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Shareef O'Neal UCLA Bruins vs Stanford 2020
(Crédit photo : Chris Carlson - AP Photo)

First Round : #11 UCLA au bout du suspense face à #6 BYU

La MoC Madness débute avec le First Round, où 8 rencontres seront résumées par les soins de la rédaction (avec l’aide de “faits alternatifs”) sur 2 jours consécutifs. Deuxième épisode du tournoi : #6 BYU contre #11 UCLA.

Vous cherchez le bracket de notre compétition ? Un seul clic.

Vous ne comprenez pas le principe de la MoC Madness ? Les indications juste ci-contre.

Qu’est-ce que la MoC Madness ?

La March Madness a succombé à la pression du COVID-19. Mais, la rédaction de Midnight on Campus a sorti l’artillerie lourde pour conclure la saison de basketball universitaire sur une note (folle) digne du mois de mars : la MoC Madness.

Lors des 3 prochaines semaines, la MoC Madness reprend le flambeau du NCAA Tournament pour couronner un champion national… à notre propre sauce. Du First Round au Final Four, nous mettrons la main à la pâte afin de poursuivre la folie du mois de mars (au sens propre comme au sens figuré). 4 résumés plus ou moins plausibles par jour de compétition et 1 bracket rempli par nos soins.

Et, surtout, aux grandes occasions les grands moyens. 

Bastien a gentiment réquisitionné son chat, Mopti, pour désigner les vainqueurs de nos résumés originaux. Oui, sans blague. Vous souvenez-vous de Paul Le Poulpe ? Et bien, c’est le même concept (en beaucoup plus mignon). Notre plume s’occupe du reste en construisant des faits alternatifs et des scénarios selon les préférences initiales de Mopti.

Impartialité garantie. 

A la recherche de résultats à l’objectivité pure ? La MoC Madness n’est pas pour vous. En quête d’événements fictifs dans le simple but de se distraire ? Vous allez adorer. 

La préférence de Mopti : UCLA


Dans une salle comble et une ambiance remarquable, UCLA a rappelé à quel point le mois de mars était magique. Dans un match à suspense, les Bruins ont remonté 21 points d’écart en seconde mi-temps pour l’emporter.

Tout commençait pourtant bien pour BYU, deuxième de la saison régulière dans la conférence WCC et fraîchement nommé 18ème meilleure équipe du pays dans le dernier AP Top 25. Les Cougars menaient d’entrée sous l’impulsion de ses leaders, Jake Toolson (oui, le mec a le nom d’une marque de perceuse mais promis c’est un super joueur) et T.J. Haws, auteurs des 16 premiers points.

UCLA livrait une prestation calamiteuse. A l’image du basketball proposé dans la conférence Pac-12 (sauf USC et, dans une moindre mesure Oregon, pour rester sérieux), ils ne semblaient pas pouvoir réagir aux coups des joueurs de Mark Pope.

L’écart montait même jusqu’à 14 points en faveur des Cougars, après 12 minutes de jeu.

Soudain, de deux paniers longues distance, Prince Ali (oui c’est bien lui Ali Ababoua) relance UCLA qui recollait à -8 à 5 minutes de la mi-temps. Mais, c’est le moment choisi par BYU pour accélérer et porter l’écart à 15 points à 20 minutes du terme de la rencontre.

La March Madness offre parfois des renversements de situation incroyables. La MoC Madness fait encore mieux.

UCLA a (re)trouve son héros inattendu

Après deux paniers à 3 points de Jake Toolson, l’écart atteignait son pic maximal : 21 points.

C’est alors qu’une scène historique se produit devant les 15.000 spectateurs. Et, les millions de téléspectateurs n’oublieront pas de sitôt. Contraint de prendre un temps-mort rapide après 2 minutes en seconde mi-temps, Mick Cronin faisait les cent pas sur la ligne de touche pour trouver une solution. Personne ne croyait guère au retour des Bruins.

Mais, Mick Cronin a trouvé dans sa manche un as de cœur.

Il n’a fallu qu’un regard vers les tribunes bondées de la salle pour que l’ancien head coach de Cincinnati (il aurait d’ailleurs dû y rester mais l’argent a fait le reste) ne trouve son sauveur. Un sauveur au grand cœur.

L’homme providentiel descendait les tribunes à la vitesse de la lumière.

Ses 2,06m s’approchaient du banc et son entrée ne faisait plus de doute.

Shareef O’Neal, qui avait annoncé son départ des Bruins en cours de saison et que l’on pensait déjà à LSU, allait changer le destin des Bruins.

(Crédit photo : TMZ)

Sur sa première possession, le fils du légendaire Shaquille O’Neal montait au dunk pour réveiller les siens. Du baume au cœur à tout un public et UCLA y croit de nouveau.

À ses côtés, Chris Smith, en grande difficulté aux tirs jusque-là, et Jaime Jaquez Jr. mettaient également leurs coeurs à l’ouvrage et UCLA n’était plus mené que de 6 points à 5 minutes du buzzer final.

Une fin de match (déjà) légendaire

Jusqu’alors impérial, T.J. Haws perdait 2 ballons importants et Shareef O’Neal en a profité, notamment, pour claquer un magnifique dunk en transition. Dans les tribunes, le “Shaq” a le sourire de voir que son fiston, sur le terrain, est l’acteur principal d’une remontée fantastique.

De quoi faire battre le cœur des milliers de fans des Bruins qui scandent son nom.

À 2 minutes du terme, UCLA prend l’avantage pour la première fois du match grâce à un dunk sur pick-and-roll de l’excellent Jalen Hill. 67-66 en faveur des Bruins.

Alex Barcello (si vous cherchiez le patient 0 du COVID-19, il est passé par la Corona del Sol High School) replace tout de même BYU en tête au tableau d’affichage d’un tir magistral en sortie d’écran. Avant de donner 3 points d’avance aux Cougars d’un lay-up en transition. La défense a choisi de rester à 1 mètre de distance après avoir appris le nom de son ancien lycée.

Il ne restait plus que 37.8 secondes et le rythme cardiaque s’accélérait chez les Bruins. Et le freshman Jake Kyman, sosie imparfait de Nando De Colo, plante un tir extérieur pour égaliser.

(Crédit photo : UCLA Athletics)

Derrière, BYU manque l’occasion de prendre l’avantage. Un basketball balbutié sur l’action décisive dans la pure tradition de la conférence Pac-12. UCLA avait donc 7 secondes pour faire la différence.

Après un temps-mort, le ballon arrive de nouveau dans les mains de Jake Kyman, en confiance après son tir de l’égalisation. Le Californien est trop court… mais c’était sans compter sur Shareef O’Neal.

Le héros du soir marque d’une claquette à 0.1 seconde du buzzer final.

BYU est K.O. debout. Les Cougars n’auront même pas la chance de tenter une dernière fois leur chance. Le cœur léger, UCLA continue sa route. A l’inverse, en perdant un match qui lui semblait acquis, BYU peut nourrir une tonne de regrets.

Shareef O’Neal est le sauveur des Bruins. Le cœur a ses raisons que la raison ignore. 

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