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Houston Smith Bethune-Cookman Wildcats 2019
(Crédit photo : Romeo T. Guzman - BCU Athletics)

“Zooming On” : Bethune-Cookman peut devenir le maître de la conférence MEAC

Alors que nous approchons doucement des matchs de conférence en basketball universitaire, il est temps de tirer les premières conclusions hâtives. Et, aujourd’hui, nos interrogations se portent sur Bethune-Cookman, un des cadres de la conférence MEAC.

Les Wildcats ont énormément déçu lors du dernier exercice, mais, la hype revient petit à petit. Les spécialistes de la MEAC prédisaient, en 2018-19, une nouvelle ère de domination avec Bethune-Cookman. L’équipe devait renverser les deux cadors, Norfolk State et NC Central.

Mais la vérité de l’intersaison et celle de la deuxième partie de saison sont bien souvent erronées.

Le programme sort d’une saison assez moyenne en MEAC, terminant à la 5ème place de saison régulière avec un bilan de 9 victoires pour 7 défaites. Soit, relégué à 5 victoires derrière Norfolk State, et c’est dur.

Il existe toujours un regain d’espoir lors du tournoi de conférence. Cependant, à l’image de la saison, les Wildcats s’inclinent dès le premier tour, contre Howard (80-71). La fin précipitée d’une saison prometteuse.

Une défaite “référence” contre Georgia Tech

Il faut dire que Bethune-Cookman n’est jamais arrivé à lutter à armes égales avec ses concurrents. La faute à des blessures récurrentes chez ces cadres.

Le leader Isaiah Bailey a loupé une grande partie de la saison. Difficile de trouver des solutions quand votre leader vocal et offensif est absent pendant une longue durée. Sans oublier d’autres joueurs qui loupent une semaine par-ci, une semaine par-là.

Ce n’était vraiment pas idéal et, au final, cette saison décevante est plutôt logique.

En 2019-20, le groupe de Bethune-Cookman n’a pas connu de gros départs et tous reviennent sur le campus avec une volonté d’assumer le rôle de futur patron de la conférence MEAC.

Une chose est sûre, le calendrier hors-conférence a été concocté afin de mêler adversité et préparation pour les échéances de janvier-février-mars.

Le bilan est équilibré. Oui, les Wildcats ont connu des grosses défaites, comme à Texas Tech, à Omaha et plus récemment, à Jacksonville (dans un match très frustrant pour les Wildcats sans aucune adresse…).

Mais d’un autre côté, on note une belle victoire contre Eastern Illinois et surtout, une défaite de 3 petits points contre Georgia Tech, le match référence du leur début de saison.

En effet, pour revenir rapidement sur la rencontre, Bethune-Cookman débute la rencontre tambours battants et compte jusqu’à 10 points d’avance assez vite. Ensuite, les débats s’équilibrent et en milieu de second acte, Georgia Tech revient et passe devant à l’entame des 5 dernières minutes.

L’expérience de Georgia Tech a parlé dans le money time, mal géré par les Wildcats, malheureusement. Frustration totale.

Joe French, le futur visage de Bethune-Cookman

Lors de la rencontre face à Georgia Tech, on a pu voir le réel potentiel du groupe avec des cadres au rendez-vous. Mais, aussi, la sensation freshman Joe French.

Joe French fait partie des 3 freshmen qui obtiennent du temps de jeu cette saison, entourés exclusivement de seniors. Le meneur de jeu sort du banc, avec moins de 20 minutes de moyenne depuis le début de saison (19.8), mais il est devenu le 3ème meilleur marqueur de son équipe avec 9.8 points. C’est un prospect très intéressant, qui joue à l’énergie, sans calcul, mais qui est surtout un excellent shooteur à 3-points. Il frôle les 3 réussites de moyenne par match (2.3) pour 48,5% de réussite.

Vous tenez le futur visage de Bethune-Cookman.

Toutefois, on le sait bien, le duo phare des Wildcats n’est autre que Isaiah Bailey et Cletrell Pope. Les deux seniors pèsent un peu plus d’un tiers des points de l’équipe depuis le début de saison.

Isaiah Bailey revient d’une saison frustrante à cause des blessures. Malgré tout, il n’a pas changé son jeu : il adore agresser le cercle adverse et il tourne à 8 lancers-francs tentés par match (pour 82% de réussite).

Cletrell Pope est l’autre élément phare des Wildcats, avec le statut de meilleur joueur de la conférence en pré-saison. C’est une véritable machine à double-double (12.7 points et 12 rebonds de moyenne) et un aspirateur de rebonds, que ce soit offensif ou défensif. On parle d’un joueur primordial dans une équipe qui vise haut en mars. Meilleur défenseur de la conférence en 2018-19, son apport offensif ne cesse de progresser et il est maintenant devenu une option viable.

N’oublions pas de parler d’un autre senior et d’une gâchette à longue distance, Leon Redd. Actuellement, il est en délicatesse avec son tir, mais c’est un shooteur de série et quand son premier rentre, il est capable de prendre feu en un clin d’oeil.

La MEAC a besoin de Bethune-Cookman

Bethune-Cookman est une équipe qui s’appuie essentiellement sur sa défense. La 47ème meilleure du championnat à l’heure actuelle.

La pression défensive cause la perte d’un nombre incalculable de ballons à l’adversaire, ce qui se traduit par du jeu en transition efficace au tableau d’affichage.

Mais, le problème des Wildcats réside sur le plan offensif.

Nous avons des shooteurs dans cette équipe, mais on le sait bien, l’adresse, ça va et ça vient. Difficile de miser sur ce domaine durant l’intégralité de la saison. Par contre, si cela trouve la mire, Bethune-Cookman peut devenir une équipe vraiment dangereuse, comme face à Georgia Tech.

Je n’aime pas trop donner mes prédictions parce que, bien souvent, le contraire se produit. Mais, honnêtement, si les blessures n’interviennent pas en deuxième partie de saison, je ne vois pas qui peut battre Bethune-Cookman sur le long terme (en sachant que les autres outsiders sont en phase de reconstruction).

Seul Coppin State, sur le papier, peut donner réellement du fil à retordre en conférence MEAC.

En tout cas, cela serait une juste récompense pour les Wildcats, qui prend de plus en plus de poids en conférence et qui possède une belle philosophie de jeu (défensive).

Et la conférence MEAC a besoin d’une nouvelle équipe comme celle-ci pour se faire un nom dans le paysage universitaire.

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