Les Broncos de Boise State ont pris l'eau contre Oklahoma State, à l'image de leur punter Quinn Skillin.

Vous connaissez la coutume, au football américain, il est difficile de remporter un match lorsque le jeu au sol est défaillant. Boise State l’a payé cher à l’occasion de son déplacement à Stillwater.

Dans une rencontre entre les deux meilleures attaques du pays à la sortie de la deuxième semaine, les Cowboys d’Oklahoma State ont pris le dessus sur les Broncos de Boise State (44-21). Un résultat décevant pour des Broncos qui affichaient un visage séduisant et qui ont montré de réels signes de faiblesses.

Bousculés, Boise State est resté sans réponses face à une bonne équipe d’Oklahoma State. La faute à beaucoup de plaquages manqués, mais également à un grand nombre d’erreurs qui ont condamnés les hommes de Bryan Harsin.

 

 

Un premier choc aux allures de rappel

 

Tout avait pourtant bien commencé pour Boise State. Une défense en place, mais la première incursion en red zone se conclut par un field goal manqué (les prémices d’une très longue soirée pour les équipes spéciales des Broncos).

Boise State prend tout de même l’avantage : Brett Rypien met sur orbite John Hightower son receveur transfuge de Junior College.

Problème, une succession d’erreurs défensives en tous genres permet aux Cowboys de mener rapidement ; un retard que Boise State trainera comme un boulet tout au long de la rencontre. Les Cowboys sont incapables de tenir le quarterback adverse, Taylor Cornelius, au sol notamment, mais également le running back Justice Hill, auteur de 123 yards et 1 touchdown.

C’est un terrible retour sur terre pour des Broncos qui affichaient une forme étincelante sur ses deux premières rencontres. Cette première rencontre face à une équipe classée a permis de mettre en évidence les principaux défauts des hommes de Bryan Harsin.

 

Brett Rypien isolé

 

S’il est un véritable diamant, comme en témoigne ses 380 yards à la passe (39/56) pour 3 touchdowns, Brett Rypien n’est que trop peu protégé.

La ligne offensive poreuse affiche clairement ses lacunes lorsque l’adversité est venue, ne permettant ainsi pas à son quarterback d’éviter la pression incessante infligée par la ligne défensive des Cowboys. Le résultat est frappant : un fumble mais surtout 7 sacks.

Le talentueux coureur Alexander Mattison, qui avait performé à l’occasion des deux premiers matchs, a été limité à 53 yards. Encore une fois, la faute est à mettre au crédit d’une ligne offensive constamment sur le reculoir, et Alexander Mattison n’a pu compter que sur sa seule vision pour gagner du terrain.

C’est bien là tout le problème pour les Broncos.

Si le programme fait figure d’épouvantail au sein de la Mountain West, il pèche depuis quelques saisons lors des matchs hors-conférence, surtout à l’extérieur et face à des équipes de meilleur calibre. Les carences de la ligne offensive n’y sont pas étrangères.

Et pourtant c’est peu dire si l’on pouvait s’attendre à mieux. Avec 3 titulaires de retour et 5 joueurs ayant débuté au moins un match l’an passé, la ligne offensive apparaissait au préalable comme l’une des forces potentielles des Broncos.

 

“Special teams are football, too”

 

Autre point à travailler pour Boise State, les équipes spéciales.

Si le rôle de punter peut prêter à la rigolade pour les novices, il est pourtant essentiel au bon fonctionnement d’une équipe.

Les Broncos ont payé cher les erreurs de leurs deux punters, contrés à deux reprises (une fois chacun, pour ne pas faire de jaloux), offrant des points faciles à une équipe efficace d’Oklahoma State qui n’en demandait pas tant.

Surtout, l’impression visuelle inquiète. Les punters, censés rassurer, n’ont jamais donné une seule once de sécurité. Si l’on ajoute un field goal manqué dû à un mauvais snap, on obtient tous les ingrédients d’un véritable cauchemar.

Ces problèmes sont presque devenus des marronniers pour les hommes de Bryan Harsin, auxquels le coaching staff doit remédier pour retrouver les sommets.

Et pour espérer conserver son titre de champion de conférence Mountain West, Boise State doit croiser les armes avec le finaliste sortant, Fresno State, mais également San Diego State… avant d’espérer à un Bowl majeur en fin d’année.