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Sam Cunliffe Evansville vs Kentucky 2019
(Crédit photo : David Crisp - AP Photo)

Sam Cunliffe, au nom de la passion à Evansville

Explosion de joie à la Rupp Arena. Sauf que, cette fois-ci, ce ne sont pas les joueurs de Kentucky qui exultent mais leurs adversaires du soir, Evansville.

Emmenés par un ancien de la maison, Walter McCarty, aujourd’hui à la tête des Purple Aces, le numéro 1 du pays est tombé (67-74) face à une équipe qu’il a payé $90.000 pour se déplacer à Lexington. Et emmené par un joueur, Sam Cunliffe, sans doute un poil revanchard en arrivant sur le terrain.

Classé 38ème par 247Sports à la sortie du lycée, il est recruté par plusieurs gros programmes du pays. Finalement, il décide de s’engager avec les Sun Devils d’Arizona State. Une aventure de courte durée. Pourtant titulaire à tous les matches sous les ordres de Bobby Hurley avec 25 minutes par rencontre avec un joli 40% de réussite à trois points, il ne restera cependant qu’un petit semestre à Tempe, dans l’Arizona.

J’ai probablement quitté Arizona State pour des raisons que je n’aurai dû, mais tout se déroule pour une certaine raison et je suis heureux là où je suis aujourd’hui.

avouait-il à notre micro lors du voyage de préparation estival des Purple Aces à Paris.

J’étais jeune et je n’étais pas vraiment mature. Les choses n’allaient pas forcément mal, mais j’avais espéré qu’elles se passent mieux. Et dans ma tête, j’avais décidé que le temps était venu de partir.

Si je pouvais revenir en arrière, j’aurai fait les choses différemment. Mais tu dois vivre avec tes choix et continuer à avancer.

ajoute-t-il lors de l’entretien.

Sam Cunliffe s’envole pour le campus de Lawrence et il rejoint Bill Self à Kansas. Bis repetita. Le natif de Seattle ne se fond pas dans le moule de l’équipe. Il n’enfile qu’à 15 reprises la tunique des champions nationaux en 2008.

Il décide alors de rentrer chez lui et pense à tout arrêter… avant un coup de téléphone. De l’autre côté du combiné, Walter McCarty.

(Photo : Eliav Gabay/WCSN)

Fraichement nommé head coach à Evansville, il tente de faire venir l’arrière.

“Je ne savais même pas où était Evansville et je m’en fichais.”

Puis Walter McCarty passe d’autres coups de fil, à Isaiah Thomas (Washington Wizards) et Jamal Crawford (Phoenix Suns). Deux joueurs qu’il a eu sous son commandement quand il était assistant de Brad Stevens aux Celtics de Boston.

Les deux hommes viennent de Seattle et connaissent bien Sam Cunliffe.

En août 2018, l’arrière de près de 2 mètres débarque dans l’Indiana. Mais il ne pourra pas jouer pendant la saison, conformément au règlement des transferts en vigueur en NCAA. Une année pendant laquelle il se refait une santé physique et spirituelle. Sur son temps libre, il commence à s’intéresser aux différentes religions “afin de trouver le meilleur de chacune”, explique-t-il au Courier&Press.

L’été, il s’inscrit à des cours de biologie basés sur l’évolution de l’être humain à travers l’histoire.

Au début, je n’étais pas pleinement capable de l’évolution face au créationnisme. Mais après quelques passages en cours, ça m’a ouvert les yeux sur ce à quoi je crois. Une fois que cela a été fait, ça a changé ma vie

raconte l’athlète-étudiant au Courier & Press.

La confiance retrouvée dans la vie, cela ce répercute également sur les terrains.

Quand tu peux évoluer paisiblement et avec assurance, ça change beaucoup de chose”, ajoute l’arrière. J’ai du plaisir à jouer comme je ne l’ai jamais eu parce que je ne me juge plus. Je joue librement parce que je suis libre.

Une liberté observée mercredi soir sur le parquet de Kentucky.

En 29 minutes de présence sur le terrain, l’ancien Sun Devil et Jayhawk inscrit 15 points et capte 6 rebonds en sortant du banc. Cette performance permet aux siens de l’emporter et de faire tomber les numéros uns de l’AP Top 25.

Et qui a fait plaisir à une personne : Bill Self, son ancien head coach à Kansas.

Le head coach des Jayhawks a envoyé un message à son ancien joueur à la fin de la rencontre.

C’est le premier texto auquel j’ai répondu. Il était très dur avec moi. Recevoir ce message signifie beaucoup. Je n’aurais pas été capable de faire ce que j’ai fait ce soir sans mon passage à Kansas. Coach Self m’a rendu plus fort.

explique Sam Cunliffe à Jeff Goodman à la fin de la rencontre.

Désormais la passion est de nouveau là. Celle pour la religion et pour le basket.

Le route a été longue pour moi et je sais que j’ai fait des erreurs. Les gens me demandent si je joue toujours au basket. Personne ne connait Evansville.

lâche-t-il au micro de Stadium.

Maintenant, tout le monde connait Evansville.

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