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James Bouknight UConn Huskies Iona 2019
(Crédit photo : Jessica Hill - AP Photo)

UConn et James Bouknight, joue-la comme en 2014 ?

UConn retrouve la March Madness et s’apprête à jouer son premier match du First Round depuis 2016. Une anomalie enfin réparée pour cette université couronnée championne à 4 reprises et dont le dernier titre national remonte à 2014.

Les hommes de Dan Hurley auront à coeur de montrer qu’ils sont de retour sur le devant de la scène après une traversée du désert.

Prêts pour la grand danse.

UConn de retour au premier plan

Les Huskies sortent d’une belle saison. La plus belle depuis plusieurs années.

UConn a conclu la saison régulière avec un record de 15-7 (11-6 en Big East) et a accroché un seed #7 pour le NCAA Tournament. Un placement qui n’est pas sans rappeler celui de cette fameuse March Madness de 2014. En effet, l’équipe était devenue la première équipe à gagner un titre national avec un seed aussi faible.

Cette saison, les Huskies ont obtenu quelques belles victoires.

Leurs succès face à USC, Georgetown (2x) ou Seton Hall prouvent que l’équipe est capable de battre tout le monde, dans un bon jour.

Par contre, UConn a aussi connu certaines limites face aux “gros” de la conférence Big East. Les hommes de Dan Hurley ont été battus par Creighton (3x) ou Villanova, mais aussi par St. John’s, Providence ou Seton Hall.

Un fait qui peut, à première vue, inquiéter pour espérer un run à la March Madness.

Mais, on l’a dit, les Huskies sont capables de tout en grande partie grâce à un homme. J’ai nommé : James Bouknight.

Le phénomène James Bouknight

Au début de saison, déjà, la rédaction présentait James Bouknight parmi les sophomores à suivre en 2020-2021.

Sur ce coup-là, on ne s’est pas trompé.

Après une saison freshman prometteuse, bien qu’un peu gâchée par une blessure au genou, le jeune arrière a explosé lors de cette saison de sophomore. À l’instar de Ja Morant, Tyrese Haliburton ou autre Donovan Mitchell, James Bouknight a pris la décision de rester à l’université une année de plus afin de prouver qu’il n’avait pas encore montré toute l’étendue de son grand talent.

Il est vrai : James Bouknight s’est, tout bonnement, imposé comme l’un des meilleurs joueurs de toute la ligue.

Le combo guard est un joueur d’exception qui est plus qu’agréable à regarder, très athlétique et capable de tout balle en main. Tant et si bien qu’il est même l’un des chouchous de la rédaction.

Le 20 décembre dernier, il éclabousse toute la planète du basketball universitaire en scorant 40 points dans un match perdu face à Creighton (74-76 OT).

Mais il s’agissait d’un récital du natif de Brooklyn.

Si cette rencontre est le “climax” de sa saison en 2020-21, James Bouknight n’a pas chômé lors du reste des matchs. Le sophomore a même marqué 8 fois plus de 20 points sur ses 14 matchs disputés (blessé au coude).

Les statistiques du guard de UConn parlent d’elle-mêmes : 19.0 points, 5.7 rebonds, 1.9 passes décisives et 1.2 interceptions.

James Bouknight s’est révélé aux yeux de tous en cette saison. Et les scouts NBA gardent un oeil attentif sur le jeune homme en vue de la NBA Draft en 2021. Le leader de UConn n’arrête pas de grimper dans les mock drafts et je ne serais pas étonné de le voir sélectionner en tant que lottery pick.

D’autant plus que le NCAA Tournament est fait pour les joueurs tels que James Bouknight.

Un fort scoreur, flashy et qui peut prendre feu à tout moment.

Le joueur idéal pour guider un run victorieux de UConn à la March Madness ?

Derrière James Bouknight, UConn compte sur du beau monde

James Bouknight est le meilleur joueur de cette équipe de UConn. Mais l’effectif des Huskies ne se limite pas à sa star.

Par ailleurs, si James Bouknight brille autant, c’est aussi parce qu’il forme un excellent backcourt avec R.J. Cole. Le meneur de jeu redishirt junior complète parfaitement le jeu de James Bouknight. Expérimenté, il apporte à la création (4.4 passes), est capable de scorer (12.3 points) et défend dur (1.2 interceptions).

Pour accompagner les deux feu follets, l’ailier Tyrese Martin est le parfait élément.

Grand (6’6), le junior est le meilleur rebondeur de l’équipe. Capable de tout faire ou presque sur un terrain, il risque bien d’être l’un des facteurs X de cette équipe à la March Madness.

Alors que dans la raquette, là encore, UConn n’a pas à se plaindre.

Isaiah Whaley réalise sa meilleure saison sous les couleurs du programme. Le senior tourne à quelques 8.1 points et 6.1 rebonds, mais brille surtout par sa défense. Élu co-meilleur défenseur de l’année en Big East, il est passé maître dans l’art du contre (2.6 contres par match). Son compère dans la peinture, lui aussi a reçu les honneurs de la conférence. Tyler Polley a été élu meilleur 6ème homme de l’année en Big East. Une juste récompense pour celui qui apporte régulièrement en sortie de banc (7.6 points).

Et la cerise sur le gâteau se nomme Adama Sanogo.

Le natif de Bamako, au Mali, était la 83ème meilleure recrue de la promotion en 2020. Il réalise une saison plus que correcte à quelques 7.5 points et 4.8 rebonds en 17.1 petites minutes. Surtout, le freshman monte en puissance en ce mois de mars. Sur les 4 parties disputés en mars, le Malien tourne à 13.3 points et 5.4 rebonds par match. Il arrive fin prêt et dans la meilleur forme pour briller lors de sa première March Madness.

On l’a compris, donc, les Huskies possèdent une équipe complète et qui défend dur. Avec un parfait équilibre entre talent brut et grande expérience. Le profil pour faire un run à la March Madness 2021.

(Crédit photo : UConn Huskies Athletics)

Jusqu’où peuvent aller les Huskies ?

Avant de penser à un run fou, il faudra déjà négocier le First Round.

Face à UConn se présente une équipe de Maryland capable du meilleur comme du pire. Les Terrapins ont été capables de battre des équipes telles que Rutgers, Purdue, Illinois ou Wisconsin… mais aussi de perdre face à Penne State (2x) ou Northwestern. Un tel match peut être un véritable piège pour James Bouknight et ses compères.

Un duel entre deux bonnes défenses (41e pour UConn et 46e pour Maryland) et surtout un combat entre le meilleur attaquant de conférence Big East (James Bouknight) et le meilleur défenseur de conférence Big Ten avec Darryl Morsell. Un match dans le match passionnant.

Pour la suite, UConn pourrait, au Second Round, rencontrer l’une des meilleures équipes de la saison : Alabama. Un deuxième tour, là encore, difficile à négocier. Mais, rappelons-nous, nous sommes en pleine March Madness et tout est possible.

Ce n’est pas les suiveurs de UConn qui diront le contraire.

Là-bas, on se prend déjà à rêver, en se rappelant du parcours complètement fou de UConn en 2014. Un seed #7 qui rappelle le run de 2014, jusqu’au titre final.

Avec James Bouknight dans le rôle de Shabazz Napier ?

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