composé de Glynn Watson Jr., James Palmer Jr. et Isaac Copeland, celui qui porte à bout de bras le programme des Cornhuskers. Mais voilà, la densité du banc sera, une nouvelle fois, un gros problème pour Tim Miles.

La blessure de Karrington Davis, qui était supposé être l’ailier titulaire cette saison, pose un gros souci au niveau du cinq majeur. Personnellement, j’ai opté pour un cinq majeur de grande taille, en intégrant le freshman Brady Heiman et en décalant Isaiah Roby au poste d’ailier.

Nebraska devrait défendre en zone et l’envergure de ces derniers risquent de poser des problèmes aux adversaires.

Le mot de la fin concernant Nebraska :

Tim Miles va-t-il continuer à faire des miracles avec Nebraska cette saison ? Les fans l’espèrent et en tout cas, c’est la saison où jamais, avant des années de reconstruction.

Sur le papier, c’est sexy.

L’expérience est présente, le leadership aussi mais je le répète, les freshmen et le transfert de JUCO devront se montrer assez rapidement sous peine d’avoir un apport du banc assez limité. Et Nebraska doit également prié pour qu’aucune blessure ne touche les postes intérieurs.