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Johnny Juzang Jaime Jaquez Jr. UCLA Bruins March Madness 2021

UCLA en route vers un nouvel exploit au Final Four ?

UCLA est de retour au sommet du basketball universitaire.

Après avoir battu successivement #11 Michigan State, #6 BYU, #14 Abilene Christian, #2 Alabama et #1 Michigan, les Bruins se sont hissés jusqu’au Final Four.

Et, nouvelle étape : UCLA s’apprête maintenant à affronter l’ogre de Gonzaga, invaincu et grand favori au titre suprême.

UCLA est de retour

On le sait : UCLA est une université légendaire.

Parmi les plus grandes de l’histoire, si ce n’est LA plus grande de l’histoire.

En effet, le programme est le plus titré de l’histoire de la NCAA avec 11 titres nationaux, dont 10 rien que sous la houlette de John Wooden (entre 1964-1975), qui ont installé les Bruins au sommet de la pyramide.

John Wooden et Lew Alcindor, deux légendes de UCLA.

Cependant, le dernier titre de l’histoire de UCLA date de 1995.

Une éternité.

Et il faut remonter à 2006 pour retrouver le dernier Championship Game, là encore. Et pour ce qui est du dernier Final Four, il remonte à 2008.

En 2021, donc, les Bruins retrouvent (enfin) le Final Four. Un retour au premier plan qui fait plaisir à voir. Pourtant, à l’approche de cette saison 2020-21, rien n’était gagné d’avance.

Une belle saison malgré les coups durs

Tout au long de la saison 2020-21, UCLA a connu une succession de plusieurs coups durs.

Le premier en date remonte à avant le début de saison régulière.

La recrue 5-étoiles Daishen Nix (#15 en 2020) a retiré son engagement de UCLA pour prendre son chèque en G-League. Puis, en décembre, c’est au tour de Chris Smith de jeter l’éponge. Le senior doit abandonner son équipe après 8 petits matchs à cause d’une blessure au genou. Coup d’autant plus dur que le jeunes homme réalisait jusqu’alors un très bon début de saison à 12.6 points, 6.4 rebonds et 2.0 passes.

Le troisième coup dur, quant à lui, arrive début février.

UCLA perd Jalen Hill pour des “raisons personnelles”. Le forward laisse donc ses coéquipiers, et, Mick Cronin perd un élément important à l’intérieur.

Malgré ces coups durs, les Bruins réalisent une bonne saison régulière, conclue en 22-9 (13-6 en Pac-12).

L’Université de Californie à Los Angeles hérite d’un seed #11 pour le NCAA Tournament, synonyme de First Four. Pour beaucoup, les Bruins ont été quelque peu sous-estimés par le comité de sélection.

Mais soit, UCLA devra passer par le First Four.

Lors de ce match, les hommes de Mick Cronin se défont difficilement de #11 Michigan State en OT (86-80). La machine est lancée et UCLA domine #6 BYU (86-80) et #14 Abilene Christian (67-47). Les bleus et or sont au Sweet Sixteen et surprennent #2 Alabama en OT (88-78). Pour l’Elite Eight, ils retrouvent #1 Michigan et battent les Wolverines 51-49.

Les Bruins, malgré les coups durs, sont au Final Four.

Prêts pour Gonzaga.

Johnny Juzang en locomotive des Bruins

Une telle épopée ne peut pas se faire sans un leader et les Bruins se sont trouvés le leur.

Il n’est autre que le sophomore Johnny Juzang.

Recrue #30 en 2019, il restait sur un passage raté du côté de Kentucky. Mal utilisé par John Calipari (une fois n’est pas coutume), il n’a pu s’exprimer avec les Wildcats. En 2019-20, il joue en moyenne 12.4 minutes pour 2.9 petits points.

Johnny Juzang fait donc le choix d’un transfert. Il rentre à la maison. Natif de Tarzana, quartier de Los Angeles non loin du campus de l’université situé du côté de Westwood.

En 2020-21, dans sa Californie natale, il explose.

Enfin bien exploité, il peut exprimer pleinement son immense potentiel. En témoignent ses statistiques cette année : 15.5 points et 4.0 rebonds. Meilleur scoreur des Bruins, il en est le leader offensif. Un leader capable de tout en attaque. Il a, d’ailleurs, marqué +25 points à 4 reprises en saison régulière.

Auteur d’une bonne saison régulière, le guard s’est encore un peu plus révélé aux yeux du monde lors du NCAA Tournament.

Ses 23 points face à Michigan State lors du First Four l’ont parfaitement lancé. Il a, du coup, enchaîné par 27 points contre BYU. Mais son plus gros fait d’arme, jusqu’ici, reste ses 28 unités lors de l’Elite Eight contre Michigan. Un récital offensif où le jeune homme a montré toute sa palette au shoot, notamment à mi-distance.

Grâce à ces belles performances, Johnny Juzang fait maintenant partie de l’histoire de l’université.

Avec ses 108 points lors des ses cinq premiers matchs de NCAA Tournament, il se classe juste derrière Lew Alcindor (134 points) et à égalité avec la légende Bill Walton (108). Rien que ça.

Une équipe de UCLA homogène

Si Johnny Juzang est le leader offensif de cette équipe de UCLA, le reste de l’effectif n’est pas pour rien dans le beau parcours du programme.

À commencer par Jaime Jaquez Jr.

Le sophomore réalise un superbe tournoi et suppléé à merveille Johnny Juzang. Ses 27 points contre MSU ou ses 17 points contre Alabama en sont les exemples parfaits. Aussi important en attaque qu’en défense, Jaime Jaquez Jr. fait du très bon boulot.

Le reste de l’équipe, aussi, n’est pas en reste. Le junior Jules Bernard (que j’apprécie beaucoup) apporte à chaque match, que ce soit au scoring ou au rebond. Le meneur old school Tyger Campbell est lui crucial à la création. Doté d’une coupe de cheveux d’exception, il n’est pas moins vital dans le système de jeu des Bruins.

(Crédit photo : Scott Varley, Daily Breeze/SCNG)

Et même les intérieurs Cody Riley (junior) et Kenneth Nwuba (sophomore), voire Jake Kyman (sophomore), tiennent plutôt bien la baraque.

Capable d’un nouvel upset ?

Fort de 3 upsets (#6 BYU, #2 Alabama, #1 Michigan), UCLA rêve déjà d’un nouvel exploit face à Gonzaga.

Aussi, les Bruins s’avèrent clutchs et en sont à 2/2 en prolongation dans ce tournoi. Pourtant, cette nouvelle mission s’annonce quasi impossible tant les Zags semblent au-dessus des Bruins dans tous les domaines.

Mais, impossible n’est pas Californien.

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