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Braden Norris Loyola-Chicago Ramblers vs Wisconsin 2021
(Crédit photo : Loyola-Chicago Ramblers Athletics)

“Zooming On” : Braden Norris, le facteur X de Loyola-Chicago

Septième épisode de #ZoomingOn : lumière sur le tributaire du jeu de Loyola-Chicago et, en partie, du succès des Ramblers à la March Madness, le meneur sophomore Braden Norris.

Alors que la March Madness bat son plein, nos chouchous de Loyola-Chicago ont sorti le seed #1 de la région Midwest, Illinois, dans le plus grand des calmes. Mais, on commence à en avoir l’habitude.

Au-delà de l’excellente performance des Ramblers, qui sont à nouveau taillés pour reproduire un “Miracle Run” jusqu’au Final Four, cette victoire est surtout une victoire collective avec des lieutenants de premiers choix autour de Cameron Krutwig (qui a sorti une nouvelle masterclass).

Sur ces joueurs de l’ombre, Braden Norris, meneur de jeu titulaire des Ramblers, est (pour moi) le joueur le plus important au sein de l’effectif.

Braden Norris, un créateur et facilitateur de jeu

Braden Norris est arrivé d’Oakland (un pipeline à meneur qui a produit Zach Goodline, un autre de nos chouchous qui joue à Huntington en NAIA). Après une saison de freshman plus que prometteuse en 2018-19, il décide de tenter sa chance ailleurs.

Avec ses 8.4 points, 5.2 passes et 2.8 rebonds de moyenne, il est devenu une cible de premier choix chez les cadors en Mid-Majors.

Toutefois, Braden Norris n’a pas hésité une seule seconde quand Loyola-Chicago s’est manifesté. Mauvaise nouvelle : la NCAA lui refuse un waiver et il doit donc connaitre une saison blanche à la suite de son transfert. Un coup d’arrêt, certes, mais cette année de transition lui a fait énormément de bien sans avoir une pression de résultat immédiat.

Il peut se familiariser avec ses nouveaux coéquipiers, apprendre la philosophie et la mentalité de son coaching staff et être prêt le jour J. En plus, dans la plupart des cas, cela donne une once de motivation supplémentaire. Le joueur doit ronger son frein et regarder son équipe depuis le banc. Donc oui, il perd une année mais c’est une excellente chose pour la progression et le futur.

Alors, les débuts de Braden Norris avec Loyola Chicago, une réussite ou une galère sans nom ?

La réponse est plutôt simple, précise et concise : c’est une totale réussite !

Historiquement, Loyola-Chicago posséde une grosse carence au niveau de la créativité. Lors du fameux run au Final Four en 2018, ce genre de profil n’existait pas. Juste un meneur de jeu très fort offensivement. Loin du profil de Braden Norris.

Il apporte quelque chose d’inédit. Tout d’abord, le redshirt sophomore est un formidable créateur de jeu. Il donne le tempo de l’attaque, n’hésite pas à lâcher des ballons pour ensuite faire le travail de l’ombre (des coupes vers le panier, des écrans sur porteur et non-porteur). Il est un réel facilitateur pour le jeu des Ramblers.

Entre lui et Cameron Krutwig, c’est juste un régal pour le reste de l’équipe.

Oui, son apport au niveau des passes a baissé de 5.2 passes à 3.1 passes en 2020-21. Sauf que l’on parle de Loyola-Chicago, une équipe avec 5 joueurs capables d’être à la dernière passe, avec un jeu offensif sur demi-terrain d’une précision chirurgicale. Et, cela ne veut pas dire qu’il est moins présent en comparaison de sa saison de freshman à Oakland. C’est tout le contraire.

Excepté qu’il n’a pas besoin d’être le dernier passeur pour être efficace.

Il possède une vision du jeu et une qualité de passe incroyable. Parfois, même, il trouve des minuscules espaces pour servir un coéquipier toujours dans le bon tempo.

Un impact au-delà des statistiques

Braden Norris est aussi (et surtout) un splendide shooteur à 3-points.

Le meneur tourne à quasiment 41% depuis le début de saison avec plus de 4 tentatives par rencontre. Il s’est révélé être une vraie option à longue distance, adroit sur catch-and-shoot ou en mouvement après un dribble. Et il ne prend quasiment aucun tir forcé. Toujours fluide et limpide, sa mécanique de tir est forcément excellente.

Après, vous pouvez me dire : “oui, 41%, sur 4 tirs, paye ton shooteur”.

Vous avez raison, enfin, si vous suivez seulement les boxscores… Il est intelligent dans sa sélection de tir et ne force pas les choses. Il prend plus de tirs sur certains matchs, où la défense adverse lui laisse des espaces, et d’autres où il va simplement se contenter de faire vivre le ballon et faire jouer ses coéquipiers.

Braden Norris n’est pas un joueur qui a besoin d’une ligne de statistiques impressionnante pour se rendre indispensable.

Et Braden Norris défend, en plus.

Bon, en même temps, c’est un peu une obligation à Loyola-Chicago.

Fort sur l’homme malgré un physique plus frêle que ses adversaires, il compense les carences avec un fort sens de l’anticipation et une activité permanente. Il sent parfaitement le jeu, des deux côtés du parquet, et il est là quand il faut couper les lignes de passe, pour venir en aide sur une rotation.

Un tel meneur de jeu un peu “old school”, est ma tasse de thé, personnellement, donc c’est plutôt logique que j’affectionne le joueur.

Braden Norris n’est pas étranger au succès de Loyola-Chicago

Du coup, je persiste et signe : Braden Norris est le facteur X de Loyola-Chicago.

Contre Illinois, il termine avec 9 points inscrits (2/5 aux tirs), 4 rebonds et 4 passes en… 39 minutes. Il est le joueur qui a le plus joué de la rencontre. Une nouvelle preuve de son importance et de son influence avec les Ramblers. Il ne noircit pas la feuille de match mais il répond toujours présent quand il le faut.

D’ailleurs, il a été déterminant lors du First Round face à Georgia Tech (16 points, 8 passes) et lors de la finale du tournoi de conférence MVC contre Drake (20 points à 5/9 à 3-points).

Braden Norris répond présent lors des matchs importants. Il ne se cache pas, loin de là.

Le meneur peut se mettre au service de Loyola-Chicago et peut aussi prendre les choses en mains au niveau du scoring. On parle d’un redshirt sophomore, à qui il reste encore 2 années de basketball universitaire. Autant dire que nous connaissons pas la version finale de Braden Norris. Ce que l’on voit pour sa première pige avec les Ramblers est extrêmement prometteur.

On tient là surement l’un des futurs cadres de l’équipe, sans l’ombre d’un doute. En tout cas, dès cette saison, il a changé le visage de Loyola-Chicago.

Si les Ramblers sont aussi dangereux lors de cette March Madness, Braden Norris n’est pas étranger.

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