On y est enfin ! Alors que nous sommes encore dans l’intersaison et que certaines équipes s’affûtent aux quatre coins du monde, c’est l’heure de reprendre les #CBBPreviews en basketball universitaire Comme d’habitude, nous allons vous parler des cadors du championnat, sans oublier de vous faire découvrir des équipes méconnues, le tout à la sauce Midnight On Campus.

 

Aujourd’hui, Georgetown, programme légendaire de Washington, D.C. qui entame un nouveau cycle après l’arrivée de Patrick Ewing la saison dernière.

 

Georgetown Hoyas

 

  • 78.3 points de moyenne inscrits, 38.4 rebonds captés, 17.4 passes décisives délivrées et 76.5 points encaissés de moyenne ;
  • 30 apparitions en March Madness, 5 final fours dont un titre de champion national en 1984 ;
  • #8 en saison régulière dans la conférence Big East, défaite au premier tour du tournoi de la conférence face à St. Johns (77-88) ;
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Jessie Govan avec 17.9 points de moyenne.

 

Retour sur la saison :

15 victoires pour 15 défaites – 5 victoires pour 13 défaites en conférence.

 

Les Hoyas entamaient une nouvelle ère à l’orée de la saison 2017-18.

Exit John Thompson III, fils de l’emblématique John Thompson Jr., head coach de Georgetown entre 1972 et 1999, et place à l’ère Patrick Ewing. L’ancienne gloire du programme et Hall of Famer NBA a remis Georgetown sur les bons rails.

Les Hoyas ont entamé la saison passée avec des attentes extrêmement faibles au terme de deux saisons consécutives marquées par les défaites pour clôturer l’ère précédente. Mais, assez rapidement, le nouvel head coach Patrick Ewing a montré qu’il avait les atouts pour transformer et rendre à Georgetown son prestige d’antan.

Tout avait pourtant bien commencé. Georgetown, fort d’un calendrier hors-conférence abordable, enchaîne les victoires pour les débuts de Patrick Ewing. 10 victoires sur 11 possibles, un goût de la victoire parfaitement inattendu et une cure de jouvence pour tous les fans. Seuls les Orangemen de Syracuse viennent à bout des Hoyas dans un match conclu après prolongations.

Puis vint le calendrier de conférence Big East et avec lui son lot de déceptions.

Malgré plusieurs matchs accrochés, les Hoyas n’accrochent que 5 victoires pour 13 défaites. Le manque d’expérience et de rotation pèse lourd sur des Hoyas qui ne trouvent pas de solutions au marquage réservé à la star, Jessie Govan.

A l’occasion du tournoi de la Big East, les Hoyas doivent affronter St. John’s au premier tour. Un adversaire solide mais à la portée des Hoyas, comme l’en atteste les deux victoires de Georgetown lors de la saison régulière. Mais la sauce ne prend pas aussi bien et le match se conclut par une défaite et une fin de saison prématurée.

Telle fut la saison des Hoyas : encourageante, historique et qui restera dans l’histoire du programme, non par les résultats mais par la présence de Patrick Ewing sur le banc.

 

Les nouveaux visages :

 

On a coutume de dire que « Rome ne s’est pas faite en un jour ». Dans la même logique, reconstruire un programme prend du temps et qu’on se le dise, il faudra du temps avant que Georgetown soit en mesure de jouer les premiers rôles.

Après une première saison plutôt réussie, Patrick Ewing a enchaîné en réalisant ce qui est sans doute la meilleure classe de recrutement depuis 2015. Le head coach semble bien être l’homme de la situation à la fois en raison de ses capacités d’entraineur mais aussi de recruteur.

Les Hoyas accueillent 6 nouveaux joueurs cette saison.

Principale recrue de l’intersaison : le meneur de jeu James Akinjo.

Classé 90ème meilleur lycéen, il pourrait avoir un impact immédiat même s’il devra sans doute passer par une période d’apprentissage. Sur le terrain, James Akinjo est avant tout un scoreur mais il n’en demeure pas moins capable de trouver ses coéquipiers démarqués.

Comme beaucoup de meneurs de son temps, il possède un excellent handle et un premier pas dévastateur. Il est capable de scorer des deux mains lorsqu’il s’en va finir près du cercle. S’il est décrit comme un bon passeur, il doit progresser dans sa lecture de jeu et dans le contrôle du tempo.

 

 

Autre recrue majeure, Josh LeBlanc, classé 123ème meilleur lycéen, arrive de Louisiane.

