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(Crédit photo : Iowa State Athletics)

Flashback et perspectives pour les équipes qualifiées de la conférence Big 12

Cette semaine se déroulait les tournois de conférence, un avant-goût de ce que tout le monde attend : la March Madness. Concernant la Big 12, Iowa State a remporté le trophée de champion du tournoi de conférence en battant West Virginia en finale. De son côté, Kansas a concédé l’upset contre toute attente en quart de finale face à TCU. Les Jayhawks ont déçu, à l’image de Baylor.

  • First Round : #8 TCU 82-63 #9 Oklahoma, #10 Texas 61-52 #7 Texas Tech
  • Quarts de finale : #4 Iowa State 92-83 #5 Oklahoma State, #8 TCU 85-82 #1 Kansas, #2 West Virginia 63-53 #10 Texas, #6 Kansas State 70-64 #3 Baylor
  • Demi-finales : #4 Iowa State 84-63 #8 TCU, #2 West Virginia 51-50 #6 Kansas State
  • Finale : #4 Iowa State 80-74 #2 West Virginia

Le champion

Iowa State a réalisé une semaine parfaite et remporte ainsi son troisième trophée de champion de la conférence en l’espace de quatre ans. Les Cyclones ont été époustouflants en attaque durant leurs trois matchs marquant en moyenne 85 points. Face à Oklahoma State, les hommes de Steve Prohm ont profité des largesses défensives des Cowboys pour s’imposer après avoir contrôlé le match de bout en bout (93-84). Lors de cette victoire, Monte Morris, la pièce maîtresse d’Iowa State a frôlé le triple double. En demi-finale, c’est TCU, vainqueur surprenant du grand favori Kansas, qui a subi les foudres offensives des Cyclones (84-63) avant que les Mountaineers de West Virginia, qui comptent pourtant l’une des meilleures défenses du pays, encaissent eux aussi un bon nombre de points (80-74). Vous l’aurez compris, Iowa State a maîtrisé son sujet de A à Z. Mais bien plus que la victoire, c’est la manière qui a convaincu.

Les déceptions

Kansas a surpris ce jeudi en s’inclinant face à TCU dès les quarts de finale. Incapables de contenir Kenrich Williams (18 points, 8 rebonds et 5 passes), les Jayhawks ont concédé un upset retentissant. Frank Mason III (29 points et 6 passes) était bien trop seul en l’absence de Josh Jackson, suspendu un match par l’université. Cependant, cette défaite est peut-être un mal pour un bien pour les joueurs qui vont devoir redoubler effort lors des matchs qui comptent vraiment. C’est donc une petite piqûre de rappel pour Bill Self et ses hommes. Autre membre du Top 10 qui s’est pris les pieds dans le tapis, Baylor. Les Bears se sont, en effet, inclinés face à de très bons Wildcats qui devraient accéder à la March Madness (voir plus bas). La différence s’est faite à une dizaine de minutes de la fin lorsque que Kansas State a mis un coup d’accélérateur. Avec un Manu Lecomte pas encore au top de sa forme qui revient de blessure et un Johnathan Motley en dessous de ses standards, Baylor n’a pas pu répondre et s’est incliné finalement 64 à 70. Concernant les Wildcats, leur chemin s’est arrêté en demi-finale face à West Virginia après avoir mené jusqu’à la 38ème minute. Rageant.

Qui représentera la Big 12 lors de la March Madness ?

#1 Kansas (28-4) : 82,7 points marqués – 72,4 points encaissés.

Encore une fois, Kansas a réalisé une saison de haute voltige, subissant seulement quatre petites défaites. Vainqueurs de la conférence pour la treizième fois consécutive, les Jayhawks ont les armes pour aller chercher un titre national, ce qui serait une première depuis 2008. En attaque, l’équipe est porté par un trident de grande classe composé de Frank Mason III, Josh Jackson et Devonte’ Graham. De plus, Landen Lucas fait le sale boulot à l’intérieur tandis que Sviatoslav Mykhailiuk peut prendre feu à tout moment. Cependant, Kansas ne peut pas compter sur un banc solide comme c’est le cas pour d’autres programmes. Défensivement, les Jayhawks sont trop irréguliers et sont parfois débordés par des équipes au jeu rapide.

