Alors que nous sommes encore dans l’intersaison et que certaines équipes s’affûtent aux quatre coins du monde, c’est l’heure de reprendre les bonnes habitudes avec les CBB Preview. Présentation des cadors du championnat, sans oublier de vous faire découvrir des mid-majors méconnues, le tout 100% à la sauce Midnight On Campus. Aujourd’hui, l’une des grandes déceptions de la saison écoulée, les Longhorns de Texas.

Texas Longhorns

  • En moyenne, 67.1 points marqués, 34.3 rebonds captés, 11.4 passes décisives délivrées et 68.9 points encaissés par match.
  • 33 apparitions en March Madness dont 3 Final Four pour 35 victoires et 36 défaites.
  • #10 de la Big 12, défaite en quart de final du tournoi de conférences face à West Virginia.
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Tevin Mack avec 14.8 points de moyenne.

Retour sur la saison 

11 victoires pour 22 défaites / 4 victoires pour 14 défaites en conférence.

Cette saison aurait dû être celle de la confirmation pour les joueurs de Texas après un exercice précédent qui s’est révélé excellent pour la première de Shaka Smart sur le banc. Malheureusement, elle fut très mauvaise.

Pourtant le calendrier hors-conférence devait être abordable sur le papier avec que des adversaires au moins à la portée des Longhorns et au mieux inferieurs à eux. Mais rien ne s’est passé comme prévu avec des défaites contre des adversaires abordables comme Kent State (63-58), UT Arlington (72-61) ou même Colorado (68-54). Ils ont attaqué les matchs de conférence avec un bilan très moyen de 6 victoires pour 6 défaites.

Au-delà des résultats moyens, c’est la qualité de jeu qui inquiète avec des leaders présumés en souffrance (Eric Davis et Kerwin Roach en tête), des remplaçants aux rendements quasi inexistants et des soucis extra-sportifs (la suspension et le transfert de Tevin Mack pour des violations du règlement intérieur en janvier). Le seul point positif est le rendement des deux freshmen, Jarrett Allen et Andrew Jones, qui portent l’équipe sur ces matchs de conférence. Mais les résultats sont tout bonnement affreux, avec un bilan de seulement 4 victoires pour 14 défaites et aucune qualification pour des tournois d’après-saison, pour une équipe qui pouvait prétendre à un Elite Eight à la March Madness.

Ce qui est dommage c’est que toutes ces défaites en matchs de conférence ont été de moins de 10 points en moyenne, ce qui montre qu’ils ne sont pas si loin du haut du panier de la Big 12.


Les nouveaux visages

Shaka Smart a encore réalisé un superbe travail de recrutement dont pas moins de 4 recrues classées parmi le Top-100 de la promotion 2017 de freshmen.

Mohamed Bamba est la recrue phare de cette saison pour Texas. Cet intérieur 5-étoiles (#4) de 2m13, avec une envergure supérieure à 2m20, est capable de tout faire sur un terrain : shooter de loin, jouer poste bas, jeu à mi-distance, passer, contrer, courir. Un intérieur moderne et mobile à la Karl Anthony Towns ou Demarcus Cousins, deux pivots référencés en NBA. Cette arrivée va permettre à Shaka Smart d’être béton à l’intérieur avec les présences de trois pivots dans l’effectif de bon niveau (Bamba, Sims et Banks) mais pouvant cohabiter sur le terrain.

Matt Colleman est un meneur 4-étoiles (#31) de 1m85. Très bon dribleur, il est capable de se créer son propre shoot et est un très bon défenseur. Cela fera une très bonne ligne d’arrières avec Andrew Jones qui accélèrera le jeu des Longhorns cette saison.

Jericho Sims est un intérieur 4-étoiles (#67) de 2m05 qui servira de muraille défensive et de protecteur du cercle. Un profil qu’ils ont pourtant déjà avec James Banks dans l’effectif. A voir ce que Shaka Smart prépare au niveau des rotations intérieures.

Royce Hamm est un poste 4 fuyant 4-étoiles (#82) de 2m03. Son rôle sera d’apporter du shoot, de la vitesse en sortie de banc et d’écarter les défenses. Il aura un rôle à jouer cette saison, à coup sur.

Jase Febres est un arrière 4-étoiles de 1m95 qui est capable de grosses séries à 3-points. Il pourrait être utile sur des courtes séquences cette année.


Le joueur à suivre de très près

Andrew Jones (sophomore) : 11.4 points, 3.9 rebonds et 3.5 passes décisives de moyenne la saison dernière.

En voilà un qui devrait exploser s’il continue sur la lancée de sa première saison. Andrew Jones a été l’une des rares satisfactions de cette dernière. Dès sa saison de freshman, il est devenu le patron de l’équipe en tant que meneur titulaire et en dirigeant positivement cette équipe à la dérive. Avec les arrivées de cette saison, on attend qu’il progresse statistiquement parlant et aussi dans la gestion. On veut de lui qu’il fasse mieux jouer cette équipe. On vous prévient ça va être sa saison, ne soyez pas surpris !


Le cinq majeur possible

Andrew Jones (sophomore) : 11.4 points, 3.9 rebonds, 3.5 passes décisives et 1.2 interceptions de moyenne.

Matt Coleman (freshmen): DNP (high school)

Kerwin Roach (junior): 9.9 points, 3.9 rebonds, 3.7 passes décisives et 1.6 interceptions de moyenne

Dylan Osetowski (junior): DNP (cf règlement NCAA)

Mohamed Bamba (freshmen): DNP (high school)


Présentation de la saison

On ne peut qu’espérer de Texas, au vue du recrutement, une place dans le Top-3 de la conférence Big 12 et une place au Elite Eight de la March Madness.

Les Longhorns ont certes perdu Jarett Allen (parti vers la NBA et les Brooklyn Nets) et Tevin Mack (transfert vers Alabama), leurs deux meilleurs marqueurs mais les arrivées de Mo Bamba, Matt Coleman ou Jericho Sims, sans oublier Dylon Osetowski qui peut enfin jouer après un an sur la touche, devraient largement permettre à Texas de progresser en qualité et en quantité.

Le cinq de départ est fort mais leur profondeur de banc l’est tout autant avec Eric Davis, James Banks, Jacob Young, Royce Hamm ou autre ericho Sims qui peuvent apporter de la dureté défensive, du shoot ou de la vitesse et des contres attaques. Tous les ingrédients sont là pour que Texas revienne au sein du gratin du basketball universitaire et produise une grande saison.