Gros défenseur et très bon rebondeur pour son poste, Josh LeBlanc est un athlète capable de défendre sur plusieurs positions. Ses dispositions physiques et son envie devraient lui offrir une place dans la rotation dès la saison prochaine. Il devrait avoir l’occasion de développer son jeu offensif tout au long de son cursus.

 

 

Sensation des réseaux sociaux, Matthew ‘Mac’ McClung, rejoint lui aussi les Hoyas pour la saison à venir. S’il ne devrait pas beaucoup jouer dans un premier temps, il sera intéressant d’observer son évolution.

 

 

Aussi, Patrick Ewing a également renforcé son équipe par deux transferts : Greg Malinowski vient de William & Mary et Omer Yurtseven, lui, est en provenance de NC State. Le premier devrait apporter de l’adresse à trois points, quant à Yurtseven, il ne devrait jouer qu’à compter de la saison 2019-20.

 

Le joueur à suivre :

Jessie Govan (senior) : 17.9 points, 10 rebonds, 2 passes de moyenne.

 

Georgetown est par tradition une école spécialisée dans la formation des big men.

Jessie Govan, intérieur star du programme, suit ainsi la tradition de son head coach Patrick Ewing mais aussi de Alonzo Mourning ou plus récemment de Greg Monroe. Vous l’aurez compris, les attentes sont grandes pour l’intérieur.

Une grande partie de la saison des Hoyas réside les larges épaules du pivot. La légende Kareem Abdul-Jabbar a même inscrit Jesse Govan sur sa liste des joueurs à suivre pour la saison. Et pourtant, Georgetown a bien cru perdre son joyau cet été.

Inscrit, à la Draft NBA, Jessie Govan s’est retiré et a préféré continuer sa progression sous l’égide de Patrick Ewing.

(Crédit photo : Brad Mills/ USA TODAY Sports)

Ce qui fait la force de ce pivot atypique est sa capacité à marquer au poste bas.

Aussi, il a développé un shoot intéressant et avec plus de 75% sur la ligne des lancers-francs, il peut punir ceux qui auraient la mauvaise idée de l’envoyer sur la ligne. En revanche, Jessie Govan n’est pas un grand athlète mais son sens du placement lui permet de prendre un paquet de rebonds.

C’est donc en véritable leader que Jessie Govan revient sur le campus de Georgetown cette année. De l’expérience qui ne sera pas de trop pour un programme qui accueille plusieurs jeunes joueurs. Le natif de New York, devra gagner en régularité s’il veut avoir une chance d’évoluer à l’échelon supérieur à l’issue de son cursus universitaire.

 

Le cinq majeur possible :

 

Jagan Mosely (junior) : 6.6 points, 2.9 passes, 2.8 rebonds de moyenne la saison dernière ;

Jahvon Blair (sophomore) : 9 points, 1.7 passes, 2.2 rebonds de moyenne la saison dernière ;

Kaleb Johnson (senior) : 7.9 points, 2 passes, 4.2 rebonds de moyenne la saison dernière ;

Jamorko Pickett (sophomore) : 9.6 points, 1.8 passes, 3.7 rebonds de moyenne la saison dernière ;

Jessie Govan (senior) : 17.9 points, 2 passes, 10 rebonds de moyenne la saison dernière.

 

Présentation de la saison

 

Fort du retour de plusieurs cadres, les Hoyas devraient une nouvelle fois enchaîner les succès lors des matchs hors-conférence. Le calendrier est en effet favorable aux Hoyas et le match contre Syracuse apparaît comme le seul juge du réel niveau des hommes de Patrick Ewing.

Cependant malgré les succès et à moins d’une grosse surprise, il est difficile d’imaginer Georgetown comme l’une des places fortes de la Big East cette saison. Bien qu’ayant perdu plusieurs joueurs, Villanova reste Villanova, alors que Marquette et Providence apparaissent également supérieurs.

Avec un effectif talentueux et cohérent, Georgetown peut néanmoins espérer plus de succès que l’an passé et ainsi poursuivre la dynamique positive entamée.

Le mot de la fin concernant Georgetown

Aucun doute, à Georgetown, le talent est présent cette année.

Jessie Govan devrait s’imposer comme l’un des meilleurs intérieurs du pays et les plus jeunes devraient continuer à progresser. Si parvenir jusqu’à la March Madness serait surprenant, Georgetown peut légitimement espérer participer au NIT et y faire bonne figure.