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Azar Swain Yale Bulldogs Brown Ivy League 2020
(Crédit photo : Yale Athletics)

Final Four : avec les chaussures magiques d’Azar Swain, #12 Yale assomme #3 Kentucky

La MoC Madness franchit la dernière marche avant la finale avec le Final Four, où 2 rencontres seront résumées par les soins de la rédaction (avec l’aide de “faits alternatifs”). 30ème épisode du tournoi : #3 Kentucky contre #12 Yale.

Vous cherchez le bracket de notre compétition ? Un seul clic.

Vous ne comprenez pas le principe de la MoC Madness ? Les indications juste ci-contre.

Qu’est-ce que la MoC Madness ?

La March Madness a succombé à la pression du COVID-19. Mais, la rédaction de Midnight on Campus a sorti l’artillerie lourde pour conclure la saison de basketball universitaire sur une note (folle) digne du mois de mars : la MoC Madness.

Lors des 3 prochaines semaines, la MoC Madness reprend le flambeau du NCAA Tournament pour couronner un champion national… à notre propre sauce. Du First Round au Final Four, nous mettrons la main à la pâte afin de poursuivre la folie du mois de mars (au sens propre comme au sens figuré). 4 résumés plus ou moins plausibles par jour de compétition et 1 bracket rempli par nos soins.

Et, surtout, aux grandes occasions les grands moyens. 

Bastien a gentiment réquisitionné son chat, Mopti, pour désigner les vainqueurs de nos résumés originaux. Oui, sans blague. Vous souvenez-vous de Paul Le Poulpe ? Et bien, c’est le même concept (en beaucoup plus mignon). Notre plume s’occupe du reste en construisant des faits alternatifs et des scénarios selon les préférences initiales de Mopti.

Impartialité garantie. 

A la recherche de résultats à l’objectivité pure ? La MoC Madness n’est pas pour vous. En quête d’événements fictifs dans le simple but de se distraire ? Vous allez adorer. 

La préférence de Mopti : Yale


Après Duke, #12 Yale élimine #3 Kentucky.

Qualifié sur le fil, le représentant de l’Ivy League s’est occupé d’éliminer les deux universités les plus connues du championnat universitaire. Le conte de fée continue pour “Cendrillon” : les Bulldogs atteignent le National Championship.

La recette : un peu de chance, beaucoup de maîtrise et une nouvelle masterclass de Paul Atkinson. Le junior a encore tout fait sur le terrain avec 17 points, 10 rebonds, 4 passes, 1 contre et 1 interception.

Mais la vraie star de la rencontre se nomme Azar Swain, auteur de 29 points, tous inscrits en deuxième période à la suite d’un coup de chaud monumental.

Le match a pourtant failli ne pas démarrer à cause d’un problème d’éclairage. Un orage a éclaté au petit matin, privant la moitié de la ville d’électricité. Prévue à 21 heures, heure locale, la rencontre démarre finalement à 22 heures.

Yale-Kentucky ou la fable du lièvre et de la tortue

Kentucky sort rapidement des starting blocks.

Nick Richards fait du mal dans la raquette, en profitant de son physique pour dominer Jordan Bruner. Immanuel Quickley et Tyrese Maxey s’amusent quant à eux avec la défense. Kentucky prend le large au bout de 10 minutes (20-11).

A Yale, on en a vu d’autres et les joueurs ne semblent pas subir de pression.

Les Bulldogs laissent passer l’orage. La réponse vient d’ailleurs du banc avec l’ancien joueur de Sierra Canyon, Michael Feinberg, qui lance un joli run sur une réussite à 3-points. Eric Monroe en bon capitaine vole ensuite un ballon des mains de Ashton Haggans et Yale recolle à 5 points.

Ensuite, grâce à un jeu collectif en place, Yale marche sur un fil mais s’accroche. Les deux équipes arrivent à la mi-temps au coude à coude (35-30).

Jordan Bruner Yale Bulldogs vs Siena 2019
(Crédit photo : Matt Dewkett – Yale Athletics)

Cependant, Azar Swain est dépité à l’entrée des vestiaires.

Incapable de réussir quoi que ce soit (0/5 aux tirs et 3 pertes de balles), il rentre tête baissée dans le couloir des joueurs. Des bruits de couloir racontent qu’il a porté la même paire de chaussures depuis le début du tournoi, mais, qu’il a dû en changer juste avant le match. Sa télévision aurait explosé pendant l’orage alors qu’il regardait un replay des 63 points de Michael Jordan contre les Celtics.

Ses chaussures, rangées juste à côté, ont été abîmées par les éclats.

Azar Swain en chaleur

Au retour des gladiateurs sur le terrain, les Bulldogs apparaissent comme des morts de faim. Telle l’Equipe de France lors de la demi-finale de l’Euro 2013 après le discours de Tony Parker.

Paul Atkinson mène la barque, en créant des décalages pour ses coéquipiers ou en terminant les actions lancées par Eric Monroe.

Bien sûr, Kentucky ne se démonte pas. Les leaders Tyrese Maxey (16 points) et Immanuel Quickley continuent d’harceler la défense. E.J. Montgomery, rentré pour apporter de la vitesse, montre également le bout de son nez, et les Wildcats gardent leur avantage (42-39).

Mais, tout à coup, Azar Swain prend feu.

Azar Swain Yale Bulldogs Brown Ivy League 2020
(Crédit photo : Yale Athletics)

Il marque 8 points de suite avec une facilité déconcertante, tandis qu’en défense, il contre une tentative de dunk de Nick Richards qu’il termine en coast-to-coast. Complètement métamorphosé, l’arrière a le regard en feu. Et certains remarquent qu’il a repris ses anciennes chaussures.

On se croirait dans un remake de Magic Baskets.

Les 6 prochaines minutes sont évidemment un récital de sa part.

Fadeway, pull-up jumper, lay-up, dunk ou même à la passe, Azar Swain est impliqué sur tous les paniers de son équipe. Yale en profite pour placer un run de 19-5 à Kentucky. Le public est debout. Il hurle. Des “MVP ! MVP ! MVP !” résonnent dans la salle.

A 7 minutes du terme, après s’être reposé quelques instants, Azar Swain revient sur le parquet pour finir le travail avec le 5 majeur de départ.

Paul Atkinson profite des caviars de l’insaisissable arrière pour dunker sur le crâne de Nick Richards et marquer quelques points supplémentaires.

John Calipari, sur le banc, est (comme souvent) impuissant.

Ses joueurs ne parviennent pas à contenir les offensives adverses et Yale prend à son tour le large (69-58). Jamais les Wildcats ne reviendront au score. De nouveau, la génération “one-and-done” de Kentucky est stoppée dans son élan.

Comme un symbole, le buzzer final retentit quand les cloches sonnent minuit pile.

Mais le carrosse ne se transforme pas en citrouille. Le rêve continue et les Bulldogs filent au National Championship de la MoC Madness. Un exploit historique pour une équipe de l’Ivy League et une aventure incroyable pour cette bande de copains.

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