#9 Baylor (25-7) : 72,7 points marqués – 62,7 points encaissés.

Comment résumer la saison de Baylor ? Très simple. Une première partie maîtrisée de la tête et des épaules avec 15 victoires de rang et une place de leader à l’AP Top 25. Puis, une deuxième moitié de saison en demi-teinte avec un bilan lors des matchs de conférence mitigé (12-6). Mais attention, les Bears restent de sérieux outsiders. Tout d’abord, la défense est bien en place avec notamment Jo Lual-Acuil Jr qui protège le cercle à merveille (2,6 contres). En attaque, le métronome Manu Lecomte régale ses coéquipiers grâce à sa vision du jeu tandis que Johnathan Motley martyrise ses adversaires à chaque match (17,3 points et 9,9 rebonds), faisant de lui l’un des meilleurs intérieurs du pays. Néanmoins, les hommes de Scott Drew ont tendance à être trop indépendants du junior de 21 ans. Effectivement, face à des défenses agressives, l’équipe s’appuie beaucoup sur lui. Autre bémol et non des moindres, les pertes de balle. Les Bears en concèdent plus de 13,5 en moyenne. Et tout le monde le sait, lors des matchs à élimination directe, il faut éviter de donner des points faciles.

#11 West Virginia (26-8) : 82 points marqués – 66,3 points encaissés.

West Virginia est l’équipe typique sur laquelle personne ne veut tomber : une défense ultra agressive, des joueurs qui en veulent, une attaque qui peut prendre feu et un coach expérimenté. Bref, les Mountaineers, c’est du costaud. Ainsi, il ne serait pas surprenants de les voir atteindre l’Elite 8. Concernant le roster, l’équipe peut compter sur une belle profondeur de banc et un collectif qui se répartit les points (5 joueurs à plus de 8 points de moyenne). De surcroît, pour revenir à la défense, la press’ tout terrain oppresse les adversaires qui perdent de nombreux ballons. En revanche, West Virginia peut très bien avoir des matchs sans où rien ne rentre comme face à Baylor il y a deux semaines.

#23 Iowa State (23-10) : 80,9 points marqués – 72 points encaissés.

Attention ! Attention aux Cylcones ! Ces derniers pourraient bien créer de belles surprises lors de la “Big Dance”. Emmenés par un trio de seniors qui associe Monte Morris, Nazareth Mitrou-Long et Deonte Burton, Iowa State a de quoi faire. Leur succès lors du tournoi les a qui plus est mis en confiance. Si l’équipe paraît en surrégime quelques fois, nul doute qu’elle se donnera à fond et ira le plus loin possible.

Oklahoma State (20-12) : 85,5 points marqués – 78 points encaissés.

Mi-janvier, Oklahoma State occupait les bas fonds le Big 12. Mais depuis, les Cowboys restent sur 10 victoires pour 4 défaites. Vous l’aurez compris, ces derniers n’ont rien à perdre et joueront leur va-tout. Pour cela, le programme peut compter sur une attaque exceptionnelle avec notamment Jawun Evans et Jeffrey Carrol. Mais gros bémol, la défense n’est pas la plus étanche de toutes. Au contraire, elle autorise trop de points à ses adversaires qui scorent généralement plus de 80 points.

Kansas State (20-13) : 71,7 points – 66,9 encaissés.

À l’heure où cet article est écrit, la sélection n’a pas eu lieu. Cependant, Kansas State mériterait sa place lors de la March Madness au vu de leur saison, car les Wildcats ont montré tout au long de celle-ci qu’ils pouvaient bousculer les plus grands de la Big 12. La défense a d’ailleurs une nouvelle fois fait des siennes lors du tournoi, limitant West Virginia à 51 points. Il serait donc logique de les récompenser eux plutôt que d’autres programmes tel… Syracuse.

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