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Photo Gonzaga
Photo Gonzaga

La NCAA regarde vers l’Europe

À l’image de Gonzaga ou plus récemment de Texas Tech, de nombreuses universités américaines gardent un oeil attentif sur les joueurs en provenance d’Europe.

Les entraineurs ou scouts sont notamment présents lors des compétitions estampillées FIBA de l’été, dans l’espoir de trouver la perle rare.

La porte s’ouvre de plus en plus en basketball universitaire. Ils sont Français, Serbes, Russes, Espagnols, Italiens ou encore Maliens, Sénégalais et Nigérians. Depuis plusieurs saisons, de plus en plus de joueurs étrangers préfèrent continuer leurs formations aux Etats-Unis en passant par la NCAA que d’évoluer dans les championnats inférieurs en Europe.

Cet été, du 27 juillet au 4 août, la Grèce organisait les Championnats d’Europe des moins de 18 ans. L’occasion parfaite pour les entraineurs ou encore les scouts des universités de venir faire leur marché.

Il n’y avait que ça. Ils étaient une bonne trentaine, minimum.

raconte un scout français présent aux Championnats d’Europe u18.

Stanford, Loyola-Marymount, St. Francis, Boise State mais aussi le vice-champion en titre, Texas Tech, pour ne citer qu’eux. Tous à la recherche du nouveau Jakob Poelt, Damontas Sabonis ou Killian Tillie.

Lors des Championnats du Monde u18, de nombreux joueurs étaient déjà sur les tablettes de différentes universités.

Le MVP du tournoi, l’Espagnol Santi Aldama s’apprête à rejoindre Loyola (MD). Le Turc Tibet Gorener a lui plusieurs offres dont une de Nebraska. Les Cornhuskers accueilleront d’ailleurs un Français dans leurs rangs en 2019-20, Yvan Ouedraogo. Le Suédois Pelle Larsson est quant à lui recruté par Stanford, BYU, San Diego, UCSB, Western Kentucky, UC Davis, Florida Atlantic, LMU et Cincinnati.

Au total, à l’image de ces jeunes internationaux, une vingtaine de joueurs a d’ores et déjà signé avec une université ou suivant un processus de recrutement. Mais, qu’est ce qui attire les universités à se pencher sur les européens ?

Quelques jours plus tôt, lors des Championnats du Monde des moins de 19 ans en Crête et en Grèce, ils étaient une vingtaine à occuper les travées des salles ; et notamment des hommes de Gonzaga.

Les Zags auront, cette saison, pas moins de 6 joueurs non-américains dans leur roster : le duo français Killian Tillie et Joël Ayayi, le Malien Oumar Ballo, le Russe Pavel Zakharov, le Serbe Filip Petrusev et le Lituanien Martynas Arlauskas.

Soit la moitié de l’effectif.

Moins connu mais tout aussi regardante outre-Atlantique, St. Francis (BKN) est parmi l’une des plus présentes chaque été sur le vieux continent pour les Championnats d’Europe afin d’observer et, pourquoi pas, recruter des joueurs.

St. Francis a toujours eu cet appétence pour les joueurs étrangers. J’ai moi même joué avec des étrangers quand j’étais dans l’équipe (entre 2005 et 2007 ; ndlr).

explique Jamaal Womack, entraineur assistant des Terriers, et en charge du recrutement à l’international depuis 6 ans.

Ce que l’on recherche, c’est apporter le meilleur talent possible mais aussi quelque chose de nouveau à l’équipe en terme de jeu. Mais l’ajustement à la culture locale, et bien entendu notre style de jeu, est tout aussi important.”

Comme lui, de nombreux assistants traversent l’Océan Atlantique pour observer de plus près les joueurs. En effet, au cours de la saison, ils travaillent à partir de vidéos et de matches récupérés par leurs contacts.

Les voir en vrai donne une meilleure idée sur comment ils vont s’adapter au jeu universitaire.”

Une fois sur le sol américain, tous n’auront pas les mêmes trajectoires. Mais ils auront vu et vécu de près la formation et la vie d’athlète-étudiant au sein d’une université américaine.

Si tous ne feront pas carrière parmi les joueurs cités plus haut, tous garderont à vie cette expérience unique.

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