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Asbjorn Midtgaard Danemark Grand Canyon Antelopes WAC 2021
(Crédit photo : Grand Canyon Antelopes Athletics)

“Zooming On” : Asbjorn Midtgaard prend son envol à Grand Canyon

Sixième épisode de #ZoomingOn : lumière sur Grand Canyon pour prendre des nouvelles d’un ancien joueur de Wichita State, qui est devenu le leader incontesté de Grand Canyon, Asbjorn Midtgaard.

Après une petite pause bien méritée, la chronique #ZoomingOn reprend du service afin de parler d’un joueur et d’une équipe sous le feu des projecteurs en Mid-Majors. Asbjorn Midtgaard arrive à Grand Canyon en provenance du Danemark.

Dans son pays natal, il est passé par un centre de formation puis le circuit professionnel sous les couleurs de Horsholm 79’ers.

Lors de la saison 2016-17, il affichait une moyenne de 8.6 points et 6.3 rebonds en moins de 20 minutes, avec le titre de meilleur jeune cette année-là au sein du championnat danois. Il se fait un nom pendant l’été avec la sélection jeune de son pays avec quasiment un double-double de moyenne lors des matchs.

Il reçoit alors de l’intérêt de la Division I et Gregg Marshall s’attire les faveurs du jeune prospect. Asbjorn Midtgaard s’engage avec Wichita State. Cependant, le Danois fait face à une forte concurrence durant son cursus chez les Shockers.

Une montée en puissance à Wichita State

Asbjorn Midtgaard ne joue pas beaucoup lors de sa saison de freshman. Seulement 49 minutes au compteur. Mais, il en profite pour prendre du muscle et se forger un physique de déménageur comme on aime voir chez les pivots.

La saison de sophomore du Danois est plus prometteuse.

3 titularisations et, surtout, un bon passage lors du NIT, qu’il a terminé avec une moyenne de 5.5 points et 5 rebonds en 16 minutes. On se dit alors que la saison suivante, en tant que junior, sera celle de l’explosion. Malheureusement, cet exercice a marqué un tournant sous l’ère de Gregg Marshall. L’intérieur ne joue pas : une seule titularisation. Et, quand il est sur le parquet, il retourne sur le banc à la moindre erreur. Il n’a plus confiance en lui et c’est criant.

On comprend ensuite pourquoi avec les controverses qui ont émergé sur le comportement de l’ancien head coach à l’entraînement.

Asbjorn Midtgaard décide, comme une grande partie de ses coéquipiers, de quitter le groupe de Wichita State pour relancer sa carrière universitaire. Grand Canyon hérite ainsi du prospect danois. Le nouvel head coach des Antelopes, Bryce Drew (arrivé à l’intersaison après un renvoi de Vanderbilt), avait fait de lui une priorité sur le marché des transferts.

Après des années de carences, Grand Canyon retrouve enfin un vrai poste 5. Il était temps !

Que donne Asbjorn Midtgaard avec les Antelopes ?

Déjà, le Danois est un titulaire indiscutable.

Mais le 7-footer est bien plus qu’un simple joueur du cinq majeur de Grand Canyon.

Asbjorn Midtgaard est le meilleur marqueur (14.5), rebondeur (10.2) et contreur (1.3) des Antelopes. Comme quoi, quand on lui donne des responsabilités, il assume pleinement ce nouveau statut. Il faut dire que Grand Canyon joue un basketball épuré, qui s’appuie beaucoup sur les pick-and-rolls suivi d’un positionnement poste bas, ce qui aide énormément l’adaptation de Midtgaard.

Il est aussi le point d’ancrage défensif de l’équipe.

Toujours prêt à venir en aide et à protéger le cercle sans commettre beaucoup de fautes (il a l’intelligence de ne pas sauter pour le contre). Le fait que Grand Canyon alterne aussi avec de la défense de zone lui permet d’avoir plus d’impact, notamment sur le contrôle du rebond et le fait d’être le second couteau lors d’une attaque du cercle adverse.

En attaque, Asbjorn Midtgaard est très fort quand il déroule après un écran.

Le jeu dos au panier est d’ailleurs sa principale arme offensive. Le Danois excelle dans ce domaine, même s’il finit toujours main forte (droite). Même si l’adversaire sait d’où vient le danger, qu’il y a une prise à deux ou trois, le fait qu’il possède un avantage de taille lui permet d’être efficace malgré la pression adverse. Un vrai modèle du genre et surtout un touché incroyable pour un big man.

De plus, en conférence WAC, peu sont les joueurs capables de rivaliser physiquement avec lui.

Il fatigue son adversaire direct tant il est fort du haut du corps. Et, au fil de la rencontre, il arrive à prendre l’ascendant sur l’adversaire et à dérouler son jeu. La présence d’un véritable stretch 4 à ses côtés, en la personne de l’international italien Alessandro Lever, lui libère l’espace nécessaire pour jouer ses un-contre-un dos au panier. Cette combinaison aère aussi le jeu de Grand Canyon.

Face à New Mexico State, où il termine avec 14 points et 10 rebonds, on se rend compte rapidement qu’il est un véritable pivot “old school”.

Asbjorn Midtgaard est surtout un joueur qui produit très peu de déchets. En atteste sa ligne de statistiques : le 2ème (!) meilleur joueur du championnat en terme de pourcentage au tir et le 5ème (!) sur l’efficacité ajustée de KenPom.

Bonjour, Monsieur Propre.

Dans la course pour la March Madness ?

On a l’impression de retrouver le Danois que l’on a entrevu lors de sa saison de sophomore, mais, cette fois-ci, avec plus de temps de jeu et un environnement plus sain. Le jeu tourne autour de lui et il le rend bien à ses entraineurs et coéquipiers.

La preuve, Grand Canyon pointe en tête de la conférence sous son impulsion (si on exclut UT Rio Grande Valley qui possède seulement 2 matchs au compteur en WAC), avec 1.5 matchs d’avance sur Utah Valley. Actuellement, avec un bilan général de 13 victoires pour 4 défaites et 7 victoires pour une seule défaite en WAC, les Antelopes sont sans l’ombre d’un doute dans la course pour la March Madness.

La première de leur courte histoire en Division I, depuis 2013-14.

S’ils concrétisent après 2 échecs au pied de la dernière marche de la finale de conférence (en 2018 et 2019), Grand Canyon peut remercier son nouvel head coach et surtout Asbjorn Midtgaard, qui réalise une saison dantesque.

Au sein du bon environnement, un prospect peut faire éclore son réel potentiel. Il reste encore 4 matchs en saison régulière, contre Seattle U (et mon poulain Angelo Stuart) puis le choc contre Utah Valley.

Après des saisons décevantes, Grand Canyon se remémore aux bons souvenirs.

Il ne faut pas craquer dans le money-time, messieurs !

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